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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 1er octobre 2007 12:26

    Bonjour,

    Suite aux commentaires « hors propos » que je souhaiterais vivement voir disparaître de la discussion, je vais essayer de vous donner mon avis sur votre article.

    Le Royaume-Uni a fait le choix d’un libéralisme débridé avec pour règle du jeu une chose simple : ton salaire doit te permettre de tout payer.

    Pas de Sécu, pas de retraite, pas de couverture chômage sans avoir à payer de sa poche. On a donc en effet des salaires de 2500-3500€ « facilement » au RU, mais ils sont pompés par des logements hors de prix, une vie hors de prix et tout simplement un autre système de société.

    La grande braderie de Thatcher n’est-elle pas source d’inspiration pour notre petit Nicolas actuelle ? A la différence notable près qu’il s’agit de vendre non pas aux plus offrants, mais aux copains (Bouygues et Vinci en tête).

    Par ailleurs le RU dispose de véritables forces que nous n’avons pas en France :
    - La capacité charismatique de Tony Blair à dire les choses et ne pas jouer la langue de bois
    - Une démocratie non enbourbée dans le copinage et la corruption à tous les étages d’une monarchie qui ne dit pas son nom comme en France
    - Une capacité d’adaptation et de remise en question qui donne de l’urticaire aux français et surtout aux élus.

    Le RU est aussi souple dans son système et dur dans la réalité que notre système est statique et notre réalité flottante.

    Au RU, on juge sur pièce et sur le terrain. En France on juge sur CV, naissance, à prioris. Au RU on laisse des marges à l’innovation, l’initiative, la prise de risque. En France on veut une société qui respecte les castes, les échelons et ne fasse pas de vagues.

    En France on veut superposer un modèle Anglo-saxon qui ne peut fonctionner avec notre manière mentale de fonctionner. Et c’est là une grande erreur.

    D’une part parce que l’on prend le pire du système anglo-saxon mais qu’en plus on ne garde pas ce qui fonctionne bien chez nous, à savoir le système solidaire bâti après guerre et démantelé avec force tant par la droite que par l’assistanat de Mitterand.

    Alors, si S.Royal était pragmatique, elle aurait depuis longtemps lâché le PS de gauche hors d’époque et focalisé sur une racine plus proche de DSK et plus proche des réalités. Si elle avait eu du fond, on aurait pû lancer les fondements d’une social-démocratie acceptant les réalités du marché mais ayant pour but d’en réguler les excès.

    Si le PS avait fait l’effort intellectuel de proposer autre chose que du réchauffé tout en attaquant la « rupture » dans la continuité des erreurs et du copinage de la droite, alors il y avait une chance.

    Vous croyez dans les femmes, et vous avez sans doute raison. Vous croyez dans les jeunes, et vous avez aussi sans doute raison.

    Mais que fait « l’opposition » de ces personnes là ? Combien de femmes ? Combien de jeunes ?

    Vous avez donc raison, au RU l’herbe n’est pas plus verte. Mais cela ne doit pas faire oublier qu’aujourd’hui c’est en France que tout reste à faire. Quant aux personnes que vous soutenez, auront-elles la force, le fond et le charisme pour changer la donne d’un PS moribond, incapable de se réformer et vérrouillé mentalement de l’intérieur par des vieux incapables de lire la réalité et trop imbus d’eux-mêmes pour prendre des décisions ?

    Compte tenu des proches de S.Royal que je vois à mon échelle, j’émets beaucoup de réserves sur vos espoirs...

    Si le PS ne change pas d’âme et de têtes, 2012 sera un boulevard pour notre sculpteur de fumé actuel qui détourne l’argent des pauvres et modestes vers les plus aisés, en toute « décomplexitude ».



  • Rage Rage 28 septembre 2007 16:41

    Mouais...

    Les purs génies sortis de prépas ? Lesquels ? Des noms vite !

    Sur l’aspect bachotage intensif, je persiste : c’est le cas. Par contre je vous suis sur l’aspect « contenu obsolète » des lycées : je n’ai jamais autant perdu mon temps qu’au lycée.

