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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 19 décembre 2007 23:38

    Beaucoup d’humour pour cet article de Lerma... ou d’un autre clone du même type.

    J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé la logique. On est à la période de Noël, pas encore au 1er avril... Franchement, dans le type contresens à longueur de paragraphe, on est au summum.

    Rien d’autre à ajouter.

    Au fait, le DirCab de Boutin, il faisait du social et n’avait rien à se reprocher c’est bien ça ? Comme Gaymard, Juppé et... et toujours les mêmes quoi.



  • Rage Rage 18 décembre 2007 22:57

    Bonjour,

    J’apprécie ce type d’article : il y a du fond.

    En économie, ce qu’il y a de bien, c’est que tout est interconnecté : il y a du bon et du mauvais dans chaque mouvement.

    Le grand Krach dont on « parle » régulièrement n’est ni plus ni moins qu’un ajustement majeur de l’économie lorsque certains acteurs ont trop déconnés : certains se préparent et guettent la chutte pour faire fortune, d’autres seront plumés sur plusieurs générations.

    Mais là où la donne change, et là où c’est très dangereux, c’est lorsque l’on interconnecte l’économie privé ET publique.

    En 1929 le krach a envoyé par le fond 3/4 des américains et une bonne partie de l’Europe. Sans les ressources financières publiques, il n’y aurait pas eu de redressement.

    Aujourd’hui, les Etats sont surrendettés, dépendants et interconnectés au privé. Si le privé sombre, il entraîne les plus modestes en masse mais aussi les états et organismes publics. Le privé ne pouvant plus soutenir le public, le public sombrant également, il y a un « bug » majeur.

    A force de trop vouloir tirer sur la corde, à proposer du crédit sur du « vent spéculatif », à surrendetter plus que de raison les « agents économiques » sur des durées canoniques, on expose le commun des mortels à l’irresponsabilité d’acteurs qui « jouent » à la prise de risque provocatrice.

    Un jour ça craque et on affronte le principe de réalité : ce jour là, j’en suis certain, on va le vivre plus vite qu’on ne le croit.

    La BCE qui injecte encore 320 Mds d’euros - d’où vient tout ce fric « liquide » ? - après son injection de quelques 150 Mds récemment démontre l’ampleur du gouffre.

    Mon grand père me disait toujours : mise sur du concret, du tangible : au moins ça, quand les autres perdent la tête, ça ne disparaît pas. La pierre... à sa juste valeur donc.



  • Rage Rage 18 décembre 2007 22:37

    Je partage l’avis ci-dessus.

    Quant à votre mandat en tant qu’apparenté UMP, on se demande comment vous pouvez avoir « touché à ça » quand on sait ce qui se cache derrière...

    Excellent exemple DU JOUR sur le logement du Dircab de Boutin :

    "Le directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, loue un appartement à loyer modéré appartenant à la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981, a-t-on indiqué au ministère du Logement confirmant une information du Canard Enchaîné.

    Interrogé par l’AFP, le ministère a expliqué que Jean-Paul Bolufer louait un logement à la RIVP depuis 1981 et qu’il payait ses loyers depuis cette date au tarif fixé par la Régie.

    Selon l’hebdomadaire satirique daté de mercredi, M. Bolufer, préfet hors cadre, bénéficie d’un appartement de 190m2 dans le quartier de Port-Royal (Vème arrondissement), avec vue sur la chapelle du Val-de-Grâce, au prix de 6,30 euros le m2. Les prix du secteur, remarque l’hebdomadaire satirique, se situe généralement dans le parc privé entre 20 et 30 euros le m2.

    M. Bolufer se serait vu attribuer ce logement en 1981 quand il était directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris.

    Selon le Canard, il l’aurait même sous-loué entre 1989 et 1996, alors qu’il avait été nommé à Toulouse puis de 1997 à 2007, alors qu’il bénéficiait d’un logement de fonction à Paris comme directeur des Journaux officiels.

