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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 25 février 2006 23:46

    La vision proposée dans ce commentaire n’est que parcellaire. Je ne suis pas certain que les exactions multiples et dévastatrices commises chaque jour depuis plus de 2 ans en Irak se résument à un affrontement religieux par civils interposés. Les haines, désespoirs, rages et colères exacerbées dans ce territoire dévasté ne seront pas si aisément contrôlable, et surement pas après un simulacre de vote et de « démocratisation à l’américaine (plaçage de pions) ».

    La situation en Irak est la cristallisation de plus d’un demi siècle de terreur. Chacun a une revanche à prendre. Et ce n’est surement pas en pillant les ressources pétrolières du pays via Halliburton and co que l’on apaisera les tensions. Si les imams ont un poids certains, il semble un peu court de dire que les réactions « terroristes » ou de resistances (selon point de vu) ne sont que des actes entre sunnites et chiites/kurdes...

    Pendant que la guerre civile fait rage, cela permet tranquillement aux majors du pétrole de récupérer ce qu’elles sont venues chercher manu militari.



  • Rage Rage 18 janvier 2006 09:35

    Je partage les précédents avis de Sylvio, Christophe et Sylvain.

    Et pourtant nous ne sommes PAS fonctionnaires !

    La bataille rangée publique-privée orchestrée savamment par les politicients est une habile diversion pour laisser les gens se battre sur des « dogmes » pendant que les politiques/hauts fonctionnaires cadres/membres des AG et autres banquiers/assureurs se divisent le magot.

    Il faut être réaliste : l’année 2004 a été pour la 1ère fois de l’histoire, une année de croissance qui n’a pas créé d’emploi NI augmenté le pouvoir d’achat. Cela s’appelle concentrer les richesses. Il suffit de voir fleurir les 4x4 et suivre l’envolée des prix de l’immobilier pour comprendre que la croissance est avant tout profitable à une minorité bénéficiant des plus-value immobilières et des largesses de l’Etat au sujet des abattements fiscaux.

    Bref, c’est une sorte d’oligarchie qui est actuellement en place, avec une minorité (10-15%) qui concentre, et une majorité (le reste) qui travaille ou se fait assister pour 10 à 15 000 €/an, soit beaucoup trop peu pour consommer et vivre.

    Pour conclure, je pense que ma génération (1980) sera sans doute la première à vivre moins bien que la précédente (à moins que ça ne soit déjà le cas pour ceux des années 70) puisque l’immobilier est innabordable, les salaires trop bas, le chômage trop élevé et donc les évolutions de salaires trop molles.



  • Rage Rage 17 janvier 2006 11:18

    Pour reprendre ce que dit Christophe, avec qui je suis parfaitement d’accord, je dirais à M.Lambert (qui disons le en passant a le mérite de s’exprimer ici) qu’il propose un modèle qui ne correspond plus aux attentes de ce siècle.

    L’éternelle confrontation public-privée, elle existe pour des énarques formés à la politique industrielle, aux fleurons Français et autres dogmes d’imbécilité qui nous amènent là où nous sommes.

    Aujourd’hui, vos propositions ne sont plus adaptées. D’ailleurs, il va bien qu’en France il soit impossible pour le peuple de se présenter à une élection sans passer le filtrage des partis/copinages, sinon vous n’auriez plus votre place (et vous le savez).

    Votre vision ne correspond pas à la réalité, elle est trop parcellaire, trop orientée sur « La faut à » et surtout « la faute aux fonctionaires ». Devrais-je signaler que vous avez été leur chef, et que, par conséquent, vous avez eu les moyens de changer les choses. Mais vous n’avez pas eu le courage de tapper où il fallait, par exemple sur les multiples commissions diverses et variées, Parisiennes évidemment, dont personne ne lit les rapports et donc on rémunère les membres grassement.

    Comme je le disais avant, la question n’est pas toujours de grapiller des centimes d’euros sur les catégories B ou C, sur les jeunes ou les smicards. Il serait bien plus utiles de chercher à redresser les dépenses en tappant là où cela coûte très cher : mais pour cela, il faut se mettre des gens d’influence à dos, ceux qui peuvent se rebeller, tandis que la masse divisée, elle, ne dira rien.

    Vos stratégies personnelles politiciennes plombent le pays (surtout au niveau de l’Etat), il faut l’admettre. Faîtes des économies, mais faîtes les là où il faudrait. Arrêtez par exemple de multiplier les contrats « aidés » et les primes « patronales » sans suivis. Arrêtez les « buffets garnis » offerts à chaque diplomate et autres hauts fonctionnaires. Regardez le coût des ministères, la LOLF vous le permettra. Réformez les rectorats où croupissent des administratifs sourds à toutes réformes. Incitez les positions de cadres à assumer leurs responsabilités parce qu’ils sont payés pour cela.

    Bref, cessez de nous renvoyer l’image de ce que vous n’arrivez à pas à modifier par manque de courage évident.



