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Minga

Minga

Membre fondateur et animateur du site coopératif et autogéré revoltes.net

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  • Premier article le 12/12/2008
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Derniers commentaires



  • Minga Minga 6 février 2010 02:04

    En 2003, il y avait la grippe (aviaire), des régionales, et ... l’affaire dite du « foulard » ! J’avais écrit un texte sur la « loi pour LA voile à l’école ». Il vous fera marrere, mais, c’est triste, il est toujours actuel ! l’histoire bégaïe ...

    Et en plus, en 2010, des mecs qui n’ont pas fait assez de surf à cause de Trostky vendent leur « marxisme » aux diables cléricaux, en présentant aux élections une nonne en costume traditionnel ! C’est pas une nonne en costume ? Ben si : c’est pareil : c’est de la propagande cléricale !!!

    Camarades, n’oubliez jamais : Ni dieu, ni maître !!!



  • Minga Minga 6 février 2010 01:39

    C’est un peu contradictoire, ce que vous dites, non ? Parce que si vous comparez ce que vous dites et ce que j’avais dit dans l’article au paragraphe proposant quelque idées simples et concrètes pouvant guider une réforme constitutionnelle vers plus de démocratie, vous dites à peu près la même chose que moi sur la révocabilité et la nécessité d’un contrôle démocratique.

    De même, vous affirmez sans même esquisser un début de démonstration que "La démocratie ne peut être que nécessairement représentative, nous sommes trop nombreux pour pouvoir participer directement à toutes les décisions.« .
    Evidemment : en partant d’un dogme hiérarchiste, on arrive toujours à ... un dogme hiérarchiste ...
    Maintenant, imaginez que l’on trouve des moyens pour que chacun puisse  »participer directement à toutes les décisions«  : par exemple, comme je le suggère, en votant le budget. Ceci peut s’appliquer à tous les groupes humains, du couple à l’état en passant par l’entreprise. Au niveau de l’état, ça n’implique pas de bouleversements majeurs apparents, et ne pose aucune difficulté technique : on vote déjà en moyenne à peu près une fois chaque année, mais c’est pour faire des chèques en blanc et non pour voter le budget et les lois essentielles.

    Pour ma part, je pense qu’un système  »représentatif«  ne peut pas être démocratique, et n’est JAMAIS démocratique, en raison de ce que j’appelle »l’axiome du pourri« , qui dit que  »dans toute organisation qui crée des places bonnes à prendre pour un pourri, alors, tôt ou tard, il se trouve un pourri pour prendre cette place« . L’enjeu d’une véritable démocratie est de ne pas se doter d’organisations collectives trop fragiles à cet égard, comme le système dit  »représentatif« . ou des  »représentants" finissent à peu près toujours par ne représenter ... qu’eux-même !

    Bien sûr, cet article est loin de faire le tour du sujet, mais il rappelle qu’en politique, ceux qui décident des budgets décident de tout.



  • Minga Minga 6 février 2010 01:16

    à Morphéus : votre message à l’immense mérite de rappeler que le hiérarchisme est quelque chose de « récent » (moins de 10000 ans, et souvent à peine quelques siècles, voire beaucoup moins). Mais quand vous écrivez que "Les structures hiérachiques de la civilisation humaine sont un prolongement de la structure familial archétypale« , vous reprenez tel quel, sans aucune distance critique, un banal dogme hiérarchiste, que l’on retrouve (pas par hasard !) dans la quasi-totalité des religions : le dogme de la »famille traditionnelle« , identifiée au couple hétérosexuel patriarcal issu du modèle clérical.

    Pourtant, la vie prouve chaque jour qu’il existe bien d’autres formes de  »familles« , dont certaines formes ne rentrent même pas dans la case  »famille«  des concepts hiérarchistes cléricaux et patriarcaux !!! La forme naturelle semble plutôt être celle où les enfants sont largement élevés par le groupe dans son ensemble. Le huis-clos oppressant de la famille bourgeoise est une pure construction sociale, qui n’a rien de  »naturel« , qui fait souffrir les enfants, et en fait des  »handicapés relationnels«  : il n’a pas à être imposé comme modèle unique. Ce dogme-là sert beaucoup à la reproduction du hiérarchisme en général et du patriarcat en particulier.

