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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Surya Surya 20 septembre 2012 12:11

    "le désigner comme un deuxième père ou une deuxième mère ne correspond pas à la réalité« 

    Nico31, dire à l’enfant : »tu as deux papas« ou »tu as deux mamans« est en effet difficile, et c’est pourquoi j’ai donné cet exemple des deux femmes américaines, »mummy« et »mama« car ça m’avait choquée. Mais il faut voir que ça m’avait choquée car l’une d’elle était la mère biologique de l’enfant, et je trouvais »donc« anormal que l’autre soit aussi appelée »maman".

    Cela dit, prenons l’exemple d’un enfant adopté par une femme célibataire, ou un couple hétéro, imaginons qu’il rencontre un jour sa mère biologique, il faut bien admettre qu’il aura, d’une certaine façon, deux mamans : l’adoptive, qui s’est occupée de lui et a donc été sa maman, et la biologique, qui l’a conçu mais n’a pu le garder et l’élever, et donc « être » une maman, pour diverses raisons. Mais c’est vrai qu’il n’appellera pas la maman biologique « maman », je suppose.

    Dans le cas d’un couple homo qui adopte, je ne sais pas. Vu qu’aucun ne sera le parent biologique de l’enfant, il serait injuste que l’un ou l’une dans le couple puisse être appelé « papa » ou « maman » et pas l’autre. Là, il faudra bien admettre que l’enfant aura deux pères ou deux mères (sans parler du parent biologique, qu’il ne rencontrera peut être jamais). Je dis ça comme si c’était facile à admettre, mais ça ne l’est pas. C’est un changement énorme et très profond de notre société, de ce qui en a toujours été les fondements, et c’est difficile de s’y habituer.

    Maintenant il est tout à fait possible qu’à partir du moment où l’on explique à l’enfant quelle est sa situation, pourquoi il en est ainsi, il n’y ait pas de problème, et qu’alors les problèmes que rencontrera cet enfant ne viendront que du rejet, mépris, moqueries... voire violence... venant de l’entourage, de l’école ou autres. Il faut bien voir que ces enfants, dont on craint qu’ils ne soient perturbés, le seront sans le moindre doute si la société en général, ou leur entourage, les rejette.

    Finalement ces deux femmes américaines avaient peut être trouvé une solution, puisque le mot employé n’était pas le même pour les désigner. Cela dit je persiste à penser que cet absence total de père, délibérément voulu par elles, n’était pas une bonne solution pour l’enfant. Comme l’absence total de mère ne serait pas, à mon avis, bon pour l’enfant non plus. C’est pour ça que l’adoption par des célibataires, s’ils ne prennent pas en compte le manque que cela peut créer, me gène. Peu importe les raisons historiques pour lesquelles ce type d’adoption a été décidé, même si elles sont tout à fait louables.

    C’est ça qui me gène, bien plus que le fait que l’enfant ait deux pères ou deux mères, et qu’il faille alors trouver une solution sur les termes à employer. En plus, il vaut mieux en avoir deux que pas du tout.

    Faire passer une loi est une chose, mais que les mentalités évoluent, que ça « suive », en est une autre. C’est pas facile. J’en suis l’exemple, un des exemples. C’est pour ça que le débat est très salutaire, car il permet de poser les questions et les problèmes sur la table, de s’assoir tous autour de cette table et de trouver des solutions.



  • Surya Surya 20 septembre 2012 10:35

    Hier, je disais dans un article de Giuseppe di Bella qu’un enfant élevé sans père du tout, ou sans mère du tout, cela me posait problème. C’est toujours le cas en règle générale, dans le sens où je ne pense pas que ce soit l’idéal pour l’enfant, mais à la lecture de votre article, je revois la position exprimée hier dans le sens où je ne savais pas qu’il était possible d’adopter légalement en tant que célibataire, et donc que la société admettait légalement, dans certains cas, qu’un enfant n’ait : - soit pas de père du tout, - soit pas de mère du tout.

    Au vu de cela, il n’y a donc pas de raison qu’un couple homosexuel soit privé d’adoption, puisque là aussi il y a possibilité que cet enfant n’ait : - soit pas de père du tout, - soit pas de mère du tout. Et ce serait alors une belle hypocrisie de refuser l’adoption aux couples homosexuels.

    Ceci dit, comme je continue de penser, vieux jeu que je suis, qu’il est meilleur pour un enfant d’avoir un père et une mère, vu que, ne serait ce que pour cela, il lui a bien fallu un homme et une femme pour être fabriqué, je pense que les couples homos adoptant à l’avenir un enfant devraient s’organiser pour que cet enfant puisse avoir un père ou une mère, selon le couple, c’est à dire une personne jouant ce rôle et palliant le possible (je dis bien « possible » car je ne suis pas psy) manque.

