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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 5 décembre 2007 00:05

    Bonjour,

    En voilà un article qu’il est bon !

    Je partage votre analyse, et plus globalement, je constate comme vous la fuite en avant, la course vers l’enfer, la chutte vers l’abîme du court-termisme clientèliste et malsain.

    La monétarisation des RTT, l’affaiblissement des 35h, le travailler plus pour « gagner plus » qui ne veut toujours rien dire puisque la productivité c’est travailler autant pour gagner plus, la vente à la sauvette de parts d’EDF - il faut le dire CONTRAIREMENT A TOUS LES PRINCIPES énoncés depuis plus de 5 ans (recettes exceptionnelles, privatisation rampante, cadeau fait aux majors etc...)- , la vision ultra simpliste de gestion dans l’urgence... n’en jetez plus, c’en est trop.

    Le foutage de gueule est à son paroxysme - et je comprends qu’il fasse mouche médiatiquement - tant l’écart entre « images » et réalité est énorme.

    N.Sarkozy se veut distributeur de « primes au travailleurs » mais dans les faits, il travaille pour les rentiers et les « élites » souvent retraités.

    N.Sarkozy se veut « VIP libéré et reconnaissant le colonialisme » mais dans les faits il vend des centrales nucléaires qu’AREVA tente de fourguer depuis plus de 5 ans le tout dans une ingérance et une condescendance (je pompe tes ressources, je te construit une centrale, j’arrose ton pouvoir, tu souris sur la phto) qui n’a rien à envier à l’ère du Banania colonial...

    N.Sarkozy se veut négociateur avec la SNCF/EDF/RATP sur la question de l’équité alors que dans les faits il troque l’apaisement sur la division des syndicats, la négociation à primes variables, la destabilisation du syndicalisme « salarié » sans jamais, oh non jamais, porter le regard sur le MEDEF ou l’UIMM...

    N.Sarkozy se veut sauveur de la veuve et de l’opprimée, les membres de l’association « l’arche de Zoé », noyés dans une tempête médiatique y sont encore au Tchad... quant au Darfour et à toutes les questions géopolitiques, la position de la France n’a jamais autant suscité de méfiance et d’instabilité.

    N.Sarkozy se veut leader d’une démocratie irréprochable, mais outre un déficit de fonctionnement inacceptable des finances publiques, rarement le verrouillage médiatico-politico-sportivo-luxuo-scandolo n’a été aussi puissant. La dose de proportionnelle, les échelons territoriaux, la représentativité des scrutins type CG ou sénateurs... on peut toujours se brosser.

    Le gouffre ?

    Oui, on y court. Même si certains se gavent, il faudra bien un jour que de nouvelles réparatitions et règles du jeu soient établies...



  • Rage Rage 4 décembre 2007 23:33

    Bonjour,

    Je trouve cet article gratuit et finallement sans grand intérêt.

    Que va t’on en tirer ? Une grande séance de « rétropédalage » pour ressasser l’élection et « refaire le match » ?

    Le livre de S.Royal est sans aucun doute, pour elle, un exutoire : elle peut enfin se venger de son propre camp et exposer sa réalité des choses. C’est aussi un prétexte pour occuper à nouveau l’espace médiatique et réengager la « machine à conquérir ».

    Le problème, c’est que cette stratégie est suicidaire. D’une part, elle s’expose et expose des futurs « interlocuteurs ». D’autre part elle devient tributaire d’un support figé (le livre) alors que l’occupation du terrain par des discours et des propositions serait non seulement plus efficace, plus audible, mais surtout moins risqué.

    En prêtant le flanc aux interprétations, elle va courrir à la justification permanente, ouvrant encore la brèche pour charger la mule... pendant que notre « vendeur de centrales nucléaires » continu à faire sombrer le bateau « France » jusqu’à la lie.

