• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

aberlainnard

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 244 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • aberlainnard 3 mars 2011 19:20

    Votre article m’a beaucoup intéressé.

    L’analyse que vous faites de la crise de société me paraît tout à fait pertinente.

    Elle peut se résumer ainsi, en vous citant :

     "Le dernier grand changement de civilisation remonte à 1960. La société de 2010 ressemble à celle d’il y a 40 ans. La différence reposant sur un usage plus intensif des technologies,"

    "Ce qui modifie la condition humaine, c’est l’évolution des technologies."

     Et votre conclusion :

    "Le vrai problème étant de partager les richesses avec en face un problème plus puissant, l’homme contemporain n’est pas partageur."

    "…dans l’univers conceptuel, on peut imaginer une société nouvelle mais elle suppose une transformation inespérée des citoyens."

    J’ai lu votre C.V. et je vois que vous avez la double qualification d’ Ingénieur des Mines et Docteur en Philosophie. Cette double qualification vous place en position privilégiée pour appréhender les questions de civilisation qui se posent aujourd’hui.

    Si nous nous interrogeons sur l’élément déterminant qui a permis les progrès matériels et sociaux inouïs qu’a connus notre société au cours des deux derniers siècles, avec une accélération prodigieuse à partir des années 60, c’est bien sûr grâce au génie humain. Mais celui-ci n’aurait pu se développer sans l’utilisation d’énergies abondantes et bon marché, d’abord le charbon, puis le pétrole, qui ont révolutionné le mode de vie des peuples qui en ont bénéficié.

    Elles ont permis de libérer des bras occupés aux champs à une activité agricole nourricière et de les affecter au développement industriel. L’utilisation de l’énergie a décuplé la capacité des humains à transformer les matières premières que la nature nous donne pour en faire des produits manufacturés à grande échelle. Les progrès de productivité ont en outre dégagé du temps libre et rendu possibles les congés payés, la réduction du temps de travail, la possibilité de prendre du repos après une vie active pour les anciens, et pour les plus jeunes d’investir du temps dans des études avant de se consacrer à une activité  professionnelle. Tout ceci était économiquement in-envisageable auparavant.

    Si l’on se pose maintenant la question de savoir à quoi nous devons, non seulement l’énergie qui a rendu possible les transports et les échanges économiques mondiaux à grande échelle, mais aussi les intrants utilisés pour une agriculture vivrière performante, les nouveaux matériaux présents dans le moindre objet que nous utilisons quotidiennement, les textiles, les médicaments qui participent à la santé de la population, une réponse s’impose comme évidence : la civilisation que nous connaissons aujourd’hui repose essentiellement sur un pétrole abondant et bon marché.

    Qu’il devienne temporairement moins abondant et, en conséquence plus cher, et nous avons pu observer qu’il s’ensuit, chaque fois que cela est arrivé, récession et crise économique.

    Qu’il devienne définitivement et inexorablement de moins en moins abondant, comme tôt ou tard il advient de tout stock fini dans lequel on puise à vitesse accélérée, alors même que nous n’avons encore aucune ressource de remplacement en quantité et en qualité immédiatement disponible, et nous aurons à coup sûr une crise de civilisation majeure telle que nous n’en avons jamais connu historiquement, puisque l’humanité ne s’est jamais trouvée devant un défi de cette ampleur.

    Il n’est pas raisonnable de penser que nous en sortirons par des correctifs à la marge tels que nous les proposent les économistes et les politiciens « has been », enferrés dans une logique de croissance infinie en cours dans les années 70 .

    Alors, oui, il faut débattre sur des projets, des idées, des concepts de société et de civilisation nous permettant de réussir cette mutation qui s’imposera à nous, tôt ou tard, de toute façon.

    Oui, cette mutation passera nécessairement par un partage plus équitable des richesses disponibles si nous voulons éviter le pire et la guerre.

    Oui, il est vital que l’homme contemporain devienne plus « partageur ».

    Mais pour qu’il accepte une telle démarche, il lui faut d’abord comprendre, qu’il prenne conscience des enjeux et cela ne va pas sans qu’il soit informé correctement de la réalité de l’état du monde.

