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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 19 septembre 2008 15:08

    @ auteur,

    Article biaisé. Voyons en effet la méthode et ses conséquences :

    Il s’est agi de réquisitionner des carrières et anciennes décharges fermées depuis des années pour y déposer "en urgence" les ordures napolitiannes. Cette réquisition s’est faite contre l’avis des élus locaux et des populations locales, représentées par les conseils municipaux. Il s’agit donc d’un déni de la représentation locale. Je cite : “Nous réclamons juste le droit de pouvoir gouverner sur nos territoires. Ces décisions ont été prises par-dessus nos têtes, nous n’avons pas été consultés, c’est ça le problème”, déclaration à l’AFP de Massimo Nuvoletti, maire-adjoint de Marano, une commune de gauche limitrophe de Chiaiano.

    Des lors, comment ne pas comprendre la réaction des populations habitant des quartiers défavorisés. Je cite "Depuis vendredi, jour et nuit, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants de Chiaiano, un quartier au nord-ouest de Naples, bloquent l’accès à d’anciennes carrières que le gouvernement a réquisitionnées par décret, avec neuf autres sites, pour les transformer en décharges afin d’absorber les milliers de tonnes d’ordures en souffrance de la région de Naples, la Campanie."

    Il s’agit donc bien d’un syndrome de "not in my backyard", mais la face visible de celui-ci a concerné des communes défavorisées à qui on impose de l’être davantage, alors que les pressions sont venues, à l’échelle locale, des communes les plus riches, donc de celles qui ont voté Berlusconi majoritairement !!! Elles ne voulaient pas "partager" la question du traitement des ordures. Quoi de plus naturel, et quelque part de plus légitime, que la révolte des populations ! Je cite encore : "Douze personnes ont été blessées vendredi et samedi dans des heurts parfois violents avec les forces de l’ordre. Trois manifestants accusés de violences envers les forces de l’ordre ont été assignés à résidence et seront jugés début juin.... Le gouvernement de Silvio Berlusconi a adopté mercredi lors d’un conseil des ministres symboliquement réuni à Naples, un arsenal de mesures pour résoudre la crise des déchets, dont la “militarisation” des sites choisis pour être transformés en décharges et des sanctions pénales allant jusqu’à l’incarcération pour les personnes qui s’opposeraient à ces décisions... Les personnes incitant aux “désordres” contre la création de décharges risqueront jusqu’à 5 ans de prison tandis que ceux empêchant leur aménagement seront passibles de trois mois à un an de prison, a averti le nouveau chef de gouvernement."

    Rappelons aussi que les ordures ont été judicieusement enlevées des quartiers touristiques. D’après "Le point" : "Les Napolitains respirent et les touristes, qui font traditionnellement étape avant de poursuivre sur Pompéi ou d’embarquer pour Capri, peuvent revenir. Nul effluve ne se dégage plus de la piazza del Plebiscito, et la via Toledo, principale artère commerçante, a été rendue à son grouillement. Les quartiers populaires de la vieille ville eux-mêmes sont exempts de toute pollution visuelle et olfactive." Mais rien n’est réglé dans la périphérie de Naples, et là aussi curieusement dans les quartiers les plus populaires qui croulent toujours sous les sacs plastiques.

    Conséquence de cette politique Berlusconienne que vous encensez ? Je cite Umberto Arena, professeur à l’institut des sciences de l’environnement de l’université de Naples : « D’un point de vue sanitaire, les ordures ménagères qui encombraient les rues de Naples ne constituaient pas un véritable danger ; elles auraient tout au plus pu provoquer une épidémie de gastro... La vraie menace pour la santé publique, c’est précisément l’enfouissement de déchets industriels sans la moindre précaution.  Une couche de bonne terre pour recouvrir le tout et le champ est mis à la disposition d’un maraîcher qui peut tout à loisir y faire pousser fruits et légumes. Et, quand les rebuts ne sont pas enfouis, ils sont brûlés, dégageant dans l’atmosphère d’importantes quantités de dioxine ". 


    Rappelons en effet que certaines communes de l’agglomération napolilaine sont fortement polluées par la dioxine, avec des taux parmi les plus élevés en Europe. Je cite "Le point" toujours : La Campanie est ainsi devenue la région la plus polluée d’Europe. La densité de ces décharges sauvages est telle dans la zone délimitée par les villes de Nola, Marigliano et Acerra qu’elle a été surnommée «  le triangle de la mort  » par la revue médicale The Lancet . Et ce trafic dure depuis une vingtaine d’années, suffisamment longtemps pour que les effets s’en fassent sentir sur les organismes.

