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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Surya Surya 10 octobre 2012 13:17

    "Mademoiselle, Fräulein, Miss, sont des mots à connotation positive, agréable. Les supprimer n’est qu’une exacerbation de l’idéologie anti-discrimination.« 

    La connotation est positive parce que Mademoiselle, Miss, etc... renvoient inconsciemment à une femme jeune (et donc supposée séduisante). En revanche, appeler une veille femme »mademoiselle« est jugé ridicule, parce qu’on suppose qu’elle ne s’est jamais mariée ou qu’elle refuse l’idée de vieillir et insiste pour être toujours appelée par ce terme, et une jeune femme non mariée que l’on appellerait spontanément »madame« se poserait peut être avec inquiétude des questions sur l’âge qu’elle parait avoir.

    Si vous appelez une femme de 35 ans »mademoiselle« dans le but de lui montrer que vous trouvez qu’elle fait toujours jeune et qu’elle reste à vos yeux séduisante, c’est pas très sympa pour l’autre d’à côté qui parait son âge ou fait plus vieille  smiley

    Bref, ça crée des situations compliquées que vous, les hommes, n’avez pas à subir. Ca peut même créer des embroglios, alors ce serait plus simple de trouver autre chose.

    -----------------

    Par contre je suis tout à fait d’accord que la parité, si elle est purement idéologique, est déplacée. Prendre 50 hommes et »donc" 50 femmes, sans se soucier de la compétence, c’est absurde. Si on ne trouve que des femmes compétentes, alors on ne prend que des femmes, pareil pour les hommes. Je caricature un peu...

    Maintenant, ce n’est pas en maintenant la fillette dans un schéma ou tout ce qui est supposé l’intéresser est : être belle et séduisante, le maquillage, les fringues et la mode (et faire les soldes...), plaire aux garçons, rendre ses copines jalouses etc etc... bref, ce n’est pas en continuant à faire croire aux filles que bon, elles ont certes un cerveau, mais ce n’est pas nécessaire qu’elles s’en servent, qu’on leur donnera confiance dans leurs capacités, qu’on fera d’elles des femmes professionnellement compétentes, que l’on embauchera au final non en raison des lois sur la parité, mais bel et bien pour leurs compétences.



  • Surya Surya 10 octobre 2012 12:15

    Il semblerait à la lecture de votre article que cette école, et les autres basées sur le même modèle, n’ait pas su éviter le piège de tomber dans l’extrême inverse.

    Pour certaines choses, je suis tout à fait d’accord avec la façon de faire suédoise : je suis la première à m’agacer quand arrivent dans nos boîtes aux lettres les catalogues de jouets pour Noël, et que j’y vois, en les feuilletant, une série de pages toutes bleues pour les garçons, remplies de jouets de guerre, de super héros, mais aussi de jeux conçus pour stimuler l’intellect (le « petit chimiste », le « petit découvreur » etc...) et une série de pages bien roses pour les filles remplis de jouets préparant la petite à devenir une bonne ménagère (le petit fer à repasser « pour faire comme maman »...) et une bonne mère de famille (le baigneur à qui il faut changer la couche sinon il pleure) et de jeux endormant, atrophiant même, l’intellect (apprend à te maquiller comme maman, sois la plus belle avec le kit machinchose, etc... ils le font exprès, ou quoi ?) et je sais très bien que cela influence l’enfant dans son comportement, que cela contribue à déterminer sa place dans la société avec d’un côté les forts, de l’autre les faibles.

    Pour le « mademoiselle », personnellement j’aimerais bien qu’on trouve autre chose. Pourquoi faire une différence entre femme mariée ou non mariée, si cette différence n’est pas faite pour les hommes ? Ok, on ne peut pas appeler une fille de douze ans « madame », mais qui appelle un garçon de douze ans ou même de seize ans « monsieur » ?

    Mais de là à vouloir gommer toute, absolument toute différence, notamment dans la langue courante qu’il faut carrément modifier pour coller au nouveau modèle, là je trouve cela exagéré.
    Si les différences existent dans la nature, il faut les assumer, sans pour autant, en effet, avantager l’un plutôt que l’autre.
    Ils confondent, je crois, la lutte légitime contre les discriminations, et le fait de refuser purement et simplement que les différences existent, qu’on le veuille ou non.

    « Les contes et fables classiques qui, le plus souvent, distinguent nettement entre garçons et filles, sont bannis de l’école, » alors là je ne suis pas d’accord. Il faut des contes classiques, et il faut aussi autre chose.

    D’accord pour que les enfants aient aussi des histoires de papa-papa ou de maman-maman, mais s’ils n’ont plus que cela, sous prétexte qu’il faut lutter contre les discriminations, alors c’est là qu’il y a un problème, car alors on ne lutte plus contre les discriminations, on abolit la diversité. On fait exactement ce qu’on reprochait à la société d’avant : on impose un modèle unique.

    Pourquoi représentent-ils une femme plombier, finalement ? S’ils étaient logiques avec eux mêmes, ils représenteraient un être asexué plombier. Un être dont on ne peut déterminer s’il est un homme ou une femme. S’il s’arrangent pour que leur langage, tel qu’employé en classe, soit totalement asexué, alors leurs images devraient l’être aussi.

