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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 20 novembre 2007 19:43

    Bonjour,

    Je trouve cet article très « tendance » aujourd’hui. Le problème, c’est qu’il dénonce sans comprendre, et qu’au final, il ne fait que démontrer l’incapacité intellectuelle à proposer quelque chose de viable sans jouer la mise à l’index.

    Soyons clairs, si les cheminots et autres fonctionnaires étaient si « privilégiés », pourquoi ne sont-ils pas dans les top revenu français ? Pourquoi ne sont-ils pas tous avec villas sur la côte d’azur ? Pourquoi ne s’y précipite-t-on pas en courant ?

    Ce que l’on ne dit pas dans ce vomissement idéologique, c’est que derrière le « focus » sur les cheminots, on ne parle pas du régime des parlementaires, des excès du privé type agents immobiliers ou major BTP type Bouygues.

    Ce que l’on ne dit pas quand on constate le malaise général de la fonction publique, c’est qu’il y a, comme dans le privé, des fonctionnaires qui se gavent et d’autres qui rament, qu’il y a plusieurs fonctions publiques, que l’infirmière n’a rien à voir avec un DGA de Région, qu’un magistrat n’a rien à voir avec un inspecteur des impôts.

    Les étiquettes que l’on colle sur des « cheminots » et des « fonctionnaires » est aussi grossière que nommer footballeur des stars et des sportifs du dimanche : il y a donc une ANALYSE à réaliser pour mieux COMPRENDRE.

    La masse qui « s’indigne » selon vous est aussi la masse à qui l’on vend de l’analyse « sondage CSA » sans jamais EXPLIQUER les contenus.

    Parlons-en des contenus.

    Quand un cheminot, un agent EDF ou GDF, ont signé leur contrat, ils ont fait un choix de vie ; travailler dans des conditions plus difficiles et avoir en bénéfice un départ plus précoce. Les agents de terrain pouvaient y prétendre -les cadres se gardent bien de dire qu’ils en bénéficient aussi- et il me paraît légitime de « respecter les règles du jeu ». Que l’on en change les termes, alors il faut discuter de contre-parties et de processus progressifs d’allongement d’annuités en lien avec de nouvelles perspectives d’évolutions.

    Pour les fonctionnaires, dont 20% en moyenne de la rémunération est sous forme de prime ou de RI (qu’on soit bon ou pas du reste), faut-il ajouter qu’ils ne cotisent que 20% (depuis très peu) sur ce revenu : leur retraite est donc caculé certes sur les dernières années, mais aussi sur 80% de leur rémunération...

    Les fonctionnaires font 35 heures ? Lesquels ? Les hospitaliers, flics, gendarmes, pompiers, magistrats... ? Je ne pense pas. En collectivités ? Oui certains. Mais clairement peu. Les heures sup’ ? Elles n’existent pas, elle ne sont pas payées sauf cadre exceptionnel rarissime. Des contractuels à la place ? Allons-y : ils coûtent plus cher et leurs heures sup’ peuvent être réclamées.

    Virer du fonctionnaire ? Pourquoi faire ? Moins de service public ou l’améliorer dans ses missions ? Excellente question à poser aux élus dont les horaires - pardon les présences- se comptent souvent plus en minutes qu’en heures. Il suffit de lire les commentaires du député du Loiret sur le cumul des mandats : « j’ai des amis députés qui iraient faire la chasse 4 jours dans la semaine s’ils ne conservaient que leurs mandats de maire ».

    Les 13ème mois ? Au bon vouloir de la structure.

    L’intéressement, les participations,... rien.

    Au mieux les plus motivés cumuleront plusieurs emplois pour améliorer leurs malheureux salaires dont la progression à l’échelon est souvent plus risible que rémunératrice.

    Qu’on veuille aussi manager les troupes, rationnaliser les missions, donner l’exemple au plus haut niveau, limiter les excès de certains acteurs privés (logement, grande distribution, construction)... et alors, et seulement alors, on pourra peut-être dire aux « privilégiés du public » qu’ils pourraient eux aussi contribuer à l’effort de redressement de la dette publique.

