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  • Premier article le 24/05/2010
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Derniers commentaires



  • SEPH SEPH 16 mai 2021 11:37

    @titi

    De plus au sujet du nettoyage ethique :

    dans son ouvrage courageux « Le Nettoyage ethnique de la Palestine », l’historien israélien, Ilan Pappé, professeur à l’Université de Haïfa, que les sionistes considèrent comme un « juif honteux », démolit le mythe selon lequel les Arabes auraient attaqué Israël au moment de sa fondation.

    En fait, le nettoyage ethnique de la population palestinienne (massacres, terreur et expulsions forcées à grande échelle) était prévu dès la première heure. Le nettoyage ethnique commença - de manière un peu désorganisée - dès les premiers jours de décembre 1947, quelques jours à peine après le vote de l’ONU et trois mois avant l’adoption du plan Daleth.

    Quant aux méthodes utilisées par les sionistes à cette époque, Ilan Pappé montre qu’elles étaient déjà ce qu’elles sont aujourd’hui : cynisme et chutzpah, mensonges permanents, (...) crimes de guerre et crimes contre l’humanité.(...) Dès le départ, l’armée « la plus morale de tous les temps », s’est distinguée par sa brutalité, son sadisme et sa cupidité : pillages, destructions systématiques, viols, exactions en tous genres, assassinats ». » (1)

    La Nekba n’est pas tombée du ciel, elle a été minutieusement préparée. Dès juin 1938, Ben Gourion déclare devant l’Exécutif de l’Agence juive : «  Je suis pour le transfert forcé [l’expulsion des Arabes palestiniens]. Je ne vois rien là d’immoral.  »

    Dix ans plus tard, le 24 mai 1948, il écrit dans son Journal : « Nous allons créer un Etat chrétien au Liban, dont la frontière sud sera le Litani. Nous allons briser la Transjordanie, bombarder Amman et détruire son armée, et alors la Syrie tombera. Après quoi, si l’Egypte veut continuer à se battre, nous bombarderons Port Saïd, Alexandrie et Le Caire. Ce sera notre vengeance pour ce que les Egyptiens, les Araméens et les Assyriens ont fait à nos aïeux à l’époque biblique.

    Indépendamment du fait que la prétendue oppression des juifs par les Egyptiens, les Araméens et les Assyriens est dénuée de tout fondement historique, et que les ancêtres du « père » de l’Etat juif étaient très probablement des Khazars sans le moindre lien avec la Palestine. » (1)

     

    1. Ilan Pappé : Le nettoyage ethnique de la Palestine Arthème Fayard 2008



  • SEPH SEPH 16 mai 2021 10:15

    @titi
    Je reconnais mes erreurs, il s’est glissé un zéro de trop. Il faut donc lire 632000.

    Cependant l’ONU enregistre, en 2019, 3,2 millions de réfugiés palestiniens hors de Gaza et de la Cisjordanie, sans compter les émigrés dans le Golfe, en Europe ou en Amérique.

    (https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/match-israel-palestine)

    La plus part des historiens considèrent qui il a eu un nettoyage ethnique des palestiniens en Palestine.
    En effet, pour les historiens palestiniens et arabes, il s’agit bel et bien — ils l’ont toujours affirmé — d’une expulsion. L’immense majorité des réfugiés (évalués entre 700 000 et 900 000) ont été, expliquaient-ils, contraints au départ au cours des affrontements israélo-palestiniens, puis de la guerre israélo-arabe, dans le cadre d’un plan politico-militaire d’expulsion jalonné de nombreux massacres. C’est notamment la thèse défendue, dès 1961, par Walid Khalidi, dans son essai intitulé «  Plan Dalet : Master Plan for the Conquest of Palestine  » (2), et plus récemment par Elias Sanbar, dans Palestine 1948. L’expulsion (3).

