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Aldous

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Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/08/2006
  • Modérateur depuis le 25/03/2011
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Derniers commentaires



  • Aldous Romios 1er avril 2011 15:54

    Article intéressant.

    A la crise du $ il faut ajouter les autres crises : dettes souveraines, pic pétrolier, épuisement des métaux rares, crise du crédit des particuliers, crise environnementale.

    Comme toujours ce sont les plus petits qui se noient les premiers.

    C’est pourquoi l’Afrique reflue vers le nord.

    C’est pourquoi la Grèce a précédé l’Irlande et le Portugal.

    Mais toutes ces crises ne sont que les phénomènes visible de la crise du système productiviste qui a besoin d’une disponibilité exponentielle de ressources naturelles pour nourrir sa croissance.

    Les débats sur la croissance sont des discutions sur le sexe des anges, la décroissance nous sera imposée par la raréfaction des ressources.

    Les prétendus ultra-libéraux savent que l’avenir nous réserve une guerre pour les ressources et ont dépecé les industries pour s’approprier le maximum de richesse avant la phase de crash du système productiviste.

    C’est à ca que servait la dérégulation.

    Les bulles spéculatives ne font que masquer l’absence de tonicité de la croissance avant le début de la chute.

    Les spéculations sur la capacité de l’’innovation à faire face à la croissance démographique ne sont que des rêves rassurants.

    La réalité est que les ressources diminuant et la population augmentant, l’individu, ses droits, la démocratie reculera inexorablement. La civilisation de la classe moyenne, éduquée, prospère et politiquement active va disparaitre en un temps record.

    Il n’y aura que deux catégories : les ultra-riches et les gueux.

    Les premier disent maintenant ouvertement qu’ils doivent s’occuper de la « gouvernance mondiale » et préparent les états à gérer la répression des rebellions qui vont inexorablement
    éclater lors de la phase de transition vers ce nouvel ordre mondial qu’il tentent d’instaurer.

    Mais l’histoire nous enseigne aussi que les révolutions sont des périodes incertaines et que l’issue en est toujours inconnue.

    En tout état de cause la « gouvernance mondiale » a comme agenda de mettre un terme à la croissance démographique de la population.

    Il est encore difficile de savoir quels moyens seront utilisés, mais une chose me parait évidente, un tel but n’est pas atteignable par des moyens démocratiques.



  • Aldous Romios 1er avril 2011 15:26

    Au passage, sachez que le Koweit tente depuis 2 ans de mettre en place une monnaie unique avec les autres pays du Golfe, monnaie basée sur un panier de devises et non sur le seul $.

    Visiblement sa mise en place pose de tels problèmes qu’elle est repoussée de façon indéterminée.

    De plus certains pays du golfe ont maintenant d’autres urgence comme mater les révoltes soudaines de leurs minorités.

    C’est laborieux de sortir du Dollar quand on est protégé par l’oncle Sam !

    Il est aussi intéressant de voir que tous des fonds souverains se débarrassent de façon constante depuis des mois de leurs bonds du trésor US, même s’il en possèdent encore des montagnes.

    A ce rythme ils en auront encore pas mal sur les bras quand les USA annonceront qu’ils ne peuvent pas en honorer les intérêts.

    A ce moment ces fonds souverains perdront une part non négligeable de leur valeur et les pays du golfe comprendront que toutes ces années il ont vendu leur pétrole contre du papier.

    Il ne seront sans doute pas particulièrement joyeux.



  • Aldous Romios 31 mars 2011 12:07

    Ni les analystes ni les responsables politiques et encore moins les banquiers centraux ne vous le diront mais ce qui se joue en ce moment est une guerre don l’enjeu est le remplacement du $ comme monnaie de référence mondiale.

    Les prémices de cette bataille remontent au 15 août 1971 quand le président Richard Nixon décide la suspension « provisoire » de la convertibilité du dollar par rapport à l’or.

    Ce qui se passe à l’époque est simple à comprendre : les USA ont passé le pic de leur production nationale de pétrole et dépendent désormais de l’étranger pour assurer leur approvisionnement.

