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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 14 mars 2006 11:49

    Je rejoins quelquepart le message de Philippe : Doit-on faire parti d’un groupe pour avoir le droit de penser et de s’exprimer ? Je suis ni de droite ni de gauche (ils sont nuls chez nous), je ne suis surement pas un facho et encore moins un anarchiste, cependant vous allez essayer de me cataloguer : Mais dans quelle case puis-je rentrer ?

    Je pense qu’il existe dans ce pays une forte mouvance modérée, centriste diront certains, qui essayent aussi et surtout de proposer des solutions rationnelles au vu des difficultés réelles de notre société. Il faut arrêter de prendre les jeunes pour des imbéciles sous tout prétexte. Nous avons notre mot à dire, et dans les années à venir, vous allez l’entendre.



  • Rage Rage 13 mars 2006 10:11

    Le CV anonyme cristallise bien l’état actuel des choses pour nos gouvernants : Sous couvert de vouloir changer les choses, on propose une demi mesure qui n’agit pas sur le fond et qui, en plus, comporte de nombreuses difficultés techniques d’application.

    De même que pour la mise en place du fameux CPE (Quid d’un CDI offert dans une annonce où un jeune de - de 26 ans postulera : « Pour vous ce sera CPE et pour les autres CDI »), je me demande les modalités d’applications de cette mesurette.

    - Premièrement, même si dans le fond on peut trouver du sens à cette mesure, elle me paraît d’ores et déjà dépassée. Au mieux pourra t’elle permettre à ceux qui sont discriminés de se retrouver à l’oral et de voir sur le terrain les réticences des employeurs. Pour ma part j’ai toujours eu l’impression qu’il serait bien plus intelligent de contraindre les employeurs à fournir une réponse à TOUTES les candidatures (rôle de la DRH non ?), réponse devant justifier les motifs concrets de non sélection. Ce courrier étant obligatoire, il ferait office de preuve concrète de recherche d’emploi auprès de l’ANPE-ASSEDIC (je vois mal un gars falsifier 15 lettres d’entreprises pour feinter l’ANPE ou les ASSEDIC). Bien sûr il s’agit d’une charge de répondre, mais au moins cela fournit-il déjà des clés de lecture à celui qui cherche. Il ne reste pas sur un «  ? » peu valorisant. Parallèlement, ne serait-il pas nécessaire de légiférer sur l’obligation légale de publier toute offre d’emploi au public ? Actuellement 50% des offres se font en interne et/ou dessous de table. Dans le reste des offres, la moitié part sur du copinage, l’autre moitié parvient difficilement à la publication. L’ANPE est le dernier tami et ne récupère que les postes dont tous les autres tamis n’ont pas voulu.

    - Deuxièmement, après les propositions, le CV anonyme risque encore d’être une disposition inapplicable. Explications :
    - Comment contacter une personne qui ne donne pas ses coordonnées si elle ne passe pas par un intermédiaire (candidature directes, 80% des cas) ?
    - Comment faire croire à un employeur qu’un CV anonyme l’est alors que le CV est parsemé de dates d’expériences qui indiquent nécessairement l’âge de la personne ?
    - Quid des cabinets de recrutement ?
    - Quid encore de la pertinence géographique d’un candidat (ce qui peut aussi souvent être un paramètre de sélection) ?

    La liste pourrait être longue, mais le vrai problème de fond, c’est que ce CV ne change pas le fond. Le vrai problème en France est la réticence des employeurs à faire confiance. Pourtant ils ont 3 mois d’essai renouvelable. A force de toujours vouloir la perfection, ils lissent les profils et obtiennent des gens moyens, sans relief, très « formattés ». Forcément cela ne profite pas aux jeunes des banlieues, mais n’y a t’il pas un sérieux travail pédagogique à faire pour former à la fois les jeunes à un métier et les employeurs à encadrer des équipes ?

    Le rôle de l’employeur a beaucoup changé avec le temps. Aujourd’hui un patron ce n’est pas forcément un gestionnaire, c’est aussi et surtout un manager d’hommes et de femmes qui doit savoir donner des perspectives à ses employés. Je ne dis pas que c’est facile, d’autant plus que certains salariés sont formattés à l’automatisme des salaires et des primes, mais il faut aussi évoluer. Il faut recruter des jeunes du 93, des blacks, des beurres, des Bac+5 en philo ou histoire. La vrai question de fond, même si on sait tous que c’est la réforme de l’éducation nationale, c’est de DIVERSIFIER les profils dans le monde du travail, ce qui signifie transférer des responsabilités à des gens qui ne sont pas forgés dans le moule des filières élitistes dont la pertinence est plus que jamais d’actualité.

    Mais sommes nous prêt à nous remettre en question sur ce point ? Rien n’est moins sûr...



  • Rage Rage 13 mars 2006 09:41

    Encore un fantastique article loin de la réalité. Arretez de jouer les moralisateurs et essayez de COMPRENDRE pourquoi ce CPE n’est en aucun cas une solution progressiste.

    Merci



  • Rage Rage 8 mars 2006 14:14

    Bonjour,

    L’article rédigé par CDP ci-dessus est intéressant mais trop parcellaire. Il faudrait arrêter la langue de bois quand même un jour...

