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Accueil du site > Tribune Libre > Tests de dépistage HPV versus frottis : acte médical ou marchand (...)

Tests de dépistage HPV versus frottis : acte médical ou marchand ?

la réalisation des tests HPV n’est pas anodine car la révélation de leur positivité éventuelle est source d’angoisse importante le plus souvent injustifiée et de répétition des tests à court terme « pour vérifier » encore et encore… De plus, le coût de ces tests est élevé : en moyenne plus de 50 euros pour un test HPV alors que les pap tests reviennent à moins de 20 euros. Si on se rappelle que 6 millions de pap tests sont réalisés chaque année, l’association systématique aux test HPV couterait au moins 180 millions supplémentaires, sans tenir compte des multiples « vérifications ». Sans utilité globalement pour les femmes.

 

 En moyenne, 11 % de la population féminine est positive pour le virus HPV, et la probabilité de présenter un faux négatif lors d’un test de dépistage classique est proche de 0.00016[1].

 

Aucun essai randomisé publié à ce jour n’a comparé les Pap tests classiques à leur remplacement ou leur association aux tests HPV sur plus de deux séquences.

 

[1] En France métropolitaine 6 millions de Pap tests annuels sont réalisés chaque année dont seulement 1000 se révèlent incapables de révéler un cancer invasif qui se manifestera avant le prochain examen.

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Tests de dépistage HPV associés au simple frottis : pourraient-ils diminuer la mortalité par cancer du col de l’utérus ? Acte médical ou marchand ?

 

 Par N et G Delépine cancérologues

 

 LE FROTTIS DU COL DE L UTERUS TOUS LES TROIS ANS CHEZ LES FEMMES DE 25 A 65 ANS : UNE VALEUR SURE

 

 Dernière vedette en date du ministère et des médias aux ordres, que ce soit audiovisuel ou presse quotidienne ou hebdomadaire, le cancer du col de l’utérus n’est pas le fléau que l’on voudrait faire croire à la population. Mais chacun a compris que le cancer est un fléau qui rapporte… [1]

 « Le cancer du col de l’utérus est le dixième cancer chez la femme en France par sa fréquence.

 Le pic d’incidence du cancer du col de l’utérus se situe vers 40 ans, l’âge médian au diagnostic est de 51 ans. Il est rare chez les femmes âgées de moins de 30 ans et celles âgées de plus de 65 ans. Les taux d’incidence et de mortalité par cancer au col de l’utérus sont en constante diminution ». La France est parmi les pays à faible incidence du cancer du col de l’utérus : le nombre de nouveaux cas était de 2 810 en 2011 (3 387 cas en 2000) et le nombre de décès liés à ce cancer de 998 (904 décès en 2002). La survie des femmes ayant un cancer du col de l’utérus dépend de différents facteurs pronostiques : la survie à 5 ans est comprise entre 84 et 93 % pour les cancers de stade I et 35 % pour les cancers de stade IV  ».[2]

 

 Rappelons l’histoire naturelle de ce cancer selon la HAS : « Les symptômes pouvant faire suspecter un cancer du col de l’utérus sont peu spécifiques et tardifs (métrorragies[3] spontanées ou provoquées lors des rapports sexuels, dyspareunies[4], leucorrhées, douleurs pelviennes, parfois une dysurie, un ténesme ou des douleurs lombaires). Les lésions évocatrices au niveau du col cervical peuvent être : une lésion ulcérée saignant au contact, une lésion végétante ou infiltrante ; mais le col peut également avoir un aspect normal à l’examen au spéculum. Le cancer invasif du col utérin met en moyenne 15 à 20 ans pour se développer après la persistance d’une infection à papillomavirus humain à haut risque ».[5][6]

 

Le dépistage du cancer du col de l’utérus par examen cytologique des frottis, selon la technique de Papanicolaou, constitue le modèle de réussite de dépistage en cancérologie. Dans tous les pays qui le pratiquent, il a permis de diminuer de façon importante la mortalité du cancer du col de plus de 50%[7].

 Le test Pap est un acte réalisé au cabinet du médecin[8], qui permet de prélever quelques cellules du col de l’utérus (et du vagin si on le souhaite). Le col est l’ouverture de l’utérus sur le vagin. Le test Pap recherche des cellules anormales qui pourraient évoluer vers le cancer du col utérin, par vérification au laboratoire, au microscope (cytologie = examen des cellules), s’il y a des changements dans ces cellules qui indiqueraient un problème infectieux ou précancéreux potentiel[9] de probabilité très basse ou plus ou moins élevée ou déjà des cellules cancéreuses.

 

En France, depuis la pratique du dépistage occasionnel[10] par test Pap (sans recherche de virus), la mortalité annuelle a même baissé de 80% passant de de 5000 à 1000[11].

 

Cependant l’incitation à un dépistage cytologique triennal chez les femmes de 25 à 65 ans est encore légèrement insuffisante, car on comptabilise encore chaque année en France métropolitaine environ 3000 nouveaux cancers invasifs responsables de 1000 morts [12]. Plus des deux tiers des femmes ainsi frappées par la maladie n’avaient jamais fait de frottis ou à un rythme inférieur à celui des recommandations[13] [14] et n’avaient pas prêté attention (ni leur médecin peut-être) aux symptômes qui existaient probablement pour la plupart d’entre elles dans l’année précédente.

 

La généralisation du dépistage organisé aux femmes jusqu’ici non dépistées selon les recommandations[15] pourrait réduire de deux mille le nombre de nouveaux cas de cancers invasifs et réduire à 1000 nouveaux cas annuels non diagnostiqués par frottis, et moins de 300 morts.

 

La réalisation de pap tests lors de consultations gynécologiques motivées par des symptômes divers, permettrait le diagnostic plus précoce d’un certain nombre des 1000 cancers invasifs qui échappent encore au dépistage classique [16]. Le dépistage s’adresse aux femmes ne présentant aucun symptôme ; le diagnostic précoce utilise les mêmes tests chez des femmes symptomatiques et ne doivent pas être omis lors de consultations gynécologiques motivées par d’autres symptômes. En effet, près de 90% des femmes souffrant de cancer du col ont présenté des troubles gynécologiques dans l’année précédant le diagnostic, sans que des tests cytologiques n’aient été prescrits.[17] [18]

 

 

 ALOURDIR LE DEPISTAGE PAR RECHERCHE SYSTEMATIQUE DU VIRUS HPV ?

 

Ces tests, pratiqués depuis longtemps, n’incluent pas la recherche systématique de virus papilloma. Certains, dans le cadre de l’hystérie mondiale autour des liens cancer et virus HPV, et malgré le faible nombre de décès liés [19], souhaiteraient imposer une recherche systématique du virus en même temps que le frottis.

 

Le but de cette tribune est de savoir si cet ajout de recherche du virus a, en l’état actuel des connaissances, une justification scientifique, ou a contrario des inconvénients potentiels de plusieurs ordres, médicaux, psychologiques et aussi financiers.

 

Que peut-on faire pour ces 1000 patientes (sur 6 millions) dont les tests de dépistage par Pap, faussement négatifs ont pu retarder le diagnostic et le traitement ? Est-ce que les nouveaux tests, qui dépistent la présence des HPV pourraient améliorer leur devenir ou aboutir seulement à augmenter la fréquence des surdiagnostics et des surtraitements ? Est- ce que ce petit nombre de faux négatifs justifie la généralisation d’une recherche couteuse et anxiogène de HPV lors de chaque frottis ? En un mot, établir sa balance bénéfices-risques.

