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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 14 janvier 2008 20:36

    Personne ne souhaite supprimer le fauteuil du copain.

    C’est un fait et c’est cela qui nous plombe.

    On pourra tout essayer, c’est structurellement que la France s’épuise : on pourra toucher à tout, si on ne touche pas à l’essentiel (fiscalité et sphère publique) et notamment aux départements, on ne changera rien au boulet que l’on met à nos entreprises et à nos foyers en termes de "coûts" publics.

    Les départements coûtent TRES chers et constituent plus des assemblées de notables ruraux que des assemblées de projets : il y a donc des contre-productions et des surcoûts faramineux.

    Je peux vous en parler, je vois cela tous les jours.

    Demandez donc le réseau de transport de votre département : 1 département sur 2 ne sait même pas ce qu’il finance... alors de là à l’évaluer... et c’est pour beaucoup de "compétences" de même.



  • Rage Rage 14 janvier 2008 20:21
    Bonjour,

    S’il y a bien UNE chose de juste qui a été dite depuis 8 mois c’est bien celle-ci : supprimer les départements ou plus exactement supprimer l’échelon politique départemental du champ français.

    En 1982, à la création même des Régions, échelon pertinent d’action territorial, il fallait supprimer les départements et fusionner leurs compétences et exécutif au sein d’une seule et même structure. Faiblesse politique, copinage et facilité en ont décidé autrement... et quel gâchi !

    En 2004, la loi "Liberté et responsabilités locales" dite act II de la décentralisation avait pour vocation d’origine de doter les Régions de nouveaux champs de compétences. La défaite de la droite en a décidé autrement : il ne fallait plus donner aux Régions des pouvoirs mais plutôt donner du sens aux départements que l’on souhaitait voir disparaître...

    On a alors transféré 2 compétences "existencielles" que sont la gestion des aides sociales (RMI) et des routes (DDE). Aujourd’hui ces 2 compétences sont les SEULES à légitimer l’existence du département. Sinon quoi d’autre ?

    Le département n’a plus aucune main sur les villes depuis la constitution d’agglomération, l’économie est gérée par les Régions et les agglomérations, les services de proximité (eau, déchets, voirie) en grande partie par les agglos...

    Certains diront les collèges, les transports scolaires, les SDIS (pompiers) : mais quelle pertinence à gérer tout cela dans 100 départements ? Quelle pertinence spatiale là où la répartition de ces compétences aux Régions (avec les lycées et les transports TER) ou aux agglos (avec les transports, l’aménagement, le logement etc...) serait beaucoup plus opérationnelle ?

    100 départements, c’est environ 100 fois un budget de 500 à 1500 millions d’euros soit environ 60 milliards d’euros de budget. C’est aussi des élections cantonales qui n’ont plus de sens, des assemblées de 40 notables et autant de suppléants, secrétariats, chargés de mission, directeurs etc... tous plus enclins les uns que les autres à chercher à légitimer leurs postes et leurs rémunérations.

    La tiers des effectifs des départements pourrait être économisé en mutualisant les compétences communes qui sont totalement similaires d’un échelon à un autre. En vivant cela sur le terrain tous les jours, je dirais qu’un autre tiers serait économisé de fait par l’évitement des doublons et autres réunions de "partenaires" qui ne font que ralentir l’action publique et engager de complexes financements croisés.

    Quant au dernier tiers, il serait optimisé en affectation en Régions et agglos par des gains de temps (ce qu’on gère sur un département est souvent exactement pareil à l’échelle d’une Région saut que le montant augmente. Ainsi, si on fait le compte, il serait possible de dégager d’énormes quantités de fonctionnaires, soit en budget, soit en affectation à de nouvelles missions opérationnelles.

    Quant aux élus, un échelon de moins, ce serait plus de pouvoir pour les autres, plus de budget, plus d’économies, moins d’interlocuteurs, plus d’efficacité et j’en passe et des pires.

    Supprimer les départements c’est renforcer 2 échelons pertinents (Région et agglos), c’est dégager des marges budgétaires, réduire et/ou réaffecter des effectifs à des missions réelles de service public là où il y en a besoin (rural, banlieues...) et surtout CLARIFIER un paysage de baronnies hérité d’un autre temps.