    Tout d’abord, je rejoins parfaitement l’analyse sur les universités : les formations universitaires n’ont absolument RIEN à envier sur la QUALITE de l’approche par rapport aux grandes écoles. Pourquoi ? Parce que l’université forme à une culture, elle forme à l’autonomie, elle forme sur le tas ceux qui veulent s’en sortir alors ques les grandes écoles forment des clones, toujours semblables, toujours pareils. Ses forces : l’autonomie, la pluridisciplinarité. Ses faiblesses : le manque de professionnalisation et surtour l’absence de réseau soudé.

    Première clé de lecture essentielle : Si actuellement 2 mondes s’opposent en France, cela vient de la racine dès la fracture privé/publique qui se mutte en fracture université/grandes écoles pour ceux qui y accèdent. Là où la filière publique forme la masse, la filière plus ou moins élitiste/privé forme les plus favorisés (fils et filles d’enseignants, de notables, de cadres...). La faille se creuse avec la classe préparatoire mais SURTOUT au travers des réseaux que les uns ou les autres disposent. Plus exactement, ce qui tue l’université, c’est son absence de cohésion « de corps », ce qui se traduit par une image DETERIORE et donc des réseaux moins solides.

    - Quand vous sortez d’une grande école, que vous soyez nul ou non (le plus souvent oui) les recruteurs peuvent se battre pour vous recruter puisqu’ils croient dans le mirage de la « réputation de l’école ». Voilà les ravages des rangs de classement bêtes et méchants.
    - Quand vous sortez de l’université, vous devez vous battre à 10 pour 1 poste, déjà contre vos collègues, mais aussi dans un rapport de force détérioré avec l’employeur. Vous devenez donc dépendant.

    Dans le 1er cas, les réseaux et promos plus restreintes créent un esprit de groupe, un esprit qui dit qu’il vaut mieux être tous groupé, même en étant pas doués, mais soudés. Dans le 2nd cas, les réseaux se diluent avec la masse et la compétition dans les amphis. L’absence de cohésion à 400 est évidente. Pour preuve, les filières qui fonctionnent à la fac sont souvent celles qui ont 10-20 élèves en Master...

    Deuxième clé de lecture : Vis à vis du CPE, voir mon article précédent au passage « contrat première embûche », j’aimerais quand même savoir à quel degré d’aveuglement vous tombez pour croire un seul instant que le problème ce soit le contrat.

    On agit toujours sur le CONTENANT mais jamais sur les CONTENUS. Actuellement le CDI comporte un seul vrai problème : au bout de 2 ans, l’employeur ne peut plus virer sans passer au chèquier. Cette question passe toujours à la trappe au profit de l’impossibilité de licencier. Mais laquelle ? Motif economique ? C’est possible depuis peu. Avant 6 mois ? Il y a légalement 1 période de 3 mois maxi renouvelable 1 fois. Alors OU est le problème avec ce CDI ?

    Le problème, c’est que pour créer de l’emploi, il faut déjà cesser de former 60% de cadres pour 10% des emplois. Ensuite il faudrait cesser de payer les ouvriers, le BTP, la restauration, l’hotellerie au lance-pierre, surtout pour les salariés... Par ailleurs le vrai problème c’est que la France ne GENERE PAS de NOUVEAUX postes. Il suffit de constater les chiffres sur 20 ans pour comprendre, et ce malgré l’évolution démographique... Enfin, et cessez là de vous leurre, les CNE/CPE ne sont que des contrats « temporaires » qui ne peuvent perdurer après 2007.
    - La 1ère raison est simple, on précarise 60% des CDI pour créer au mieux 40% de ces contrats, dont 20% sera brisé avant 2 ans. Pour le reste, ils deviendront des CDI.
    - 2ème raison, cela ne change RIEN au fond ! Je rejoins le 1er commentaire sur les multiples effets pervers.
    - 3ème raison, les CPE/CNE ont un coût élevé pour l’Etat.
    - 4ème raison, à force de toujours tirer à vu sur les jeunes, à force de toujours précariser, on va fusiller encore un pan de l’économie. Et que l’on aille pas me raconter que les banquiers vont délivrer des prêts IMMOBILIERS sur 20 ans à un gars en CPE. Un prêt pourri de 10 000€ peut-être, mais est ce que le banquier à intérêt à ce que vous gardiez votre job ? C’est à voir...
    - 5ème raison, sous couvert de dénoncer ce que tout le monde voit, M.Villepin veut satisfaire le MEDEF et ouvrir clairement une brèche dans le code du travail, non pas pour l’améliorer, mais pour en faire un prétexte au contrat unique précarisation.
    - 6ème raison : VOUS, quel est votre statut dans la vie pour souhaiter à vos enfants ce que vous même n’auriez accepter ? Etes vous si egoïste quand vous parlez de vos retraites alors que vous générer une génération SMIC ? 7ème raison : confiance 0 et projetion à l’avenir morte

    La liste pourrait être longue. Il faut cesser de rêver. Le vrai problème, c’est la réforme de fond de l’Etat. La vrai action, c’est d’envoyer aux oubliettes nos dirigeants dont MEME les services de l’Etat ne peuvent plus les supporter. La vrai réforme, c’est d’optimiser les budgets de l’Etat en réduisant les dépenses de fonctionnement au profit de l’investissement.

    Alors arrêtez de nous faire croire qu’un contrat sans lendemains puisse changer la donne. Merci.



  • Rage Rage 7 mars 2006 09:37

    Encore un exemple de cet autoritarisme prononcé : Le retrait unilatéral des articles légalisant, contre l’avis du ministre, le téléchargement peer to peer.

    Mais où est donc la démocratie dans notre pays, où ?

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