    Et si au lieu de coopérer entre mâles et femelles nous faisions la  »guerre des sexes« depuis des millions d’années, n’aurait-ce pas été un désavantage évolutif majeur ? On sait que la sédentarisation a conduit certains groupes humains (pas tous) vers les premiers hiérarchismes. La notion de  »propriété«  est née après. Et une fois que certains avaient par égoïsme ou par barbarie formulé ce concept de »propriété de la terre« , qui semble toujours absurde aux aborigènes et à de nombreux peuples premiers après des milliers d’années de civilisation, une fois que la »propriété« pouvait matériellement s’inventer, certains encore plus barbares l’ont étendu à d’autres humains. En lisant ça, vous penserez à l’esclavage, sans doute. Mais pourquoi ne pensez-vous pas au patriarcat ? et au salariat ? Ne serait-ce pas à cause de vieux dogmes hiérarchistes intégrés au point de devenir inconscients, impensés, écartés de la critique par la seule force du dogme ? Sans la moindre preuve, bien entendu ?

    En fait, vous tenez parfois un discours presque  »psychanalytique« , en remplaçant le raisonnement sur des groupes par un raisonnement sur »l’homme« comme archétype indifférencié ! Nombre de vos éléments de réflexions sont des plus intéressants, et mériteraient chacun plus amples développements. Il existe toutefois dans cette approche une faiblesse conceptuelle sérieuse dans le passage de l’unique au multiple et du multiple à l’unique, historiquement consubstantielle à Freud et sans doute liées à sa socialisation judéo-chrétienne et bourgeoise. Le philosophe Lucien Sève avait produit il y a déjà fort longtemps un ouvrage intitulé  »Marxisme et théorie de la personnalité" où il abordait justement cette difficulté et proposait des solutions épistémiologiques et pratiques. N’ayez pas peur du titre : je suis sûr que ça vous intéressera beaucoup, si toutefois vous parvenez à mettre la main sur ce vieux bouquin ...



  • Minga Minga 6 février 2010 00:37

    à Deneb : le logiciel « défi » dont vous parlez ne pourrait pas être « à la wiki » (ou pas seulement) : il faut synthétiser. C’est ce que j’appelle agréger l’intelligence collective. Sans scléroser cette agrégation par de « nouvelles » hiérarchies ! En fait, le fait de NE PAS créer de hiérarchies doit même carrément faire partie du cahier des charges d’un tel logiciel « d’aggrégation », pour que l’objectif fixé puisse être atteint.



  • Minga Minga 6 février 2010 00:28

    à Sobriquet : vous décrivez parfaitement comment les mécanismes d’aliénation hiérarchiste sont reproduits par le système éducatif. Dans son célèbre ouvrage, « La reproduction », le sociologue Pierre Bourdieu montrait déjà comment l’enseignement reproduit un système de castes : 70% des enfants exercent à peu près le même métier ou un métier dans la même branche que leurs parents.

    A l’école, il y a bien d’autres éléments de reproduction de ce système, et de pédagogie de la soumission à une hiérarchie :
    - sélection : l’école est moins là pour apprendre que pour sélectionner, le patronat lui ayant délégué cette mission pour ne pas être en « première ligne » face à la colère des victimes.
    - « délégués de classe » : c’est une pédagogie de la délégation de pouvoir sans pouvoir sur les enjeux essentiels !
    - relation maître-disciple : si un prof de latin d’il y a 2000 ans rentre dans une salle de cours, il peut enchaîner le cours du prof d’aujourd’hui sans se trouver trop dépaysé ! Alors que si un médecin d’il y a 2000 ans rentre dans un bloc opératoire, il n’y comprendra rien.
    - absence de démocratie : sauf dans les écoles avec des pédagogies modernes faisant de l’enfant un acteur autonome de sa formation.
    - soumission aux intérêt à court terme du patronat : c’est ce qui détermine l’orientation, alors que ce devrait être aux citoyens de choisir leurs productions et pas au patronat de choisir ce que deviennent les enfants-citoyen-ne-s. Dans ce système, l’enfant est réduit au rôle de machine à produire et l’éducation « nationale » devient un producteur de machines à insérer dans la chaîne, au lieu d’assurer à tous, à tout les âges, un service public d’accès au savoir et à la connaissance.

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