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Accueil du site > Tribune Libre > Feux d’Australie : la politique environnementale en cause

Feux d’Australie : la politique environnementale en cause

Au fil des informations on comprend mieux comment les feux ont pu prendre une telle ampleur cette année. Le facteur humain et la politique environnementale prennent un singulier ascendant sur les autres causes. Petit résumé. 

australie,feux.incendies,bush,climat,réchauffement,brulis,foretsLe DOI d’octobre

Le climat australien est fait majoritairement de sécheresse, de chaleur et de vent, si possible à l’extrême. On le voit bien sur une planisphère (image 1, clic pour agrandir). En Australie on a relevé, en 1996, la rafale de vent la plus forte jamais enregistrée lors d’un ouragan : 408 km/h à Barrow Island.

Les sécheresses sont endémiques et certaines très longues, jusqu’à plusieurs années. Selon Nerilie Abram, professeure à l'Australian National University à Canberra, et auteure en charge de la coordination d'un rapport spécial du Giec : « le réchauffement climatique ne cause pas à lui seul ces incendies particulièrement violents, mais peut rendre les conditions météorologiques plus propices ».

El Niño a une influence majeure sur le climat australien, mais aussi le dipôle de l’océan Indien (DOI, ou IOD, pour Indian Ocean Dipole / image 2). C’est une sorte de petit frère d’El Niño. Un IOD particulièrement intense se développe depuis octobre.

« Le principal coupable de nos conditions actuelles […] est l’un des événements dipôles de l’océan Indien (DOI) les plus positifs jamais enregistrés, a commenté le Dr Watkins, directeur des prévisions à long terme du Bureau de météorologie australien qui ajoute : Un DOI positif signifie que nous voyons moins de systèmes météorologiques porteurs de pluie et des températures plus chaudes que la moyenne dans de grandes parties du pays ». 

Un autre phénomène s’ajoute cette année : « un réchauffement stratosphérique soudain et rare au-dessus de l’Antarctique à la fin de l’hiver, augmentant le risque d’incendies de forêt dans l’est de l’Australie. »

 

 

australie,feux.incendies,bush,climat,réchauffement,brulis,foretsTapis de combustible

La conjonction partielle ou globale de différents phénomènes naturels cycliques peut produire des sécheresses historiques. Et qui dit sécheresse suggère inflammabilité du couvert végétal. Celui-ci, composé de feuilles et de branches mortes, tapisse les sols des forêts dans lesquelles l’eucalyptus tient une place prépondérante.

Ce couvert, cette litière sèche comme de la paille au sol, est le combustible. Il est, plus que le réchauffement, la cause immédiate de l’extension des feux, selon les infos qui circulent maintenant dans les médias.

Ce constat est confirmé par Zeke Hausfather, directeur du climat et de l’énergie à l’institut de recherches Breakthrough, spécialisé dans les solutions technologiques pour les problèmes environnementaux :

« Une gestion forestière et un débroussaillage efficaces peuvent atténuer l’intensité des flammes ». Il déplore « l’accumulation de sous-bois ces dix dernières années, devenus particulièrement inflammables ».

Les feuilles d’eucalyptus sont comme de la benzine. Elles s’enflamment très rapidement grâce, entre autres, aux essences qu’elles contiennent. Un coup de vent peut les transporter à plusieurs centaines de mètres. Elles se posent en allumant un nouveau foyer.

Ce combustible est présent en masse. La raison de cette accumulation, désignée par des spécialistes et des pompiers, est l’insuffisance d’entretien des forêts. Des forêts précarisées par plus de 5 ans d’une sécheresse très sévère, des essences végétales très inflammables, des tonnes de combustible (feuilles sèches, branches, arbustes) au sol, les conditions étaient réunies et prévisibles.

