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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 6 mars 2006 10:26

    Bonjour,

    Apparemment les « jeunes » de 25 ans comme nous sont quand même bien moins bêtes qu’on ne veut bien le laisser entendre. Je partage totalement ton avis, et je pense également qu’à force de prétexter l’urgence à la moindre immédiateté, non seulement on démontre clairement l’archaïsme de la Vème république, mais en plus on squizz volontairement tout débat à l’assemblée, représentante du peuple.

    A quoi cela sert-il d’avoir 577 députés payés à grands frais si c’est pour agir en simulacre de démocratie, et souvent de façon plus proche de l’autoritarisme que de la république ? Pour exemple, un projet retoqué (le projet de loi sur les droits d’auteurs) revient encore une fois au 1er plan pour relecture alors qu’un projet honteux de CNE/CPE et affilié passe une fois en force et ne sera jamais remis sur le tapis sauf renversement du gouvernement...

    Sans aller jusqu’au mot de dictature, il ne faudrait pas confondre conviction personnelle et obsession aveugle messieurs les membres du gouvernement...



  • Rage Rage 4 mars 2006 22:56

    Et j’oubliais (et je complète suite aux 2 commentaires précédents) :

    - Une croissance réaliste se fait avec une sincérité budgétaire et non sur un souhait utopique.

    Je me rappelle encore bien les 2,5% de croissance promis par N.Sarkozy pour 2005. Bilan : 1,4% poussifs. La balance commerciale ? Déficitaire depuis 2002 (bizarre tiens)

    - Comme le dit Daniel Bainville, le problème est POLITIQUE. Qui osera dire STOP aux petits cadeaux entre amis ? QUI osera agir dans le SENS De L’INTERET GENERAL ? QUI OSERA ALLER DESCENDRE SUR LE TERRAIN ? Je pense aux subventions pour des entités aussi utiles que le commissariat au plan par exemple... Je pense aussi à ceux qui pullulent sous des titres sans substances, dignes du jeton de présence du privé mais transposé aux casquettes du public.

    - Alors réflechissez le jour où vous votez, parce que la chimère N.S risquerait vide de s’avérer être le choix de la banqueroute...



  • Rage Rage 4 mars 2006 22:43

    Votre argumentaire sur les chiffres est intéressant et somme toute marrant. Un prof me disait à l’époque, il faut que l’économie soit au service de l’homme et non l’inverse.

    Actuellement la situation est simple : La France a une dette, dette qu’elle creuse chaque année un peu plus, et qui, suivant une courbe exponentielle, se creuse d’elle même à cause des intérêts de la dette (ce que l’on paye aux banques pour qu’elles comblent effectivement les milliards manquant). La france a un intérêt de la dette devenu si important que les impôts sur les revenus le couvre à peine (environ 45 G€).

    Alors il y a 3 manières d’agir :
    - Réduire les dépenses
    - Augmenter les recettes
    - Agir sur les intérêts en baissant les taux

    Si la solution réside dans la combinaison des 3, force est de constater que la derrière la magie des chiffres il faudrait arrêter de faire croire n’importe quoi aux gens.

    L’exemple pré-cité est de comparer la dette à l’évolution du PIB. Il s’agit quand même d’une bonne blague surtout quand on sait la méthode de calcul du PIB. Tout va bien madame la marquise, j’ai que 60% du PIB annuel grevé par la dette, mais demain ce sera mieux ! Oui, en valeur relative, si l’inflation minore la valeure absolue de la dette (imaginez que 100€ de dette deviennent dans 50 ans l’équivalent d’1€ de pouvoir d’achat) mais surement pas en valeur absolu !

    On aura beau avoir un PIB de 10G€, si la dette est de 2G€, elle sera tellement énorme qu’il faudra augmenter tous les prélèvements, réduire drastiquement les dépenses etc... J’appelle cela noyer le poisson que de comparer dette au PIB.

    La réalité de terrain est plus noire. De la dilapidation des crédits publics par une absence totale de gestion en passant par des impôts injustes (« bouclier » fiscal), je ris en lisant toujours les commentaires : « il faut fusiller le nombre de fonctionnaires ».

