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Derniers commentaires

  • Par jean-jacques rousseau (xxx.xxx.xxx.151) 20 avril 12:12

    "Les relations entre les États de l’Union européenne, et de la zone Euro, sont régies par les rapports de force. On peut le regretter ; il nous faut le constater. 
    Si vous voulez imposer dans ce traité des clauses qui soient réellement efficaces et non de pure forme, il faudra les imposer aux gouvernants de plusieurs pays, dont l’Allemagne. Ainsi, on pourrait penser à l’émission d’un grand emprunt de plusieurs centaines de milliards d’Euro – gagé sur l’argent mis en réserve dans le MES - pour relancer la croissance dans les pays qui sont aujourd’hui étranglés par une rigueur assassine (la Grèce, le Portugal et l’Espagne). De même, un programme de grands travaux d’infrastructures, destiné à financer la transition vers une économie respectueuse de l’environnement, réconciliée avec la diversité humaine et naturelle, avec la robustesse des territoires et la résilience des sociétés européennes, s’impose. Ces mesures pourraient faire en sorte que la zone Euro - dont la croissance a été particulièrement faible depuis dix ans – retrouve rapidement le chemin de la prospérité. À chaque fois il vous faudra construire ce rapport de force et construire une crédibilité qui impressionne nos partenaires et ne leur fasse pas douter de la résolution de la France à imposer cette politique. Cette crédibilité, vous ne pourrez la construire que sur la légitimité d’un vote populaire.


    Si donc vous êtes sérieux dans votre projet de renégociation, il vous faut impérativement construire ce rapport de force, et le faire dès maintenant. La Constitution de la Vème République vous en offre le moyen. 
    Si vous annonciez dès aujourd’hui, et en tout état de cause avant le second tour, votre décision de soumettre à référendum le traité que vous proposez de renégocier, en disant clairement que vous appellerez à voter « non », vous disposeriez d’une arme puissante et redoutable. Un « non » massif vous renforcerait et vous donnerait un pouvoir de négociation décisif. Il mettrait entre vos mains un mandat populaire nettement ciblé et sans aucune ambiguïté. Vous pourriez imposer alors des mesures à l’efficacité réelle, ou alors faire la démonstration que certains de nos partenaires se refusent à sauver l’Euro. Il vous faudrait alors avoir le courage d’en tirer les conséquences. "
    Jacques Sapir : Lettre ouverte à François Hollande 19 avril 2012
  • Par jean-jacques rousseau (xxx.xxx.xxx.57) 21 mars 17:13

    Vous avez raison. Pour ne pas alourdir le tableau je n’ai pas rajouté l’alternative positive à l’échec ou la crise : le succès. A partir de cette option : la boucle de rétro-activité conforte les postulats et concepts mis en oeuvre dans le programme, renforce la légitimité des institutions et les cycles de fonctionnement.

    En fait pour qu’il n’y ai pas de crise du système il faudrait partir de postulats corrects et de principes basé sur la raison et non l’opinion ou un consensus basé sur des croyances irrationnelles.
    Ce qui démontre par l’évidence que "la crise" (ou l’échec) est bien une opportunité d’apprentissage et l’on apprend d’avantage de l’échec que du succès. A condition bien sur de ne pas se désespérer, prétexter de la fatalité et renoncer à l’analyse et la remise en cause des conceptions fautives. 
  • Par jean-jacques rousseau (xxx.xxx.xxx.57) 21 mars 16:33

    commentaires hors charte :

    - Toute insulte ou attaque personnelle est proscrite 
    - Evitez le hors-sujet, concentrez-vous sur le sujet de l’article
  • Par jean-jacques rousseau (xxx.xxx.xxx.231) 21 mars 12:36
    "Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! 
    On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme..."
  • Par jean-jacques rousseau (xxx.xxx.xxx.169) 19 mars 08:41

    L’erreur conceptuelle des nationalisation de 1946 et de 1981 a été de confondre la notion d’administration publique avec celle de la propriété des entreprises.

