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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
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Derniers commentaires



  • Surya Surya 6 décembre 2008 18:30

    Il semble en effet urgent de régler ce problème, et vos photos en témoignent. Merci pour votre article et je vous souhaite bonne réussite dans votre projet. smiley



  • Surya Surya 3 décembre 2008 20:01

    Dans de nombreux cas, mais ce n’est pas une généralité, la violence physique faite aux femmes a été précédée par un long travail de sape (qui peut durer des années), une violence psychologique faite de petites remarques assassines qui détruisent petit à petit la confiance en soi et l’image que la femme a d’elle même.

    Mais de petites remarques en petites remarques, la personne se met à douter, finit par moins s’aimer, puis se demander un jour si elle est vraiment à la hauteur, si tout ce qu’on lui dit n’est pas finalement vrai.

    On n’engage pas une dispute pour une petite remarque, alors on laisse courir. Imaginons par exemple le cas d’un homme qui critiquerait le physique de sa femme, par une petite moquerie bien placée, dite sur un ton léger, un ton plaisantin, mais dans un but inavoué, bien sûr, de taper là où ça fait mal. Si la femme proteste, on lui reproche de ne pas avoir d’humour, en plus. Si elle encaisse pour ne pas provoquer une dispute, elle place déjà son agresseur verbal dans la position de recommencer quand il en aura l’envie. Cela s’appelle du harcèlement moral.

    Puis les petites remarques deviennent progressivement de grandes attaques. Les coups physiques ne viennent pas comme ça, au lendemain du début de la relation. On croit trop souvent que la femme battue l’est depuis le début, et c’est pourquoi de nombreuses personnes ne comprennent pas pourquoi elle reste. Bien sûr certaines vont dire qu’elles restent pour les enfants, mais je crois que c’est surtout par peur.

    Certaines femmes ont le courage de partir dès le premier coup, malgré les excuses, les serments et les promesses que cela n’arrivera plus, et si cela ne suffit pas pour la faire revenir, malgré les menaces, parfois graves.
    Malheureusement d’autres restent, parce qu’elle ont tellement intégré l’idée (on les y a préparées durant un certain temps) qu’elles sont tartes, moches, et incapables de rien, qu’elles finissent par le croire et penser que les coups, c’est en effet elle qui les a cherchés, et qu’elle les mérite.

    La violence psychologique est indétectable parce qu’elle ne laisse de trace qu’à l’intérieur. Pas d’oeil au beurre noir, pas de blessures constatables par un médecin. Et pourtant, c’est dès la violence psychologique qu’il faut partir, et qu’il faut agir au niveau de l’aide apportée. Parce que même si elle n’est jamais suivie de coups, ou d’un seul coup qui décidera la femme à partir, elle est terriblement destructrice.

    Et comme Faxtronic le fait remarquer, tout cela n’arrive pas qu’aux femmes, il y a aussi des hommes maltraités psychologiquement, et des hommes battus. 



  • Surya Surya 2 décembre 2008 17:54

    La société telle que nous l’avons organisée oublie qu’on reste un enfant pendant un bon bout de temps. 

    Elle part du principe que puisqu’on n’est pas un enfant toute sa vie, être un enfant signifie donc uniquement être un futur adulte (je ne pense pas, quant à moi, à un adulte miniature), et qu’à ce titre, il est bon de montrer le plus vite possible aux enfants ce qu’est "la vie" ; la "vraie vie" qu’ils vont devoir traverser. Pour leur "apprendre", comme on entend parfois.

    On croit leur apprendre à se défendre en ne les ménageant pas, on croit leur montrer comment tracer leur route, et on ne fait que les traumatiser. François Truffaut parlait dans son film "l’argent de poche" à travers le personnage de l’instituteur, et disait qu’il fallait s’endurcir et non se durcir. On croit endurcir les enfants, on ne fait que les durcir toujours davantage.

    Certains se disent : à quoi bon préserver la spontanéité et l’innocence enfantines puisque de toute façon cet enfant perdra ses illusions plus tard quand il sera confronté à la "réalité" ? A quoi bon parler avec douceur à un enfant, le traiter comme un enfant, qui est un être extrêmement sensible, puisque de toute façon il va bien devoir s’intégrer dans notre société ou la violence est souvent omniprésente, notamment celle présentée à la télévision, et dont on protège de moins en moins les enfants, parce que soit disant ça n’influence pas leur comportement ? Regardons un peu ce qui est seulement "déconseillé" aux moins de douze ans, c’est parfois ahurissant !