 

 

 DANGERS CONNUS ET ETABLIS DES DEPISTAGES SYSTEMATIQUES DES CANCERS[20] [21] [22]

 

Les campagnes de dépistage de cancers exposent à deux complications principales : rassurer à tort par un test faussement négatif et inquiéter inutilement par un faux positif ou un surdiagnostic[23] conduisant aux sur traitements[24]. Plus les tests de dépistage sont sensibles et moins ils sont spécifiques. Ils exposent alors davantage aux surdiagnostics, et donc aux surtraitements et à leurs complications !

 

 

 EXEMPLES

 

 LE CANCER DE LA PROSTATE SURDIAGNOSTIQUE ET SURTRAITE [25]

 

Le dépistage du cancer de la prostate par le dosage des PSA, trop sensible s’est révélé inefficace pour diminuer la mortalité[26] toutes causes confondues et les surtraitements nocifs sur la qualité de vie des hommes qui les subissent[27]. Si vous vous faites dépister, vous ne vivrez pas plus longtemps, mais beaucoup plus mal. (Angoisse, troubles urinaires, impuissance etc.. ).

 

 CANCER DU SEIN SURDIAGNOSTIQUE ET SURTRAITE

 

Le dépistage du cancer du sein par mammographie n’améliore pas non plus la survie globale des femmes[28] qui s’y soumettent et augmente de manière importante leur risque de mammectomie et autres traitements inutiles [29] [30] [31] [32] [33] [34]

 

 CANCER DE LA THYROIDE ENORMEMENT SURDIAGNOSTIQUE

 

Le dépistage des cancers thyroïdiens par l’échographie a causé plus de 500000 victimes[35] [36]. 50 à 90 % des cancers de la thyroïde seraient des surdiagnostics, donc des cancers qui n’ont pas existé ou qui n’auraient jamais évolué. Que de vis gâchées !

 

 LES TESTS SANGUINS DE DEPISTAGE GLOBAL DU CANCER SONT AUSSI UN LEURRE A L’HEURE ACTUELLE. [37]

 

 

RISQUE DE SURDIAGNOSTIC ET DONC DE SURTRAITEMENT POUR LE CANCER DU COL DE L'UTERUS AVEC LE TEST HPV

 

« Les infections par HPV sont communes tout au long de la vie adulte chez les femmes sexuellement actives, et guérissent le plus souvent spontanément, sans signe clinique. Une infection persistante est cependant retrouvée chez 3 à 10 % des femmes infectées ».

 

Ne risque-t-on pas avec ces tests HPV complémentaires et systématiques de rendre le dépistage du cancer du col, à son tour plus nocif qu’utile, sans oublier le coup social de la manœuvre ?

 

 La focalisation abusive des médias et du ministère sur ce virus sous-estime les autres facteurs de risque que rappelle l’ HAS.[38] Sa position sur l’opportunité du dépistage du HPV est claire : « en complément du frottis cervico-utérin de dépistage, la recherche de papillomavirus humain (HPV) n’a pas lieu d’être, la HAS ayant considéré en 2010 que l’utilisation du test de détection des HPV en dépistage primaire en population générale n’était pas pertinente. » Cette recommandation n’est pas toujours respectée.

 

Actuellement, en France, le non-respect des recommandations[39]aboutit déjà à de trop nombreux surtraitements (conisations abusives) responsables entre autres complications d’accouchement prématurés.[40] [41]

 

Après plus de 50 ans d’utilisation, les résultats et les conséquences des tests cytologiques classiques sont bien connus. Dans 96 % des cas, le résultat est normal sans aucune anomalie cytologique, ni cancer débutant. Dans 4 % des cas, le résultat met en évidence des cellules anormales, justifiant d’autres examens. Globalement, sur 6 millions de Pap test annuels, on estime qu’environ 1000 ne permettront pas de dépister pas un cancer qui débute en particulier chez les femmes âgées, ménopausées[42].

 

Les tests HPV sont plus sensibles que le Pap-test pour dépister les malades qui présenteront peut-être un jour des « néoplasies » intraépithéliales de grade CIN2 et CN3.[43] Mais il faut rappeler que ces lésions ne sont pas cancéreuses (le terme « néoplasie » utilisé est impropre) et qu’elles ne précèdent un cancer invasif que dans une petite minorité de cas (en moyenne une fois sur vingt pour les CIN2 et une fois sur huit pour les CIN3).

 

De plus, même pour dépister les dysplasies appelées abusivement CIN2 et CIN3, leur spécificité est moindre, car un test HPV positif détecte seulement la présence de virus à risque oncogène –susceptible de s’accompagner un jour de lésions (pré)cancéreuses – mais il ne met pas en évidence la présence de telles lésions. La proportion de tests positifs chez les femmes qui n’ont pas de lésions ni réellement précancéreuses, ni cancéreuses (faux positifs) est élevée.

 

Et la réalisation de ces tests n’est pas anodine car la révélation de leur positivité éventuelle est source d’angoisse importante le plus souvent injustifiée et de répétition des tests à court terme « pour vérifier » encore et encore…

 

 De plus, le coût de ces tests est élevé : en moyenne plus de 50 euros pour un test HPV alors que les pap tests reviennent à moins de 20 euros. Si on se rappelle que 6 millions de pap tests sont réalisés chaque année, l’association systématique aux test HPV couterait au moins 180 millions supplémentaires, sans tenir compte des multiples « vérifications ». Sans utilité globalement pour les femmes.

 

 En moyenne, 11 % de la population féminine est positive pour le virus HPV, et la probabilité de présenter un faux négatif lors d’un test de dépistage classique est proche de 0.00016[44].

 

Aucun essai randomisé publié à ce jour n’a comparé les Pap tests classiques à leur remplacement ou leur association aux tests HPV sur plus de deux séquences.

 

BIG PHARMA TENTE D’ETENDRE LE MARCHE

 

JPEG L’étude récente qui prône ces tests HPV ne retrouve un bénéfice de sensibilité du dépistage HPV qu’après sommation des données de 4 essais différents, ce qui lui ôte toute valeur réellement probante. Et ce d’autant que la majorité des auteurs seniors déclarent des liens d’intérêts importants avec les fabricants des tests et/ou des vaccins anti HPV. Par ailleurs, la manière dont le dépistage actuel par les tests HPV est réalisé laisse grandement à désirer sur le plan du contrôle de la qualité et de l’accréditation des laboratoires d’analyse.

 

On ne dispose d’aucun résultat à long terme permettant d’évaluer l’intérêt réel pour les femmes : savoir si l’utilisation de tels tests permettrait de diminuer la mortalité toutes causes confondues des femmes ainsi dépistées et de comparer ce gain éventuel au nombre de surdiagnostics et de conisations abusives que leur usage entrainerait[45].

 

Il ne faut donc pas se précipiter de compléter les tests de dépistage existants par des tests HPV additionnels sans preuve scientifique solide.

 

 Il faut éviter de répéter l’erreur commise par les agences sanitaires (FDA et EMA) accordant, sans preuve d’efficacité, une AMM aux vaccins anti HPV aboutissant à la catastrophe sanitaire actuelle d’un accroissement du risque de cancer après une vaccination censée le diminuer.

 

Avant de choisir un nouveau test, il est capital de commencer par La mise en place du dépistage organisé utilisant les tests cytologiques qui ont fait la preuve de leur efficacité sur l’incidence et sur la mortalité. C’est une tâche importante qui demandera du temps ; d’ici là les techniques évolueront encore, peut-être vers un nouveau test vraiment spécifique, à moins que l’amélioration de la sensibilité de la cytologie par l’immunomarquage ou la lecture assistée par ordinateur solutionne le problème.