    Le président Nixon sait que déficit budgétaire qui s’installe sera durable et finira par transférer toute la richesse en or a acquise par les USA lors de la 2eme guerre mondiale dans les coffres des pays producteur de pétrole. C’est ainsi que se sont constitués les « fonds souverains ».

    Les USA imposent depuis 1971 au monde entier d’effectuer toute transaction de pétrole en Dollars non adossés à de l’or, c’est à dire contre du papier sans contrepartie réelle.

    Certain disent que les USA vivent depuis à crédit sur le dos du reste du monde.

    Ce n’est même pas le cas.

    Ca le serait si le $ était une reconnaissance de dette garantissant au porteur de pouvoir obtenir en contrepartie des choses tangibles pour une valeur donnée, comme un certain poids d’or.

    Le $ ne vaux que ce que vaux sa cotation. Il peut très bien atteindre des abysses qui feraient que le papier qui le compose aurait plus de valeur que sa valeur faciale.

    Depuis 1971 la valeur du $ ne dépends que de la confiance des gens en la capacité qu’il auront à les écouler contre des biens réels.

    Il est déjà arrivé dans l’Histoire qu’il soit plus rentable de bruler une monnaie pour se chauffer que de tenter d’acheter du bois de chauffage avec.

    Le 23 Mars 2006 la Réserve Fédérale américaine a bien cessé de publier l’indice M3, l’indicateur de la quantité de Dollars US en circulation dans le monde.

    Cette information est passé inaperçue et a été très peu commentée était le signe avant-coureur du bouleversement le plus dramatique que le monde moderne n’ai connu.

    Depuis que le M3 n’est plus publié, les USA financent leur dette et leur déficit commercial exponentiels en faisant marcher la planche à billet.

    L’expression « faire marcher la planche à billets » est elle même un euphémisme : ils n’ont même pas besoin d’imprimer cet argent : depuis 5 ans, les USA inondent le monde avec des milliards d’argent numérique qu’ils créent à chaque transaction d’un clic de souris.

    Chine en tête, de plus en plus de pays refusent d’acheter les bon du trésor américain si bien que la Réserve Fédérale a dut se résoudre en acheter elle même à deux reprises pour 300 puis 600 milliards de $ (QE1 QE2 pour « Quantitative Easing ») et s’apprête à remettre ça une troisième fois en juin prochain (QE3).

    Résultat : La confiance en la valeur du $ baisse de façon accélérée.

    La Russie a passé des accords avec la Chine et l’Inde pour ne plus payer ses échanges en $ et de nombreux pays commencent à vouloir sortir du système de référence international dollar, car ils anticipent une effondrement des finances US sous le poids des intérêts de sa dette avant la fin de l’année.

    Oui mais voilà, il ne faut pas croire que les USA vont se laisser dépouiller de leur privilège de battre la monnaie mondiale si facilement.

    Le dollar chute ?

    Il n’y a qu’à faire chuter les autres monnaies pour rétablir l’équilibre !

    Par exemple l’Euro.

    Vous voulez payer vos échanges internationaux avec ce truc mis en place par ce patchwork de pays vous ?

    Et si par exemple des agences de notations (spécialité anglo-saxonne) commençaient à baisser les notes de certains de ces pays ?

    En plus, les banques centrales de la zone Euro fondent en partie leurs réserves de garantie sur des masses de dollars.

    Quoi ? Certains chefs d’état cherchent quand même à changer de monnaie internationale (comme Saddam Hussein qui voulait vendre son pétrole en Euros) ?

    Une petite révolution est si vite arrivée de nos jours.

    Cel ne veux pas dire que le $ va perdurer. La dette US est trop énorme et il n’y a aucun moyen d’enrailler l’inflation qu’elle génère.

    La monnaie internationale d’échange du dollar existe déjà. Elle a été annoncée au sommet du G20 de 2009

    Elle porte le nom barbare de Special Drawing Rights ou SDR.
     
