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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 28 mars 2008 14:50

    Bonjour,

    Ce qui devrait "cloisonner" le politique du journaliste c’est tout simplement ce que l’on appelle : le professionalisme.

    La conivence tragique de ce "petit monde" avide de pouvoir est aussi malsaine qu’elle a tendance à faire du "Petit Paris" le centre du monde. Malheur à ceux qui oseraient s’y attaquer.

    Ces "bandes-sons" volées sont aussi parfaitement éclairantes sur le niveau de silence dans lequel on veut plonger les français. J’adore le passage où Mme Dior-Dati évoque son incompréhension face à la possibilité d’avoir des adversaires dans la magistrature, le tout appuyé par le fait qu’elle ait eu le "meilleur budget" en distribuant de nouvelles primes.

    Faut-il acheter pour avoir le silence ?

    Faut-il trainer dans les galas, les plateaux télés, les visites officielles et autres gouffres à fric sans jamais passer plus de 10 minutes à bosser au bureau pour être ministre, qui plus est garde des sceaux ?

    Je ne parle même pas des conséquences (+35% du budget du ministère de la justice, notamment sur la ligne "représentation"), de l’image et du sérieux de cette parodie grotesque.

    Nous avons Mickey (Sarkozy) et Minie (Dati) à la tête du pays : j’ai bien peur que le merveilleux monde de Mickey ne se traduise très rapidement par de très forts désanchantements, sans parler du temps que nous perdons, de l’argent que nous foutons en l’air et des mafias que nous laissons librement à la tête de nos institutions.



  • Rage Rage 24 mars 2008 23:12

    Bonsoir (nous sommes lundi soir),

    Comme d’habitude, un article d’une extrême lucidité, je dirais même d’une grande clairvoyance.

    Mondialisation, capitalisation, rentabilité/profit à 15% l’an : il faut bien pressuriser tout le système pour que sommet de la pyramide puisse jouer avec des valeurs qui lui semblent "acceptables".

    Le problème de ce jeu mondial, c’est que l’on en touche les limites. Il n’est plus possible de dégager de la plus-value à gogo sur le clampin de base car celui-ci est endetté, pouvoir d’achat menotté et salarialement plafonné.

    La redistribution du "pactole" est le seul régulateur de l’économie mondial : si l’on ne redistribue pas, à terme le jeu veut que soit concentré dans un nombre extrêmement limité de main l’essentiel de la finance mondial. Problème : quand le rapport de force tourne à l’incapacité de la masse à pouvoir alimenter la machine à plus-value, il faut trouver des solutions.

    Depuis 2001 et les crises successives, des facteurs convergents ont "assêché" les miettes, pillés les plus vulnérables et concentré plus que de raison la masse financière monétaire.

    Des empires colossaux détiennent plus de "cash" que bon nombre d’états du monde.

    Parallèlement les états se sont affaiblis, endettés, aveuglés : nos gouvernants n’ont soit rien voulu comprendre soit rien voulu entendre. Quoiqu’il advienne, un ministre de l’économie ne peut RIEN aujourd’hui : cela se joue ailleurs et surtout à un autre niveau.

    On ne décrète pas la croissance : on ne peut qu’installer les conditions de celle-ci. On ne peut pas en même temps laisser croire à un chômage à 5%, à un croissance à +de 3% avec une société qui ne produit plus rien dans ses usines, qui construit peu -c’est moins le cas...jusqu’à maintenant-, innove peu, dépense beaucoup, importe énormément et vend ses forces.

    Nous avons vendu les brevets, vendu les savoirs-faire, vendu l’intelligence en croyant que les autres étaient trop bêtes pour faire de même. Nous avons profité des niches du marché pour refourguer notre cam’ sans comprendre que nous avions en face des calculateurs.

    En générant de la croissance la Chine et l’Inde sont, avec leur population, en passe de changer les rapports de force mondiaux.

    En se sabordant par la guerre en Irak, une politique économique castatrophique et une politique ultra-néoconservatrice, les Etats-Unis vont emmener dans leur sillage ceux qui auront cru bon de les aider.

    2008 sera l’année d’un changement historique de rapport de force mondial.

    La Chine sera aussi forte que les USA s’affaibliront, que l’UE stagnera et que la communauté dite internationale s’avèrera incapable d’agir face aux décisions du "plus fort " (cf Tibet).

    Il faut nous préparer à ne plus être maître de nos destins car plus en position de force : voilà pourquoi nous allons payer cher le fait d’avoir élu des incompétents à la tête de notre pays... comme aux USA.



  • Rage Rage 18 mars 2008 22:43

    J’ajoute : le statut n’est pas le problème.

    Le problème c’est ce que l’on en fait et ce que l’on fait faire aux agents. Le statut, c’est aussi beaucoup d’emmerdes (formation, affectation, cadre d’emploi statique etc...)