    Je me souviens d’un reportage à la télé où deux femmes américaines élevaient totalement seules la petite fille de l’une d’elle, conçue par insémination artificielle. L’une d’elle se faisait appeler « mummy », l’autre « mama ». L’enfant n’avait pas de papa, les deux femmes refusant l’idée qu’un homme se « mêle » de leur vie. Je me suis même demandée si la petite savait qui était sa mère biologique. Et là j’ai trouvé qu’il y avait exagération.

    L’idée qu’une personne célibataire, homo ou pas on s’en fiche, adopte par manque d’enfant, sans se soucier de lui offrir le père ou la mère manquant, me gêne aussi. Visiblement ça ne gène personne, qu’un célibataire hétéro adopte, ça ne gène que s’il s’agit des homos.

    Donc à l’arrivée, ça n’a aucune importance que la personne soit homo ou pas, c’est pas le problème. Ce qui importe, à mon avis, c’est qu’un enfant soit dans une cellule familiale équilibrée et aimante, et c’est possible quelque soit l’orientation sexuelle du couple. Ce qui compte, c’est que l’enfant ne soit pas adopté d’une façon égoïste. Qu’on ne le prive pas d’un père, ni d’une mère, mais qu’on se débrouille pour offrir un foyer stable et équilibré à l’enfant, et qu’on n’ait pas un enfant uniquement pour se faire plaisir ou pour avoir l’impression d’être socialement intégré ou valorisé.



  • Surya Surya 19 septembre 2012 13:11

    « Deux personnes qui s’aiment n’ont besoin d’aucune loi pour être heureuses ensemble et ce depuis toujours »

    C’est bien vrai, eh bien dans ce cas, Oncle Archibald, abolissons le mariage pour tout le monde. Car après tout, si deux hétéros ont le droit de se marier, deux homos devraient aussi avoir ce même droit. Ils s’aiment aussi. Mais eux, comme par hasard, ne sont pas supposés avoir « besoin » du mariage...



  • Surya Surya 19 septembre 2012 12:59

    Bon, Guiseppe, je crois qu’on ne sera pas d’accord sur la question de savoir si oui ou non le gouvernement doit prendre en compte leurs revendications. Je ne suis pas là pour écouter les débats, peut être je pourrai trouver les différentes déclarations sur internet, mais je persiste dans l’idée que ce n’est pas parce que quelqu’un est religieux qu’il faut l’interdire de parole, et de ce droit offert à tout autre citoyen de pouvoir s’exprimer librement. Je vais jeter un pavé dans la mare, mais on ne peut pas d’un côté s’arroger le droit de faire des caricatures du prophète, au nom de la sacro sainte liberté d’expression, (genre, on fait ce qu’on veut, on est en France, et si ça vous plait pas... et tant pis si ça heurte votre sensibilité, car votre sensibilité on s’en fiche...) et de l’autre refuser le droit à d’autres personnes à bénéficier de cette même liberté d’expression. mais ce n’est pas le sujet ici.

    Dans notre sujet, mon argument est : puisque la France est une société laïque, et qu’apparemment les religieux n’ont pas, ou plus, le droit de s’exprimer, et que lorsqu’ils s’expriment, on ne tient pas compte de leur avis « au nom » de la laïcité, même lorsqu’ils s’expriment sur un sujet qui n’a rien de religieux (même s’ils citent leurs textes, évidemment, à l’appui de leurs revendications, puisqu’ils sont et resteront des religieux...) alors dans ce cas, pourquoi ne pas retirer tout de suite le droit de vote à tous les religieux, au nom de la laïcité ? Qu’est ce qu’on va aller autoriser des religieux à voter, oui, voter, et donc influencer par leurs votes l’avenir du pays, dans une société laïque ? Et pourquoi ne pas, s’ils conservent ce droit de vote, faire ensuite le tri entre les votes des religieux, et ceux des laïcs, et ne prendre en compte que le vote des laïcs ?
    Guiseppe, j’espère que vos problèmes de santé vont s’améliorer.
    Très bonne journée à vous,



  • Surya Surya 19 septembre 2012 11:20

    Rectification : vous avez dit « tous les représentants des cultes monothéistes sont unanimes sur le sujet. Ils s’immiscent dans un débat qui n’est pas le leur »

    vous n’avez pas dit que c’étaient uniquement les Juifs et les Musulmans qui s’imisçaient... Mes excuses, Giuseppe, j’avais mal lu.

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