 

 

[1] N Delepine le cancer un fléau qui rapporte 2013 ED Michalon

[3] Saignements qui évoquent des règles mais sont irréguliers parfois abondants.

[4] Rapports sexuels douloureux

[5] Ibid 2

[6] Notons ici la durée de développement de ce cancer dans son histoire naturelle qui contraste avec l’arrivée précoce de celui-ci lorsqu’il suit une vaccination par Gardasil : de l’ordre de 5 ans. Faits développés dans « hystérie vaccinale, gardasil et cancer, un paradoxe » N et G Delepine Fauves éditions 2018.

[7] R Landy, F Pesola, A Castanon and Peter Sasieni Impact of cervical screening on cervical cancer

mortality : estimation using stage-specific results from a nested case–control study British Journal of Cancer (2016) 115, 1140–1146

[8] précautions : rendez-vous au moins cinq jours après l’arrêt des règles.

Durant les 48 heures précédant le test, n’ayez pas de relations sexuelles et n’utilisez pas de douches vaginales, de tampons, de mousses ou de gels contraceptifs, de crèmes vaginales, d’hydratants, de lubrifiants ou de médicaments vaginaux.

[10] A l’occasion des consultations des femmes.

[11] Dr Nicolas Duport Données épidémiologiques sur le cancer du col de l’utérus - État des connaissances - Actualisation 2008 — Institut de veille sanitaire

[12] INVS INCA Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2015. Rapport technique

[13] R Landy, F Pesola1, A Castanon and Peter Sasieni Impact of cervical screening on cervical cancer

mortality : estimation using stage-specific results from a nested case–control study British Journal of Cancer (2016) 115, 1140–1146 www.bjcancer.com | DOI:10.1038/bjc.2016.290

[14] R Ibáñez, M Alejo, N Combalia, Underscreened Women Remain Overrepresented in the Pool of Cervical Cancer Cases in Spain : A Need to Rethink the Screening Interventions Hindawi Publishing Corporation BioMed Research InternationalVolume 2015, Article ID 605375, 9 pages

[15] HAS dépistage tous les trois ans à partir de 25 ans jusqu’à 65 ans.

[16]Anita WW Lim, Rebecca Landy, Alejandra Castanon, Antony Hollingworth, Willie Hamilton, Nick Dudding and Peter Sasieni Cytology in the diagnosis of cervical cancer in symptomatic young women : a retrospective review Br J Gen Pract 2016 ; DOI : 10.3399/bjgp16X687937

[17] Lim AW, Ramirez AJ, Hamilton W, et al. Delays in diagnosis of young females with symptomatic cervical cancer in England : an interview-based study. Br J Gen Pract 2014.

[18] Lim AW, Hamilton W, Hollingworth A, et al. Performance characteristics of visualising the cervix in symptomatic young females : a review of primary care records in females with and without cervical cancer. Br J Gen Pract 2016.

[19] (comparativement par exemple aux cancers du sein ou du poumon)

[23] On entend par faux diagnostic une erreur de diagnostic faisant croire à l’existence d’une maladie qui n’existe pas et par sur diagnostic le diagnostic d’une maladie biologique quiescente qui n’aurait jamais menacé la vie ni causé de trouble à la personne qui l’héberge

[24] Traiter une personne pour un faux ou un surdiagnostic constitue un surtraitement, traitement inutile (qui ne peut lui apporter aucun bénéfice puisqu’il ne souffre de rien et que sa vie n’est pas menacée) mais qui l’expose, comme tout traitement actif à des complications, qui diminue la qualité de vie.

[26] On entend par mortalité spécifique la mortalité due uniquement à la maladie dépistée ; cette mortalité spécifique ne comptabilise pas les complications fonctionnelles et parfois vitale des traitements. Pour évaluer objectivement l’intérêt éventuel d’un dépistage on doit prendre en compte la mortalité globale toutes causes confondues et les conséquences des traitements sur la qualité de vie.

[27] Haute autorité de santé : dépistage du cancer de la prostate. Analyse critique des articles issus des études ERSPC et PLCO publiés en mars 2009, rapport juin 2010

[28] Toutes causes confondues.

[29] Puliti D, E. Overdiagnosis in breast cancer : design and methods of estimation in observational studies. Prev Med. 2011 ; 53(3):131–3.

[30] KalagerM. Overdiagnosis of Invasive Breast Cancer Due to Mammography Screening : Results From the Norwegian Screening Program.” Ann Intern Med. 3 April 2012 ;156(7):I-58.

[31] De Gelder R, Draisma G, Heijnsdijk EA, de Koning HJ. Population-based mammography screening below age 50 : balancing radiation-induced vs prevented breast cancer deaths. Br J Cancer 2011, 104 (7) : 1214-20.

[32] Gøtzsche PC, Nielsen M. Screening for breast cancer with mammography. Cochrane Database Syst Rev 2011,(1) : CD001877.

[33] Swiss medical board Systematisches Mammographie-Screening Bericht vom 15. Dezember 2013

[35] OMS Overdiagnosis is a major driver of the thyroid cancer epidemic : up to 50–90% of thyroid cancers in women in high-income countries estimated to be overdiagnoses communiqué de presse 246 du 18 8 2016

[36] US Preventive Services Task Force Screening for Thyroid CancerUS Recommendation Statement May 9, 2017

JAMA. 2017 ; 317(18):1882-1887

[37] docteur.nicoledelepine.fr/tests-sanguins-de-depistage-du-cancer-leurre-de-la-medecine-personnalisee-voie-de-recherche-mais-pas-de-soin-en-2018/

 

[38] Les cofacteurs impliqués dans la genèse du cancer du col de l’utérus peuvent être : ÆÆ des cofacteurs liés à l’hôte : précocité de l’activité sexuelle, multiplicité des partenaires sexuels, immunodéficience, parité élevée ; ÆÆ des cofacteurs liés au papillomavirus humain : génotypes 16 et 18, infection simultanée par plusieurs types oncogéniques, quantité importante de virus (forte charge virale) ; ÆÆ des cofacteurs exogènes : tabagisme, coïnfection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou une autre infection sexuellement transmissible (IST) (virus herpes simplex 2 (HSV-2), Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae), utilisation prolongée de contraceptifs oraux. https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-08/referentieleps_format2clic_kc_col_uterus_2013-30-08__vf_mel.pdf

[39] Référentiel de pratiques de l’examen périodique de santé des Centres d’Examen de Santé de l’Assurance Maladie sur le dépistage et la prévention du cancer du col de l’utérus, la HAS rappelle les recommandations de dépistage du cancer du col de l’utérus, les critères d’inclusion et d’exclusion des femmes dans ce dépistage et les modalités de prévention primaire par la vaccination anti-HPV. https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1623735/fr/depistage-et-prevention-du-cancer-du-col-de-l-uterus

[40] Ce geste, effectué sous anesthésie, consiste à retirer une petite lamelle de la surface du col de l'utérus. Son indication doit être bien posée. Certaines études font état de 30 % de conisations « abusives », c'est-à-dire qui n'étaient pas indispensables car les lésions ne faisaient pas courir de risque pour la santé de la femme . http://www.societe-colposcopie.com/sites/default/files/top_sante_mai_2018_0.pdf

[41] Les patientes ayant eu une exérèse chirurgicale pour le traitement d’une CIN sont effectivement exposées à un risque significativement plus élevé d’accouchement prématuré, de petit poids de naissance, de mortalité périnatale et de complications néonatales ... https://www.gyneco-online.com/obst&eacute ;trique/quel-est-l&rsquo ;impact-d&rsquo ;un-ant&eacute ;c&eacute ;dent-de-conisation-

[42] Castle PE, Qiao YL, Zhao FH, et al Déterminants cliniques d'une inspection visuelle positive après traitement à l'acide acétique pour le dépistage du cancer du col utérin . BJOG 2014 ; 121 : 739–46.