 

 

C’était écrit

Le problème est connu et n’a pas été corrigé. Il a déjà été évoqué par Le Temps en 2018. Et bien avant. En 2013 par exemple le sénateur John William déclarait :

« Le problème dans nos parcs nationaux, c’est que nous avons ces feux sauvages avec d’énormes quantités de combustible par hectare ; nous tuons les arbres, nous tuons les animaux, nous tuons les koalas et tout ce qui vit dans ces régions et nous appelons cela de la conservation … »

David Packham, qui enquête depuis des décennies sur la gestion des forêts, déclarait en 2002 déjà dans un rapport remis au gouvernement :

« Le fait incontournable est que si le carburant s’accumule, comme il le fait, à un niveau dangereux, une conflagration doit se produire à un moment donné dans le futur. Grâce aux incendies légers fréquents dans les types de forêts appropriés, tels que ceux pratiqués par les peuples autochtones, le phénomène des incendies de forêt n’est plus un problème. »

« Certains membres du mouvement Vert se comportent comme des éco-terroristes, en menant la guerre contre des feux d’écobuage, a estimé David Packham, un expert de l’Université Monash de Melbourne. »

Les uns exagèrent : on n’en est pas (encore) à l’éco-terrorisme. Les autres, écologistes arc-boutés sur l’idéologie catastrophiste, répondent par des anathèmes. Ils s’appliquent à discréditer moralement ceux qui les critiquent : ce seraient des fascistes, des négationnistes, des suppôts des pétroliers, enfin des mauvais très mauvais. Ils utilisent l’attaque contre les personnes avec des termes habituellement associés au national-socialisme, pour crucifier le débat.

 

 

australie,feux.incendies,bush,climat,réchauffement,brulis,foretsUne décision absurde

Mais ce n’est que de l’enfumage. Comme il n’y a rien à répondre à une telle posture il n’y a pas de discussion, et c’est désormais la confrontation pure qui devrait l’emporter entre d’une part ceux qui réfléchissent et creusent, et d’autre part ceux qui alimentent une névrose climatique à des fins politiques. Au milieu, les troupes de suiveureuses attendent que les médias leur indiquent la prochaine bonne croyance à adopter.

Malgré cette tentative de discrédit moral la polémique enfle au sujet de cette politique environnementale de protection des forêts. Certains désignent des politiciens, comme l’ancien premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud Bob Carr, ainsi que des écologistes.

Voici ce que l’on peut lire sur le site des pompiers volontaires de Nouvelle-Galles du Sud. Il relaie un article du Daily Telegraph de novembre (ici en français). Cet article met en cause la politique environnementale et la protection de la biodiversité :

« En Nouvelle-Galles du Sud, lorsque Bob Carr était ministre, puis premier ministre, il a ratifié les mesures visant à abandonner les pistes d’incendie. Les aménagements de Carr ont empêché les pompiers d’avoir accès à ces pistes d’incendie, sous prétexte de garder les 4x4 et les campeurs à l’extérieur des lieux. Le gouvernement a mis des portes fermées à clé dans ces parcs nationaux et a planté de gros rochers à l’entrée des sentiers d’incendie. Naturellement, les sentiers de feu sont maintenant envahis par une forêt de repousses, impénétrable à tout le monde sauf aux animaux indigènes et sauvages. »

Il est difficile d’imaginer une décision politique plus absurde.

 

 

australie,feux.incendies,bush,climat,réchauffement,brulis,foretsLe facteur humain

Pour résumer, les incendies en Australie sont dûs avant tout au climat habituellement très chaud et sec, à une sécheresse pluriannuelle particulièrement sévère aggravée depuis octobre par le DOI et un réchauffement de la stratosphère, et à l’absence d’entretien des forêts. C’est encore une fois confirmé par un responsable du Bureau of Meteorology australien. Que les températures moyennes augmentent de 1° ou 2° n’y change pas grand chose. Les conditions sont déjà extrêmes et réunies.

Le conservatisme écologiste serait au final contre-productif et la cause majeure de l’ampleur actuelle des incendies. Aujourd’hui certains recommandent de reprendre les brûlis préventifs afin d’éviter les grands incendies (image 4). Ainsi l’association Bushfire Front, formée de spécialistes ayant une expérience de terrain, suggère :

« Le facteur critique dans la gestion des feux de brousse est la charge de combustible, la quantité de litière de feuilles, les rameaux tombés et la croissance des arbustes sur une zone. Si les charges de carburant sont maintenues dans certaines limites, un feu de brousse aura un impact minimal et sera facilement (et en toute sécurité) contrôlable. »

Le facteur humain semble cette fois prévalent sur les autres conditions. Un entretien correct des forêts aurait donc, selon de nombreux spécialistes, permis de réduire la puissance des feux. La volonté de ne plus toucher aux forêts pour préserver la biodiversité n’est pas pertinente dans le cas de l’Australie. Ou bien on laisse les forêts brûler et se régénérer toutes seules (s’il en reste encore assez), ou bien on s’en occupe.