    On en a deja vu une consquence récente avec la pollution la dioxine de la mozzarella distribuée partout en Europe...

    Rien n’est donc résolu mais tout a disparu. C’est de la magie sauce Berlusconi, dont les effets se feront sentir en terme de santé publique dans des années... 


    Pour en savoir plus (et être moins affirmatif dans vos assertions) :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42035
    http://www.lepoint.fr/actualites-monde/naples-la-guerre-des-ordures/924/0/248948
    http://afp.google.com/article/ALeqM5gQCChVNI0Yuu4jODtOBM71mZLP_g
     



  • Ronny Ronny 17 septembre 2008 11:53

    @ auteur

    La question de savoir pourquoi nous sommes en Afghanistan est effectivement importante. Ce qui nous est vendu, c’est la lutte contre le terrorisme, la chasse à Ben Laden... Je ne crois pas trop à cette affirmation comme élement explicatif majeur de cette présence.

    La première raison de notre présence et de son renforcment reste l’allignement total et irréféchi de la politique étrangère menée par M. N. Sarkozy de Nagy-Bocsa et son gouvernement sur celle des néo-cons US. On l’a bien vu avec la décision de ré-intégrer le commandement de l’OTAN en dépit du poids et des ingérences répétées - et pour certaines fortement délétères - de cette structure dans la vie politique et sociale des pays d’Europe occidentaux. Il suffit pour s’en convaincre de lire les ouvrages remarquables qui ont été écrits sur les réseaux Gladio et Stay Behind et leurs implications dans de nombreux attentats en Europe.

    Je ne crois pas trop à l’argument terrorisme pour une autre raison : il s’agit d’une excellente enquete menée par Eric de La Varenne, correspondant de France Info et de Libération en Afghanistan, et Emmanuel Razavi de l’agence Hamsa Press, présentée dans la presse écrite et sur certaines chaines de télé satellite voilà deux ans. Dans cette enquête, les journalistes indiquaient que des soldats français avaient eu Ben Laden deux fois dans le viseur de leurs fusils de précision et que l’ordre de tir du commandement US n’était jamais arrivé... Du coup, ces militaires francais très énervés se demandent toujours si les Etats-Unis cherchaient vraiment à attraper Ben Laden !

    Je me permets de reposter ici un article que j’avais écrit sur ce sujet sur Avox après avoir assez longuement discuté avec E. De La Varenne : "La question posée par les militaires français, un proche conseiller du président Hamid Karzai se la pose aussi. Interrogé par Eric de Lavarène et Emmanuel Razavi, ce conseiller, qui a participé à de nombreuses réunions stratégiques avec les autorités américaines, a le sentiment que les Etas-Unis utilisent l’argument de la chasse à Ben Laden pour s’implanter en Afghanistan. Leurs raisons sont d’ordre géostratégique : ils se trouvent ainsi à une heure de Téhéran, à une heure d’Islamabad et du Pakistan qui détient déjà l’arme atomique et pourrait basculer vers l’islamisme radical, et surtout à faible distance de la Chine, pays qui deviendra très vite la grande puissance du XXIe siècle.

    Cette lecture des évènements est soutenue par des faits. Toujours selon E. de La Varenne, interrogé par AgoraVox par téléphone, la police afghane arrête régulièrement des talibans, qu’elle remet aux autorités américaines. Curieusement, ceux-ci sont rapidement libérés et reprennent vite du service, provoquant le découragement des forces de maintien de l’ordre afghanes. Enfin, plus significatif, de nombreux villageois rapportent que des hélicoptères américains déposent régulièrement des armes dans des lieux connus, situés en zones contrôlées par les talibans, armes que ces derniers peuvent ensuite utiliser dans le cadre de leur activité terroriste."

    Vous trouverez ce papier à l’adresse :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16993



  • Ronny Ronny 16 septembre 2008 13:15

    @ auteur : excellent !

    Rajoutez :

    Parce qu’ils gagaient de l’argent en rachetant les sommes que les uns empruntaient aux autres,

    Parce qu’ils étaient persudés que la machine ne pouvait tourner que dans un sens,

    et j’écrirais plutôt à la fin

    Parce que personne ne voulait les arrêter...