    S.Royal aurait bien mieux fait de s’appuyer sur les sans logis, les sans papiers, les « violences urbaines », le pouvoir d’achat pour rebondir et occuper l’espace pour règler ses comptes et aussi pour CONSTRUIRE une stature plutôt que chercher à faire de la politique de la terre brulée dans l’espoir de tout rebâtir...

    Enfin, pour le cas Bayrou, il faut se mettre à la place du leader centriste de l’époque entre les 2 tours (séance de trahisons en série) : s’afficher avec Royal, c’était désavouer ses racines historiques, et pire encore, apparâitre pour le traître de son camp.... chose que les Morins and co attendaient pour « truander sous prétexte ».

    Sur le fond, Bayrou SAIT que l’aile « rationnelle du PS » constitue un allié de poids avec les « démocrates » et les « modérés de droite » (un centre large). Autrefois il ne pouvait pas franchir la tranchée. Maintenant il doit affirmer son indépendance. Demain il pourra dialoguer sur une base saine, et ça, Royal le sait aussi.

    Bilan des courses : Au boulot « l’alternative », car en France, en 2012, ce sera un champ de ruine intellectuel, individualiste et plus écartelé que jamais qu’il faudra reconstruire et... réguler.



  • Rage Rage 3 décembre 2007 16:25

    Bonjour,

    Soyons clairs : Bayrou représente une vraie menace pour l’UMP et c’est exactement pour cela qu’on veut le briser.

    Bayrou est dans une position d’indépendance au milieu des cerfs, des vassaux, des barons et des sbires : forcément, il dérange.

    Je ne fais même pas d’analyse sur le fond tant les médias, les commentaires, les acts l’ont « lynché » à distance.

    Fonder un nouveau courant, sans perdre les financements, sans retomber dans le centre moi, sans froisser les anciens et sans froisser les nouveaux, il fallait déjà le faire.

    C’est toujours plus facile d’aller à la soupe et de jouer la politique du strapontin. Bayrou doit assumer, seul, mais avec une solide équipe, un autre projet de société.

    Si la gauche arrivait à faire son ménage, peut-être arriverions nous à un « centre fort » composé de sociaux-démocrates ouverts aux réalités du marché mais suffisemment rationnels et éthiques pour ne pas sombrer dans le clientèlisme et le copinage.

    La France avait 30 ans de retard. Après Sarkozy elle en aura 35. Il faudra bien un jour se confronter aux réalités, et agir enfin dans le sens du bien commun, ce que l’on appelle plus couramment l’intérêt général.



  • Rage Rage 1er décembre 2007 12:49

    Je partage totalement l’avis de Celine Ertalif.

    Je pense que l’auteur mélange les faits et ne connait, visiblement, pas les mécanismes de base qui lient public et privé.

    L’auteur énonce certains faits, en occulte d’autres, et analyse de façon parcellaire la superficialité des choses.

    Qu’il existe encore des études pour démontrer que la densité urbaine consomme plus d’énergie me rappelle les théories type Allègre réfutant le réchauffement climatique : nier l’évidence existera toujours.

    La « densité » urbaine n’a de sens qui si elle reste rationnelle : il ne s’agit pas de construire des buildings, mais tout simplement de jouer les « économies d’échelles » et l’organisation des proximités. Je vous passe l’argumentaire, mais cela sera sans aucun doute plus efficace que d’avoir des villes qui s’étalent sur 100km et avec des densités faibles.

    Vous proposer la « libéralisation » de la constructibilité à la viabilisation des terrains... Concept intéressant s’il n’était pas tout simplement dangereux : on peut tout viabiliser ! Ainsi on aurait des propriétés mités, demandant bien évidemment tout confort et TC au pied de la maison sans parler de la complexité à envisager les équipements...

    Pour rappel, en Allemagne, la collectivité définie les espaces où l’on peut construire, en France on « demande le permis de construire ». Il me semble que les Allemands n’ont pas forcément une « crise » du logement et plus encore, ils ont un réseau de TC très efficace...

    Pour finir, les USA ont sans doute une politique « libérale », mais est-ce pour autant qu’ils n’ont pas des coûts immobiliers élevés sans parler des subprimes ?