[43] « ASC-US : atypies des cellules malpighiennes de signification indéterminée : cellules malpighiennes anormales de signification incertaine, dont les modifications cytologiques suggèrent la présence d’une lésion intra-épithéliale malpighienne, mais sont insuffisantes sur les plans quantitatif et qualitatif pour permettre une interprétation définitive.

Cancer micro-invasif : cancer strictement limité au col de l’utérus, ne dépassant pas 5 mm en profondeur et 7 mm de large ; seul l’examen microscopique permet son diagnostic.

Cancer invasif : cancer qui s’est propagé au-delà de la couche tissulaire où il s’est initialement développé, et atteint les tissus adjacents ; aussi appelé cancer infiltrant.

 Carcinome in situ : stade pré-invasif du cancer, affectant toute l’épaisseur de la couche épithéliale qui tapisse ou recouvre un organe (ici, le col de l’utérus), mais sans infiltrer la membrane basale. CIN : néoplasie cervicale intra-épithéliale. CIN1 : néoplasie intra-épithéliale cervicale de grade 1 : dysplasie légère touchant le tiers inférieur ou moins de l’épaisseur épithéliale. CIN2 : néoplasie intra-épithéliale cervicale de grade 2 : dysplasie modérée touchant un tiers à deux tiers de l’épaisseur épithéliale. CIN3 : néoplasie intra-épithéliale cervicale de grade 3 : dysplasie sévère ou carcinome in situ, touchant entre les deux tiers et la totalité de l’épaisseur épithéliale ».cf HAS ibid ref 39

[44] En France métropolitaine 6 millions de Pap tests annuels sont réalisés chaque année dont seulement 1000 se révèlent incapables de révéler un cancer invasif qui se manifestera avant le prochain examen.

[45] Screening for Cervical Cancer With High-Risk Human Papillomavirus Testing : A Systematic Evidence Review for the U.S. Preventive Services Task ForcePrepared for : Agency for Healthcare Research and QualityU.S. Department of Health and Human Services 5600 Fishers LaneRockville, MD 20857 www.ahrq.gov


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133 réactions à cet article    


  • njama njama 31 janvier 15:42

    Le virus HPV est-il réellement oncogène ? La forte disparité d’incidence entre pays industrialisés et pays en voie de développement ne plaide pas pour cette hypothèse ? Les conditions de vie, d’hygiène, d’éducation, d’assistance sanitaire... (première prévention prophylactique) ne seraient-elles pas plutôt LES causes principale d’évolution de cellules épithéliales du col de l’utérus vers des carcinomes plutôt que les lésions papillomateuses elles-mêmes ?
    1.1 Dans le monde
    Le cancer du col de l’utérus est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme avec près de 493 000 nouveaux cas estimés en 2002 et plus de 500 000 en 2005 [8,9]. Le cancer du col de l’utérus a provoqué en 2005 près de 260 000 décès dont près de 95 % dans les pays en développement, pays dans lesquels ce cancer est la première cause de mortalité par cancer dans la population féminine [9,10].
    Il existe une grande inégalité de répartition de l’incidence selon les pays, au bénéfice des pays industrialisés, 83% des nouveaux cas de cancers survenant dans les pays en voie de développement. Le taux d’incidence standardisé (sur la structure d’âge de la population mondiale) varie de 2,1 (en Égypte) à 47,3 (au Zimbabwe) cancers invasifs du col utérin pour 100 000 femmes selon les pays [9]. Le risque d’être atteint d’un cancer du col utérin au cours de la vie est estimé à 4 % dans les pays en voie de développement et inférieur à 1 % dans les pays industrialisés [6,11,12]."
    Source : PDF Page 5 Données épidémiologiques sur le cancer du col de l’utérus, État des connaissances – Actualisation 2008. Dr Nicolas Duport INVS, page 5.

    http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3243


    • Gérard 31 janvier 21:15

      @njama

      Vous posez la question suivante avec une fausse naïveté :
      « Le virus HPV est-il réellement oncogène ? » 

      La réponse se trouve dans le document que vous fournissez, il est dit : 

      « L’infection persistante par un HPV à haut risque oncogène est
      considérée comme la cause principale du cancer du col utérin [24,34].

      [24] IARC. IARC handbooks of cancer prevention Vol. 10 : cervix cancer screening. Lyon, 2005.
      http://screening.iarc.fr/doc/HANDBOOK10.pdf (consulté le 12/03/2008).
      [34] Walboomers JM, Jacobs MV, Manos MM, Bosch FX, Kummer JA, Shah KV, et al. Human papillomavirus is a necessary cause of invasive
      cervical cancer worldwide. J Pathol 1999 ;189(1):12-9 »


    • njama njama 1er février 08:55

      @Gérard

      Ma question est-elle donc si naïve ? aux mêmes causes les mêmes effets, suivant des critères scientifiques il me semble. Ainsi sur une même cause, la présence de HPV étant le plus souvent banale, anodine, aléatoire, sans conséquences sanitaires, les pays en voie de développement connaîtraient une incidence extrêmement plus importance de cas de cancers dus aux HPV ???

      Hypothèse, peut-être ne s’agit-il pas des mêmes HPV (cytotoxiques) entre pays industrialisés et ceux qui ne le sont pas (?), des mêmes HPV oncogènes.

      Il est vrai que le vaccin Gardasil 9 développé n’est pas très adapté au marché français comme je vous l’avez signalé, ni plus efficace que le précédent des dires même de la HAS en 2017, contrairement aux bruits médiatiques qui vantent l’article : "«  ...pas d’amélioration du service médical rendu par rapport à Gardasil® dans la prévention des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses liées à certains HPV  ».« Un vaccin « modérément utile » Selon la Commission de transparence de la HAS, la réduction absolue de l’incidence des cancers du col associée à la couverture des HPV additionnels 31, 33, 45, 52 et 58 ne serait que de 0,2 pour 100 personnes-années à 43 mois de suivi. « Le vaccin 9 valent sera modérément utile en France car il ne contient pas les 3ème, 6ème et 7ème génotypes qui sont les plus fréquents chez nous qui sont les HPV 51, 56 et 53 » avait déclaré Isabelle Heard de l’Institut Pasteur au site médical Medscape, en 2014."



    • njama njama 1er février 09:14

      Si j’en crois cette plaquette de l’INVS, « Le cancer du col de l’utérus a provoqué en 2005 près de 260 000 décès dont près de 95 % dans les pays en développement »,

      on en déduit 13 000 décès pour « l’ensemble » des pays industrialisés. 

      La mortalité de décés par cancer du col de l’utérus indiquée par nos autorités sanitaires françaises ne serait-elle pas un peu exagérée ? à moins qu’elle ne résulte d’un amalgame (?).

      La plaquette de l’INVS qui sert de référence sur le sujet a au moins le mérite de nous dire page 6 que les notifications sont peu précises :

      La notification des décès par cancer de l’utérus dans les certificats de décès enregistrés au Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) est peu précise. En effet, le décès par cancer de l’utérus peut être codé, d’après la classification internationale des maladies, selon trois modalités : « décès par cancer du col de l’utérus », « décès par cancer du corps de l’utérus » ou « décès par cancer de l’utérus sans autre information (SAI) ». D’après les données nationales de mortalité, 60 % des décès par cancer de l’utérus sont notifiés comme cancer de l’utérus SAI [6,15-19].
      Pour le calcul de la mortalité par cancers du col et du corps de l’utérus, le réseau Francim des registres du cancer réaffecte les décès par cancer de l’utérus SAI sur ces deux localisations. Afin de déterminer la proportion de décès attribuable au col et au corps de l’utérus, chacune des mortalités a été estimée à partir de l’incidence et de la survie relative correspondante.


