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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 11 juin 2007 20:37

    @3 auteurs ci-dessus :

    Je prends bien connaissance de vos arguments, mais, très clairement, je ne prétends en rien avoir la science divine ou être un gardien du temple de je ne sais quoi.

    Par contre, tout aussi clairement, je pense - et vous me confirmez par vos réponses - que les français n’ont pas identifiés les forces à l’oeuvre pour « détenir en otage » la démocratie.

    Cela n’est pas tant l’UMP ou même le PS qui sont les preneurs d’otage, c’est le système lui même qui nous piège. La faiblesse du PS a été la force de l’UMP, force décuplée à grands renforts de marketing, de star-system et de dangereux mélanges des genres.

    La politique a glissé, d’un niveau médiocre à un niveau dangereux, mettant à part les hommes de convictions - ceux là même qui peuvent changer les choses - pour des hommes de pouvoir.

    Et c’est cela qui change tout.

    On est bien au delà des discussions stériles de clivage, on est dans la conception même de l’essence de la politique. Les français ont voté pour NS et pour l’UMP par défaillance de la gauche sans même savoir le bilan, le passif ou les affaires de ceux pour qui ils votaient : ils ont voté pour l’image du changement incarné par l’agglomération la plus outrageuse de tous les repris de justice et autres « carriéristes » politiques vendue à grand renfort de pubs de 20h et de sondages.

    S’il me paraît évident qu’une dose de proportionnelle (50%) affectée à une assemblée de 201 parlementaires soit salvatrice à terme, il n’y aura pas de changement dans le « mieux » dans ce pays si l’ont remet toujours aux commande une même caste qui échoue depuis plus de 50 ans, qu’il s’agisse de Mitterand ou de tous les autres à droite.

    Notre système est dépassé ; dépassé par que les idées ne changent pas, parce que les hommes ne changent pas. Sarkozy, comme Royal, hantent les arcanes politiques depuis 30 ans.

    Est-cela la « nouveauté » ou même la « rupture tranquille » dans la continuité malsaine ?

    Au lieu de le faire évoluer, on réapplique les recettes du passé avec les paillettes d’aujourd’hui. On verra bien si notre quotidien devient meilleur et plus sain dans les années à venir dans une société du « tous contre tous »...

    « A défaut que le juste fut fort, on fit en sorte que le fort fut juste » Pascal



  • Rage Rage 11 juin 2007 16:03

    C’est vous qui le dites...

    Pour moi les français ne sont pas des cons, désolé. Ils subissent néanmoins les effets d’un individualisme et d’une information orientée qui peu à peu s’assimile à un repère de normalité.

    En clair, ce ne sont pas des cons, mais on fait tout pour qu’ils agissent ainsi : certains intérêts ont plus à gagner de voir le gros des troupes ne pas savoir où il va pendant que l’état major vit des doutes et en douce de ces mêmes troupe(aux)s.

    Néanmoins, intuitivement, je pense que cela ne durera pas : la pression sociale n’a pas diminuée, elle a juste donné un sursit « pour voir » à NS et à sa majorité. Si les espoirs sont déçus, et s’il y a mensonge... nous verrons bien ce que cela donnera...



  • Rage Rage 11 juin 2007 15:09

    Plus exactement : Le PS en a rêvé, l’UMP l’a affiché.

    Derrière le décors, et même si cette « discrimination positive » marque un début, c’est 400 notables.

    Mais là où l’UMP a fait fort : faire taire les notables pour vendre la façade alors que le PS ne sait pas faire taire les « barons » et coule ses « vitrines ». Où étaient Najat Belkacem et autres Safia Otokoré du PS ? Loin des plateaux du 20h... voilà le problème du PS : la peur de s’appliquer à lui même ce qu’il professe... Dommage.



  • Rage Rage 11 juin 2007 12:48

    En quelques mots suite à votre réaction :

    Quand je parle de représentation de la diversité, je parle d’élus et non d’assimilation des idées - et des voix- suivant le sens du vent.

