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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
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Derniers commentaires



  • Surya Surya 30 janvier 2009 15:17

    Je ne dis pas le contraire. Je suis d’accord sur le fait que les Américains ont très gravement envenimé une situation déjà délicate, et leurs bombardements intensifs sur le Cambodge ont augmenté le nombre des partisans des KR, de même que la visite dans le maquis (il y est allé en empruntant la piste HoChiMinh si j’ai bien compris) de Norodom Sihanouk, en exil depuis le coup d’état de 1970, qui s’était rallié aux KR en lutte contre le gouvernement de Lon Nol pro Américain.
    Que le Roi (ou je sais plus s’il était Roi ou Prince à ce moment là) en personne, qui a toujours été adoré de la population paysanne, soit de leur côté a fait monter en flèche le nombre de partisans des KR. Les KR ont bien compris le parti qu’ils pouvaient tirer de sa situation et de sa visite et ne se sont pas gênés pour se servir de lui.

    Il faut aussi préciser que dans les zones que les Khmers rouges nommaient "libérées", c’est à dire passées sous leur contrôle, ils ont également enrôlé de force un grand nombre de paysans, et commis des atrocités avant même leur arrivée au pouvoir.

    Ce n’était pas vraiment le sujet de mon article, mais vous avez eu raison de vouloir préciser ce point.



  • Surya Surya 30 janvier 2009 14:57

    J’aimerais signaler deux arguments ou remarques, dont je n’ai pas parlé, et souvent mises en avant par ceux qui, à mon avis, voudraient bien minimiser un peu ce qui s’est passé au Kampuchea Democratique.

    Merci Marsupilami pour le lien "enfant soldat" vers l’article "Médiapart", car ça m’a rappelé ces deux choses, dont on parle dans cet article :

    1) Tout d’abord, l’argument selon lequel "il faut replacer les événements dans leur contexte historique". Le problème, c’est que l’on cherche très habilement et très subtilement à utiliser le contexte historique pour chercher des excuses aux KR. 
    On entend par conséquent parfois, de la part de ceux s’appuyant sur l’argument du "contexte", que le "projet" des KR était louable en soi, mais qu’ils ont commis "des erreurs". Tuer 1 million 700 000 personnes, ils appellent ça une erreur...

    Le procès doit juger les KR, ils ont donc droit légalement à être défendus (les victimes aussi...), mais je ne pense pas qu’il soit de très bon goût, d’essayer de les excuser, d’essayer de les faire passer pour de braves pères de famille qui voulaient le bien de leur peuple, et on malheureusement échoué... (ce qui me fait peur aussi, c’est ce sous entendu, qui veut que la prochaine fois qu’on essayera ailleurs, ça marchera, car nous on va bien évidemment pas faire des erreurs comme eux...)

    2) Je suis très agacée par cet espèce de débat qu’on lancé certains, presque avec le dictionnaire à la main, consistant à savoir si oui ou non il faut appeler ça un génocide, ou s’il ne vaudrait pas mieux, n’est-ce pas, trouver un terme plus juste, plus approprié au "type" de massacres qui ont eu lieu. Je ne sais pas s’ils se rendent compte de leur attitude...


    Pour finir, je pense que les utopies (puisque c’était ça dont il était supposé être question), si elles sont intéressantes à lire, portent forcément en elles les germes de la dictature. Elles sont très bien sur le papier, on peut rêver un peu, et on peut appliquer certaines de leurs idées si elles sont adaptables, mais je crois que c’est tout. Si on se lance a 150 % dedans, ça dérape forcément.

    Il y a un bouquin super sur la question des utopies, c’est celui là. L’auteur passe en revue toutes les utopies, les décrit, puis les passe à la moulinette de la réalité de leur mise en pratique (quand ce fut le cas).
     



  • Surya Surya 29 janvier 2009 14:42

    J’ai fait deux erreurs de liens dans l’article :

    le "diaporama" que j’ai oublié de lier :
    http://ka-set.info/actualites/k7-media/cambodge-khmers-rouges-journee-de-la-haine.html

    dans les notes en bas de page, le lien sur Haing Ngor : http://www.haingngorfoundation.org/



  • Surya Surya 10 janvier 2009 16:42

    Bonjour et merci pour ce commentaire,

    Vous développez deux idées vraiment intéressantes, l’idée de l’augmentation de la peur de l’autre, je n’y avais pas pensé en effet, et l’idée de l’habituation de la violence, dont je tiens également la télé en bonne partie responsable (on montre des scènes horribles, qu’on regarde bien tranquillement chez soi, et hop on passe à la météo ou au programme du film de la soirée... comment ne pas devenir de plus en plus insensible, en effet, et même de plus en plus indifférents ? Puis on retrouve tout ça mis en scène dans les jeux.
    Si l’armée américaine a sorti un jeu violent, pour ce jeu là au moins on a la réponse au "pourquoi sortir tant de jeux violents." il faut bien grossir les rangs de l’armée, ( et entretenir la haine d’un ennemi potentiel et, comme vous le dites, la peur de l’autre qui permet de ne pas se poser de questions), ça peut servir un jour, et puis au moins ceux là partiront le sourire aux lèvres... smiley



  • Surya Surya 10 janvier 2009 16:23

    @ Souffle,

    Ca y est, j’ai retrouvé l’article, c’était pas du tout dans le lien que j’ai mis, mais c’est là :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/World_of_warcraft

    Dans la rubrique de cet article intitulée "dépendance au jeu" on trouve ça :

    .

    Le succès de World of Warcraft, son ouverture au grand public et son système de jeu qui récompense les joueurs en fonction de leur investissement en temps de jeu, ont entraîné chez de nombreux joueurs un phénomène d’addiction. Il existe cependant un système de contrôle parental permettant de réguler la consommation en ne laissant jouer que pendant un temps donné chaque jour, mais ce système n’a qu’un impact limité aux jeunes dont les tuteurs légaux prennent la peine de le configurer.

    D’autre part, le gouvernement chinois a pris des mesures restrictives pour limiter le nombres d’heures de jeu quotidien par abonnement, cette mesure ne s’applique qu’aux joueurs connectés depuis son territoire.

    Le phénomène d’addiction vient du fait que le personnage de jeu acquiert des aptitudes à peu près proportionnellement au temps où le joueur est connecté. Ainsi pour avoir un personnage très bien coté, le joueur doit être connecté un maximum de temps. Le perversité du système est telle que pour maintenir ce niveau d’aptitude au personnage, il faut que le joueur maintienne son temps de connexion. Ainsi, plus le personnage est fort, plus le joueur a dû jouer longtemps. Et si le joueur ne veut pas voir son personnage perdre ses acquis il est presque contraint de se connecter au moins aussi longtemps chaque jour. Certains joueurs n’hésitent pas à passer quotidiennement plus de 10 heures, délaissant ainsi leurs études ou leur emploi[11].

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