    Il est primordial que ceux dont le métier est de faire circuler l’information s’emparent de cette tâche : faire comprendre que le confort matériel et les progrès sociaux reposent sur les énergies dont nous avons pu disposer sans contraintes majeures jusqu’à aujourd’hui.

    Toute variation importante dans la disponibilité de cette variable implique une mutation de la société qui ne peut être réussie qu’avec le consentement et la participation active des citoyens bien informés.

    Il revient à ces derniers de faire pression sur leurs représentants élus afin qu’ils adoptent des dispositions validées par les citoyens pour opérer cette mutation avec le souci d’une juste répartition des efforts requis et d’un partage équitable des richesses disponibles ou produites par eux.

    Les manquements des représentants élus rendent légitime leur destitution, même au cours de leur mandat, par voies légales ou non, quand des enjeux vitaux de la collectivité sont en question.

    Nos amis riverains de la Méditerranée l’ont compris. Nos politiques et leurs complices du CAC 40, pas encore.

     

     

     



  • aberlainnard 26 février 2011 12:58

    Sauf que ces informations étaient déjà disponibles bien avant Wikileaks !



  • aberlainnard 26 février 2011 12:53

    Oups !

    Cela signifie tout simplement que nous sommes condamnés à ce que notre consommation accompagne la baisse de production sans avoir de sources d’énergie de substitution suffisantes quantitativement et qualitativement.

    Comment relever ce défi quand les principaux acteurs économiques et politiques n’ont en tête qu’une croissance sur le mode des années 70 par avance condamnée et quand ils refusent de prendre le virage nécessaire ?



  • aberlainnard 26 février 2011 12:17

     "les réserves pétrolières de l’Arabie Saoudite seraient surestimées de 40 %"

     "L’Arabie Saoudite 1er producteur et exportateur mondial de pétrole serait donc dans l’incapacité de jouer sur son niveau de production pour limiter la hausse des cours dans les années à venir. Le peak-oil si redouté serait plus proche que jamais."

     Ceci est tout à fait juste.

    Cela fait des années que l’ASPO nous avait prévenus de cette réalité, des années que Colin J. Campbell et Jean Laherrère ne sont pas pris au sérieux. Tout comme Marion King Hubbert qui, dans les années 1950, avait prévu très précisément le pic de production des Etats-Unis pour 1970, avait été la risée de ses contemporains.

    Il n’y a aucune raison que la production à l’échelle mondiale échappe à ce phénomène qui touche déjà de nombreux puits dans les pays producteurs.

    En fait le passage de ce pic (ou plateau) précédant la chute de production est tellement lourd de conséquences économiques et sociales qu’il est beaucoup plus confortable de faire semblant d’ignorer cette menace bien réelle.

    Aujourd’hui, les alertes sont pourtant nombreuses ; ce sont généralement des personnages qui ont été au plus près des sources d’informations les plus sures qui, une fois à la retraite, et dégagés de leurs obligations de réserve imposées par leurs fonctions, prennent le relais de ces informations.

    Ce sont aussi, en toute discrétion, des administrations comme les forces armées américaines ou allemandes qui intègrent cette réalité dans leurs scénarios opérationnels futurs.

    Autre signe révélateur ; l’énergie que déploient les compagnies pétrolières dans le développement de l’exploitation du pétrole non-conventionnel au prix d’acrobaties techniques de plus en plus risquées, de plus en plus coûteuses et au mépris des conséquences environnementales.

    Peu importe de savoir qu’il y aurait encore du pétrole, au rythme actuel de consommation , pour 40 ans ou plus (c’est demain de toute façon !). Les problèmes commenceront évidemment dès que le rythme de production commencera à décroître et à être incapable de répondre à la demande. Et là, nous y sommes, ou pas loin de l’être à très court terme !

    Cela signifie tout simplement que nous sommes condamnés à ce que notre consommation accompagne la baisse de production sans avoir de sources d’énergie de substitution suffisante quantitativement et qualitativement.