    Si en plus on rationnalisait les 36000 communes en 7-8000 communes de + de 2000 habitants la France pourrait dégager en une seule année une économie équivalente au déficit annuel du budget de l’Etat... voir bien au delà.

    Mais pour cela il faudra sacrifier les privilèges de certains élus, casser les baronnies de certains directeurs, réduire la voilure de la fonction publique territorial, mutualiser les énergies et avoir un courage de fond : changer la donne de la sphère publique.

    Mais n’est pas là - avec la fiscalité- les SEULS vrais leviers d’action de la politique du 21ème siècle ?

    N’est-ce pas là le seul champ pleinement de la responsabilité du politique ?

    Oui, oui, et au plus vite, à la suppression des départements. Cela fait 30 ans que le pays DOIT faire cette réforme : elle est vitale, et rares sont ceux qui imaginent à quel point elle est dimensionnante...

    Quant aux autres échelons, il y a bien 2/3 Régions qui mériteraient d’être revues et agrandies (Basse et Haute Normandie, Limousin écartelé entre Poitou-Charentes, Centre et Midi-Py, etc...). Et enfin, pour les agglos, à quand un vrai travail des préfets pour arrêter des périmètres d’aires urbaines, au moins dans les SCOT pour donner à réfléchir ?



  • Rage Rage 14 janvier 2008 20:17

    Bonjour,

    S’il y a bien UNE chose de juste qui a été dite depuis 8 mois c’est bien celle-ci : supprimer les départements ou plus exactement supprimer l’échelon politique départemental du champ français.

    En 1982, à la création même des Régions, échelon pertinent d’action territorial, il fallait supprimer les départements et fusionner leurs compétences et exécutif au sein d’une seule et même structure. Faiblesse politique, copinage et facilité en ont décidé autrement... et quel gâchi !

    En 2004, la loi "Liberté et responsabilités locales" dite act II de la décentralisation avait pour vocation d’origine de doter les Régions de nouveaux champs de compétences. La défaite de la droite en a décidé autrement : il ne fallait plus donner aux Régions des pouvoirs mais plutôt donner du sens aux départements que l’on souhaitait voir disparaître...

    On a alors transféré 2 compétences "existencielles" que sont la gestion des aides sociales (RMI) et des routes (DDE). Aujourd’hui ces 2 compétences sont les SEULES à légitimer l’existence du département. Sinon quoi d’autre ?

    Le département n’a plus aucune main sur les villes depuis la constitution d’agglomération, l’économie est gérée par les Régions et les agglomérations, les services de proximité (eau, déchets, voirie) en grande partie par les agglos...

    Certains diront les collèges, les transports scolaires, les SDIS (pompiers) : mais quelle pertinence à gérer tout cela dans 100 départements ? Quelle pertinence spatiale là où la répartition de ces compétences aux Régions (avec les lycées et les transports TER) ou aux agglos (avec les transports, l’aménagement, le logement etc...) serait beaucoup plus opérationnelle ?

    100 départements, c’est environ 100 fois un budget de 500 à 1500 millions d’euros soit environ 60 milliards d’euros de budget. C’est aussi des élections cantonales qui n’ont plus de sens, des assemblées de 40 notables et autant de suppléants, secrétariats, chargés de mission, directeurs etc... tous plus enclins les uns que les autres à chercher à légitimer leurs postes et leurs rémunérations.

    La tiers des effectifs des départements pourrait être économisé en mutualisant les compétences communes qui sont totalement similaires d’un échelon à un autre. En vivant cela sur le terrain tous les jours, je dirais qu’un autre tiers serait économisé de fait par l’évitement des doublons et autres réunions de "partenaires" qui ne font que ralentir l’action publique et engager de complexes financements croisés.

    Quant au dernier tiers, il serait optimisé en affectation en Régions et agglos par des gains de temps (ce qu’on gère sur un département est souvent exactement pareil à l’échelle d’une Région saut que le montant augmente. Ainsi, si on fait le compte, il serait possible de dégager d’énormes quantités de fonctionnaires, soit en budget, soit en affectation à de nouvelles missions opérationnelles.