    Pour moi, il s’agit d’une école expérimentale, un peu comme toutes ces écoles expérimentales qui ont fleuri dans les années 70. Il y en avait des bonnes, il y en avait des bidons, mais en tout cas toutes celles qui sont tombées dans les extrêmes (je pense notamment à Vitruve qui, par exemple, avait banni le cahier et l’écriture et, en plus, politisait à fond les gamins) en sont revenus tôt ou tard.



  • Surya Surya 9 octobre 2012 15:24

    Lorsque j’étais petite, on planquait sous les draps des lampes de poche et des livres, et lorsque nos parents avaient éteint la lumière de notre chambre, on remontait nos couvertures et on lisait jusqu’à pas d’heure. Et pourtant on avait la télé, on la regardait même pas mal, mais les programmes, c’est vrai, étaient d’une autre qualité. Il faut dire aussi que nos instits nous amenaient à la bibliothèque, qu’on nous offrait des livres à Noël et pour nos anniversaires, et surtout, je ne me souviens pas qu’on nous ait jamais forcé à lire à l’école ni même durant les premières années de collège, c’est venu plus tard, avec les explications de texte (je vois maintenant leur utilité et leur intérêt, mais à l’époque c’était trop lié à la peur des notes et des sanctions), les lectures obligatoires pour tel jour, les interrogations, les notes... Bref, tout sauf de la lecture plaisir, celle que l’on entreprend justement pour se vider la tête et se détendre, oublier les soucis du quotidien... Et le quotidien, c’est quoi, pour les collégiens et les lycéens ? Eh bien justement, les notes, les interrogations... Ce n’est pas avec la façon dont le livre leur est présenté qu’ils vont prendre goût à la lecture. Sortie du lycée ou de la fac, il m’a fallu des années pour reprendre à nouveau un livre par plaisir et envie de lire.



  • Surya Surya 7 octobre 2012 13:12

    A moins de considérer la bonne humeur et la joie de vivre comme déplacées, je ne vois pas ce qu’il y avait de niais dans les chansons des Beatles, pas même les toutes premières comme ce « Love Me Do » qui pourtant, je le reconnais, sont en effet moins artistiquement accomplies qu’un « I Am the Walrus ». Et que dire du génial « Being for the Benefit of Mr. Kite ! » C’est fin, subtil, intelligent, évocateur, c’est de la musique, mais ça va au delà de la musique. Des exemples comme celui là, il y en a beaucoup dans leur discographie.
    J’aime beaucoup le rock des Stones, mais il faut reconnaître que tout intelligents qu’ils sont, et ils le sont eux aussi, ils n’auraient pas composé ça. Les Beatles, c’était un autre monde. On évoluait alors dans une autre dimension.



  • Surya Surya 4 octobre 2012 14:14

    Bonjour Rosemar,

    Je suis estomaquée quand je lis ce que vivent les enseignants au quotidien de nos jours. Quel décalage avec l’époque où j’étais en classe (suis née en 64) ! J’ai été une rebelle qui a séché pas mal (et le mot est faible) de cours, parce que je ne supportais pas le système scolaire, mais je ne me suis permise qu’une seule fois de tenir vraiment tête à un prof, parce qu’elle m’avait punie pour un truc que je n’avais pas fait. Pour les absences non justifiées, il y avait un règlement, on l’aimait pas, bien sûr, mais on trouvait normal qu’il y en ait un. La direction de l’établissement m’a recadrée (menaces de renvoi) j’ai eu peur et j’ai arrêté mes c...
    Mais c’est vrai qu’il y avait déjà des très fortes têtes de mon temps. Je me souviens d’une fille qui faisait exprès de claquer violemment la porte de la salle parce que ça rendait la prof folle de rage. Elle a été renvoyée du lycée, ce qui nous a semblé normal.
    Tout ça semblait parfaitement normal à l’époque, personne, et aucun parent, n’aurait osé contester ou remettre en question les règlements, les punitions, la discipline, l’autorité des profs, leur compétence, même si bien sûr on préférait certains profs, et même si on piquait de temps en temps notre petite crise d’ados.
    Alors rien à voir avec ce que vivent les profs aujourd’hui !! Qu’est-ce qui s’est passé, en effet ? De quand date la cassure ?
    Je ne sais pas où les profs trouvent la force de continuer ce métier, de continuer à y croire et avoir envie de transmettre leurs savoirs. La vocation ? N’est-elle pas en réalité présente au tout début, avant de commencer la carrière, comme une sorte de rêve, d’utopie, qui ne résiste pas à la réalité ? Et surtout, pourquoi les profs continuent-ils lorsqu’ils enseignent dans des conditions insupportables ? Y a-t-il une pression psychologique sur eux pour qu’ils continuent, pour qu’ils acceptent de se sacrifier, les culpabilise-t-on s’ils évoquent un jour l’idée de changer de métier ? Certains reportages TV m’ont donné l’impression de gens que l’on jette sans aucune pitié dans l’arène et qui doivent lutter pour leur survie. J’exagère pas. J’avoue que j’ai du mal à comprendre leur motivation, parfois. Mais je les admire. Il faut une sacrée force et un très grand altruisme pour faire cela.

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