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Philippe Sage

Philippe Sage

Empêcheur de tourner en rond.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/12/2006
  • Modérateur depuis le 30/04/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Sage Philippe Sage 15 octobre 2010 18:01

    Ecoutez, KIng et Aldebaran, y’a pas de mal smiley ... Il est vrai que ce « billet » pouvait être pris « à l’envers ». Donc, je comprends.

    Cela dit, y’a la deuxième couche (Banzaï !) qu’est arrivée :

    Ne Lâchez Rien !

    Bien à vous !



  • Philippe Sage Philippe Sage 14 octobre 2010 20:54

    Je vous transmets ce commentaire d’un jeune de 20 ans :

    « Je suis »jeune" (20ans) et même si ça me fait mal cet article car il parle de moi, de mes amis et de mes « compatriotes jeunes » si on peut parler comme ça LOL, et bien je trouve que Philippe à raison.
    C’est terrible de devoir dire ça mais il faut l’avouer. J’ai participé à des manifs, à des AG, des blocages, aussi bien au lycée qu’à la fac et c’est vrai que pour la plupart, nous ne savons pas, ou pas précisément, pourquoi nous manifestons. Les discours de ces jeunes qui prennent le micro au AG ou qui sont interrogé 10sc aux infos, ressemblent parfois trait pour trait à ceux des syndicats, formatés, hypocrites. (vous savez, les discours qui commencent par « Aujourd’hui... »)
    Et je suis dégoutée, tout comme vous, de voir qu’il n y a presque aucune réaction par rapport aux lois sur les rom’s et les immigrés en général, qui sont pour moi 10 fois plus révoltantes que la loi sur les retraites.

    Je sais que nous avons un pouvoir énorme, « tout faire sauter », "changer les choses« , »on y va et on verra", , j’y crois à cette énergie, ce pouvoir. Ces moments où la rage et le dégout peuvent faire beaucoup de choses même si ça passe par bruler des voitures et jeter des pavés.
    Mais je ne sais pas, à mon avis le blocage n’est pas devant les lycées, il est dans nos esprits et dans notre façon de vivre.

    Je ne cherche pas à nous trouver des excuses mais c’est vrai que notre conscience politique n’est, à mon avis, pas suffisamment développée au lycée, dans les cours, par les profs. Par nos parents aussi. J’en connais beaucoup qui craignent avant tout pour notre avenir professionnel et financier, des parents qui pourtant font grève, vont aux manifs mais s’alarment au moindre blocage car il compromet notre année scolaire, donc notre bac/licence/master/diplôme.
    Nous grandissons dans cet esprit là : passe ton brevet, choisis ta filière, révisez vos maths, soyez disciplinés, il faut finir le programme, passe ton bac avec mention, choisis les bonnes études, le bon cv, les bonnes notes, trouve un emploi... c’est là que semble être l’urgence, sauver sa peau en restant sage, dans le rang.
    Sans parler de l’esprit « superficiel » dans lequel nous nous enfermons tout seul, pas besoin des parents ni des profs. Je n’arrive pas exactement à poser de mots pour expliquer cet esprit là : consommation, facebook, fric (ce sont des détails mais ça résume bien)... mais il est énorme et je ne sais pas d’où il vient, peut être qu’il a toujours existé d’ailleurs.

    Et pourtant... je connais énormément de jeunes qui espèrent changer les choses, non pas en hurlant, mais par les études. Que ce soit par les sciences politiques, l’art, le social, la justice, la communication, l’humanitaire... ça grouille autour de moi, des jeunes qui ont l’espoir d’amener quelque chose de plus, un nouveau regard, une nouvelle façon de vivre. Que ce soit par des dessins, des voyages, des idées politiques, des films... (je dis ça car, pour ma part, je fais des études de cinéma, espérant me spécialiser dans le documentaire car je pense que certaines images, certains regards peuvent changer les choses.)