  • Rage Rage 16 janvier 2006 18:53

    Je développerai sur un autre thème :

    On parle de ne pas céder sur les points d’indice pour une question de milliard en masse salariale, soyons clairs.

    Mais par rapport à l’insulte faîte aujourd’hui à toute la jeunesse (que j’appelle à se manifester vivement du reste), comment comptez vous les milliards de ristourne faîtes aux entreprises, non pas pour des raisons viables, mais par des allègements indécents de cotisations pour employer des « working poors » ?

    Allons, soyons sérieux, vous n’avez jamais mis le doigt sur les vrais problèmes, sur la démultiplication des structures publiques, sur les plans à foisons, sur le train de vie de l’Etat et ce type de questions qui brassent des dizaines de milliards alors que vous focalisez sur des centaines de millions. Vous ne visez pas la bonne échelle, et aujourd’hui vos collègues viennent de détruire la cohésion sociale.

    La cocotte minute est prête, je crois que vous ne l’avez pas encore compris. (et dîtes vous bien que je suis un modéré, diplômé et que je gagne un bon salaire compte tenu des vents du moment...). Imaginez ceux à qui vous n’avez jamais pensé et qui ont mis le feu il y a peu aux cités...



  • Rage Rage 16 janvier 2006 11:35

    Bonjour M.Lambert,

    Une nouvelle fois je me permets d’intervenir pour contrebalancer votre vision parcellaire, simpliste, et surtout peu viable de la fonction publique (FP).

    Je ne suis pas un fervent défenseur des hausses de salaires, cependant il est difficile de toujours rester sur une position défensive et régressiste. La hausse des salaires de la FP correspond à peine à l’inflation, et même moins que cela, ce qui signifie que le pouvoir d’achat des fonctionnaires s’érode chaque année.

    Mais en rester là serait simpliste et erroné. D’une part la vrai question qui se pose n’est pas se savoir COMBIEN l’on paie les fonctionnaires, mais QUI l’on paie, pour QUELLES tâches et COMMENT.

    Je m’explique : On parle fréquemment de réduire les effectifs dans la FP. C’est une réalité, faut-il encore tapper au bon endroit. Ceux qui coûtent le plus cher à l’Etat et aux collectivité, ce ne sont pas les catégories B ou C qui sont en pléthore, mais surtout ces quelques hauts fonctionnaires qui pullulent à Paris et dans les directions régionales (cf 9 énarques pour 1 rameur). Ce sont également ces dignitaires tels que les ambassadeurs payés 10 000€/mois entourés de 40 personnes pour être au consulat du Vanuatu ou de Nouvelle-Guinée.

    La question, une nouvelle fois avec vous, n’est pas de réduire forcément les dépenses (et donc réduire les hausses de salaire) mais de MIEUX GERER la répartition des salaires de la FP en coupant les postes qui coûtent le plus et ne rapportent rien, comme ceux de cette multitude de cadres qui ne font que produire du « document ». Et je parle en connaissance de cause, je travaille avec ce type de personnes, et croyez moi, on ferait plus d’économie à arrêter de produire 45 plans de planification superposés le tout piloté par 250 cadres A plutôt que de limiter la hausse liée à l’inflation des salaires.

    Par ailleurs, pour ce qui est de la mobilité des personnels, il faudrait arrêter de prendre les gens pour des « cons ». La mobilité n’arrange pas tout le monde et elle coûte très cher. D’une part parce qu’il faut en permanence mobiliser du temps pour les recrutements/départs, mais en plus parce que cela s’accompagne de dispositions connexes onéreuses pour la FP comme pour les personnels. Le mythe de la mobilité serait fortement atteind si l’on disait les excès des ministères à ce sujet, comme la prise en compte systématique, et en 1ère classe, de tous les déplacements multiples et variés.

    Je préfère que l’on économise 100€ sur des billets de trains et que les agents gagnent 10€ de plus par mois (0.5% sur le salaire on ne doit pas en être loin).

    De plus, pour démontrer à nouveau votre erreur d’argumentaire, et je dirais même pour démontrer que votre analyse n’est que parcellaire et finallement érronée, je dirais qu’avant de demander le gel de tout mouvement, il serait intéressant de réfléchir aux méthodes de recrutement (cf concours moyen ageux de la fonction publique d’état) et surtout à l’efficacité des politiques publiques.

    Il est aisé de se défosser sur le personnel, mais est-ce que les « élus » et autres hauts fonctionnaires ne sont pas ceux qui coûtent le plus cher du fait de leur nombre (millefeuille administratif français) et de leur impossibilité de « descendre » du fait de barêmes systématiques et peu encourageants pour évaluer l’efficacité au travail.

    Oui monsieur, c’est de structure fondamentale qu’il faut changer. Jouer sur les salaires n’est qu’une babiolerie qui démontre une nouvelle fois votre incapacité profonde à réformer l’Etat et donc la FP.

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