    L’extermination des palestiniens est rampante. Ainsi,

    Entre 2000 et 2017, Israël a assassiné 3000 enfants palestiniens

    (2In Middle East Forum, novembre 1961, republié avec un nouveau commentaire par le Journal of Palestine Studies, Beyrouth, vol. XVIII, no 69, 1988.

    (3Elias Sanbar, dans Palestine 1948. L’expulsion, Les livres de la Revue d’études palestiniennes, Paris, 1984.



  • SEPH SEPH 16 mai 2021 10:12
    Le nettoyage ethnique de la Palestine : des opérations ponctuées d’atrocités

     analyse de Benny Morris  :   historien israélien, professeur dans le département d’études du Moyen-Orient à l’université Ben Gourion du Néguev à Beer-Sheva.  :

    Dans 1948 and After, Benny Morris analyse plus en détail, s’agissant de la première phase de l’exode, une pièce qu’il juge pour l’essentiel fiable : le rapport rédigé par les services de renseignement de l’armée israélienne et daté du 30 juin 1948. Intitulé «  L’émigration des Arabes de Palestine dans la période 1/12/1947 — 1/6/1948  », ce document estime à 391 000 le nombre de Palestiniens ayant déjà quitté le territoire alors aux mains d’Israël et évalue l’influence des différents facteurs expliquant leur départ : «  Au moins 55 % du total de l’exode ont été causés par nos opérations  », écrivent les experts, qui ajoutent à ce pourcentage les opérations des dissidents de l’Irgoun et du Lehi «  qui ont directement causé environ 15 % de l’émigration  ». Avec 2 % attribués aux ordres d’expulsion explicites donnés par les soldats juifs et 1 % à leur guerre psychologique, on arrive donc à 73 % de départs directement provoqués par les Israéliens. De surcroît, dans 22 % des cas, le rapport met en cause les «  peurs  » et la «  crise de confiance  » de la population palestinienne. Quant aux appels arabes à la fuite, ils n’entrent en ligne de compte que dans 5 % des cas...

    Bref, ce rapport, comme le résume Benny Morris lui-même, «  sape l’explication israélienne traditionnelle d’une fuite en masse sur l’ordre ou à l’invitation de la direction arabe  ». Pour autant, souligne l’historien, «  il ne conforte pas non plus l’explication arabe traditionnelle de l’exode — à savoir que les Juifs, d’une manière préméditée, centralisée et systématique, auraient mené une campagne visant à l’expulsion complète de la population palestinienne autochtone  ». Toutefois, reconnaît Benny Morris, pour la seconde périodequ’il évalue également entre 300 000 et 400 000 personnes -, «  c’est une autre histoire  ». Emblématique de cette étape apparaît l’expulsion des Arabes de Lydda (l’actuelle Lod) et de Ramleh, le 12 juillet 1948, dans le cadre de l’opération «  Dani  » : une escarmouche avec des blindés transjordaniens sert de prétexte à une violente répression (250 morts, dont des prisonniers désarmés), suivie de l’évacuation forcée, accompagnée d’exécutions sommaires et de pillages, de quelque 70 000 civils palestiniens — près de 10 % de l’exode total de 1947- 1949  ! Des scénarios similaires seront mis en œuvre — montre Benny Morris — en Galilée centrale, dans le nord du Néguev et en Galilée du Nord, sans oublier l’expulsion, postérieure à la guerre, des Palestiniens d’Al Majdal (Ashkelon). Autant d’opérations souvent ponctuées — sauf la dernière — d’atrocités, dont Aharon Zisling, chargé de l’agriculture, dira au conseil des ministres du 17 novembre 1948 : «  Je n’ai pu dormir de la nuit. Ce qui est en cours blesse mon âme, celle de ma famille et celle de nous tous (...). Maintenant, les juifs aussi se conduisent comme des nazis, et mon être entier en est ébranlé  (10) .  »


    (10Tom Segev, op. cit., p. 26.




  • SEPH SEPH 15 mai 2021 22:57

    @titi
    Vous écrivez : «  Qu’il y a des arabes israélien, ce qui prouve que votre histoire de nettoyage ethnique c’est quand même du vent  ».

