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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 8 avril 2008 11:18

    Et merde, j’ai été demasqué !

    Je vais faire repentance et de suite emmener mes momes à MacDo, acheter une télé, un 4 x 4, un GPS, un ipod, un PDA, et pour cela, je vais me précipiter au shopping center a midi ...

    Je laissse ausi tomber le velo et la réparation des appareils tombés en panne, tant pis pour mon lave vaisselle de 10ans et ma machine à laver de 15 ans...

    Et puis faut que j’arrête de chanter antisocial de "Trust", je pourrais rechuter...

     



  • Ronny Ronny 3 avril 2008 12:20

     

    Article intéressant mais qui gagnerait à être plus lisible... Assez d’accord sur l’aspect des publications grand public. En revanche, certaines des idées mises en avant ailleurs dans ce papier sont très discutables. Quelque exemples :

    "Les espèces sont le fruit d’un long processus de transformation. C’est ce qu’on appelle l’Evolutionnisme..." C’est plutôt ce que l’on appelle l’évolution.

    "Elle dit que les causes de la transformation des espèces se comprennent comme une lutte du vivant dans un environnement drastique qui ne laisse subsister que les espèces ayant déjoué les écueils de la sélection naturelle et donc triomphé de cette lutte pour l’existence." Vous avez une vision très "guerrière" de l’évolution, et des pressions environnementales. Celles-ci sont certes réelles, et fortes effectivement dans certains cas, en particulier lors des crises d’extinction. Le reste de l’évolution se ferait par petites touches, au travers de phénomènes d’adaptation, souvent très lents, conduisant à la spéciation. 

    "La théorie de Darwin est donc composée de ces deux volets dont la visée heuristique (guide théorique pour simplifier) est sans contestation". Le terme heuristique a beaucoup de significations, et cette phrase obscure aurait gagné à être explicitée. Voulez vous dire que les "règles " de l’évolution proposées par Darwin avaient une vocation théorique évidente ?

    "Mais rien ne laisse supposer que tout ait été élucidé et que la lutte pour la survie puisse nommer la cause efficiente et que la sélection naturelle représente une cause à la foi matérielle et finale." Vous ne trouverez pas un spécialiste de l’évolution sérieux qui vous dira que tout a été élucidé. Quant à la lutte pour la survie, ou plutôt pour une meilleure vie via "l’adaptation", sa contribution reste majeure. Enfin, aucun scientifique sérieux ne parlera de cause finale en regard des processu de sélection naturelle. En ce faisant, vous quittez d’une certaine façon le domaine de la science, dont les visées sont de répondre à la question du "comment" pour entrer dans le domaine de la spéculation, voire du "mystique" autour de la question du "pourquoi". 

    En relation avec ce qui précède, et sur le livre de Behe, celui - ci est très controversé. J’avoue ne pas me reconnaitre du tout dans certaines de ses affirmations. La complexité irréductible qu’il défend (théorie qui dit que certains systèmes biologiques sont beaucoup trop compliqués pour résulter de processus de sélection / adaptation / évolution ) ne repose sur aucun argument expérimental factuel ! On peut démontrer sur des systèmes plus simples que le système immunitaire certes, que chaque étape évolutive ayant conduit à l’apparition de ce système a pu apporter un avantage sélectif, ou - et c’est une des erreurs de Behe - ne pas constituer un desavantage sélectif. On aborde là le concept de mutation neutre, donc non contre seléctionnée par l’environnement, et génératrice de diversité. En fait, ce que fait Behe, c’est de montrer du doigt certaines des lacunes de l’évolution (et il y en a !), donc certains domaines où l’on ne peut prouver sa validité, pour suggérer en conséquence que l’ensemble cette théorie est infondée. Cela ne tient pas la route !



  • Ronny Ronny 27 mars 2008 22:13

    @ commentateur au dessus

    Je suis cheminot à la SNCF et je ne peux que dénoncer ce tissu de conneries.

    Je ne suis pas cheminot mais je connais très bien ce monde là pour différentes raisons que je ne souhaite pas exposer ici.

     

    Premièrement, lors de la libéralisation du rail au R-U, le réseau était DEJA pourri.