    Dans un communiqué transmis en début de soirée à l’AFP, le ministère du Logement « s’étonne du contexte dans lequel ces allégations apparaissent s’agissant d’une situation locative bien connue ».

    « Le directeur de cabinet tient à faire savoir qu’il est titulaire du bail de son actuel appartement depuis 1981 sans avoir bénéficié à aucun moment d’un privilège personnel (...) Si des erreurs ont été commises, elles ne peuvent être imputées qu’à une mauvaise gestion du bailleur à qui il appartient d’exiger, le cas échéant, de ses locataires toutes les justifications requises », ajoute le communiqué.

    « Tout autre commentaire qui revêtirait un caractère diffamatoire relèverait désormais de l’intervention de son avocat », conclut le ministère.

    J’adore cette conclusion du type :
    - Le SDF devra se justifier de sa pauvreté
    - M.le Dircab moisi n’a rien à se reprocher puisque la régie a fait un travail d’incompétence...

    Des régies qui louent des 190 m² vous en connaissez beaucoup vous ?

    Corruption et copinage ? Meuh nan tiens...

    On met en face de pauvres gens les diables qui leur pillent le peu de richesses qu’ils ont : quand un SDF crève de froid ça ne fait pas de bruit...

    Ce n’est pas un abus de pouvoir, c’est un abus de pouvoir ET de faiblesse.



  • Rage Rage 17 décembre 2007 23:36

    En voilà un article qui mériterait plus de commentaires !

    Vous avez raison : l’Etat VA se défosser sur les collectivités locales.

    Il le fait déjà via sa DGF en réduisant les marges de ressources propres des collectivités locales. Ces dernières devenant dépendantes, elles se lient à une mécanique qu’elles ne maitrisent plus.

    Mais l’exercice arrive à son terme. Si l’Etat - épuisé et endetté jusqu’au cou- se défausse sur les échelons territoriaux, l’action locale encore correctrice se tarira. Et là, on verra clairement l’effondrement du système.

    En 2007, tous les budgets pour 2008 ont été TRES tendus. Si on tire encore sur la corde, les budgets devront mettre à l’écart des pans entiers de politiques ou de personnels.

    Mais là où l’exercice devient mortel sans réforme sur le fondement même du nombre d’échelons territoriaux, c’est qu’en amenant toutes les structures à « budget 0 », on finance des machines à produire du rien.

    Il y a trop d’échelons, trop de structures, trop de parapublic, trop d’élus, trop de public tout court dans ce pays. Trop là où il en faudrait moins, mais mieux, et trop peu là où il en faudrait.

    On veut tout flinguer d’un coup sans se poser la question fondamentale du sens et des marges de manoeuvre des structures locales.

    Quelle est l’utilité et la légitimité d’un département aujourd’hui ? Des communes de moins de 3000 habitants ?

    Quelles sont leurs marges ? Pour faire quoi ?

    Les Régions et les Intercos sont les échelons d’avenir, les seuls pertinents qui doivent survivre et mutualiser les énergies.

    Fermer les yeux sur cette réalité - parce que la majorité des élus sont ruraux et attachés aux communes/départements - c’est se tirer une balle dans le pied. Agir pour ces échelons, souvent pour exister, c’est finir de se tirer dans l’autre pied.

    Enfin, du point de vue de la fiscalité locale, du mode de financement et passant par les financements croisés de projet et la lourdeur de toute action, on se tire dans les 2 bras.

    Pas étonnant qu’on soit scotché sur place à attendre la sacro-sainte vision qui change tout.

    Fiscalité locale, suppression d’échelons territoriaux... je l’ai toujours dit.



  • Rage Rage 17 décembre 2007 23:18

    Excellent article Manuel. Il fait encore parler de « lui » au travers de ce fait « divers » digne de closer mais aussi posant une profonde question de « débalage provocateur à la tête de la république ».

    Pour ma part je pense qu’un jour il retrouvera le monde dont il provient : les poubelles et tas d’ordures dont closer est friand.

    Il faut laisser le temps au temps : il ne pourra pas longtemps mettre le pays à plat sans que cela se paie au prix fort.

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