    Enfin, le fameux « 27% » de CSP moindre en classes prépas... est-ce une bonne référence que de considérer qu’un quart des CSP moindre atteignant les prépas soit « rationnel » ou raisonnable ? Un gamin né dans une famille pauvre a t’il 3 fois plus de chance (25%==>75%) d’être con et donc 3 fois moins de chance d’aller en prépa, soit disant mirroir aux « génies » ?

    Je ne le crois pas.

    Les prépas sont sélectives aussi par le « mode de vie », l’origine, le moule et beaucoup d’autres choses qui y sont liées : il y a donc là un creuset d’inégalités fortes construit non pas sur l’individu mais sur ses origines, sa naissance, son milieu.

    Et c’est cela qui ne va pas.



  • Rage Rage 28 septembre 2007 16:08

    Bonjour,

    Contrairement aux votes que je vois, j’ai voté positif à cet article car l’avenir des classes prépas est un vrai sujet - tabou- de société.

    Nous sommes d’accord, c’est avant que le système dérape, mais si on se concentre sur les prépas, il y a quand même plusieurs constats clairs à émettre :
    - La sélection se fait à priori sur des critères scolaires, mais « in situ » clairement sur des critères d’origines sociales et de moyens. Je suis passé en classe prépa (HEC filière S) et je sais ce que veut dire « ne pas être dans le moule » quand culture G rime avec catéchisme et philosophie avec courbage d’échine : il y a une vraie machine à broyer ceux qui ne viennent pas du moule social recherché. Pour le niveau « financier », disons que si l’on ne suit pas le mouvement, les beuveries et autres sorties « voile », disons qu’on est vite mis sur la touche : le petit monde prépa est très auto sélectif.

    - Le second constat, outre la réelle puissance de l’encadrement et les « colles » - surtout pour les langues-, c’est de constater que quand on ressere l’encadrement, il y a des résultats qualitatifs : il y a une matière en prépa que la fac n’a pas (faute de contenu et d’encadrement).

    - Le troisième constat, c’est malheureusement que ce contenu consiste en un bachotage intensif tout orienté vers un concours, et en dehors des langues, tout le contenu est à mettre aux toilettes une fois ce concours passé. Reste la méthode, le travail, l’acharnement et la rigueur... Mais il manque l’autonomie, la critique, la prise de recule, l’investissement personne propre aux universités.

    - Quatrième constat, les équivalences sont tout sauf automatiques, et fonctionnent dans un sens. Cela vaut jusqu’en Bac+5 où les écoles viennent « voler » les équivalences de Master alors que l’inverse est verrouillé : y a t’il donc 2 niveaux de Bac+5 « officieusement » ?

    - Cinquièmement, ce système dual est propre à la France, s’autosuffit, s’autocongratule, s’autoalimente mais n’aime pas la remise en question.

    Après ces quelques constats, force est de constater que la faillite du DEUG (L1-L2) et le martelage de force des prépas avec un encadrement et des volumes horaires de ministre créent des « gouffres » de niveau.

    Pourquoi accepter de tels gouffres avec des visions totalement contre-productive de part et d’autre ? D’une part parce que l’on forme des chiens savants soumis, de l’autre parce que l’on ne forme pas des individualités autonome qui devront se démerder par eux mêmes ?

    Les CPGE devraient constituer une filière universitaire « intensive » et sélective de L1, pour passer des concours (publics ou privés d’ailleurs, pro ou pour des écoles) mais aussi avec du contenu opérationnel concret. Un élève sorti de CPGE à Bac+2 est un incompétent : il ne sait rien faire si ce n’est gratter du papier. C’est ensuite qu’il se forme. Pourquoi attendre ? Pourquoi bachoter à ce ryhtme et de cette façon ? Pourquoi ne pas changer les règles du jeu ?

    Je propose que les CPGE soient des filières universitaires L1/L2 avec un contenu, des volumes et des compositions différentes : il faut de la diversité, il faut du recule, il faut de l’autonomie, il faut de l’encadrement, il faut de la rigueur, il faut du contenu.