    Il était en assez mauvais état, mais pas complètemetn pourri.

     

    Les entreprises privées n’ont rien fait pour l’améliorer, certe, mais c’est un réseau mal entretenu par le public qui a été exploité.

    Non seulement les entreprises privées n’ont rien fait pour améliorer la situation mais elle l’ont dégradée par des refus d’investissements importants en dépit de sprofits qu’elles ont dégagés.

     

    Il y a eu des accidents mortels cependant, sur la même période, le pays qui a eu le plus de morts dans les trains est l’Allemagne. La seule différence, c’est que lorsque l’accident se passe au R-U, tout le monde dit que c’est la faute du privé, et que lorsque l’accident se passe en Allemagne, personne ne dit que c’est la faute du public.

    Vous oubliez astucieusement de dire que depuis 93, le royaume uni a enregistré 100 déces environ en 14 accidents de trains (!) alors que l’Allemagne a eu a déplorer 100 mort mais sur le seul accident d’Eschede. C’est donc malheureusement un examen superficile des faits.

     

    Deuxièmement, la SNCF n’est absolument pas en cours de privatisation. 

    Il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre et pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

     

    Troisièmement, RFF ne va pas doubler les tarifs des péages, pour autant que je le sache.

    Vous etes donc mal informé. On en parle dans le milieu depuis 3 mois, et vous lirez sans nul doute avec intérêt ce qu’écrit le dangereux journal de gauchos qu’est "le figaro". Voir :

    http://www.lefigaro.fr/conso/2008/03/24/05007-20080324ARTFIG00228-la-sncf-pourrait-augmenterles-tarifs-du-tgv.php

     



  • Ronny Ronny 27 mars 2008 12:47

    Intéressant papier illustrant bien le problème posé par le libéralisme économique qui veut que les services publics disparaissent au profit, c’est le mot qui convient, d’entreprises privées. Nous sommes là dans l’application à l’échelon local des directives type accord général sur le commerce et les services, l’AGCS.

    Avant de voir rapidement quels sont les problèmes, disons qu’ils sont liés à deux visions "d’organisation sociale" qui reposent sur deux croyances, toutes deux erronées :

    - la concurrence et le marché constituent les modes de régulation optimum des activités économiques

    - le service rendu par le privé est moins coûteux que le service rendu par le public

    Malheureusement, la concurrence est globalement de l’ordre du mythe et du voeu pieu puisque toute la logique du système capitaliste vise à faire qu’une entreprise fonctionnant dans un secteur donné élimine ses concurrents. Il faudrait, de plus, que les consommateurs aient les moyens de faire agir la concurrence, ce qui est tout à fait impossible dans de nombreux secteurs où les entreprises s’entendent pour cela. On prendra deux exemples : la grande distribution, ou les entreprises se sont réparties le marché par zone géographique, ou la téléphonie mobile, avec des ententes massives sur les tarifs qui ont conduit à des amendes records, mais bien loin des profits engrangés sur le dos des clients ! Dans ce dernier cas, emblématique, je mets au défit quiconque de pouvoir comparer de façon probante els offres tarifaires…

    Quant aux services rendus par le public et le privé, on prendra deux exemples, le premier est celui de la libéralisation du rail au Royaume Uni. En quelques années, les tarifs ont explosé, les conditions de sécurité se sont dégradées et les investissements productifs se sont taris, détournés par un actionnariat exigeant des taux de rentabilité à deux chiffres. Aujourd’hui, un trajet en TGV en France est environ 3 fois moins cher que ce qu’il coûterait au tarif britannique. Ne rigolons pas, la privatisation rampante de la SNCF conduira au même phénomène, chaque entreprise issue de la casse de l’opérateur nationale ne jurant que par ses propres bénéfices. RFF, le propriétaire du réseau ferré, vise d’ores et déjà le doublement de ses tarifs de location de rails à terme. On imagine l’impact sur le coût du billet.