Un autre aspect du facteur humain est effrayant : les incendies criminels. En France par exemple (image 5) ils représentent de loin la première cause du déclenchement de feux. En Australie ce serait la moitié.

 

 

australie,feux.incendies,bush,climat,réchauffement,brulis,foretsL’urgence australienne

Environ 200 suspects sont mis en cause dans des centaines de départs de feux dont certains avec des morts. Quelques observateurs se hasardent à affirmer qu’il s’agit d’activistes climato-crédules qui veulent faire pression sur les populations et les politiques. Cette hypothèse ne me semble pas complètement idiote, mais je reste prudent avant de prendre une telle affirmation pour argent comptant.

Plusieurs feux criminels à faible distance les uns des autres finissent par se rejoindre en un méga-feu. Se forme alors un cumulonimbus d’incendie, un pyrocumulonimbus (image 6, BOM australien). Contre de tels feux la lutte est quasiment impossible. Seules des mesures préventives d’entretien peuvent réduire le risque.

 

En conclusion, la phase de réchauffement actuelle des températures terrestres semble de peu d’incidence sur les incendies énormes de cet été austral tragique.

Les conditions générales et les choix humains sont les causes structurelles et ponctuelles de l’énormité de la catastrophe. Parler de réchauffement global n’a que peu de sens ici, et surtout c’est inutile et contre-productif.

Car en globalisant le problème on rend difficile un diagnostic précis et une action pertinente. Il vaut mieux découper les problème en leurs composants régionaux afin de trouver des solutions accessibles et adaptées.

À la lecture de ces informations, qui n’ont pas été démenties et qui convergent, l’urgence environnementale en Australie n’est pas la réduction des émissions de gaz et de polluants, c’est la gestion des forêts.

 

Du même auteur : "Incendies en Australie, la part du réchauffement"

 

 

PS : Les fumées et suies qui ont déjà atteint la stratosphère seront-elles suffisantes pour filtrer le rayonnement solaire et rafraîchir l’hémisphère sud ? Ce serait un effet de rétroaction un peu paradoxal.

 

 

 


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41 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 17:07

    @velosolex. Crois tu qu’au « Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement » on oserait nommer un incroyant ou une incroyante ?
    Nous avons vu le cas de l’ONERC, chargé dans sa raison sociale d’étudier le « Réchauffement Climatique ». Ils ont précipitamment interrompu leurs relevés d’enneigement au Col de Porte, puis ont supprimé la page : la réalité divergeait par trop des prophéties réchauffistes qu’ils étaient chargés de diffuser.
    C’est comme ça, la politique du mensonge à outrance.


  • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 17:12

    @velosolex : « cela va s’accélérer ». C’est quoi tes études en physique de l’atmosphère et en océanographie ? Quels moyens as-tu pour démêler le vrai du faux dans la propagande ?


  • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 17:21

    @velosolex. Li mMonde, voyons ses antécédents :

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/18/la-banquise-arctique-pourrait-completement-disparaitre-d-ici-a-quatre-ans_1761703_3244.html

    Il semblerait qu’Hubert Beuve-Méry soit très très très très mort.
    Depuis Li mMonde est devenu un organe de la C.I.A. et d’israël.


  • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 15:05

    Oscillation IOD positive de l’Océan Indien. L’Est est froid, donc bien moins de pluies sur l’Australie.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean_Dipole
    Tandis que les météorologues du dimanche 29 février 1979 nous crient dans les oreilles que « C’est tout de la faute au réchauffement climatique anthropique ! ».
    Sans même compter la licorne rose invisible.


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 21:13

      @eau-pression. Consommes-tu des hallucinogènes licites (éthanol) ou illicites ? Ou les deux ensemble ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 21:38

      @Lavau. Article plus détaillé, bizarrement séparé :
      https://en.wikipedia.org/wiki/Subtropical_Indian_Ocean_Dipole


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 22:22

      @eau-pression. Seul un australien pourrait te répondre sur ce point, et pas n’importe qui.
      Ce qui est à l’échelle humaine depuis la France est de constater le fort SIOD positif, donc une mer de Timor froide, évaporant peu. D’où hautes pressions sur l’Australie, et proche Pacifique froid. D’où très grande sécheresse sur l’Australie.
      A l’échelle humaine aussi est de constater que les interdits religieux imposés par les escrologistes ont empêché l’entretien des forêts et broussailles, afin de garantir des catastrophes maximales. En Australie comme en Californie.
      Si les escrologistes ont fait poser des rochers pour barrer les routes des pompiers, leur responsabilité est entière.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 janvier 2020 20:03

      @JC_Lavau
      Vous ne pourriez pas trouver des documents en français ? Merci d’avance !



    • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 2020 17:46

      @JC_Lavau. Tiens ? Il s’est trouvé encore au moins cinq décérébrés fanatiques pour « moinsser » frénétiquement. A qui profite la propagande escrologiste et carbocentrique ?


    • pallas 9 janvier 2020 15:56
      hommelibre

      Bonjour,

      Il fait 11 degrés chez moi, la température baisse peut à la nuit tombé.

      Jamais vu ça, et sa dure depuis pas mal de temps, il ne pleut presque pas, des rares petites gelés.

      C’est quelque peut anormal, de mémoire, je me trompe peut etre hein ?, il devrait avoir de la neige, verglas, un froid glacial, nous sommes en hiver je crois, je dit ça, je suis trop bete.

      L’année 2020 commence fort bien, les incendies touchent l’Amazonie, la Sibérie, certainement la foret tropical de l’Afrique central.

      Bientot chez nous aussi, les sols sont sec, les arbres morts.

      Salut


      • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 15:59

        @pallas. Ah ! Dictature de l’émotion ! L’arme rêvée au service des charlatans.


      • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2020 16:01

        @pallas. Ah ! La dictature de l’émotion !
        Arme rêvée au service des charlatans.


      • pallas 9 janvier 2020 16:43

        @JC_Lavau

        Bien sur,

        Nous avons la un hivers tout a fait normal. avecune température dépassant les 10 degrés en début Janvier sur l’ensemble du terrotoire, je suis bete et vous intelligents

        Le Français sais tout sur tout, mieux que tout le monde, une vrai bete de foire, un etre supérieur, le nombril de humanité (je m’égare)

        Vous voila rassurez, tout va bien, trés bien

        R a s

        Alors heureux ?





      • velosolex velosolex 10 janvier 2020 00:01

        Thermomètre des vingt dernières années, ajustable selon votre département

        https://bit.ly/2s5cFtH


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 janvier 2020 20:14

        @velosolex
        Ben oui, il fait plus chaud, en voilà une découverte ! Le débat ne porte pas sur la chaleur, mais sur les causes de la chaleur.
        .
        Quand la climatologie aura fait des progrès, on saura peut-être quelles sont la ou les causes ? Si la chaleur est due à des variations des cycles du soleil, et/ou des variations de l’axe de la terre, et/ou des variations de l’ellipse, vous aurez l’air malin avec votre CO2...
        .
        Comment peut-on faire confiance à une science balbutiante pour faire des prévisions à 50 ans, surtout quand on pose la conclusion avant d’avoir vérifié les diverses hypothèses, c’est de la science de Mickey pour mougeons.


      • JC_Lavau JC_Lavau 10 janvier 2020 20:34

        @Fifi Brind_acier. Tu oublies les oscillations océaniques. Mais elles ont des durées qui sont souvent inamicales envers la gestion de carrière d’un chercheur, et tout à fait incompréhensibles à l’horizon électoral d’un politicien.


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 janvier 2020 22:06

        @JC_Lavau
        Tu oublies les oscillations océaniques

        Bonsoir, tu nous mets des documents en français sur ce sujet !?
        Merci d’avance.



      • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 2020 17:37

        Déjà deux « moinssages ». L’information factuelle est considérée comme l’ennemi à abattre, par ces décérébrés sous télécommande.

        A qui le crime profite-t-il ?


      • hommelibre hommelibre 13 janvier 2020 07:54

        @velosolex
        L’effet « îlot de chaleur » est-il décompté ? (3° à 5° selon les villes et quartiers)


      • hans-de-lunéville 9 janvier 2020 18:25

        tient, cela ne parle pas de Q ????


        • pallas 9 janvier 2020 18:37

          @cyrus

          Mouais, vous faites l’avocats des tocards surtout

          Quand je lis les commentaires sur Le Japon, limite raciste, meme comportrment dans les médias (le figaro, la tribune, RMC TV).