    Oui, il y a bien des arabes israéliens, mais ils se sont révoltés contre les expulsions scandaleuses des palestiniens de leur maison pour laisser la place aux colons juifs.

    De plus, Il est a noter que les arabes israéliens

    non pas les mêmes droits que les juifs !!.  Israël est un État d’apartheid . 

    Quand au nettoyage ethnique

    qui selon vous serait du vent, voilà la réalité  :

    LE TEMPS A PASSE ET, PEU A PEU, LA RÉALITÉ S’EST DÉVOILÉE


    On sait maintenant que l’Etat d’Israël est le résultat d’une colonisation violente qui a débuté bien avant la guerre de 1940/45…. Et qu’elle n’a que très peu de lien avec la « solution finale » .

    On sait aussi, depuis l’ouverture d’une partie importante des archives israéliennes, que la création de l’Etat d’Israël a été réalisée en commettant un véritable crime contre l’humanité  : une nettoyage ethnique !

    Le plan, dit « Plan D » , élaboré par Ben Gourion et froidement exécuté par les milices sionistes visait à « désarabiser » le pays en tuant les opposants, en expulsant les populations et en rasant villes et villages.

    Il fut méticuleusement mis en œuvre dès 1947, près d’un an avant la proclamation de l’État d’Israël, le 14 mai 1948.

    Ainsi, grâce à leur puissance militaire, les forces juives ont conquis 78% de la Palestine en 1948 et ont dépeuplé 675 villes et villages, laissant seulement 15% des citoyens palestiniens sous domination des forces juives. Cette zone de Palestine a été appelée Israël. La population expulsée représente 6.320.000 habitants (2008) qui sont des réfugiés depuis 1948.

    L’objectif de créer un Israël ethniquement « pur » n’a pas vraiment été atteint puisque « seulement » 750 000 à 800.000 palestiniens furent expulsés, quelques milliers de civils exécutés et 531 villages rasés.

    Et qu’il reste encore des Palestiniens sur cette terre.

    Il a fallu de nombreuses années pour que, peu à peu, les détails de cette ignominie soient accessibles au public ! [2]

    Même les historiens sionistes reconnaissent aujourd’hui l’existence de ce plan… En minimisant son importance et les conséquences de son contenu, évidemment.


    [2] « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine » de Ilan Pappe (Fayard, 2006)



  • SEPH SEPH 15 mai 2021 17:41

    LES FAITS HISTORIQUES QUI DÉRANGENT 

     

    On sait maintenant que le slogan « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » n’était qu’une tromperie sordide ! Loin d’être un désert, il y avait là-bas des centaines de villes et villages, des cultures prospères, des jardins, des êtres humains de religions diverses.

    Lorsque les forces britanniques d’Allenby sont entrées en Palestine en 1917 pour libérer sa population du joug de la domination ottomane, les Juifs en Palestine étaient une petite communauté ne dépassant pas les 56.000 âmes.

    En 1944 , un peuple de plus d’un million d’humains vivait sur cette terre et la cultivait ![1]

    Selon les archives du Mandat Britannique qui va de 1920 à 1948, les Juifs possédaient à la fin du mandat 1.490.000 dunams (dunam = 1000 mètres carrés) des terres de Palestine. Cela représente 5,5% de la Palestine, ou 7% de la superficie d’Israël (20.250.000 D.). 

    Donc 93% de la surface d’Israël sont des terres palestiniennes où les Palestiniens vivaient depuis des siècles. Ils détenaient la terre selon la loi islamique, sous diverses classifications de propriété, mais elles étaient toutes prévues pour le bien du peuple

    Ainsi, sous le Mandat Britannique, les Juifs grâce à l’immigration, ont réussi, à la fin du Mandat en 1948, à accroître leur nombre à environ 600.000 personnes (soit 30% de la population totale).

    [1] 752 048 personnes selon un recensement anglais de 1922 et de plus d’un million en 1944 selon le « Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs »

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