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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 24 janvier 2008 21:26

    Bonjour à nouveau,

    Je ne file pas du mauvais coton : je prends seulement le temps de lire sans fustiger gratuitement.

    Attali ne dit pas que le PIB et la croissance sont une fin en soit, il précise que c’est en l’état actuel des choses le seul repère fiable faute de mieux.

    Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut produire plus pour gagner plus, que l’on produise du CO2, des déchets ou de la haute technologie : je pense plutôt qu’une société du "qualitatif" est possible mais pour cela il faut des structures qui tiennent la route.

    Qu’on le veuille ou non, ses propositions sont "provocantes" mais loin d’être débiles. Sur la question des départements, l’un des axes fort si ce n’est LE point fort du dossier, je suis attéré de voir qu’on soit encore capable de défendre une institution "gouffre" qui coûte cher en soit, mais en plus alourdi la capacité de choix, d’action et de financements des échelons pertinents.

    Sur bien d’autres points il n’a pas hésité à prendre des risques : ça change.

    Il y a certes d’étonnants silences sur certaines problèmatiques mais le sens du document, le sens de pensée me semble globalement positif.

    Après qu’il puisse défendre une idée de social-libéralisme, pour ma part je ne vois pas - en dehors du jeu idéologique qu’on nous vend - où se trouve le problème : les 2 sont les faces d’une même pièce.

    Pas de libéralisme sans régulation des excès. Pas de socialisme sans régulation des aides. Il faut combiner les forces des 2 systèmes plutôt que d’opposer les 2 dogmes dans une stérilité affligeante qui produit les excès des uns puis les excès des autres dans une faillite intellectuelle et économique sans nom.

    La France dispose d’atouts indéniables (tourisme, patrimoine, culture, agriculture...), elle n’est pas allée s’embourber en Irak : avec ces atouts là, c’est de la démence de ne pas trouver de solutions pour élever le niveau. Si on fonce vers le mur ; c’est que certains ne savent même plus voir sous leurs yeux leurs propres contradictions et préfèrent profiter d’un pays de "boeuf" naïfs et désinformés.



  • Rage Rage 24 janvier 2008 21:10

    En effet.

    Néanmoins, faute d’avoir des impôts locaux rationnels, peut-être pourrait-on au moins avoir un IR progressif et non un gruyère illisible.

    Quant aux impôts indirects, leur foisonnement est aussi peu efficace qu’onéreux au suivi.

    Sans impôts raisonnés, sans dépenses claires et mâîtrisées, il y aura toujours de la défiance envers le "pot commun" : le chef de l’Etat devrait donner l’exemple : il est aux antipodes de cette raison là.



  • Rage Rage 24 janvier 2008 15:06

    Bonjour,

    Peut mieux faire ?

    Vous avez mieux à proposer ?

    Je dis ça parce que la fameuse supression de l’ISF, des droits de succession etc... on voit déjà ce que ça donne, c’est à dire rien.

    Quant aux PME, effectivement elles manquent de financement, d’aide et de soutien à la création et portage. Mais d’où cela vient-il ? Des rémunérations trop hautes exigées par certains ? De la lourdeur administrative ? De la non formation des jeunes pour créer leur boîte ? De la complexité juridique ? Tout à la fois ?

    Il n’y a pas assez de PME et surtout de "ME" car des majors siphonnent le marché avec joie et légalement. Le fait d’avoir des supers-champions mondiaux court-circuite les moyennes entreprises, celles là qui font le lien entre les "PE" où les avantages n’existent pas et les majors où les avantages sont incommensurablement plus important.

    Il n’y a pas que les rémunérations qui comptent : chèques vacances et autres réductions, CE et repas gratos, ça pèse dans un budget.

    Quand certaines fournissent le portable, la voiture où l’électricité, pas étonnant que les gars en "PME" cherchent à se tirer et à aller plutôt chez les majors qu’à assumer le poids de tous les dangers en créant leur start-up.

    Le rapport de force est trop favorable aux "gens en place dans les bonnes boîtes" pour prendre les risques de lancer et développer des PME : sans changer ce rapport de force, il n’y aura pas de changement significatif en France.