    Quand on présente un modèle et une analyse, on essaye d’aller jusqu’au bout des choses.

    Dommage pour l’auteur que vous vous soyez arrêtez à la superficialité des choses... c’est très tendance en ce moment.



  • Rage Rage 1er décembre 2007 12:34

    Bonjour,

    Votre article est intéressant, mais votre analyse reste à constater la superficialité. Tenter de comparer les pays ainsi que les phénomènes passés relève de l’exercice de style incertain.

    Je ne pense fondamentalement pas que la règlementation foncière soit source de la crise du logement : c’est plutôt, parmi d’autres facteurs, l’absence de gestion COHERENTE du foncier à des échelles pertinentes (agglomération) qui occasionne une rareté dans les centres (donc hausse des prix) et un effet d’aubaine dans les communes périphériques qui construisent du lotissement à tour de bras.

    Préserver du foncier est une nécessité de gestion pour les villes. Il ne faut pas se tromper de responsable.

    Du point de vu « taux bas », l’illusion d’optique a été vendu par des banques qui ont étalé les prêts (30 ans) et donc augmenté le coût global du crédit. Surfant sur la vague du « taux bas » et avec la faiblesse de l’offre, il suffisait aux promoteurs de « risquer les prix haut » pour voir décoler les prix.

    Engagé fin 1997 cette hausse a été alimentée par une succession de facteurs convergents tous orientés à la hausse. La loi de Robien n’a fait que jeter de l’huile sur le feu en engageant sur le marché une demande complémentaire dite « d’investissement » qui n’avait rien n’a faire là quand le but était déjà de produire plus d’offre.

    On notera également les multiples « aides fiscales » contre-productives qui ont aspiré les prix vers le haut, la dernière en date avec la déduction des intérêts d’emprunts.

    Je ne compare pas la situation française aux situations RU ou même Espagnoles car l’histoire et la relation à la propriété sont très différents suivant les cas.

    En France, la hausse des prix a été alimentée et entretenue par une spéculation du court terme. La hausse des revenus du patrimoine devenant très largement supérieurs à la « hausse » des revenus du travail, le marché du logement est devenu plus juteux que juteux. Le maintien des « 6% » de frais d’agences et autres % sur de gros volumes ont attiré de nombreux acteurs sur le marché : la floraison d’agences immobilières à foison vient de ce mécanisme qui dégage plus d’euros qu’auparavant.

    Certains acteurs se sont donc très largement enrichis en jouant sur la spéculation et les effets pourcentage frais au détriment des acheteurs.

    Les locataires ont donc logiquement subit en contre-coup immédiat la hausse des loyers, entrainant une remonté de la part du coût du logement dans les revenus, et donc une éviction des plus modestes.

    Dire au final que la faute revient à la règlementation foncière est donc un peu « court » surtout quand on sait que les exemples que vous présentez engagent un mode de vie « tout bagnole » qui pèse du coup sur les coûts de transports.

    Une maîtrise de l’étalement urbain est nécessaire, c’est indéniable (énergie, coûts, espaces verts et ruraux...). Une mutation des tissus urbanisés avec des COS plus élevés également. Une adéquation de l’offre et de la demande en proposant une offre légèrement supérieur à la demande permettrait de stabiliser techniquement les prix. Réduire les frais multiples de « mobilité » serait à prévoir.

    Quant à - enfin- faire une révolution sur les échelons institutionnels, c’est aussi un levier majeur.

    Pour le moment, l’offre arrivant à niveau avec la demande, les prix devraient se calmer, surtout que les revenus eux, ne suivent plus. Affirmer qu’il soit nécessaire de geler la hausse des prix me paraît plus que compliqué, par contre, faire en sorte de freiner la hausse pour stabiliser ces prix, ça c’est jouable.

    Et c’est cela qu’il faudrait sans aucun doute faire, particulièrement dans les grandes agglomérations.

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