    Oui je suis d’accord pour que l’on fusille les 9 énarques de la barque, mais non il ne faut pas flinguer le rameur à 1200€/net/mois. Oui je suis d’accord pour que l’on arrête de filer 500 000€ pour réaliser des séminaires géants avec 100 élus pour leur présenter des documents, oui je suis ok pour que l’on réduise les dépenses liés aux frais courants (impression etc...), aux frais de déplacements (billets SNCF), aux frais de bouche (plateaux repas), aux frais de logement de fonction (prix:10), aux frais de représentation (attachés parlementaires), aux frais de representativité (30 ministres, 7 échelons décisionnels etc...). Mais NON si c’est pour aller gaver les mecs qui bossent et pour aller rapioter 15€ par ci par là sur des catégories C. Le problème de la fonction publique, et surtout de celle d’ETAT (ministères et éducation nationale en tête) c’est que personne ne pilote plus rien. Personne n’a les couilles de dire stop aux excès. Alors des profs 50% absents en passant par les postes fictifs et les cadres qui se reproduisent pour produire de la stat, QUI OSERA SOULEVER les vrais problèmes de DEPENSES ?

    Toujours sur le plan dépenses, les dispositifs d’aide multiples et variés, incontrôlés, à case et souvent aveugles, ce n’est pas budgetivore ? La réforme Douste qui vous incite à voir 2 médecins au lieu d’1 sans parler de la CMU qui couvre tout sans restriction ce n’est pas là les abus non ?

    Alors oui, on peut toujours prélever plus, mais alors qu’on le fasse de façon progressive suivant les revenus TOTAUX (salaires, actionnariat, rentes, loyers etc...) et pas uniquement sur des parts fragmentaires.

    Pour ce qui est des intérêts de la dette, il faudrait s’attaquer aux banques, à Bouygues et autres vampires qui drainent la richesse publique dans leurs caisses (cf transfert des autoroutes).

    Pour conclure, oui, on peut faire de la prestidigitation, mais sur le terrain la réalité est là : Fracture sociale, gouffre abyssale de la SECU, manques de moyen évident et récurrents et chutte du rang de la France sur la scène mondiale. Quand on aura touché le fond, peut être qu’on brulera ces modèles statistiques dont on sait qu’ils peuvent vous dire tout et son contraire à partir des mêmes données...

    Sincérité budgétaire qu’ils disaient tiens...



  • Rage Rage 4 mars 2006 22:07

    Pour poursuivre dans l’argumentation, je ne vois pas en quoi changer le type de contrat peut agir sur la précarité des jeunes. Si à la base on ne leur fait pas confiance pour un contrat CDI ou CDD, le CNE/CPE ne vont pas changer le fond, à savoir l’inadéquation des formations et du marché de l’emploi, la réticence à recruter des jeunes de la part des personnes en place, l’inadéquation des profils aux attentes des entreprise et enfin toujours les mêmes problèmes d’employeurs qui n’ont pas d’argent pour recruter mais qui en ont toujours pour se verser 4000€ de salaire par mois même si l’entreprise est dans le rouge.

    Alors la réponse de la droite c’est de dire qu’il vaut mieux un salaire que rien. A titre personnel, je préfère avoir ma dignité en recherchant un travail que je puisse faire au mieux plutôt que d’agir dans la PEUR permanente, peur de perdre mon job, peur de noircir mon CV, peur de perdre confiance, peur d’investir sur l’avenir. Le contrat précarité esclavage (CPE) c’est sans moi.

    Par ailleurs en tant que bac+5 tout récent, dîtes moi comment la cohésion sociale peut se faire entre des gens qui vont avoir la sécurité de l’emploi, d’autres qui après parcours du combattant seront en fonction publique et enfin d’autres qui ne dormiront jamais serein ? Comment l’Etat pourra t’il subventionner des jours et des jours de chômage tout simplement parce qu’il ne s’est jamais posé les bonnes questions ?

    La réalité je vais vous la donner comme je la pense : En France, nous travaillons très mal. Mal parce que nous ne faisons pas ce que nous aimons, parce que l’on fait toujours tout à moitié, parce qu’à force de lutter pour obtenir quelquechose on se sclérose à ne pas l’avoir et on s’arrime dessus lorsque l’on parvient à l’avoir. Les Suisses nous prennent pour des charlos, les suèdois comparent notre travail à celui d’une république bananière (et je n’invente rien),... La liste pourrait être longue et ce n’est pas la faute aux 35h.