          Du style Le Japon est à l’age de pierre et La France number one de l’univers, j’ai quelque peut l’impression que le français est totalement c**n.

          Sans les Japonais, pas de manga, console de jeux, de cultures de substitutions, technologie en électronique, en bref, c’est le français l’arriéré, pas le japonais.

          Et encore, sa n’est que le haut de l’iceberg.

          Salut


        • pallas 9 janvier 2020 19:56

          @CLOJAC

          Cette arrogance ridicule

          Le Japon est un pays civilisé, La France le Tiers Monde, c’est un fait.

          En terme militaire, nos forces sont trés faible, bien en de ça d’une logique d’auto défense.

          La France ne vaut rien, soit elle n’existe pas à l’étranger, soit elle moqué.

          La Chine, dans ses émissions TV, ne s’en cachent meme pas.

          Salut


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 janvier 2020 23:14

          @cyrus

          Le pavillon d’or . Mishima.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 janvier 2020 23:53

          @cyrus

          Mishima c’est Mishima. Toute la complexité du Japon en un seul homme, grand écrivain.


        • berry 9 janvier 2020 22:35

          Si vous vous demandez pourquoi il y a tant de plastiques dans les océans, j’ai la réponse :

          https://twitter.com/Vince_McMince/status/1213930705463459847


          • sweach 10 janvier 2020 10:48

            Encore et toujours le fameux « réchauffement climatique »

            Vous la voyez cette utilisation absurde et magique comme cause de tous nos maux ?

            Encore une fois en accusant des chimères, on oubli de regarder les vrai causes d’une catastrophe et on n’appliquera pas les bon remède.

            Les Forets Australiennes ont brûlés. OK, mais qui et quand elles ont été planté ? qui les entretiens et comment ? Pourquoi ces essences d’arbres ?

            Certain oublie trop rapidement que les forets primaires n’existe pratiquement plus, donc on ne peut pas accuser mère nature quand le résultat d’une foret est due à l’homme.

            Il y a des journalistes qui se posent de vrai question et tournent leur regard vers l’industrie du papier ?

            Car ce n’est pas nouveau. ou en espagne On accusera le réchauffement aux prochains incendie ?


            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 janvier 2020 22:09

              @sweach
              Au Portugal aussi, beaucoup d’eucalyptus, c’est pour en faire quoi ?
              De la pâte à papier ? Je lirai vos liens demain, bonne soirée.


            • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 2020 18:15

              @sweach. Précieux, ton reportage 
              https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/espagne-le-reboisement-intensif-fait-polemique_2653644.html
               
              Je voudrais bien avoir des infos sur les effets pédogénétiques de l’eucalyptus sur la biologie et la biochimie des sols.
              Ici ne sont accessibles que les cours de pédologie générale, et l’expérience familière des podzols sur pessaies gérées par l’ONF, où ne restent guère que des fourmilières à grosses fourmis. Sous-bois très appauvri.

              Mon expérience forestière personnelle est fort limitée : sur les falaises du Brusc dominaient les pins d’Alep, et sur les hauteurs de schistes les sols étaient fort minces, et bien peu évolués. Ils sentaient le champignon. De mon vivant, j’ai vu les pins peu à peu remplacés par des yeuses, un peuplement nettement plus climacique. Le gros ennemi des yeuses était le capricorne, dont les larves creusent de grosse galeries. Les guêpes qui foraient les troncs des pins pour pondre semblaient ne pas leur faire grand mal. J’ai ouï dire que le pin d’Alep est le premier à recoloniser un sol après incendie, mais le temps de recolonisation se compte en siècle, voire en siècles. Sur le plan technologique, son bois est sans valeur, très tord et vrillé.


            • sweach 13 janvier 2020 15:19

              @Fifi Brind_acier
              Oui l’eucalyptus est utilisé pour faire du papier.

              Le plus important est qu’un incendie est avant tout le résultat des choix passés de plantation d’essence d’arbre faite par l’homme, il est relativement énervant de voir les journalistes oublier le bon sens pour exposer les causes.

              Que l’on laisse se reboiser naturellement un espace forestier, ou bien que l’on plante des espèces pas forcément endémique, ceci est un choix qui a des répercussion sur les incendies futur.

