Vous avez raison ; le problème se situe bien dans le partage
des gains de productivité.
Dans un monde imaginaire où la production de tous les biens
serait entièrement automatisée et les humains, que les machines auraient
remplacés, jetés au chômage sans ressources pour acquérir ces biens, l’économie
serait complètement bloquée. Seule l’attribution d’indemnités de chômage
permanentes, alimentées par un prélèvement sur les profits réalisés par le
propriétaire des lignes de production, individu ou société, permettrait de
débloquer la situation et d’écouler les biens produits.
À partir de ce moment et en simplifiant à outrance, autant
instaurer un système où le propriétaire serait remplacé par les
« chômeurs », réunis en coopérative, se répartissant un salaire à vie.
Le problème du chômage et des retraites n’en serait plus un.
Sans aller jusqu’à ce monde utopique, il est clair que le
chômage et le déficit des caisses de retraite n’existent que parce que la
richesse supplémentaire engendrée par les progrès de productivité a été
systématiquement détournée de ceux qui devaient légitimement en bénéficier pour
payer, d’une façon éhontée et sans complexe, une oligarchie dirigeante et les
actionnaires.
"Et sur ce point les analystes américains et
européens se veulent confiants et tablent sur une arrivée massive d’avions
chinois à l’horizon... 2045-2050."
Qui peut sérieusement
prévoir l’avenir de l’aéronautique à l’horizon 2045-2050, compte tenu des
incertitudes financières et économiques ? Aurons-nous résolu les problèmes
énergétiques qui ne manqueront pas de se poser au cours des deux ou trois
prochaines décennies ? Ne vaudrait-il pas mieux organiser une co-opération plutôt
que préparer la compétition ?
"….. la thèse du réchauffement anthropique était si
difficile à admettre pour nous que nous l’avons massivement refusée. Elle remet
en cause nos modes de vie, elle est une idée inquiétante pour notre avenir. La
lutte s’est donc organisée contre elle."
"…… Nos contemporains angoissés se précipitent alors
pour acheter des arguments qui les rassurent."
Par contre, dire que :« …… les intérêts mercantiles rejoignent ceux des
»anti« . »ne me
paraît pas complètement exact, car les intérêts mercantiles existent bien dans
les deux« camps ».
Toujours est-il que le caractère systémique de la thèse
exposée par le GIEC semble scientifiquement beaucoup plus cohérent et crédible
que les arguments contraires et parcellaires sur des points isolés montés en
épingle.
De toutes façons, un autre fait incontestable nous
contraindra tôt ou tard à cesser les émissions de CO2 ; il s’agit de
l’épuisement accéléré des ressources en énergies fossiles,qui dès que la capacité de production
dépassera son maximum technique et sera insuffisante pour satisfaire la
demande, imposera une mutation radicale du fonctionnement de notre société.
Tant que nous en avons encore les moyens, il est sage et
responsable de la préparer dès maintenant, à tous les niveaux, local et mondial.
En l’absence de cette prise de conscience et de prise de décision, nous aurons
à affronter un problème infiniment plus grave et violent.
Sarkozy, ce voyou politique de la pire espèce, s’est arrogé
des droits en violation caractérisée de la Constitution de la République à un
degré jamais atteint par ses prédécesseurs.
Qui, parmi les politiques ou les médias, rappèle aux
citoyens que nous sommes les bases fondamentales de notre Constitution ?
Entre autres extraits essentiels :
TITRE II
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Article 5
Le Président de la République veille au respect de la
Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des
pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État.
Article 8
Le Président de la République nomme le Premier ministre.
Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du
Gouvernement.
Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres
membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.
TITRE III
LE GOUVERNEMENT
Article 20
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la
Nation.
Il dispose de l’administration et de la force armée.
Il est responsable devant le Parlement dans les
conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50.
Article 21
Le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement.
Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois.
Sous réserve des dispositions de l’article 13, il exerce le pouvoir
réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.
Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.
TITRE IV
LE PARLEMENT
Article 24
Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du
Gouvernement. Il évalue les politiques publiques.
Il comprend l’Assemblée nationale et le Sénat.
TITRE V
DES RAPPORTS ENTRE LE PARLEMENT
ET LE GOUVERNEMENT
Article 39
L’initiative des lois appartient concurremment au Premier
ministre et aux membres du Parlement.