    La faute vient du fait que l’on sombre sous la paperasse, que rien n’est jamais simple, qu’il faut toujours avoir un CV d’énarque même pour être femme de ménage et que fondamentalement on ne fait PAS CONFIANCE. En France, après 4 entretiens, on recrute le profil le plus parfait, LE candidat. On ne sait toujours pas ce qu’il donne sur le terrain mais on signe le CDI et on n’y revient pas. En Angleterre, après 1 entretien, on dit au gars qu’il est sous période d’essai de 2 à 3 mois et qu’il doit faire ses preuves. A 3 mois, soit il est bon, soit pas. Mais au moins c’est clair. En France, cette période s’appelle la période d’essai du CDI : mais qui l’utilise correctement ?

    Alors ouais, allons y, faisons un CPE mais cela ne changera rien sur le fond, sur notre médiocre qualité de travail, sur nos institutions archaïque, sur notre manière de toujours tout ramener à des documents écrit et surtout cela ne changera pas le fait que dans ce pays on ne fait pas CONFIANCE aux jeunes.



  • Rage Rage 26 février 2006 00:04

    En pleine disette de crédits, voilà que le ministère de la culture finance un superbe blog stérile, lisse et naïf à souhait.

    J’ai toujours trouvé ce sujet de discussion ultra croustillant : D’une part, des producteurs ultra friqués qui pondent des produits formatés « grand public », des produits sans saveur au goût d’un « A la recherche de la nouvelle tare ». Accompagnés de quelques « talents » qui n’ont pour but que de vivre des 3 CD qu’ils ont produit durant leur existence (Marc Lavoine). Ah, leur vie est dure ! D’un autre côté, des consommateurs dotés de tous les canaux de distribution/acquisition et qui peuvent aujourd’hui avoir le luxe de télécharger sans payer. Ces « pirates » sont vraiment très méchants (rires)...

    C’est étrange, personne ne remet jamais en cause la durée des royalties et autres droits d’auteurs. Parallèlement, comme chacun sait il est difficile de vivre lorsque l’on chante où lorsque l’on produit des films, le plus souvent bidon.

    Alors on cherche un responsable. Après la cassette magnétique qui devait tuer la musique, après la VHS qui devait tuer le film, le CD gravé qui devait plomber la création, voici le téléchargement illimité qui doit tuer les majors. Jusque là, elles s’en sortent plutôt bien non ? Elles vous en remercient du reste.

    Ce que j’appelle une adaptation de la demande du marché se traduit pour ces quelques producteurs effarouchés par une injustice du système. Ceux-là même qui crient à l’Etat « voleur » sont les premiers à aller pleurer dans ses pompes parce que la règle du jeu à changer avec Internet.

    Il est aisé de vouloir le libéralisme, alors que ces majors de la production « standardisée », de la chanson vide de sens, du clip remixé à la 18ème sauce, du contenu sans innovation assume l’évolution du marché : Internet permet aux consommateurs d’acquérir une chose qu’ils n’auraient pas forcément payé, ou bien qu’ils auraient payé sans apprécier (l’effet film de merde au ciné).

    Et en plus on les a aidé à cela : A quoi vous croyez qu’une connexion 8 méga sert si ce n’est pour download des films ? A quoi croyez vous que des DVD vierges, des HD de 200GO servent si ce n’est pour stocker films et musiques ? Le bonheur des providers feraient-ils le malheur des majors du disques ?

    Pour le moment tout ce beau monde se porte bien, je n’ai pas encore vu des Florent Pagny faire le trottoir ou même Reservoir Prod mettre la clé sous la porte malgré des contenus exécrables.

    Alors, monsieur le ministre, avant de chercher à pondre une taxe sur le contenu, essayez d’être cohérent avec votre propre camp : vous voulez le « libéralisme » ? Et bien acceptez le comme tel avec des innovations tel que l’Internet, nouveau canal de diffusion, et nouveau braquet à engager par des « majors » qui se sont trop longtemps gargarisées sur le dos de tous (créateurs comme consommateurs). Si elles doivent crever, qu’elles crèvent, au moins peut-être cela laissera t’il de la place à de la VRAI CREATION.

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