  • Ronny Ronny 15 septembre 2008 13:08

    @ auteur :

    je reposte un commentaire (édité) envoyé la semaine dernière en réponse à un article de la même veine que le votre...

    @ auteur

    Ah.... Parce que vous le trouvez souriant vous le 21ème siècle ? Vous auriez voulu que l’on s’y jetât tête baissé ?

    Ne prenons pas les Français que pour de cons [...] la France n’est pas un pays "mineur" non plus [...] ses indices de développement n’ont rien à envier à d’autres. Nous avons toujours (et pour combien de temps ?) un des meilleurs services de santé au monde. Nous avions jusqu’à ce que le petit Nicolas [c’est votre héros ] débarque un assez bon système de protection sociale. Notre productivité est excellente, contrairement à ce qui est claironné sur la soi-disant paresse des Français, champions des grèves, passant pus de temps au troquet qu’au boulot, et pourtant au top mondial en production horaire, et dans le peloton de tête en production annualisée. Sans compter l’incontournable PIB, qui nous classe parmi les 5 ou 6 nations les plus riches.

    Alors qu’est ce qui ne va pas ? Et bien c’est justement ce que nous propose le 21eme siècle qui ne va pas ! Les Français ne sont pas prêts à gober les propos fallacieux des sirènes libérales qui ne jurent que par le commerce et la marchandisation. La mondialisation ne les fait pas bander, les Français, contrairement aux anglo-saxons, car ils ont bien compris que ce modèle de société n’était pas en aucun cas favorables aux individus en général, à la société [dans son ensemble], mais seulement à quelques personnes morales et physiques, à l’oligarchie qui nous gouverne.

    [...] Le capitalisme industriel a permis sans aucun coute une amélioration du niveau de vie en Occident. Ce capitalisme industriel en revanche n’a été productif et bénéfique à tous que pour deux raisons : la première est l’exactitude de l’analyse marxiste du mode de fonctionnement de la société capitaliste [analyse qui ne doit pas être confondue avec les solutions proposées par ce même marxisme]. [La seconde est une conséquence de la première] : l’existence de contre-pouvoirs, syndicaux par exemple, et surtout étatique. C’est cette régulation étatique qui a permis le progrès social, pas le capitalisme en lui même.

    Or depuis 30 ans, nous dérivons du capitalisme industriel, productif et bénéfique parce que fortement régulé, vers un capitalisme financier, non régulé, mondialisé, dans lequel les Etats ont abandonné toutes velléité de contrôle [la réforme sans doute]. Du coup, tous les excès sont permis : on observe donc [l’emergence de la valeur argent comme seule valeur universelle et reconnue], une recrudescence des pressions sur les personnes [( vous êtes délocalisé en Roumaine : si vous acceptez d’y aller vous conservez votre taf et toucherez 4 fois moins qu’en France, réel et génial non ?)], un non respect des règles et du droit du travail [la réforme toujours], et au-delà un accroissement des inégalités en France mais aussi au niveau mondial, avec une surexploitation des ressources entrainant une crise écologique, humaine [et financière] sans précédent.

    Que faire : tout d’abord ne pas rentrer dans le 21eme siècle tel qu’il nous est proposé. On peut et on doit refuser les privatisations, se battre contre la mondialisation en exigeant l’instauration de taxes écologiques (le transport n’est jamais payés à son vrai coût), il nous faut aussi convaincre de taxer très fortement les transactions financières, lutter contre le blanchiment d’argent, l’existence de paradis fiscaux, mettre en place des minimum sociaux mondiaux etc. Tout cela malheureusement ne sera jamais possible tant que des gens comme Bush, McCain, Aznar, Berlusconi ou Sarkozy seront au pouvoir. Ces gens là sont de fait les représentants de l’oligarchie ploutocrate qui nous gouverne. Ils n’ont aucun intérêt à défendre nos intérêts, ils ont tout intérêt à défendre les leurs. C’est d’ailleurs ce qu’ils font efficacement depuis qu’ils sont élus....

     

     



  • Ronny Ronny 15 septembre 2008 12:58

    @ laer : excellent !

    Dites plutot je vous propose d’échanger votre coupe mercedes class 29 contre ma vielle clio 1 poussive... Vu les propos tenus, je doute que la 307 soit à la hauteur !

    Cigares ?

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