    • njama njama 1er février 09:25

      @Gérard
      « cancer du col de l’utérus » et « cancer du corps de l’utérus » sont différents les HPV n’ayant aucune incidence sur les seconds si j’en croit la Ligue contre le cancer en Suisse :
      Facteurs de risque
      On ignore les causes exactes du cancer de l’utérus. Certains facteurs semblent cependant augmenter le risque de développer la maladie :
      - le diabète ;
      - le tabagisme ;
      - des facteurs « prolongeant » l’action des œstrogènes sur le métabolisme : premières règles précoces, absence de grossesse, ménopause tardive ;
      - une forte surcharge pondérale (les cellules adipeuses produisent des œstrogènes) ;
      - un traitement hormonal de substitution pendant plusieurs années à la ménopause et après avec des œstrogènes, mais sans progestérone ;
      - un cancer du sein ou certaines hormonothérapies en vue de traiter un cancer du sein, celles-ci pouvant stimuler la croissance de l’endomètre ;
      - des facteurs héréditaires ;
      - des radiothérapies antérieures de la région pelvienne.
      https://www.liguecancer.ch/a-propos-du-cancer/les-differents-types-de-cancer/le-cancer-du-corps-de-luterus/


    • njama njama 1er février 09:38

      @Gérard
      Cancer du col de l’utérus

      Facteurs de risque connus selon la Société canadienne du cancer :

      > Virus du papillome humain (VPH) La majorité des femmes qui développent un cancer du col de l’utérus ont déjà souffert d’une infection au VPH. ...
      > Tabagisme. ...
      > Accouchements multiples. ...
      > Activité sexuelle. ...
      > Système immunitaire affaibli. ...
      > Statut socio-économique. ...
      > Diéthylstilbestrol. ... (sinistrement connu en France sous le nom de Distilbène retiré du marché en 1977
      > Contraceptifs oraux.


      Il n’y a que l’OMS pour dire que les HPV sont responsables à 99% des cancers du col de l’utérus.(Bulletin vol 89 2011)


    • Gérard 1er février 09:47

      @njama

      Ainsi sur une même cause, la présence de HPV étant le plus souvent banale, anodine, aléatoire, sans conséquences sanitaires, les pays en voie de développement connaîtraient une incidence extrêmement plus importance de cas de cancers dus aux HPV ???

      Si vous cherchez un peu, vous trouverez la réponse.

      Encore faut-il avoir envie de chercher ailleurs que dans votre bibliothèque de liens recyclés.


    • njama njama 1er février 09:51

      Ainsi tous ces facteurs de risques concernant les cancers du col de l’utérus, et cancers du corps de l’utérus, dont certains communs entre les deux, semblent avoir été balayés du revers de la main par l’OMS désormais lancée dans un nouveau messianisme planétaire pour éradiquer les vilains papillomavirus :->

      Que l’on ne soit pas donc surpris outre mesure des communications et décisions de notre ministère de la santé qui se lancera bille en tête dans cette nouvelle croisade sanitaire...

      OMS Guide d’introduction du vaccin anti-PVH dans les programmes nationaux de vaccination
      Nombre de pages : 108 / Date de publication : février 2017
      Langues : français, anglais, portugais
      Télécharger Guide d’introduction du vaccin anti-PVH dans les programmes nationaux de vaccination
      Overview Ce guide est destiné aux administrateurs de programmes nationaux de vaccination et aux partenaires pour informer les débats politiques et les aspects opérationnels de l’introduction du vaccin anti-PVH dans les programmes nationaux de vaccination et de fournir des références à jour sur la politique mondiale et sur les questions techniques et stratégiques liées à l’introduction du vaccin anti-PVH.

      https://www.who.int/immunization/documents/ISBN_9789241549769/fr/


    • Gérard 1er février 09:53

      @njama

      Il n’y a que l’OMS pour dire que les HPV sont responsables à 99% des cancers du col de l’utérus.(Bulletin vol 89 2011)

      L’OMS se base sur la littérature scientifique pour affirmer ce qu’elle affirme.

      Je précise à njama et Doctorix que la littérature scientifique, ce n’est pas Nexus et Initiative Citoyenne ...


    • Gérard 1er février 09:55

      @njama

      La mortalité de décés par cancer du col de l’utérus indiquée par nos autorités sanitaires françaises ne serait-elle pas un peu exagérée ? à moins qu’elle ne résulte d’un amalgame (?).

      Si, pour vous empêcher 13.000 personnes de mourir ou de vivre dans des conditions difficiles est exagéré, .... c’est votre avis, c’est votre problème.
      L’éthique antivaccinale a encore beaucoup (beaucoup beaucoup) de chemin à parcourir.


    • Gérard 1er février 10:06

      @njama

      Ainsi tous ces facteurs de risques concernant les cancers du col de l’utérus, et cancers du corps de l’utérus, dont certains communs entre les deux, semblent avoir été balayés du revers de la main par l’OMS désormais lancée dans un nouveau messianisme planétaire pour éradiquer les vilains papillomavirus :->

      L’OMS ne lutte pas contre le tabagisme ? Contre les pratiques sexuelles à risque ? Contre le VIH ?

      Vous n’avez aucune volonté de trouver une réponse aux questionnements que vous soulevez. Votre unique but est d’induire le doute chez l’esprit du lecteur, pour mieux lui refourguer votre camelote pseudo-scientifique.


    • njama njama 1er février 10:10

      @Gérard
      Ce que je constate surtout c’est une fantastique écholalie médiatique, fort éloignée de l’esprit critique et d’un journalisme digne de ce nom, qui reprend à la lettre ou presque les déclarations d’une Organisation Mondiale de la Santé devenue Vatican de la pensée médicale.
      L’OMS, c’est la Science ? la Médecine ?


    • Gérard 1er février 10:18

      @njama

      1/ Vous confondez (délibérément) journalisme et OMS.
      2/ Quitte à mettre tout le monde dans le même panier, vous auriez pu citer aussi les politiques, les compagnies pharmaceutiques, les agences sanitaires, les chercheurs, les médecins etc ... Une fameuse conspiration mondiale hein ? (ironie)
      3/ Vous demandez « L’OMS, c’est la Science ? la Médecine ? ». Quel est le sous-entendu ? Où voulez-vous en venir ?


    • njama njama 1er février 10:23

      @Gérard
      Si, pour vous empêcher 13.000 personnes de mourir ou de vivre dans des conditions difficiles est exagéré, .... c’est votre avis, c’est votre problème.
      L’éthique antivaccinale a encore beaucoup (beaucoup beaucoup) de chemin à parcourir.

      Vaccination vs (Préambule doc INVS je cite :) « Dans les pays industrialisés, l’amélioration des conditions d’hygiène et de vie ainsi que l’apparition il y a une cinquantaine d’années d’un test cytologique de dépistage, le frottis cervico-utérin (FCU), ont permis de faire chuter l’incidence et la mortalité de ce cancer. Candidat idéal au dépistage par son évolution lente et l’existence de nombreuses lésions précancéreuses curables... »

      A chacun de choisir ses moyens de prévention serait trop vous demander ? ou seriez-vous un intégriste ?

      d’autant plus qu’en matière de papillomavirus la contagion est très restreinte, et particulièrement liée à certains contextes et facteurs de risques ...