    Autre exemple la libéralisation de l’énergie : dans tous les pays où celle-ci a eu lieu, il n’existe aucun exemple où elle aurait conduit à une baisse des coûts et une amélioration du service. On peut considérer avec des spécialistes de la question qu’il s’agit d’une aberration économique. Mais qu’importe ! On touche là d’ailleurs toute la limite de la logique néolibérale avec les conflits qui opposent et opposeront de plus en plus l’intérêt commun et les intérêts privés. Plus généralement on assiste à une privatisation des bénéfices et à une mutualisation des risques, entendez que les investissements productifs ont été réalisés par la puissance publique, ou que les pertes seront épongées par elle, sans partage des bénéfices.

    Cette notion de bénéfice est également critique : elle fait partie de la logique libérale économique, mais ne devrait pourtant pas s’appliquer au service public. Des valeurs ajoutées propres à ce service sont en effet non comptabilisables, par exemple en terme d’aménagement du territoire ou de solidarité nationale. Comme elles ne sont pas comptabilisables, elles ne rentrent pas dans un bilan tel que celui de la cour des comptes. Or ces valeurs sont essentielles à la société. Un autre coût caché de la libéralisation est le dumping social systématique qu’elle entraîne. Le système tire obligatoirement les revenus des salariés et leurs conditions de travail vers le bas, puisque le travail coûtera toujours trop cher devant un actionnariat obnubilé par la rentabilité de son placement. Là aussi, le coût social de ce dumping (licenciement, RMIste en nombre, Apartheid social, etc.) est peu évoqué et il est collectivisé alors que les bénéfices sont privatisés.

    Ce qu’il va advenir de la poste n’est qu’un avant goût de la société neo-libérale à laquelle adhèrent nombre de politiques conservateurs, centristes, voire « socio-démocrates ». Cette société n’est pas pourtant pas dans l’intérêt des peuples.

     



  • Ronny Ronny 20 mars 2008 12:01

    Le papier est intéressant, mais peut être plus en raison de la nature du sujet abordé que des donnés présentées, à l’exception du parallèle que l’auteur établit entre le statut de l’avortement et celui de l’euthanasie. Ce dernier point reste d’ailleurs - à mon avis - contestable. Dans un scénario d’euthanasie, il s’agit de la mort d’un individu vivant, alors que dans le cas d’un avortement, il s’agit de l’arrêt du développement d’une "entité biologique" dont il est difficile de déterminer si elle est vivante ou non. Ennoncé de la sorte, ce point peut en choquer certains. Je maintiens néanmoins qu’au stade embryonnaire où sont pratiqués les avortements, il ne concernent que des entités incapables de vivre hors de la matrice maternelle.

    Au delà, un des problèmes posés par l’euthnasie et l’avortement est celui de la loi en général, avec deux points pricipaux :

    - l’opposition irréductible entre "intérêt" privé et "intérêt" public (dans le cas considérés comprenez le mot intérêt comme le mot de volonté) ;

    - la nécessité pour toute société d’encadrer des partiques potentiellement délétères pour les plus faibles de ses membres.

    Je ne crois pas qu’il existe de solution évidente à ce problème, et nous nous trouvons là, à mon avis très loin des opinions à l’emporte-pièce ou des questions évoquées pas l’auteur lorsqu’il écrit "la France reste, malgré sa réputation avant-gardiste gagnée par 1789 et ses Lumières, un pays en retard sur des questions pourtant évidentes", "invoquer une France qui ne s’est pas encore débarrassée de l’ordre moral des années 1960" , etc.

    Enfin, le neud du problème à mon avis se situe dans l’opposition qui existe dans ce dosrier entre l’éthique et le juridique. je suis assez daccord avec ce que dit Denis Muller dans un article de 2003 de contrepoints philosophiques : "la radicalité éthique fait imploser la logique juridique. C’est à se demander, en fin de compte, s’il ne faudra pas renoncer à toute légalisation et à toute dépénalisation par la voie du droit. Ne pas légiférer, ni dans un sens permissif, ni dans un sens restrictif, ne serait-ce pas admettre que la permission morale de la transgression [note : entendez euthanasie] n’est susceptible d’aucune prévision juridique, mais qu’elle doit peser à tout jamais et dans chaque situation sur la fragilité d’une conscience confronté à l’indécidable ?"

     

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