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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 14 juin 2007 16:05

    Votre démonstration est intéressante à lire, mais comme tout économiste, elle n’est pas complète.

    La même démonstration dans l’autre sens est tout aussi réaliste : Je gagne 1000€, j’en dépense 500 pour des produits avec TVA : je paye donc 19,6% de 500 soit environ 100€ de TVA pour satisfaire mes besoins « courants »

    Je gagne 4000€, je suis plus aisé, mais j’ai plus de marges. Je consomme pour 1000€ de produits courants, soit environ 200€ de TVA.

    D’un côté 100€ sur 1000€ (10%), de l’autre 200€ sur 4000 (5%). Outre le fait que d’un côté je dégage plus de marge de revenu réel, la TVA n’est pas ressenti de la même manière par celui qui se la paie proportionnellement beaucoup et l’autre moins.

    Si j’augmente la TVA de 5%, sur 50% des biens (l’import), soit 2,5% au global, d’un côté je paierai pour la même chose 12,5% de mes revenus, de l’autre 6,75%.

    La TVA pèse plus sur ceux qui consomme beaucoup de produits courants, donc essentiellement sur ceux qui « consomme » leur revenu dans de grandes proportions.

    Mais ce n’est pas tout.

    D’un côté, l’un paie son loyer, 400€. De l’autre, l’autre est propriétaire (il a donc payé sa TVA dessus à un moment) et dispose d’un appartement qu’il loue en plus de son revenu de 4000€.

    L’un n’a plus que 100€ de marge/mois. L’autre, pour un salaire 4 fois supérieur, paie ses charges disons équivalente à 500€ avec le loyer de son appartement, parvenant même à dégager une marge avec les déductions fiscales (100€/mois). Il lui reste 2600€/mois de marge.

    Après impôt, l’un ne paie disons rien, l’autre 1/12ème de son salaire, soit au final 100€/mois de marge pour l’un, 2300€ pour l’autre, soit un rapport de 1 à 23, le second ayant consommé plus, investi etc...

    Cette démonstration, cela s’appelle la marge de manoeuvre, l’effet levier, et plus encore, l’effet « pente exponentielle ». Quand l’un va prendre de plein fouet l’effet TVA (ne bénéficiant pas des déductions fiscales du reste), l’autre va amortir le choc par sa marge de manoeuvre (et les déductions fiscales).

    L’un va ramer, l’autre va pouvoir prendre des risques.

    Conclusion : le seul impôt viable est celui qui est progressif et croissant par tranches sans déductions ni niches sur les revenus, tous les revenus (salaires, loyers, rentes, dividendes etc...)

    La multiplication des impôts, entre leurs « pentes » et leurs « exonérations » et assiettes d’assujetis, fait de la France le pays où la diversité des taxes permet à certains de passer au travers (ceux qui savent) et autres de tout avoir à payer (ceux qui ne savent pas comment éviter).

    Juste ou injuste ?

    En tous cas, ni sérieux, ni impartial, ni acceptable. Ce qui compte, ce n’est pas tant les % relatifs, que les valeurs absolues qui restent dans le porte monnaie à la fin du mois pour 100% des Français.



  • Rage Rage 14 juin 2007 15:24

    Non Lerma.

    Le problème n’est pas tant la TVA-protectioniste mais plus ce qu’elle est sensée compenser, pour qui et pour quoi. La hausse des produits importés, mécanique, soit sur 50% des produits, fera une TVA à 24,6% pour les imports, à 19,6% pour le local : la moitié des produits va donc coûter plus cher (mécanique élémentaire). Pour quoi ? Décharger les charges patronales, déjà compensée par des aides supérieures ou égales à leur montant ?

    Une TVA réellement « sociale » aurait pû et dû porter sur le report des charges SALARIALES à 80% et patronales à 20% (soyons joueur) : hausse des revenus compensant la hausse de prix sur une partie des produits + aide effective mais limitée aux entreprises.

    Parallèlement on arrête les délires sur les droits de successions et autres boucliers fiscaux.