    Mais vous avez raison d’écrire tout cela, même si dans cet article vous nous insultez et nous provoquez. Nous avons besoin de gens comme nous qui peuvent nous faire nous bouger notre cul et sortir de cette léthargie ambiante. Moi en tout cas, ça me donne envie." [Ratouf]



  • Philippe Sage Philippe Sage 14 octobre 2010 17:39

    @King, @Aldebaran : je vous renvoie au commentaire que j’ai laissé plus en amont à @J. Grau.

    Êtes-vous sûr, ceci étant, de connaître les jeunes ?



  • Philippe Sage Philippe Sage 14 octobre 2010 17:36

    @J. Grau : ça tombe bien que vous parliez des manifs anti-CPE ! Je vais vous poser une question : Quelle jeunesse était dans les rues pour que le gouvernement retire ce projet ?
    Oui, ça peut vous paraître incongru, mais c’est parce que j’ai volontairement omis un paramètre. Le voici : près de quatre mois auparavant, une autre jeunesse, certes ne manifestait pas, elle se rebellait, un peu n’importe comment, assez violemment, c’était en novembre 2005. Pouvez-vous me dire s’il y a eu, à un seul moment, passerelles entre ces deux évènements ? Entre ces deux jeunesses ?
    Approfondissez cette question, et vous comprendrez (peut-être) ce que je veux dire.

    D’autre part, je revendique, j’assume totalement, non pas l’aigreur (terme trop facile, qu’on balance pour fermer le clapet du locuteur, terme de fainéant, si vous me permettez) mais le contenu de cet article. Car les jeunes ont un pouvoir. Bien plus grand que les salariés. Qu’on bloque les raffineries, les trains, les usines, le gouvernement, celui-ci comme ceux d’hier, s’en bat le coquillard. Il sait que assez tôt, l’opinion se retournera contre les « grévistes ». Mais la jeunesse, ça, c’est une autre paire de manche. Elle fait peur à TOUT gouvernement. C’est donc son devoir de s’insurger, de se battre, de protester, et en premier lieu sur tout ce qui abîme la République. Tout ce qui salit la France. Si elle ne le fait pas, alors c’est pas la peine d’être jeune. Ce n’est ni de l’aigreur, ni de la nostalgie, c’est un fait et un constat.

    Bien à vous.



  • Philippe Sage Philippe Sage 30 septembre 2010 14:17

    @Calmos : « Et la moralité dans tout ça » ? .. Mais la politique, Calmos, se contrefiche de la « moralité ». De fait, c’est assez cocasse d’entendre un politique déclarer qu’il veut « moraliser le capitalisme ». On ne moralise pas ce qui est amoral. D’autant plus quand on ignore ce que signifie le terme (chiant) de moralité.
    Ferré disait : « Ce qu’il y a d’encombrant dans la Morale, c’est que c’est toujours la Morale des autres ». Je valide. Ça m’emmerde, moi, la morale. Ça n’existe pas. C’est un truc de bigot. Où avez-vous vu de la morale chez le politique, dans l’économie, dans comment se danse le monde ? Y’en a pas. Nib’ .. Tout ce qu’il est possible de faire c’est de l’ajustement, du bricolage, de la rustine.

    Évidemment, Calmos, que pour vaincre, il faut être rusé, roublard, impitoyable. Que croyez-vous ? Que ce sont des Bisounours, les mecs ? Allons ! Ils sont d’acier. Sans pitié. Ni entre eux, ni à notre égard.

    Ne soyez pas désolé pour moi, vous êtes gentil. Mais ça va .. Vous ne pensez pas que Hollande soit de cette trempe-là ? Eh bien soit ! Pourquoi tenterais-je de vous persuader du contraire ! Aucune importance. Et je perdrais mon temps.

    Juste, je précise, que je ne dis pas que je voterais Hollande. C’est juste une analyse de la situation, des prétendants, et ne concernant que le PS. Je ne suis ni un militant (plutôt crever !) ni un encarté (pareil). Je n’ai aucune sympathie pour les politiques, et encore moins pour le suffrage universel.

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