    Mais pour cela, faudrait-il encore ne pas distribuer aides et cadeaux fiscaux aux amis politiques et autres minorités les plus aisées.

    La question est donc aussi de savoir CONDUIRE des réformes dans l’ORDRE des choses plutôt que de stigmatiser tel ou tel « responsable » de tout les maux.

    Les privilégiés ne sont peut-être pas ceux que l’on montre du doigt mais plutôt une partie de ceux qui se disent « majorité en otage ».



  • Rage Rage 19 novembre 2007 20:06

    Bonjour,

    Bien évidemment que cet article est excellent.

    Le système des moutons de panurge que l’on nous vend à grand renfort médiatique est une prison pour les esprits libres.

    On nous vend de la réussite par l’argent, du star système, de la star’ac qui jour avec les rêves des jeunes et leur crédulité, on se construit des niches dorées et l’on ponctionne très discrètement celui qui ne comprend pas et ira se battre avec son voision pour recupérer le fragment d’os qui reste après que le gras ait été dévoré sans vergogne par une minorité d’ultra priviligié.

    Forcément, oui, je suis indigné de la politique menée depuis trop longtemps dans ce pays.

    Je suis scandalisé quand je lis que les « raccros-traitres » du « nouveau » centre en sont au point d’aller chercher des deniers dans les bas fonds des textes et des alliances « exotiques » avec des « partis » polynésien (sisi).

    Je suis en colère quand je vois que d’un côté on « allège ces pauvres exilés de France » pendant que l’on joue à la politique de mise à l’index, du tous contre tous et du « bouc-émissaire » idéologique.

    Un médecin qui pleure parce qu’enfin on dit « faudrait peut-être mettre des médecins en zone rurale » ? Voilà super-gouvernement qui légifère dans la journée !

    Un pêcheur qui pleure parce que le pétrole est trop élevé ? Voilà super-Sarko qui distribue les cadeaux - alors même que l’Europe - qu’on essaye de relancer par des micros traités en catimini- dit qu’il faudrait quand même arrêter le délire-...

    La liste pourrait s’allonger, jamais en changeant le fond, toujours pour plus de rustines, plus d’artifices.

    Alors, pour divertir la foule, on veut se faire idéologiquement les cheminots, la RATP, EDF et GDF, les magistrats... bref la fonction publique au sens large. M.Sarkozy et ses amis ont décidé clairement de mener une politique de défiance envers ceux qui, à priori, seraient des priviligiés.

    Parlons-en alors de ces « privilégiés ».

    Parlons-en pendant qu’on ne parlera pas du régime des parlementaires, du régime des militaires, du cumul des mandats, des scandales EADS et UIMM.

    Parlons-en de ces « privilégiés » qui, comme chacun sait, se montre à longueur de Voici et de Gala. Un cheminot a t’il DEJA, une SEULE fois montré sa gueule dans un magazine de « riches » ? Y-a t’il, même pour les plus hauts fonctionnaires - type DGS de collectivité - un seul d’entre eux qui ait été inscrit dans le classement des plus grandes fortunes de France ?

    Y a t’il, puisqu’il s’agit de privilégiés, des prétendants à foison qui attendent à la porte de la SNCF, de la RATP etc ?

    La réponse est non.

    Et si il vient à être positive, il s’agit de jeunes qui n’ont pas le choix dans le privé, de « vieux » qui ont fait un choix de vie, de femmes qui ont choisi une sécurité pour leur famille etc...

    En somme, on confond des métiers à sécurité de statut avec un statut de privilégié. Personne n’empêche les citoyens de rentrer à la SNCF ou de postuler à un concours public.

    Mais le public ne paie pas. Pire, il a des problèmes de management, de qualité de travail, d’ambiance, de motivation. Il souffre d’une pléthore d’élus et de familias-mafias dont on ne dit plus le nom.

    Ceux qui gueulent sur les « privilégiés » sont souvent ceux du privé qui gagnent plus que le plus haut gradé de la branche montrée du doigt. Alors ils montrent la sécurité de l’emploi, sinon ils pointent l’avancement au grade ou le départ à la retraite.