    On part donc du principe que la vie est dure, que la société est impitoyable, en oubliant que cette société là, c’est bien nous qui l’avons créé ainsi. Donc, pas de pitié pour les enfants, puisque la société est impitoyable !

    C’est vrai que les enfants sont, de fait, de futurs adultes. Mais je crois que beaucoup de gens, dont probablement ceux qui pronent ce genre de justice pour les enfants, ceux qui stigmatisent des gosses de trois ans, posent le problème à l’envers en essayant de les faire entrer dans le moule d’une société du "marche ou crève" qui finalement ne satisfait personne, mais qu’on n’a pas le courage de changer, peut être.
    Ils oublient qu’en temps que futurs adultes, il est très important de traiter les enfants avec une grande prudence et beaucoup de tact, parce qu’ils perpétueront plus tard les principes qu’on leur aura inculqués. Il sera alors tellement facile de dire qu’on avait vu juste en les cataloguant dès l’âge de trois ans comme futurs délinquants, s’il se trouve que certains d’entre eux le deviennent effectivement.

    Le principe des "générations futures", si cher à très juste titre aux écologistes, devrait aussi s’appliquer dans le cas de la société qu’on veut bâtir, pour nous même, et pour ceux qui viendront après nous. La veut-on humaine, ou inhumaine ?



  • Surya Surya 30 novembre 2008 13:44

    "Contrairement à la croyance populaire à l’Ouest", écrit un observateur, les Chinois "prirent soin de montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines". Aucune propriété aristocratique ou monastique n’a été confisquée, et les seigneurs féodaux continuèrent à régner sur les paysans qui leur étaient héréditairement attachés."

    Avec ce que vous décrivez, les atrocités commises (je savais que le Tibet était féodal dans le temps, mais je n’avais pas entendu parler de toutes ces tortures), alors je me demande bien pourquoi les Chinois ont respecté la culture tibétaine à leur arrivée sur place !! Et pourquoi les seigneurs féodaux ont-ils été autorisés à continuer de régner sur leurs serfs qu’ils martyrisaient ?

    Si un peuple souffre, il est clair qu’il doit être libéré. Si vraiment l’invasion chinoise avait pour but de libérer le peuple tibétain, ce que je ne crois pas, alors qu’il le libère, mais pourquoi s’installer ensuite dans un pays qui n’est pas le sien, et en profiter pour le coloniser et écraser à son tour le peuple ?

    Le peuple tibétain souffre énormément en ce moment, et comme tout peuple qui souffre, je suppose qu’il doit être libéré.



  • Surya Surya 26 novembre 2008 18:27

    Merci beaucoup pour cet article. smiley
    Je rajouterais à votre liste un autre de ses romans, Ivresse de la Métamorphose, où Christine, une jeune femme issue d’un milieu très modeste, découvre, à l’occasion d’une invitation dans une station hupée suisse, les tourbillons et l’insouciance de la vie mondaine. Elle se laisse emporter et duper par sa nouvelle identité au point qu’elle en oublie qu’elle n’est que temporaire, qu’elle n’est qu’une invitée dans ce monde qui n’est pas, et ne sera jamais le sien.

    Dans la seconde partie du roman, son retour à la fin de ses vacances à la réalité de sa condition, qu’elle ne peut plus supporter, dans sa petite ville provinciale d’Autriche, et ses désillusions la conduiront à sa perte. Cette seconde partie du roman, que Zweig a écrite en 38 alors qu’il était déjà en exil, est très sombre. Il y transparait le profond désespoir du romancier face à la montée du nazisme en Europe, période noire également présente, et même omniprésente dans la nouvelle Le Joueur d’Echecs.

    Ivresse de la Métamorphose restera inachevé, un peu comme un sombre présage du destin de Zweig, dont le suicide est clairement évoqué à travers la bouche de Ferdinand, le jeune chômeur révolté que rencontre Christine.

    Ivresse de la Métamorphose est, comme Le Joueur d’Echecs, un roman d’une force extraordinaire. Rares sont les écrivains qui ont le pouvoir de faire passer avec une telle justesse, une telle sensibilité et une telle intensité les sentiments humains et les émotions.

    Alors merci aux éditeurs de nous avoir fait ce magnifique cadeau d’un nouveau texte de Stefan Zweig à dévorer. smiley

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