    Quant à l’impôt pour y revenir, la flat taxe n’est pas appliquable en France : c’est l’IR qu’il faut remettre à plat et rendre enfin progressif ET croissant SANS niches et sans exonérations. Même le "non-imposable" doit payer un petit kkchose : mais ça ne peut se faire que si en haut, il n’y a pas les "crédits d’impôts", les conseillers fiscalistes et toute la trippotée de passe-droit / touche echap que l’on connait.

    Aujourd’hui l’IR ce sont les classes moyennes qui le paient. D’ailleurs les classes moyennes paient tout, et c’est aussi pour ça que leur "pouvoir d’achat" sombre.

    C’est ceux dont on parle le moins qui font la météo du pays : force est de constater que cette classe n’est pas considérée, car moyenne, donc invisible : trop riche pour la CMU et trop pauvre pour payer les franchises médicales sans forcer, trop riche pour les bourses, trop pauvre pour financer les études sup’ etc...

    Notre système libéral-providence est générateur d’injustices : voilà le vrai problème.



  • Rage Rage 24 janvier 2008 14:54

    Bonjour,

    Je partage l’avis de Voltaire.

    J’adore aussi les fantastiques moments d’information "France 2" où le protocole devient un serrage de main entre "copains" : bah tiens !

    J’imagine que Bayrou a "à peine" un peu de rancoeur à avoir vu partir ses élus, ses proches, ses très proches etc... pour quelques strapontins. Et j’imagine bien que quand on s’entend bien, on n’est pas sur la même liste et qu’on monte un mouvement nouveau pour ne pas être assimilé.

    Bien sûr, c’est très normal.

    Par contre si Bayrou serre la main à Royal, soit c’est de la traitrise, soit un accord tacite contre Sarkozy etc...

    Ce qu’il y a de bien avec les médias, c’est qu’il n’y a même plus besoin des les payer tant ils ont à gagner à avoir Sarko au pouvoir : pas étonnant qu’ils ferment leur gueule et montrent toujours les mêmes aspects de la réalité : à quand une ptite vague d’insécurité avant les élections ?



  • Rage Rage 24 janvier 2008 13:23

    Bonjour,

    Je n’aurais pas la prétention de dire que j’ai tout lu et tout "compris" dans le rapport Attali, mais il ne faudrait pas apporter un jugement aussi "simpliste" sans lire l’ensemble.

    Fou ou terriblement intelligent, quoiqu’il en soit, Attali a pondu un rapport intellectuellement ultra-riche. Tout n’est sans doute pas à prendre, mais plutôt que de nous sortir des analyses avec un peu trop de "Soviet" dans le texte, essayons plutôt d’aller dans le fond des choses.

    J’ai écouté hier Attali sur Public Sénat (désolé) défendre ses propositions face aux députés : il a été brillant. Brillant tant sur le fond que sur la forme, brillant sur la détection du seul fait que les élus ne pensaient qu’à la disposition qui les concernait le plus (suppression des départements) et brillant sur la cohérence d’ensemble.

    Clairement, la force d’Attali, ce n’est de ne pas être partisan et "clivé" : les positions dites libérales sont contrebalancées par une régulation forte et une justice sociale qui se veut elle aussi présente.

    Le projet de société qu’il présente est quand même loin d’être "mauvais" tant il est riche de pistes d’actions ! Quant au pouvoir d’achat, il le dit lui même, cela ne se décrète pas. En ayant une action cohérente sur une multitude de leviers, Attali veut permettre aux salaires de décoler, aux impôts de baisser, aux entreprises de vendre, aux administrations d’être plus efficaces, à la concurrence "pure" d’avoir lieu et à la régulation des excès d’avoir les moyens d’exister.

    C’est quand même loin d’être inaudible et surtout loin d’être à côté de la plaque, surtout sur l’aspect de l’immigration (en totale opposition avec Hortefeux ne lui en déplaise, sinon il est encore plus mauvais que nul et scandaleux).

    Je compte faire un article quand j’aurais lu l’ensemble, mais je pense que parler trop vite sans savoir et prendre le temps de l’analyse, c’est "présomptueux" et surtout pas très crédible.

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