    Oui, on peut jouer à ça : chacun dénonçant l’avantage du voisin, s’individualisant encore plus dans sa bulle, oubliant que notre force collective est aujourd’hui détournée pour servir les LVMH, Bouyges, Vinci et autres Eiffage.

    En nous alignant comme des « moutons » sur le moins-disant, nous signons un chèque en blanc pour que M.Sarkozy et ses amis puissent se verser de nouvelles « bonifications », puisqu’ils auront en effet réussi à faire valider par la masse des imbéciles leur arrêté de situation pour l’abattoir.

    Nous avons tous trop longtemps fermé notre gueule et laissé les excès, publics ou privés, miner notre société. Les politiques-politiciens se gargarisent de notre incapacité à réagir et vives de nos faiblesses ; notre manque d’exigence constitue leur passe partout : plus ils en veulent, plus ils pressent le citron.

    Cessons de remettre la faute sur le voisin, cessons de montrer du doigt, regardons nous un peu : notre egoïsme nous rend aveugle.

    Les moutons se font tondrent depuis trop longtemps. Et ceux qui tiennent l’outil sont ceux-là même qui veulent nous faire croire que notre « bas de laine » nous tient trop chaud...



  • Rage Rage 15 novembre 2007 15:39

    En tous cas c’est un excellent groupe qui « innove » en mixant métal et opéra : un bon mélange des genres :)



  • Rage Rage 15 novembre 2007 14:34

    Bonjour,

    A force de lire des articles sur les fonctionnaires, je crois que je vais en pondre un.

    En l’occurence, la question du concours est une fausse cible. Car actuellement c’est la moins pire des solutions.

    Reprenons à zéro : La fonction publique pourrait parfaitement n’avoir aucun fonctionnaire et uniquement des agents sous contrat. Cela existe déjà pour partie - les DGA et DGS sont des emplois fonctionnels, donc contractuels- et les CDD de droit public/vacataires.

    Le problème - et ces personnes pourront le dire - c’est qu’un contractuel dans la Fonction publique dépend des bonnes grâces d’ELUS et non de directeurs : la nuance est forte et elle change tout : un employé du privé assure son CDI sur résultats. Un agent public n’a pour beaucoup de cas, pas de jugement sur résultats : il est donc exposé à l’arbitraire, au clientèlisme, au copinage.

    Si les fonctionnaires n’existaient pas, la fonction publique serait un repère à refoulés du suffrage universel et autres copains de campagne (cela existe déjà dans les associations multiples et variés).

    Chaque changement de majorité serait l’occasion de virer tout le monde et recommencer dans l’autre sens.

    Le statut « protège » mais il assure aussi la « continuité de service ». Il casse le « tout politique » qui nous mine tant. Pour autant il ne doit plus être gérer de manière statique.

    Ce statut, rigide, n’a certes pas évolué, mais pire encore, les RH l’ont rigidifié par des interprétations réductrices des lois le régissant. Ainsi, on n’a jamais voulu changer le système de « promotion automatique par avancement de grade » (l’effet cliquet). On a jamais homogénéisé le système entre petites et grandes collecitivés, régime de bases et primes etc..

    La défaillance des RH s’est complété par le muselement technique des directions par le politique, particulièrement sur l’aspect « politique RH recrutement ». Certaines collectivités recrutent pour des postes sans contenu. D’autres exploitent des CDD à foison pour limiter leurs dépenses.

    Il n’y a aucune règle de gestion sur « l’efficacité » et encore moins la « gestion de compétence ».

    Un chef nul, promu au grade et à la nullité - et il y en a à foison- ne sera jamais retrogradé par « peur » de faire scandale et de devoir affronter quelconque vague. Alors on laisse faire, on déplace le problème, on attend ou on reporte la charge sur les catégories C ou les vacataires...

    Les agents efficaces ? Il y en a. Mais quand les gens ont le niveau, soit ils se tirent, soit ils doivent faire des pieds et des mains pour trouver une collectivité/service au niveau.