    Dans ce cas là, et seulement celui-là, avec ces modalités là, et avec 2 points au lieu de 5, alors je suis OK.

    La question n’est pas tant de savoir que l’on dispose d’une pioche, mais de savoir ce que l’on va en faire : creuser pour semer, ou chercher à truander le voisin ? Pareil pour la TVA dite « sociale ».

    Le gouvernement dispose donc d’un joujou qui PEUT marcher, mais dont les dispositions qu’il propose ne sont pas bonnes.



  • Rage Rage 14 juin 2007 15:21

    Bonjour,

    J’ai arrêté de vous lire, au moment où vous avez arrêtez de lire également : « Cette exigence appellera une réforme du financement de la protection sociale, notamment par transfert d’une partie des cotisations patronales sur la valeur ajoutée de l’entreprise », [ET par contribution accrue des revenus du capital au financement de la protection sociale]

    Vous remarquerez le « ET » qui change tout : Si on fait décroître ces contributions des revenus du capital... il est logique de dire que le reste ne peut se faire rationnelement.

    Par ailleurs, le problème n’est pas tant la TVA-protectioniste mais plus ce qu’elle est sensée compenser, pour qui et pour quoi. La hausse des produits importés, mécanique, soit sur 50% des produits, fera une TVA à 24,6% pour les imports, à 19,6% pour le local : la moitié des produits va donc coûter plus cher (mécanique élémentaire). Pour quoi ? Décharger les charges patronales, déjà compensée par des aides supérieures ou égales à leur montant ?

    Une TVA réellement « sociale » aurait pû et dû porter sur le report des charges SALARIALES à 80% et patronales à 20% (soyons joueur) : hausse des revenus compensant la hausse de prix sur une partie des produits + aide effective mais limitée aux entreprises.

    Parallèlement on arrête les délires sur les droits de successions et autres boucliers fiscaux.

    Dans ce cas là, et seulement celui-là, avec ces modalités là, et avec 2 points au lieu de 5, alors je suis OK.

    La question n’est pas tant de savoir que l’on dispose d’une pioche, mais de savoir ce que l’on va en faire : creuser pour semer, ou chercher à truander le voisin ? Pareil pour la TVA dite « sociale ».



  • Rage Rage 14 juin 2007 12:58

    Bonjour,

    @Redj (prononcez pareil pour moi) : En effet, la tactique est toujours la même : flinguer ce qui dérange et surtout ne jamais aller au fond des choses.

    Typiquement pour la santé, tout le monde sait que les praticiens ne se gênent pas pour monter leurs tarifs (même hors conventionnement). Ce que les gens savent moins, c’est que l’argent public couvre certaines assurances (parfois au 4/5ème !), qu’il rembourse les frais de télétransmissions (carotte pour s’informatiser), qu’il exonère de certaines cotisations ou rembourse, qu’il octroie des carottes comme pour le médecin traitant (50€ par « citoyen traité »).

    Bien sûr, tout cela - et le reste- est couvert par la SECU (comme les praticiens en CPCAM pour les CMU).

    Mais comme chacun sait, c’est la faute aux médicaments si le trou se creuse (ironie).

    A quand le regard de l’Etat sur l’Etat des lieux de prix pratiqués par les médecins et surtout les spécialistes ? A quand une « police » des excès de facturation médicale ? Quand l’Hopital rame, les cliniques se gavent. Quand les généralistes ruraux se tirent, les urbains se goinfrent etc...

    Le rôle de l’Etat ne devrait-il pas être de définir les règles du jeu, plutôt que d’intervenir sans cesse pour « compenser ces malheureux médecins » ? (ton incisif affaire de réveiller l’attention)

    Là encore, le problème est structurel et... de courage politique.



  • Rage Rage 14 juin 2007 12:42

    « Trinquer avec Poutine, c’est se faire la vodka du diable ». ==> E N O R M E !

    Et ouais, quand on est gringalet, on n’encaisse pas bien la Vodka Smirnoff^^

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