    L’administrateur n’est pas obligatoirement le propriétaire de l’entreprise. 

    Faire cette confusion remet en cause le droit de propriété et ouvre la question de l’expropriation pour cause d’utilité publique et de l’indemnisation. Je considère qu’il y a une méthode plus subtile de traiter le sujet.

    Il y a plusieurs questions essentielles sur le sujet des nationalisations :

    1. le conflit entre l’intérêt public et la situation de monopole d’une entreprise,

    2. la modification juridique du statut de l’entreprise par la loi ou le référendum de nationalisation

    3. le coût public de l’indemnisation de l’expropriation selon le droit de propriété ou le "manque à gagner" de la dépréciation des cours selon droit commercial, etc.

    C’est pour cette raison que je fais référence à la loi de co-gestion qui contient en elle-même une solution par la synthèse de ces difficultés.

    De plus sur le débat d’économie politique de la ré-industrialisation et du retour au plein-emploi plusieurs points peuvent être associés :

    - la généralisation du principe de "joint-venture" pour les sociétés étrangères, 

    - la voix prépondérante de l’administrateur public dans les grandes entreprises nationales (au sens de 1946 cad en situation de monopole ex. Total dans l’énergie pétrolière)

    - le principe de co-gestion pour les entreprise nationales de plus de 1000 employés par exemple 

    -le développement des entreprises coopératives et des marchés protégés au niveau régional et local. 

    Ces questions juridiques concernant notamment le statut des entreprises et le role de l’Etat peuvent faire l’objet d’un référendum à choix multiple.

    La cogestion allemande

     La loi de 1951 l’établie dans les mines et la sidérurgie pour les entreprises de plus de 1000 salariés. Actionnaires et représentants des travailleurs sont à parité dans les conseils de surveillance (sorte de conseil d’administration). Un « onzième homme » est nommé d’un commun accord pour départager en cas de besoin. Les représentants des travailleurs disposent d’un pouvoir important, le directeur du travail, au sein du conseil de surveillance, ne pouvant être nommé sans leur accord

    La loi de 1952 étend le principe aux entreprises, hors du champ des mines et de la sidérurgie, mais elle n’attribue dans ces dernières que le tiers des sièges aux représentants des travailleurs.

    Alors que nous entrons dans la crise « post taylorienne », la loi de 1976 étend la cogestion à toutes les entreprises de plus de 2000 salariés, cotées en bourse, tout en restreignant les possibilités d’action des syndicats et en renforçant le pouvoir des actionnaires."

    http://www.evolution-relations-sociales.fr/dotclear/index.php/2006/12/10/48-311-la-cogestion-regie-par-la-loi 

    Nationalisations

    "Cette question des nationalisations est importante.
    C’est pourquoi il s’agit de formuler la question de façon ouverte mais précise.
    Que désigne t-on par le terme de "nationalisation".
    Quel est l’objectif poursuivi, ou quels résultats cherche t’on atteindre par cette mesure ?

    Pour ma part il me semble que le terme "nationalisation" s’est cristallisé dans la pensée française pour ne symboliser d’une formule archaïque et à l’efficacité contestable.
    Les grandes nationalisations de 1945, voulues pour résister aux "grandes féodalités économiques", selon les termes du Conseil National de la Resistance) ; mais aussi pour permettre aux travailleurs de s’approprier des "moyens de production", selon le discours du socialisme politique, ou simplement pour permettre "l’égalité de l’acces aux services publics" pour les juristes, sont des références culturelles profondément ancrées.

    Mais on voit déjà que le sujet est délicat à traiter, puisque cette mesure de "nationalisation" est censée répondre à des discours et principes différents, voir opposés... On voit bien que partant d’un tel quiproquo, les expériences risquaient d’être mal concues, mal conduites et finalement d’être dénoncées pour leurs inconvénients plutot que d’être corrigées et améliorées pour leurs avantages..."

    Nationalisations usenet 4 mai 2006 https://groups.google.com/forum/?hl=fr&fromgroups# !topic/fr.soc.economie/jyVIiZANME8

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