    Pour le concours, on pourrait s’en passer et avoir des recrutements sur compétences. C’est vrai. Mais c’est mal connaître les RH, les politiques, les jeux de pouvoir... Les jeunes seraient condamnés aux tâches subalternes, les vieux grigous politisés à truster les hauts postes... Cela se passe déjà, mais là ce serait officialisé et amplifié à n’en plus pouvoir (et les contribuables paieraient encore plus les chaises dorées de certains).

    Le concours, au delà de son contenu a une force : il met à un moment donné de la vie tout le monde face à le même copie (l’écrit) et au même jury (l’oral). Là, il n’y a plus de filets politiques ou de copinage : il faut avoir un meilleur niveau que le voisin. Point.

    Irrationnel ou pas, il faut bien à un moment définir une règle commune, sinon comment recruter des magistrats, des inspecteurs des impôts, des techniciens spécialisés ?

    Le diplôme serait insuffisant. L’expérience professionnelle trop « courte » et disqualifiante pour ceux qui n’iraient pas dans les bonnes cases.

    Alors, oui, on peut dire « superficiellement », les concours c’est de la merde (ce que ceux qui les ont ratés disent) et il faut tout supprimer. Mais cela ne changera pas la donne : trop de « fonctionnaires » dépendent de directions et décisions qui leur échappe, souvent pour produire des contre productions fantastiques.

    Le principe de « responsabilité » et de marge de manoeuvre ne seraient toujours pas solutionnés. En plus un fonctionnaire reste coincé dans un « statut », il coûte moins cher qu’un Contractuel (sisi) et en plus il doit fermer sa gueule car il assure une mission de « service public ». Cela empêche aussi certaines fuites fâcheuses de données...

    Recruter que des « fonctionnaires » ? Non, pas mieux. Il faut aussi avoir des gens qui viennent de l’extérieur. De là à les prendre pour des imbéciles (cf les accumulations de CDD et le statut des vacataires)...

    Bilan des courses : Ce n’est pas le concours qu’il faut changer mais le CONTENU des missions des agents publics, fonctionnaires ou contractuels.

    Quand je vois des « postes » sans contenu reconduits parce que votés en « enveloppe poste »... on délire. Quant à la qualité de travail, depuis des années on peut se poser la question : les élus et l’administration française n’a t’elle pas dérapée dans le bordel ingérable (cf champs de compétences peu clairs ?).



  • Rage Rage 15 novembre 2007 13:48

    Bonjour,

    L’élection va se jouer à Lyon aussi, il serait bon de l’ajouter, sur des projets.

    Collomb possède sur ce point un très fort atout : il a réussi un excellent mandat.

    L’enjeu sera d’avoir une position sur les transports « convaincante » puisque le point noir de Lyon, c’est justement l’engorgement, position que M.Collomb possède.

    Pour ma part - étant originaire du 5ème arr de Lyon- très clairement c’est précisément sur cet arrondissement là que va se jouer l’élection. En termes de volume, je pense que la gauche a toutes les raisons d’engranger plus de voix. En termes de mairies, le 2nd n’est pas forcément acquis à la droite et le 4ème pas forcément à la gauche.

    Enfin, en ce qui concerne les « unions de la droite », avec des Millon, Perben et autres saltimbanques, ça fait plus peur - voir photo- qu’autre chose. soyons clair : Perben n’a rien à proposer à Lyon.

    Quant au Modem, sa position sera une fois encore compliquée : va t’elle choisir une union molle avec la droite, union soutenue sans doute par les vieux mous ou bien va t’elle suivre un courant plus jeune et novateur plus sensible aux idées de gauche et surtout d’indépendance d’esprit ?

    Pour ma part, mieux vaut que le Modem scrute les jeunes plutôt qu’un électorat mou qui a déjà fuit au LNC et qui pèse... 2,5% de l’électorat quand le Modem lui en pèse 7,5% (cf législatives).

    Mieux vaudrait au Modem de penser à gouverner avec Collomb plutôt qu’à se féoder à fermer sa gueule avec Perben...

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