    Quant aux élus, un échelon de moins, ce serait plus de pouvoir pour les autres, plus de budget, plus d’économies, moins d’interlocuteurs, plus d’efficacité et j’en passe et des pires.

    Supprimer les départements c’est renforcer 2 échelons pertinents (Région et agglos), c’est dégager des marges budgétaires, réduire et/ou réaffecter des effectifs à des missions réelles de service public là où il y en a besoin (rural, banlieues...) et surtout CLARIFIER un paysage de baronnies hérité d’un autre temps.

    Si en plus on rationnalisait les 36000 communes en 7-8000 communes de + de 2000 habitants la France pourrait dégager en une seule année une économie équivalente au déficit annuel du budget de l’Etat... voir bien au delà.

    Mais pour cela il faudra sacrifier les privilèges de certains élus, casser les baronnies de certains directeurs, réduire la voilure de la fonction publique territorial, mutualiser les énergies et avoir un courage de fond : changer la donne de la sphère publique.

    Mais n’est pas là - avec la fiscalité- les SEULS vrais leviers d’action de la politique du 21ème siècle ?

    N’est-ce pas là le seul champ pleinement de la responsabilité du politique ?

    Oui, oui, et au plus vite, à la suppression des départements. Cela fait 30 ans que le pays DOIT faire cette réforme : elle est vitale, et rares sont ceux qui imaginent à quel point elle est dimensionnante...



  • Rage Rage 10 janvier 2008 22:28

    Le salaire médian des français est d"environ 1500€/net/mois

    Le salaire moyen, d’environ 1850€/net/mois (tiré vers le haut par les gros salaires et l’impact 13ème mois).

    Il s’agit là des salaires et non des rémunérations. La nuance est moins anecdotique qu’il n’y parait parce que les "a coté" constituent pour beaucoup LA plus value à leurs salaires "de base".

    Black, activité sportive, associatif, double job, loyers perçus, jeux et j’en passe... il existe - heureusement- des marges de réajustement des salaires pour compenser leur faiblesse.

    Actuellement, une personne seule avec 1500€ (à Paris) et 1200€ (province) est une personne qui n’a aucune marge de manoeuvre pour financer autre chose que le quotidien "français" (logement, transports, bouffe, assurances, impôts, portable, internet, 1 resto, 1 ciné...).

    A deux, on peut imaginer la même chose avec evidemment le gain "d’échelle" sur le loyer soit 2500€(à Paris) et 2000€ (en province).

    Pour avoir de la "marge", il faut clairement tourner à près de 500€ au delà de ces seuils pour commencer à "mettre de côté" et au delà pour investir. Au delà de 4000€/nets/mois pour une personne seule on peut se considérer comme aisée. Au delà de 6000€/nets/mois comme riche. Au delà de 10 000€/nets par mois comme minorité riche de France.

    En deçà des seuils ci-dessus, bienvenue dans l’enfer de ceux qui triment pour "survivre" et simplement vivre d’un mois à l’autre sans marge de manoeuvre.



  • Rage Rage 7 janvier 2008 18:37

    Soyons clairs :

    Il est tellement plus facile de pondre une nouvelle loi qui ne pourra pas être appliquée et viendra encore se sédimenter sur le reste plutôt que de LIRE et ADAPTER l’existant.

    Secondo, il est tellement plus facile de sanctionner que d’essayer de comprendre - même s’il faut un meilleur contrôle- pourquoi il y a tant de chômeurs.

    Tertio, il est tellement plus facile d’évincer les chômeurs plutôt que de compter la réalité : ça donne bonne conscience et ça écarte les problèmes du champ du visible.

    Quatro, il est tellement plus facile de pointer ces « salauds » de fraudeurs-chômeurs - tous heureux de l’être comme on le sait tous- plutôt que de dire que le bouclier fiscal n’a pas ramené un seul riche en France alors qu’il coûte plus que le budget logement chaque année.

    Finito : C’est tellement plus facile de dire n’importe quoi plutôt que d’agir sur le fond.

    Un beau gouvernement de saltimbanques tiens.

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