              Les échelles de temps ce compte en décennie, en siècle et absolument personne ne se préoccupe de l’aspect sécurité générale, quand on est en présence d’une multitude d’intérêt privé et financier.

              Pour ma part je suis entouré de pin parasol et de chêne vert qui on leur lot d’incendie chaque année.
              Pourtant il existe un nomansland très petit qui abrite une foret de chêne blanc et de sapin, dans ce secteur le sous bois et l’humidité est très différent due à ces espèces d’arbre.


            • JC_Lavau JC_Lavau 13 janvier 2020 15:38

              @sweach. Espèce d’arbres  ? Pas si simple. Le type de sol et son hydrologie jouent un rôle préalable non négligeable.
              Après une avalanche en Norvège qui avait emporté tous les épicéas et leurs enracinements si superficiels, il ne restait que le roc nu. Evidemment c’est particulier : l’inlandsis n’a cédé le terrain que récemment, tandis que la pénurie persistante en dioxyde de carbone handicapait lourdement  handicape toujours  la végétation et la pédogenèse.


            • JC_Lavau JC_Lavau 14 janvier 2020 16:40

              @JC_Lavau. Plus techniquement : les yeuses donnent une litière avec un moindre rapport carbone/azote, ce qui est un point sensible. L’humification est moins ralentie.


            • leypanou 10 janvier 2020 22:28

              @tout le monde :

              Le Glacier National Park du Montana obligé d’enlever tous les signes comme quoi les glaciers auront disparu d’ici 2020.

              Quant aux prédictions hasardeuses¹ qui se sont avérées fausses, inutile de les répéter car on ne fait pas changer d’avis les perroquets.

              ¹ : du genre « la température va augmenter de 7°C d’ici 2100 ».


              • hommelibre hommelibre 13 janvier 2020 07:51

                En effet les eucalyptus sont en eux-mêmes une large part du problème :

                http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2020/01/11/mega-feux-la-loi-de-l-eucalyptus.html


                • Francis JL 13 janvier 2020 08:59

                  Je profite de cette tribune pour dénoncer le catastrophisme des médias qui nous présentent l’Australie comme un pays en feu.

                   

                   L’Australie est un continent dont la superficie est approximativement de 7,5 millions de km². 100 000 km² de surface ravagées par les flammes dans ce pays équivaut, à l’échelle de la France à 7300 km², soit un carré de 85 km de coté.

                   

                   Divisé à raison de un feu par département, cela ferait des feux de 8,5 km de coté.

                   

                   Une réflexion qui, comme la plus jolie fille du monde, ne peut donner que ce qu’elle a.

                   

                   smiley


                  • nono le simplet 13 janvier 2020 09:18

                    @JL
                    calculé comme ça ce sont en effet de petits feux ... on pourrait même descendre au niveau de la commune ... un vague feu de broussailles ...
                    mais quand on dit que ça fait 2 fois la surface de la Belgique ou la surface cumulée du Grand Est, des Hauts de France et de l’Ile de France ça fait quand même un peu plus impressionnant ...


                  • JC_Lavau JC_Lavau 13 janvier 2020 11:21

                    @nono le simplet. Sûr qu’impressionner pour empêcher de réfléchir et de s’informer, c’est votre priorité, à vous les crédules, et vos marionnettistes.


                  • nono le simplet 13 janvier 2020 14:26

                    @JC_Lavau
                    dire que ça fait 2 fois la surface de la Belgique ça empêche de réfléchir ? smiley


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 janvier 2020 14:47

                    @nono le simplet

                    D’ ailleurs tout est parti d’une barraque a frites tenue par un exilé belge . Le gras de boeuf faut faire gaffe en le chauffant.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 13 janvier 2020 15:20

                    @nono le simplet. Dès l’instant où tu cherches à manipuler les émotions, j’ai tous les signaux du danger qui clignotent.
                    J’ai assez fréquenté d’escrocs, y compris à titre professionnel, de catéchistes et de féministes pour commencer à connaître les ruses des escrocs, escrologistes et climastologues.
                    On ne t’a pas encore vu examiner les essences, les litières, les chemins d’accès pompiers, les éventuelles tranchées pare-feu, ni les incidences si particulières à l’Australie des deux oscillations océaniques de part et d’autre.
                    Alors tes manipulations d’émotions, tu peux te les foutre là ousque le dos change de nom.

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