    Comment relever ce défit quand les principaux acteurs économiques et politiques n’ont en tête qu’une croissance sur le mode des années 70 par avance condamnée et quand ils refusent de prendre le virage nécessaire ?

     

     

     



  • aberlainnard 20 janvier 2011 21:50

    Le Sud-Est n’est pas la seule région de France menacée !

    Voir aussi projet TOREADOR pour le Bassin Parisien

    VERRONS-NOUS BIENTÔT LE BASSIN PARISIEN SINISTRé pour quelques gouttes de pétrole ou m3 de gaz supplémentaires ?

    Récemment, l’AIE reconnaissait que le pic de production mondial du pétrole était probablement atteint. Si cela était avéré et compte tenu de notre forte addiction au pétrole, les pétroliers auront recours à toutes les pratiques d’exploitation pour prolonger de quelques années la production du pétrole. Dans la hâte, à n’en pas douter, ils sont prêts à faire n’importe quelles conneries et à prendre tous les risques pour répondre à la demande, d’autant qu’aucune énergie alternative ne peut prendre la relève du pétrole au pied levé.

    projet TOREADOR : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopic.php?p=279067&sid=55aa72479d79ddad95cbb7517b24e31a#p279067

    En particulier cet extrait :

     "Quant aux chiffres annoncés pour les « réserves totales de 50 à 200 milliards de barils, annoncées par le vice-président de TOREADOR », il s’agit du volume en place dans la roche-mère, dont seule une infime partie pourra être extraite en application des lois de la physique, très défavorable aux écoulements de liquides dans des roches particulièrement peu perméables. Quant aux vraies «  réserves récupérables », un terme qui est un pléonasme pour tout pétrolier, elles resteront faibles, probablement inférieures à une fraction de milliard de baril. Jean LAHERRERE donne pour le meilleur « sweet spot » du Bassin de Williston, l’analogue nord-américain du Bassin de Paris, « sweet spot » connu sous le nom d’Elm Coulée, des réserves ultimes de 250 millions de barils. C’est cet ordre de grandeur qu’il faut considérer pour les réserves de « shale oil » du Bassin de Paris. C’est pas mal, mais cela ne représente jamais que 3 jours de consommation de la planète (mais 4 mois de consommation de la France)."

     

    Cette technique d’extraction nécessite de fracturer la roche pour accéder aux poches à peu près exploitables. Il faut espérer qu’au passage, ils ne pollueront pas trop les nappes phréatiques du bassin parisien comme ça a été le cas dans certaines zones d’exploitation aux États-Unis où l’eau finissait par couler du robinet mélangée aux gaz, en partie dissous, en partie à l’état gazeux !

    Dans une région où la densité de population est élevée, bonjour les dégâts !

    En vrac. Quelques informations en complément de mon commentaire :

     http://www.annales.org/ri/2000/05-2000/galin041-046.pdf

    http://www.youtube.com/watch?v=TvRxS9Thf0k

    Présentation de la Sté TOREADOR :

    http://www.toreador.net/images/presentations/Corporate_Update_15Dec10fr.pdf

     Communiqué de presse de la Sté en mai 2010 :

    http://www.toreador.net/images/press/TRGL_PressRelease_Partner_10May10_FR.p df

     Autres sources, d’infos :

     http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=170903665

     http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/12/10/le-gaz-naturel-est-il-lavenir-du-petrole-bof/

     http://philippepeter.wordpress.com/2010/06/03/ile-de-france-exploiter-le-petrole-non-conventionnel-du-bassin-parisien/

     http://fr.reuters.com/article/idFRLDE6BG0NA20101217

     http://www.cafedelabourse.com/archive/article/toreador-miser-sur-lextraction-de-petrole-dans-le-bassin-parisien/#

     Incidemment, savez-vous qui est partie prenante dans le projet TOREADOR qui se propose d’exploiter les sous-sols du BASSIN PARISIEN ?

    Julien Balkany Frère cadet de l’homme politique français, Patrick Balkany

    vice-président du conseil d’administration de la société d’exploration et de production pétrolière Toreador Resources.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Balkany

     

     

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor