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Philippe Sage

Philippe Sage

Empêcheur de tourner en rond.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/12/2006
  • Modérateur depuis le 30/04/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Sage Philippe Sage 27 mai 2011 16:28

    @Gordon 71 : Je parle bien entendu de la différence pour l’emporter ! Nullement des différences entre la droite traditionnelle et le PS. Car là (mais je suppose tout de même que vous m’aviez compris) il n’y en a pas des caisses.
    Nous avons effectivement, peu ou prou, un modèle américain, des Républicains d’un côté et des Démocrates de l’autre. Soit deux entités qui s’inscrivent pleinement dans le « système » néo-libéral. Les différences sont d’ordre cosmétique.
    A l’exception, peut-être, de Montebourg (je suis aussi, comme lui, et sisyphe, pour une VIe République) mais peut-on lui faire confiance ?

    De fait je rejoins sisyphe. Il n’y a pas grande chose à attendre de cette présidentielle. Puisque les leaders - ou supposés tels : Sarkozy, Borloo, Morin, Bayrou, Aubry, Hollande,etc. - défendent une même politique économique. Seules de légères différences d’ordre social les séparent. C’est maigre. Insuffisant.
    Or donc, oui, c’est aux législatives que nous pourrons véritablement nous exprimer.

    Concernant Marine Le Pen.... Il est évident qu’elle joue son avenir et celui du FN. Il est impératif pour elle, de faire mieux que son père en 2002. En scores bruts.
    Elle a des ennemis au FN. Et dans la presse pro-FN. Son père a attendu le dernier moment, soit celui où il était certain qu’elle lui succéderait. Le vote des militants du FN, est donc, quelque part, une petite mascarade. Ce ne pouvait être qu’elle, et son père a tout fait pour cela.
    Sauf que, désormais, elle doit asseoir sa légitimité par les urnes. Et cela passe par un score conséquent. Autour des 20%. Ce qui ne veut pas dire que ce sera suffisant pour être au second tour. Mais si elle y est, elle sait qu’elle ne gagnera pas. Tout ce qu’elle aura gagné c’est une légitimité. Avec le secret espoir que son score sera assez haut pour peser sur les législatives, aussi que le score de Sarkozy ne soit pas trop haut (entre 21 et 23) afin de provoquer un petit éclatement de l’UMP lors de ces mêmes législatives. C’est-à-dire des accords au niveau local entre UMP et FN. Et sur ce point, la Droite Populaire (Mariani, Vanneste, Barèges) est prête.
    Mais en quoi cette stratégie de cuisine « péniste » concerne la gauche ? N’est-ce pas... depuis quand se soucie-t-elle de l’avenir de Marine Le Pen au sein du FN ? What the point ?



  • Philippe Sage Philippe Sage 27 mai 2011 14:48

    @Gordon71 : Les abstentionnistes ne seront jamais les plus nombreux lors d’une présidentielle Ce n’est ni une cantonale, ni une européenne.
    La présidentielle mobilise toujours. Même celle de 1969 avec un taux de 77,59% de participation ! C’est d’ailleurs, à ce propos, la seule présidentielle qui mobilisera moins d’électeurs au second tour.

    En règle générale, le taux d’abstention, au premier tour, est en dessous des 30%.

    1965 : 84,75% de participation.
    1974 : 84,23 % (record)
    1981 : 81,09%
    1988 : 81,35%
    1995 : 78,38%
    2002 : 71,60%
    2007 : 83,77%

    Et ces 7 ont plus mobilisé au second tour : Il fut de 8,11% supérieur en 2002 – mais il est vrai que ce fut une élection particulière – de 3,1% en 1974, de 4,76% en 1981, de 2,71% en 1988, et de 1,28% en 1995. Quant à 2007, ils étaient 37 254 242 à s’être exprimés au 1er tour et 37 342 004 au second !

    Je crois que 2012 va mobiliser tout autant. Pour diverses raisons : le contexte économique, cinq ans de Sarkozysme, la mondialisation, etc., entre autres.

    D’autre part, les abstentionnistes ne constitue pas une réserve de voix pour les deux qualifiés du second tour.
    En général, ceux qui n’ont pas voté au premier et vont voter au second, se « dispatchent » de façon quasi égale entre les deux qualifiés. Royal en sait quelque chose...
    Et d’autre part, car ils sont peu à se mobiliser entre le 1er et le second.

    C’est donc bien au premier qu’il faut faire la différence. Ce que Sarkozy et Mitterrand (1981 et 1988) avaient compris.
    Seule exception : 1974, où Mitterrand avait réalisé le score impressionnant de 36,09 (Giscard : 27,21) mais Mitterrand n’avait pas de réserve de voix pour cause... d’union de la gauche (le PCF n’avait pas présenté de candidat).
    Autre cas en 1965. Pas de réserve de voix pour Mitterrand (qui mit de Gaulle en ballotage à la surprise générale). Mitterrand qui était là aussi... le « candidat unique de la gauche ». CQFD.



  • Philippe Sage Philippe Sage 25 mai 2011 14:20

    @Albar : Absolument. Je suis un « dégonflé ». Et de l’avouer, c’est gonflé.
    Mais voyez-vous, je me refuse d’aller sur votre terrain. Pour des tas de raisons : déjà, parce que demain, il va pleuvoir. Et tant mieux. Je crois même que j’irai nu comme un DSK prendre cette pluie. Vous savez, un peu comme Travis, dans « Taxi driver ». La pluie, pour nettoyer tout ça. Mais ce « tout ça » c’est aussi ce que nous sommes devenus. Ce que nous pensons. Comment et pourquoi, nous sommes venus à le penser.

    Voyez, je me suis dit, la haine, ce doit être cool. Se placer dans ce camp-là, c’est - vous serez d’accord - assez confortable. Nonobstant, je préfère encore ceux qui sont dans l’action. Et vous n’êtes pas dans l’action. Et moi, non plus. Nous blablatons, nous nous invectivons, on se la joue, pour certains planqués derrière des pseudos (autre point de « confortabilité ») en d’autres termes, ça ne nous engage pas.
    Vous pouvez bien - et moi, donc - déblatérer, « biler », accuser, haïr, et alors ? Le monde lui, ne change pas. Et il ne change pas parce que vous n’agissez pas. Nous n’agissons pas. Or donc, nous sommes des « dégonflés ». Vous, moi, everybody. Ne nous faites pas croire qu’en parlant d’hydre, vous êtes subversif, utile, pertinent, et que, vous avez des c*****.
    Vous savez que c’est faux. Vous savez que vous n’êtes rien d’autre qu’un spectateur comme les autres.



  • Philippe Sage Philippe Sage 25 mai 2011 14:08

    Bonjour Fergus,

    Il est nullement question - mais vous l’aviez compris - de placer sur un même plan le 11-septembre et « l’affaire DSK ». Pas plus que les « printemps arabes », Fukushima, etc.

    Nonobstant, cet enchaînement d’évènements - avec, vous l’avez noté, une accélération en 2011, ou, tout du moins, une avalanche d’évènements majeurs, voire : « traumatisants » - contribue à nous plonger, durablement, dans un état de « sidération » (ou de « torpeur »).
    De fait, nous ne bougeons plus. Comme si nous étions acculés, hébétés, voyant un à un, surtout, s’écrouler nos dernières certitudes, croyances, convictions - vous appelez ça, comme vous voulez.
    C’est de cela dont j’ai voulu - avec difficulté, tant le rendu n’est pas satisfaisant (je parle du texte) - parler.
    Et d’une certaine façon, le temps passant, ces évènements ne se retrouvent certes pas sur un même plan, mais, tout de même, s’emberlificotant, s’accumulant, on ne sait plus. On est perdus. C’est quoi, la suite ? Un scénario à la JFK (je pense à Obama) ? Qu’est-ce qui va encore entamer notre énergie, nos espoirs, etc., et nous conduire (fatalement) à penser que décidément, rien n’est possible. Que tout est gangréné. Qu’on n’y peut rien. Et que nous comptons pour rien...



  • Philippe Sage Philippe Sage 25 mai 2011 13:39

    @Albar : Au revoir, monsieur....

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