    • Gérard 1er février 10:34

      @njama

      A chacun de choisir ses moyens de prévention serait trop vous demander ? ou seriez-vous un intégriste ?

      C’est vous l’intégriste. C’est vous qui opposez frottis et vaccination.

      En fait, ce sont deux stratégies complémentaires.
      C’est peut-être trop subtil pour vous cela.


    • njama njama 1er février 11:03

      @Gérard
      « cancer du col de l’utérus » et « cancer du corps de l’utérus (alias cancer de l’endomètre) » c’est un peu l’histoire qu’un train peut en cacher un autre

      Si le premier type de cancer aurait pour cause dans 99% des cas selon l’article de foi de l’OMS  certains vilains papillomavirus triés sur le volet parmi bien d’autres, pas tous les mêmes de virulences différentes suivant les pays semble-t-il, et que le second pas du tout, c’est en somme leurrer en partie les femmes en portant leur attention dans une seule direction résultant d’un amalgame fait entre les deux  « décès par cancer de l’utérus sans autre information (SAI) » Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) , puisque les frottis, tests HPV, et vaccins HPV ne concernent que le premier, et qu’il n’existe pas d’examen de dépistage pour le second... 

      Ce qui relativise nettement l’utilité de la vaccination anti-HPV. sur l’ensemble des cancers des voies génitales (vagin, utérus, trompes).

      Prétendre en venir à bout un jour du « cancer du col de l’utérus » nécessiterait déjà de clarifier les notifications ... que l’on peut supposer très imprécises au niveau mondial, si déjà un pays « industrialisé » comme la France, parangon de modèle sanitaire, n’est pas foutu de les notifier correctement smiley


    • njama njama 1er février 11:13

      @Gérard

      Merci d’éviter les inversions accusatoires !

      N’était-ce pas le ministère de Mme Buzyn accompagné d’une cohorte de mamamouchis experts qui tenaient une position intégriste en présentant leur PROPOSITION DE LOI N° 1118 visant à ajouter le vaccin contre le papillomavirus sur la liste des vaccinations obligatoires

      à l’encontre même de directives internationales sur le sujet, puisque dans la cadre de la vaccination en général pour les enfants de 6 à 17 ans, le consentement des parents est requis

      CONSIDÉRATIONS RELATIVES AU CONSENTEMENT Á LA VACCINATION DES ENFANTS ET ADOLESCENTS ÂGÉS DE 6 Á17 ANS.
      PDF 8 pages http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/259419/WHO-IVB-14.04-fre.pdf?sequence=1&isAllowed=

      source : http://www.who.int/iris/handle/10665/259419


    • njama njama 1er février 11:38

      @Gérard

      Le virus HPV est-il réellement oncogène ?

      résumons

      La plupart du temps, dans 99,.. % des cas, les papillomavirus s’éliminent d’eux mêmes, ils ne sont donc pas même « cytotoxiques », ou que à très bas bruit sans conséquences sur la santé. Aussi, sur cette base d’observations très générale et préliminaire, on ne saurait prétendre qu’ils auraient un caractère oncogène, ni même qu’ils en seraient porteurs.

      Dans le reste des cas, ils s’avèrent « cytotoxiques » au point de participer à des lésions cervicales (phénomène infectieux, inflammatoire,...), et peut-être responsables de provoquer ces lésions cancéreuses, ou être pour le moins un facteur oncogène associé. Auxquels cas, induisant des cancers sur le moyen et long terme ( de 15 à 40 ans) ils se révéleraient oncogènes.

      Il serait donc intéressant de savoir ce qui déclenche à un certain moment chez certains papillomavirus leur cytotoxicité. Laquelle pourrait être due à des facteurs externes aux papillomavirus eux-mêmes. On pensera bien sûr au milieu, à l’état de santé de la patiente, facteurs de risques..., chaque cas étant peut-être singulier.


    • Gérard 1er février 12:38

      @njama

      Prétendre en venir à bout un jour du « cancer du col de l’utérus » nécessiterait déjà de clarifier les notifications ... que l’on peut supposer très imprécises au niveau mondial

      Encore une fois, ce n’est pas parce que quelque chose vous semble flou ou complexe, que ça l’est effectivement pour les autres ...
      Dégonflez votre cou.


    • Gérard 1er février 12:41

      @njama

      Merci d’éviter les inversions accusatoires !

      N’était-ce pas le ministère de Mme Buzyn accompagné d’une cohorte de

      blabla blabla blabla...

      Les éléments que vous apportez ne sont pas contradictoires avec ceux apportés précédemment par mes soins.

      Une vaccination (qui pourrait être) obligatoire et la recommandation du frottis sont deux choses complémentaires.
      Vous comprenez ? Il faut vous faire un dessin ?


    • Gérard 1er février 12:54

      @njama

      La plupart du temps, dans 99,.. % des cas, les papillomavirus s’éliminent d’eux mêmes

      99% ? Sources ?


    • njama njama 1er février 13:13

      @Gérard

      Les frottis pratiqués depuis plus de 50 ans n’ont rien à prouver en terme d’efficacité pour diminuer l’incidence des cancers cervicaux, et, si le vaccin est paraît-il si efficace (quoique le 75 % d’efficacité est à prendre en compte dans la balance bénéfices-risques), nul besoin d’obligation, les seules recommandations suffisent, devraient suffire, puis avec le temps convaincre peut-être par la suite (?)

      Une vaccination obligatoire n’est rien d’autre que de la vente forcée et de la dictature sanitaire. Ce qui n’est pas à l’honneur de la médecine. Encore plus dans ce cas, puisque aucun vaccin ne viendrait à bout des papillomavirus qui pullulent sur peau et muqueuses depuis la nuit des temps peut-être.

      Ici encore, un petit rappel sur l’hygiène serait de loin la meilleure la meilleure prévention, et expliquerait cette forte disparité d’incidence de cancers cervicaux dans le monde ! Ne vous éloignez pas des choses simples et évidentes, au lieu de de manipuler les esprits en colportant une espèce de fatalisme papillomateux smiley.

      Ce vaccin anti-HPV étant encore très expérimental, le minimum syndical d’éthique qui s’impose est de laisser à chacun le libre choix d’en apprécier les bénéfices, et les risques, non négligeables particulièrement dans ces types de vaccins, pour se déterminer à être cobaye ou non.


    • Gérard 1er février 13:15

      @njama

      La question du consentement nous dévie du sujet (c’est votre habitude).

      Dans le document que vous présentez, il est dit aussi
      « Dans le cas de la vaccination obligatoire, la nécessité du consentement dépend de la nature juridique des règles applicables. Lorsque l’obligation vaccinale est stipulée dans des textes de loi, le consentement peut ne pas être requis. »

      Votre affirmation selon laquelle une obligation vaccinale HPV irait à l’encontre de je-ne-sais-quelle-directive, est fausse.


    • Gérard 1er février 13:51

      @njama

      Les frottis pratiqués depuis plus de 50 ans n’ont rien à prouver en terme d’efficacité

      blablabla

      Le frottis est globalement efficace, mais il n’est pas une prévention efficace à 100%.
      Des femmes sont réticentes au frottis.
      Le frottis doit être bien effectué et correctement analysé. C’est souvent le cas. Mais il peut y avoir des erreurs.

      En combinant frottis et vaccins, la prévention ne peut être que meilleure et tendre vers les 100%.

      Une vaccination obligatoire n’est rien d’autre que de la vente forcée et de la dictature sanitaire.

      Ça, c’est votre avis de petit complotiste du dimanche.

      Ce qui n’est pas à l’honneur de la médecine

      Beh voyons, et votre désinformation viscérale, elle en pense quoi la médecine vous pensez ?