    Selon un schéma similaire à celui de la création de l’Euro elle est composée d’un certain % de monnaies existantes :

    42% de $
    37,4% d’Euros
    9,4 % de Yen
    11,3 % de £

    Cette monnaie ne circule pas mais le G20 a déjà missionné le Front Monétaire International (FMI) pour qu’il l’utilise afin de procéder de prochains Quantitative Easing c’est à dire à des rachats de bons du trésors émis sur les dettes des états qui ne peuvent plus faire face à leur intérêts.

    Cela ne réponds évidemment pas aux préoccupations des Russes ni des Chinois.
    On comprends mieux pourquoi la Chine, la Russie et l’Inde préfèrent traiter entre elles.

    Les nations jouent donc un étrange poker dont on ignore encore qui sortira en slip et qui raflera la mise.

    Une seule chose est certaine, les USA bluffent depuis le début de la partie mais ils ont aussi de gros colts qui dissuadent jusqu’ici les perdants de trop se plaindre.




  • Aldous Romios 31 mars 2011 10:19

    Excellent article pédagogique et précis.

    Il faut cependant ajouter que malheureusement le principe de dose admissible n’est en rien une garantie pour les populations exposées.

    Il n’y a en effet pas de dose garantissant l’innocuité totale. Il s’agit plutôt ici d’un niveau statistique au dessous duquel on considère le risque acceptable.

    Je m’explique : Le réacteur n°3 de Fukushima fonctionne au MOX, un mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium.

    Sa toxicité est telle qu’une seule particule inhalée suffit à provoquer un cancer. Il n’y a donc pas de seuil de dilution qui rende ces particules inoffensives.

    Dans ce cas, les seuils admissibles ne décrivent pas le taux de produit qu’on peut inhaler sans danger mais le risque qu’on a d’en inhaler en fonction du nombre de particules en suspension dans un certain volume d’air.

    Dès lors le seuil d’exposition rétablie pas une garantie absolue innocuité pour le public mais fixe le seuil au dessous duquel les industries pollueuses ne peuvent être tenues responsables des dommages consécutifs à leur pollution.

    On comprends dès lors un des grand principes de l’industrie pour demeurer sous les seuils admissibles : la dilution.

    Vous avez un produit au dessus du seuil admissible ?

    Il suffit de le diluer avec une certaine quantité de produit sain pour vous retrouver avec un produit sous les normes légales.

    C’est ce principe qui a été utilisé en France pour ne pas détruire les récoltes de céréales d’après Tchernobyl -en les mélangeant avec les stocks des années antérieures, alors que d’autres pays européens détruisaient massivement les leurs.

    C’est ce principe qui a tué les hémophiles et les autres bénéficiaires de transfusion sanguine à l’époque du sang contaminé, car le virus du Sida s’en trouvait très bien d’être dilué dans plus de sang.

    C’est également ce principe que l’industrie agroalimentaire française a utilisé pour écouler l’huile de tournesol contaminée (volontairement) à l’huile de moteur qu’elle avait acheté à des escrocs en Ukraine en 2008.

    Sauf que dans ce dernier cas, il n’y avait aucun seuil autorisant la présence d’huile de moteur dans l’huile pour la consommation humaine. Pourquoi y en aurait-il ?

    Qu’on fait les industriels Français ? Ils sont allé à Paris puis à Bruxelles demander qu’on instaure dare-dare un tel seuil.

    Sur quoi, la Commission européenne s’est empressée d’émettre deux recommandations établissant un seuil de 300 ppm maximum de contamination pour les denrées élaborées à partir d’huile contaminée.

    Du coup, Les sieurs industriels (surtout ne pas citer de marque sinon c’est la censure) se sont trouvés autorisés à distribuer en toute légalité le poison qu’ils avaient sur les bras en le diluant avec de l’huile saine histoire d’en faire profiter plus de gens encore.

    Dans le même temps la Grèce et le Maroc obligeaient leurs industriel à retirer du marché les stocks frelatés.

    Réactions de pays sous-industrialisés, qui ne savent pas à quoi servent vraiment les seuils...