Article 49
Le Premier ministre, après délibération du Conseil des
ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du
Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de
politique générale.
TITRE VIII
DE L’AUTORITÉ JUDICIAIRE
Article 64
Le Président de la République est garant de
l’indépendance de l’autorité judiciaire.
__________________
Et ceci qui fait partie intégrante de la Constitution :
PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION
DU 27 OCTOBRE 1946
Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou
acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait,
doit devenir la propriété de la collectivité.
La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions
nécessaires à leur développement.
Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère
et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité
matérielle, le repos et les loisirs.
Tout être humain qui, en
raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique,
se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la
collectivité des moyens convenables d’existence.
La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de
l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation
de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de
l’État.
Pour le moment la technologie des batteries ne nous permet
pas encore d’espérer des voitures 100% électriques capables de rivaliser en
autonomie et en commodité d’approvisionnement en énergie avec les voitures à
moteur thermique. Peut-être est-ce l’occasion de redéfinir nos besoins réels en
matière de mode de déplacements individuels.
Il me semble que l’erreur est que nous ne parvenons pas à
nous détacher du concept de la voiture conventionnelle telle que nous la
connaissons aujourd’hui, puissante, rapide, équipée d’éléments de confort
souvent gourmands en énergie, comme la climatisation, et en plus dotée d’une
autonomie pouvant atteindre les 1000 km. Ce concept est clairement orienté vers
un usage longue distance sur route ou autoroute. Sauf cas particulier, ses
capacités sont largement sous-utilisées au quotidien. Si l’on considère la
distance parcourue, la durée de séjour dans l’habitacle et la vitesse moyenne réelle
qui caractérisent la plupart de nos déplacements courants, nous aboutissons à
la définition d’un véhicule qui n’a plus rien à voir avec la familiale moyenne
de 120 ou 150 ch., capable de frôler ou d’atteindre les 200 km/h, vitesse
jamais atteinte en France, sauf à prendre le risque de repasser le permis ! .
Et si nous inversions nos schémas de pensée, si ancrés dans
notre mental ! Ce que nous appelons voiture principale aujourd’hui serait,
demain, la voiture secondaire ; la routière que nous louerions en fonction de
la distance à parcourir, du nombre de passagers, de l’usage et de l’humeur du
moment ; coupé sportif, berline familiale, monospace ou camping car. Le parc de
ces voitures pourrait être mutualisé sous forme de copropriété, comme cela
commence à se faire à Paris selon ce que j’ai entendu dire.
Peut-être, est-ce une opportunité pour inventer un autre
concept de « véhicule principal » répondant réellement à nos besoins de
déplacement sur courtes et moyennes distances.
Pour faire le parcours domicile-travail, accompagner les
enfants à l’école, faire ses courses, aller au restaurant ou au cinéma, une
autonomie de 200 km par jour peut généralement convenir. D’autonomie réduite
mais suffisante, d’un entretien économique, de faible encombrement au sol, un
peu plus rustique mais dotée d’une modularité pratique du genre ludospace, apte
à transporter une petite famille ou des charges encombrantes selon les besoins
du moment. Pour ce qui est des performances, en milieu urbain, péri-urbain ou
interurbain où la vitesse est limitée typiquement à 50, 70 et 90 km/h, une
vitesse maximum de l’ordre de 90-110 km/h ne serait ni pénalisante, ni
ridicule.
Pour le coup, le nouveau concept de "véhicule
principal" pourrait très bien être électrique.
Éventuellement, un petit groupe électrogène silencieux, du
genre de ceux que l’on trouve sur les marchés pour l’éclairage des étals,
pourrait être embarqué permettant, en quelques minutes, de retrouver un niveau
de charge minimum des batteries et un complément d’autonomie assurant un retour
au bercail sans l’angoisse de la panne loin de la prise.
À dire vrai, et pour être honnête, ceci demanderait un tel
changement dans nos comportements (usagers et constructeurs) et dans les
infrastructures actuelles que je ne crois pas que ce soit réalisable dans un
avenir proche ! Finalement, je vais conserver mon Berlingo qui, lui,couvre pour le moment mes besoins de
véhicule principal ET secondaire ! ! !
Tant qu’il y aura du pétrole pour tout le monde ….
Après, le cours de l’âne et du mulet risque de monter en
flèche ! En attendant l’énergie miracle abondante, renouvelable, propre et
gratuite ! ! !