      Ici encore, un petit rappel sur l’hygiène serait de loin la meilleure la meilleure prévention

      Avoir une bonne hygiène n’empêche pas de se faire vacciner et d’effectuer des frottis régulièrement.

      Ce vaccin anti-HPV étant encore très expérimental

      Totalement faux. C’est dans votre tête qu’il est expérimental.

      le minimum syndical d’éthique qui s’impose est de laisser à chacun le libre choix

      blabla

      Un antivax qui parle d’éthique ... Vous êtes ridicule.


    • njama njama 1er février 14:09

      99% ? Sources ?


      ok, c’est à la louche
      étant donné le taux d’incidence (standardisé selon l’âge) 6,1 pour 100.000 femmes en 2018 en France (chiffres Invs)... bla-bla-bla...
      ce qui donne une idée de la grandeur de la cible visée... 

      en baisse, car le taux d’incidence du cancer du col de l’utérus était de 6,4 pour 100 000 femmes (chiffres 2010), avec un taux (EIG effets indésirables graves) de 8,1 cas pour 100 000 vaccinations (chiffres 2011) (Afssaps). LePoint.fr 24.10.2011

      bénéfices-risques ? l’avantage n’est pas certain, ce qui devrait freiner les ardeurs vaccinales, car cela revient un peu à choisir entre la peste et le choléra, entre choisir d’hypothétiquement mourir d’un cancer du col et un risque potentiel de mourir ou un état d’invalidité permanente (maladies auto-immunes invalidantes induites par la vaccination)...

      Autre option, on peut espérer que les traitements anti-cancéreux s’améliorent

      Les choix s’imposent !


    • njama njama 1er février 14:13

      @Gérard
      et vous, vous êtes quoi d’autre qu’un sous-marin de Mme Buzyn et de ses acolytes mamamouchis experts...
      vous croyez pouvoir cornaquer les gens comme du bétail ...


    • njama njama 1er février 14:24

      @Gérard Lorsque l’obligation vaccinale est stipulée dans des textes de loi, le consentement peut ne pas être requis. »
      Votre affirmation selon laquelle une obligation vaccinale HPV irait à l’encontre de je-ne-sais-quelle-directive, est fausse.

      Ces quelques exceptions légales ici ou là, illégitimes d’un point de vue déontologique, et encore plus illégitimes dans les cas d’épidémiologies de très basse intensité qui ne mettent pas en danger la collectivité (cancer du col par ex.), ne concernent que quelques dictatures, on imagine qu’il ne pourrait en être autrement...
      La France s’abaisserait-elle à renouer avec des pratiques fascistes ?


    • Gérard 1er février 14:40

      @njama

      en baisse, car le taux d’incidence du cancer du col de l’utérus était de 6,4 pour 100 000 femmes (chiffres 2010), avec un taux (EIG effets indésirables graves) de 8,1 cas pour 100 000 vaccinations (chiffres 2011) (Afssaps). LePoint.fr 24.10.2011

      Des études plus récentes (les chiffres que vous présentez datent de 2010) permettent d’affirmer que la vaccination n’engendre pas d’accroissement de l’incidence d’effets secondaires sérieux.

      bénéfices-risques ? l’avantage n’est pas certain, ce qui devrait freiner les ardeurs vaccinales,

      Si, il l’est. La balance bénéfices/risques penche clairement du côté des bénéfices.

      car cela revient un peu à choisir entre la peste et le choléra, entre choisir d’hypothétiquement mourir d’un cancer du col et un risque potentiel de mourir ou un état d’invalidité permanente (maladies auto-immunes invalidantes induites par la vaccination)...

      FAUX

      Autre option, on peut espérer que les traitements anti-cancéreux s’améliorent


      Ah beh oui, et pendant ce temps-là on laisse mourir des femmes (et des hommes) ou on les laisse vivre dans de difficiles conditions ...


    • Gérard 1er février 14:42

      @njama

      Ces quelques exceptions légales ici ou là, illégitimes d’un point de vue déontologique

      Ah oui, dans votre déontologie d’antivax patenté, j’imagine bien que ça semble illégitime ...


    • njama njama 1er février 15:04

      Pour rappel, en sus de la déontologie médicale, le document de l’OMS ne pourrait aller en sens inverse... tout mène directement à l’idée que les politiques de vaccination doivent être recommandées et non rendues obligatoires.

      l’article R 4127-36 du Code de la Santé Publique précise que « Le médecin doit en outre obtenir dans tous les cas, le consentement du patient avant toute intervention. »

      Le Conseil national de l’Ordre des médecins confirme https://www.conseil-national.medecin.fr/article/article-36-consentement-du-malade-260

      La loi Kouchner dispose qu’ “Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment”
      La Convention d’Oviedo stipule : art 3 « Primauté de l’être humain – L’intérêt et le bien de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science. »
      L’arrêté Salvetti / Italie de la Cour Européenne des Droits de l’Homme Décision du 9 juillet 2002 ; n° 42197/98 arrête qu’« en tant que traitement médical non volontaire, la vaccination obligatoire constitue une ingérence dans le droit au respect de la vie privée, garanti par l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales ».
      La Déclaration universelle des droits de l’homme soutient que “Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.”

      Le Code de Nuremberg stipule que « le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel.« 

      Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques Nations Unies, Droits de l’homme Article 7  »... il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique."

      La Déclaration Universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme (UNESCO) avec un consensus de 193 pays.
      Sur la question du consentement, la Déclaration stipule que toute intervention médicale préventive ne doit être effectuée qu’avec le consentement préalable, libre et éclairé de la personne concernée, et fondé sur des informations suffisantes.


    • Gérard 1er février 15:28

      @njama

      La Loi française rend la vaccination obligatoire (11 vaccins). Point.

      Je peux concevoir que cela vous choque ou vous émotionne.
      Mais c’est comme cela. Si vous n’êtes pas d’accord, enfilez votre gilet jaune et allez manifester.

      Mais votre combat ne sera légitime que si vous cessez de colporter mensonges et désinformations.


    • njama njama 1er février 16:23

      @Gérard
      La Loi française rend la vaccination obligatoire (11 vaccins). Point.

      En fait comme il n’y a pas (plus) de volet pénal, le qualificatif « obligatoire » est d’un emploi abusif, mais certainement pesé en terme de communication. Le qualificatif « obligée » conviendrait mieux puisque la coercition qui fait fi du consentement des personnes ne s’exerce que pour l’admission en collectivités. Les vaccinations après l’âge de 6 ans n’étant elles que « recommandées » (les rappels de ceci ou de cela...) si vous avez lu le carnet de vaccination.

      Pour manifester, je le fais ici, et si j’en crois votre agacement, ça marche smiley


    • Gérard 1er février 16:31

      @njama

      Le qualificatif « obligée » conviendrait mieux

      Ah oui, on voit bien toute la nuance là ...(ironie)

      Pour manifester, je le fais ici,

      Eh bien, vous pourrez continuer à pleurer sur votre pauvre sort pendant un bon moment alors.


    • njama njama 1er février 18:46

      @Gérard

      Dans quelque sens que vous le preniez, et nous devinons bien chez vous sans difficultés celui qui vous arrange plutôt que ceux qui vous dérangent, cette « coercition » vaccinale exercée par les pouvoirs publics depuis le 1er janvier 2018 qui prend enfants et parents en otages, n’honore ni la science, ni la médecine, ni la France !