    Pour en revenir à Fukushima, le problème n’est donc en rien limité à des cercles concentriques de X km autour des centrales.

    Il s’agit d’une loterie sinistre à laquelle tout le globe participe avec juste plus ou moins de chances de perdre.

    Cette loterie ne se limite ni dans le temps ni dans la distance, les polluants comme le dioxyde de Plutonium ayant une demie vie de 24 000 ans.

    Autant dire que partout où il se déposera, la contamination sera durable.

    Une contamination semblable a déjà eu lieu en URSS à Mayak près de la ville secrète d’Ozersk, une des ville donctruites pour le programme nucléaire soviétique.

    En septembre 1957, une cuve de déchets hautement radioactifs a explosé, provoquant la dissémination de particules de plutonium dans l’environnement.

    Un territoire de 1200 kilomètres carrés a été contaminé, sur lequel vivaient 41 500 personnes dans 63 localités.

    La radioactivité a été drainée par l’eau de pluie et s’est concentrée dans le lac Karatchaï qui est devenu l’un des lieux les plus pollués de la planète : il contient plus de radioactivité que les rejets totaux de Tchernobyl.

    Il suffit de se tenir debout au bord du lac quelques minutes on peur recevoir une dose mortelle de radiations.

    Dans les alentours de la zone interdite l’espérance de vie moyenne des habitants à chuté à 45 ans.

    Cela donne une idée de ce que l’accident de Fukushima risque d’entrainer comme conséquences.

    Une des inconnue est aussi liée à la localisation de l’accident près de l’océan.

    En plus des rejets massifs d’eau polluée par la centrale, les terres contaminées seront lessivées par la pluie qui se déversera finalement sans le pacifique

    C’est la première fois que le milieu océanique est atteint dans de telles proportions (qui continuent d’ailleurs de croitre) et les implications ne sont pas encore complétement claires.

    Il est à craindre qu’il y a une contamination pélagique importante  : des plages souillées, des espèces animales et végétales contaminées.

    Les polluants circulent dans la chaine alimentaire maritime, en se concentrant chez les poissons prédateurs qui finiront dans des proportions indéterminées dans des assiettes.

    On ne passera pas tous les poissons au compteur Geiger.

    D’autant plus que les courants marins et les espèces migrantes disséminerons des polluants sans doute très loin dans le pacifique, les contrôles devraient dont être étendus à toute la peche en pacifique.



  • Aldous Romios 25 mars 2011 14:52

    Je ne conclu pas à la fin du capitalisme mais à la fin de la société d’abondance.

    L’élite US a anticipé ce moment depuis les années 70, c’est pourquoi le capitalisme a abandonné le modèle des années Ford (un capitalisme paternaliste favorisant la croissance d’une classes moyennes) en un ultra libéralisme qui s’est installé durant les années 1990 dont la finalité est de presser les industries traditionnelles comme des tubes dentifrices pour en extraite tout ce qui est valorisable à brève échéance avant l’arrivée prévue des pénuries en énergie et matière première.

    De plus, les pétroliers américains ont aussi compris en 1970 que le dernier a avoir du pétrole le vendrait le plus cher.

    C’est pourquoi on n’a mis aucun gisement en production aux USA depuis le 1er choc pétrolier. Pourtant au moins quatre vastes champs pétrolifères ont été trouvés : Bakken, Williston, Standberry et surtout Gull Island, en Alaska.

    Des oléoducs surdimentionnés par rapport à la production actuelle de l’Alaska y ont été construits qui ne servent à rien.

    Cela explique un peu mieu l’irritation des USA vis à vis de l’Iran.

    Dans cette partie de poker, l’Iran refuse de mettre son pétrole sur le tapis et empêche les USA à accéder à celui de la Caspienne.

    Les USA ne peuvent donc pas ramasser leur mise au proche orient avant d’abattre leur jeu c’est à dire de révéler qu’ils possèdent les dernières réserves conséquentes de pétrole sur la planète.

    C’est pourquoi les pays arabes sont entrés en ébullition et que les jours du régime Iranien sont comptés.

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