    Quant aux CDD de la fonction publique il n’y a pas plus précaires... je n’évoque même pas les vacataires, stagiaires et... emplois fonctionnels dont font partis souvent les DGS.

    Emploi fonctionnel = super salaire = super horaires (70heures mini) = super responsabilités et super précarité.

    Un jour comme dimanche, 20 000 DGS au minimum ont du prendre leurs bagages et envisager le déménagement.

    Sympa. Faut aimer.



  • Rage Rage 18 mars 2008 22:40

    Bonsoir,

    La réforme dont vous parlez s’appelle la "RGGP" dont je vous passe le développement.

    S’il s’agit ni plus ni moins que de faire le ménage dans la fonction publique, essentiellement d’Etat puisque l’Etat n’a plus la main sur la territoriale et que l’hospitalière manque cruellement de personnel, il n’empêche pas moins que la fonction publique française souffre de nombreux maux.

    Je suis fonctionnaire - je déteste le terme- et force est de constater que le système touche ses limites.

    Je ne citerai que plusieurs "cruelles" lacunes et autres dysfonctionnements pour simplifier l’ampleur de la réforme sur le fond à envisager :

    - Simplifier le millefeuille administratif en supprimant clairement des échelons type département et en fusionnant les petites communes à l’échelle de l’intercommunalité

    - Cesser de recruter des cadres A+ sur concours type administrateur et énarque : sans terrain, il n’est pas possible de faire et décider lucidement et efficacement. Il faut former des cadres, mais on ne devient pas PDG en réussissant un concours.

    - Repenser de fond en comble les "DRH" et autres directions de service vers un management opérationnel des compétences, sur des "carottes" propres au service et sur des leviers permettant de motiver les troupes.

    - Couper nettement ce qui relève du politique de ce qui relève du technique en coupant sous les DGA l’influence du politique : les chefs doivent être des gens compétents, pas des politiques. Au niveau DGA ça se discute, en dessous, c’est contre-productif.

    - Définir des champs de compétences complets, propres et clairs pour chaque niveau et clarifier le paysage parapublic type "SEM", "associations", offices HLM et "partenaires multiples et variés"

    - Ne pas dépasser un certain "ratio" emploi public/emploi privé pour ne pas faire peser sur les emplois et donc les entreprises tout la charge de l’Administration

    - Réduire considérablement le nombre d’élus en France pour plus de pragmatisme, de responsabilités et d’efficacité.

    - Nommer à la compétence, aux projets réalisés, à la mise à l’essai plutôt qu’à l’incompétence, la médiocrité ou tout simplement au "débarassage d’usage".

    - Etc etc...

    Et oui, il n’y a pas que le point d’indice qui inquiète les fonctionnaires.

    Bosser pour des cons et faire de la merde sans pouvoir le dire, ça aussi, c’est une réalité qu’un nombre incalculable de fonctionnaires vit tous les jours... et croyez moi, on est nombreux à le penser.

     



  • Rage Rage 17 mars 2008 11:35

    Bonjour,

    Effectivement, toujours en accord avec Forest Ent : allez plus vite dans les réformes, oui, mais lesquelles ?

    Ce que la droite feind de ne pas comprendre (ou ne comprend pas ce qui est pire) c’est qu’il ne s’agit pas tant de réformer vite que de réformer sur des projets solides et structurants.

    Les français veulent des changements : ils ont raison.

    En face d’eux ils ont des apôtres du changement "rapide et ferme" dans le recule social et historique et des beaux-parleurs qui considèrent que rien ne presse avant 2012. Pour preuve le Congrès post-municipale en novembre 2008 est une caricature de l’empressement de la gauche à enfin vouloir passer au 21ème siècle. Depuis la rouste de 2002, il est temps.

    Illusionnés par Sarkozy et agacés par ce dernier, son gouvernement et ses méthodes, les français ont donc redonné à la gauche une majorité "locale". La gauche n’a eu qu’à attendre : rien de neuf, pas de changements, pas de nouvelles têtes, pas d’idées fortes. Rien, sauf les erreurs de la droite.

    La tendance est d’autant plus forte dans les grandes villes car c’est elles qui concentrent l’emploi salarié, les écarts de richesse, les logements chers, les transports coûteux et tout ce qui va avec.

    La lecture territoriale devrait pourtant prêter à analyse sur le fond : les français analysent ce qui se passent, subissent tous les jours et votent depuis plus de 30 ans pour le "moins pire". Jamais pour le "meilleur".

    Vote par défaut, défaut de projets : il va en falloir de la "rupture" pour qu’enfin la politique française rattrappe le siècle de retard qu’elle a accumulé en ayant toujours le regard dans le rétroviseur.

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