    Nos 2 systèmes sont foireux parce qu’ils s’opposent : si on les mixe intelligemment - ce qui allègerait les lycées du reste pour d’autres formations - il est alors possible de faire fonctionner un système supérieur de haut niveau pour TOUS... et surtout tous ceux qui seront de bon niveau réel et non « scolaire/académique ».

    Mais les « fervents » de la prépa sont-ils prêts à lâcher leur fief élitiste ? La Fac est-elle prête à resserer son encadrement et à « sélectionner » ? Tel est l’ampleur du défi de la formation supérieure.

    Il s’agit d’un enjeu majeur, car c’est là, et précisémment là, que se confirme la dualité de la société : après, il est trop tard pour parler de diversité des profils, les postes sont déjà trustés...



  • Rage Rage 27 septembre 2007 12:08

    Pour avoir travaillé avec Messieurs Buna et Collomb à mon échelle, force est de constater que les projets avancent et qu’il y a une vraie amélioration de la qualité de vie lyonnaise.

    Il reste néanmoins de gros défis à relever (la circulation périurbaine, l’étalement urbain etc...) et je pense que G.Collomb a beaucoup plus de matière que M.Perben pour y parvenir.



  • Rage Rage 26 septembre 2007 13:36

    Trouver un responsable, c’est tellement plus facile.

    Le système coule, il faut donc un responsable pour assumer les jets de parpaings...

    Mais au fait, sait-on pourquoi il coule ? Sait-on les mécanismes de la Sécu ? Nous a t’on montré sur un Power Point de base les répartitions des recettes et dépenses, toutes les recettes et toutes les dépenses ?

    As-t’on regardé de près le fait que la Sécu finance d’un côté aveuglément des praticiens par voie de prise en charge quasi intégrale d’assurances et de l’autre côté des bénéficiaires d’une CMU sans limite ni plafond ?

    Il faut donc flinguer ces salauds de malades, les faire cracher au bassinet mais surtout ne pas dérembourser les thalassos et autres « soins curatifs », ne pas calmer les ardeurs des médecins, ne pas toucher aux lobbies pharmaceutiques, ne pas, ne pas, ne pas...

    Si la Sécu coule, et si on la fait délibérémment plonger, c’est aussi pour « démontrer » que le système par répartition ne fonctionne pas et qu’il faut bien évidemment se jeter dans les bras des mutuelles (qui pratiquent exactement la même chose mais avec des tarifs plus élevés et des limites).

    Pourquoi les mutuelles réussissent là où la Sécu coule ? Une des clés de réponse est sans doute la « régulation » de certains excès...

    Pourquoi, étonnamment, tous les secteurs « para-médicaux » sortent t’ils d’énorment bénéfices alors que la sécu coule ? Prenons par exemple les lunettes, passées des 100€ la paire en 1999 à environ 350€ aujourd’hui. Les technonologies ont évolué... certes, mais le prix made in chine lui n’a que peu bougé... au profit des Affleloux and co. La même logique prévaut pour environ tous les médicaments et autres prothèses : tout le monde veut se servir dans la caisse au remboursement aveugle qui ne sait pas dire « stop » quand les coûts dérapent.

    Du chirurgien esthétique en passant par le dentiste et le dermato, il est certain que si la Sécu finance tous les « conforts » elle n’aura plus grand chose pour les malades...

    Alors oui, trouvons donc un responsable : quand on l’aura trouvé et chargé, on en sera toujours au même point (voir pire) et on aura sacrifié l’un des meilleurs voire le meilleur système de santé du monde.

    C’est tellement plus facile de dire que chacun paye pour sa pomme quand on n’est pas malade. Par contre, quand on a un Cancer ou Elzheimmer, il faut un grand plan financier de recherche...

    On veut tout sans rien payer. On veut surtout pas gérer et organiser la santé, réguler les excès, assurer l’intérêt général rationnel.

    Alors oui, trouvons donc un responsable... cela fait 40 ans que les politiciens s’attèlent à démanteler l’outil Sécu...

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