      Elle est aux antipodes de ce que peut être « la Science » qui pour avancer s’est toujours sustenter des idées nouvelles ou des controverses sans lesquels elle eut été pétrifiée comme la femme de Loth

      Votre mépris patent sur les médecines alternatives, sur l’homéopathie et l’acupuncture, n’a d’égal que votre condescendance sur le principe de liberté thérapeutique en général.

      Votre esprit est militaire, vous détenez la Vérité bien sûr ... à vous lire nous ne doutons plus de votre intégrisme pour la Pensée Unique, distillée « savamment » il est vrai, par les autorités sanitaires, qui, comme l’OMS votre paroisse, sous des prétextes philanthropiques se fout pas mal de la plèbe.

      Les Gilets Jaunes contre cette imposture intellectuelle, oui bien sûr, un jour... ce sera inévitable si le cap ne change pas.


    • Gérard 2 février 07:21

      @njama

      Votre rhétorique nauséabonde ne m’impressionne pas du tout.

      J’aurais bien une tartine à vous répondre à chacune de vos affirmations, tellement elles sont profondément malhonnêtes. Mais je préfère inviter le lecteur à relire nos échanges car beaucoup de réponses y ont déjà été apportées par mes soins.

      Et je signale que le débat sur l’obligation (non ?) démocratique des vaccins ne constitue en rien un argument pour remettre en cause l’efficacité et la sécurité des vaccins.


    • Alcyon 2 février 09:18

      @njama
      « Le médecin doit en outre obtenir dans tous les cas, le consentement du patient avant toute intervention. »

      Je vais de ce pas demander le consentement d’un enfant d’un an. Quoi il ne peut pas ? En quoi le consentement de sa mère est-il plus important que le consentement de millions de personnes ? Plouf.

      « il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique. »

      Un vaccin n’est pas une expérience médicale ou scientifique. Plouf.

      Conclusion : du vent. Comme d’habitude venant des antivax.


    • sls0 sls0 31 janvier 16:22

      J’ai une maladie mortelle à 100%, je vieillis.

      La plupart des gens se mélangent les pinceaux quand on parle en pourcentage.

      Un exemple pour comprendre les risques d’interprétations des pourcentages.

      C’est monsieur Phi, il fait des vidéos sympas mais qui font réfléchir.

      https://m.youtube.com/watch?v=3FOrWMDL8CY

      Je vous souhaite cette excellente maladie qu’est le baysianisme. On ne se laisse plus trop entrainer dans des arguments erronnés supporté par des pourcentages.


      • Alcyon 31 janvier 22:04

        Les delepine dans toute leur splendeur ;

        Quand un dépistage détecte « plus de cancers », c’est une excuse pour demander leur arrêt car il y a des faux diagnostics et en plus ça n’aide pas. Quand dans le même temps, il y a « plus de cancers » c’est la faute des vaccins.

        Ils ne remarquent même pas qu’ils ont un léger pépin qui consiste à attribuer deux causes uniques (c’est là que c’est important) à une même conséquence. S’ils ne causaient pas des morts, ça en serait presque risible.

        Logique des delepine :

        -l’incidence est plus haute, donc c’est à cause de <insérer ce qu’ils critiquent aujourd’hui>

        -la mortalité est plus basse, ça ne peut pas être du à <insérer ce qu’ils critiquent aujourd’hui>

        -conclusion : <insérer ce qu’ils critiquent aujourd’hui> augmente le taux d’incidence des cancers sans augmenter la durée de vie, c’est un coup de big pharma.

        La malhonnêteté dans toute sa splendeur. Et en passant, sur 45 notes, combien sont des sources sérieuses peer-review ? Non car citer le blog d’une blogueuse entrepreneuse, c’est bien joli mais ça fait pas très sérieux.


        • Gérard 1er février 09:28

          @Alcyon

          Non car citer le blog d’une blogueuse entrepreneuse, c’est bien joli mais ça fait pas très sérieux.

          Surtout que, si on parle de la même chose, ce blog (Prévention Santé Déborah Donnier) est une vitrine pour les pseudo-médecines (dites médecines alternatives ou médecines naturelles ou médecines ésotériques), on peut citer au minimum l’homéopathie, la naturopathie, l’acuponcture, etc. On y vend des livres, des magazines, des DVD, des ustensiles de cuisine, etc. Le blog s’auto-proclame « indépendant » (comme si c’était une garantie de ne pas propager de mensonges) alors que certains articles sont sponsorisés.

          On y donne la parole à des charlatans tels que les docteurs Delépine (tiens tiens), le Dr Broussalian (adepte de la pensée magique homéopathique et antivax), le Dr De Lorgeril (cardiologue extrêmement contesté et antivax), Michel Georget (autoproclamé expert en vaccination et antivax notoire), Senta Depuydt (« journaliste » adepte du conspirationnisme antivax et auteur de théorie farfelues sur l’autisme notamment), etc etc ... (la liste est extrêmement longue)

          Ce blog fait partie d’une « constellation » de blogs de promotion antivax et pro-pseudo-sciences dans le même crédo, l’ISPN, l’AISMIB, LNPLV, CRIIGEN, REHAVB, etc etc + les blogs personnels de ces personnalités antivax.

          Ce réseau permet effectivement aux Dr Delépine de donner un semblant de crédibilité, de faire mine de renvoyer à une source qui peut paraître sérieuse aux yeux du lecteur lambda, mais qui, en réalité n’est qu’un renvoi à une source extrêmement contestable (et je pèse mes mots).


        • dudu23825 1er février 13:56

          @Gérard
          Gérard, vous semblez défendre naïvement ou sciemment les intérêts des groupes pharmaceutiques. Peut être possédez-vous des actions Sanofi ou GSK ?
          où bien êtes-vous un pédiatre ou gynécologue ? ce qui pourrait expliquer vos arguments et votre foi sans faille dans tout ce que produit les entreprises phamaceutiques (notamment la vaccination).

          Heureusement, que des médecins dits « alternatifs » Traduction par en fait souvent par « peu financé par big pharma » ou « bien proche de la retraite » comme le Dr. Joyeux lançent des alertes sur des médicaments ou vaccins lorsque ceux-ci vont à l’encontre des intérêts des patients (Cas DTP et Infanrix hexa est très clair dans qui y trouvait son intérêt).

          Une question toute bête : Sanofi a développé un nouveau médicament mais il hésite entre deux formulations finales, l’une qui guérit les patients définitivement et l’autre qui ne guérit pas mais calment les symptômes avec une prise régulière à vie.
          Laquelle de ces deux formules Sanofi va-t il choisir selon vous ? L’intérêt des patients devrait faire pencher Sanofi vers la première formule qui guérit, mais la deuxième fait faire un max de pognon et de dividendes...
          Big pharma se contrefout de notre sante, le but est de faire du fric et rien d’autre pour répondre aux exigences d’actionnaires qui veulent 10 % de rendement par an sur leurs actions.
          La vaccination est d’ailleurs le même créneau, toujours plus de vaccins pour toujours plus de pognons. En plus la procédure est beaucoup plus simple pour ces derniers car pas d’études de pharmacocinétiques à fournir. Une vache à lait.

          C’est bien beau d’essayer d’attaquer sur la légitimité des sources de cet article qui ont le mérite d’être précises et documentées.
          La littérature scientifique est cadenacée et très majoritairement financé par Big Pharma.
          Les études et données donnant le bénefice/risque d’un médicament ou d’ un vaccin ne sont pas accessible au public, seulement aux agences de santé, dont on connait les conflits d’intérêts répétés avec big pharma (ANSM a changé 3 fois de nom suite aux différents scandales !)

          Vous préférez croire ces sources directement envoyées par big pharma aux agences ? c’est plus sûr pour vous ?

          Libre à vous.

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