    Je préfererais de loin avoir dans l’assemblée nationale 30 députés FN, 45 députés Modem, 15 députés LNC etc... plutôt que d’avoir des distorsions et de lourdes absences sous couvert qu’on a déjà « pris » les idées.

    Le FN était présent à l’assemblée parce qu’il représentait des électeurs, c’était légitime et il aurait mieux fallu combattre sur le fond que de le marginaliser pour en faire en 2002 « la victime » (ça marche bien le coup de la victime du reste). Au lieu d’affronter la réalité en face nos castes de gouvernants évitent les problèmes et cherchent à assurer leur poste. Voilà le vrai problème de fond, que SEULE une réforme des institutions ainsi que des mandats et scrutins peut changer.

    La France n’est pas une démocratie moderne, voilà pourquoi il sera impossible de la réformer de façon viable. Désolé.

    Quant au Modem vs LNC, je préfère le courage des convictions, puissent-elles interloquer, que la faiblesse d’élus incapables de se faire élir sur leur idées propres. Ca aussi, c’est une chose qui manque en France... le courage politique.



  • Rage Rage 3 juin 2007 19:01

    Bonjour,

    Vu la masse de réponses, je pense qu’il serait vain d’essayer de résumer un tel problème en quelques lignes.

    Néanmoins j’insiste : au lieu de toujours incriminer les gens, je pense qu’il serait grand temps de regarder du côté des STRUCTURES de décisions et de MANAGEMENT.

    Il y a 3 fonctions publiques, 3 façons de faire. Mais dans l’ensemble, toujours les mêmes problèmes dans la FPT et la FE (état) : la direction ce sont les élus, pas des PDG ou DG.

    Les élus décident, les autres suivent et alimentent les dossiers. A partir de ce postulat, il est déjà erronné de croire que quiconque en fonctionnaire est « autonome » et maître de ses choix sauf à avoir un feu vert politique en ce sens. C’est clair.

    Par ailleurs, les « conflits de chefs », cela existe. Pour se disputer la matière, les primes et surtout l’intérêt des élus. Certains ne pensent qu’à ça, exister auprès des élus. Donc le management des troupes, ils s’en cognent.

    Pour les aspects « structurels » je pense qu’il est notable d’insister sur le fait qu’un chef de service ne manage en rien les personnes avec qui il travaille : il manage la matière de travaille, mais la carrière, la paie, les primes etc... c’est le rôle des RH. Les RH eux ne voient pas le terrain, ne savent pas qui est bon ou pas, et encore moins qui mérite quoi.

    Quant à établir des indicateurs, comment évaluer un service de moyens généraux d’un service informatique ?

    Je pense que les verrous de l’administration sont structurels car ils ne laissent pas les idées, les initiatives, les « autonomes » remonter. TOut ce qui est novateur est broyé par la machine. On attend toujours la bequée de l’idée provenant d’élus trop souvent redoutés et dépassés par le temps dans lequel ils vivent : sans programme de leur part, trop d’administrations sont figées.

    Trop de directeurs jouent la carte « pas de vague » alors qu’il faudrait au contraire créer des tsunamis d’innovations et de mutualisation de moyens.

    Je vous le dis, le problème n’est pas tant les « fonctionnaires » et leur 5 millions de cas, mais plutôt le poids d’une structure hiérarchique hors du temps.

    A Marseille, record de France, on peut monter à N+32, soit 31 chefs jusqu’à l’élu qui valide. On imagine donc la souplesse pour lancer des projets... surtout quand on doit concerter avec d’AUTRES administrations (donc N+32 x 4-10 acteurs, je vous laisse imaginer le « bordel »).

    Trop d’élus, trop d’échelons hiérarchiques, trop peu de spontanéité et de responsabilité, crise de confiance, manque d’autonomie, tels sont les maux que la France paie tous les jours au prix fort.

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