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Disjecta

Disjecta

Ancien champion communal de natation (voir photo), puis vainqueur d'un cross départemental, abandonne une prometteuse carrière dans l'athlétisme. Suit une période d'introspection alimentée par le Mythe de Sysiphe de Camus (sans avoir jamais su où placer le "y") et les Cahiers de Cioran qui lui font abandonner le catéchisme. Fait longtemps croire à son entourage qu'il finira prof en suivant des études de Lettres. Bâcle une thèse, refait quelques apparitions dans des compétitions régionales de natation, peaufine son entraînement intellectuel afin de tenter son grand oeuvre : une suite et fin au Château de Kafka, dont il reconnaît surtout espérer le pugilat universitaire qui s'en suivra.

Tableau de bord

  • Premier article le 18/02/2010
  • Modérateur depuis le 15/04/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Disjecta Disjecta 16 février 2009 15:30

    Pierre,

    Prendre Human Rights watch comme référence c’est assez moyen. L’organisation est connue pour ses positions pro-OTAN (notamment lors du conflit dans les balkans), pro-israëlienne (dans un communiqué de presse de 2006, elle nia aux palestiniens le droit à une autodéfense autre que non violente : devant le tollé provoqué par l’absurdité et le parti-pris trop évident d’une telle position, elle se rétracta). Elle n’a dénoncé ni le coup d’état de 2002 au Venezuela, ni celui organisé par la France et les E-U en 2004 à Haïti. Par contre elle a été prompte pour demander une enquête suite à l’accusation formulée par Uribe d’une collusion entre Chavez et les FARC. Uribe, homme d’une grande probité morale, décoré de la médaille de la liberté par Bush (une sorte de brevet pour ceux qui ont été de bons caniches pendant huit ans : Tony Blair l’a reçue également), dont à peu près toute la famille politique est mouillée dans le narco-trafic. L’accusation s’est finalement dégonflée comme le lamentable soufflé qu’elle était.

    Vous pourriez aussi rappeler qu’au Vénézuela il est possible de révoquer le président à mi-mandat. Possibilité que notre démocratie française (qui n’empêche pas de se représenter à satiété) ne permet pas...



  • Disjecta Disjecta 14 février 2009 13:16

    A l’auteur,

    On se croirait dans un rapport de la Commission européenne quand vous évoquez le risque d’inflation pour un smic à 1500 euros. Cela n’affolait pourtant personne les augmentations astronomiques des patrons du CAC (jusqu’à 500% sur une poignées d’années).
    Votre argument est simplement une régurgitation du plat fadasse que l’essentiel des médias nous ont servi (et nous servent encore ?!) pendant vingt ans. Dans la charrette, vous pourriez aussi évoquer les retraites qu’il faut privatiser, parce que la retraite par répartitons est vouée au chaos. On sait ce qu’en pense l’Argentine qui a dû reprendre les dettes de ses fonds de pension privés pour assurer les retraites de plusieurs milliers de ses citoyens... Et puisque les arguties des néo-libéraux ne vous paraissent toujours pas une imposture monumentale, il serait peut-être tant que la France abandonne sa sécurité sociale, bien trop dispendieuse, afin de transformer la santé des français en festin plantureux pour les assurances privées. La santé, lorsque elle est privatisée, coûte beaucoup plus cher (en pourcentage du PIB) que lorsque elle est entièrement gratuite, les malades (classes pauvres et moyennes) retardant autant que possible des soins dont ils craignent le coût, et laissant ainsi dégénérer une maladie qu’il aurait été beaucoup moins onéreux de soigner dès le départ. Mais cela n’en ayons cure ! De toute façon nos élites gouvernementales ne se gèneront pas d’inventer les chiffres les plus farfelus pour justifier leurs folies.
    Sur le SMIC à 1500 euros, il eût été beaucoup plus intéressant d’évoquer cette donnée essentielle : en trente ans, dix points du PIB sont passés du travail au capital. Tous les ans, cela représente plus de 150 milliards d’euros. Vous le trouvez là votre SMIC à 1500 euros (et beaucoup d’autres choses bien plus utiles à la société que de permettre à De Pompadour de s’acheter sa troisième rolls ou Pinault-Tartuffe d’aller investir son trop-plein d’argent dans des fonds à la Madoff).
    Une autre donnée intéressante, pour ceux qui prétendent que la redistribution vers le bas favorisera la consommation de produits étrangers. La part des produits étrangers ramenés aux achats des 10% des ménages ayant les revenus les plus bas représentent 12,7%, (en-dessous donc de la moyenne qui est de 14%). Enfin, ces mêmes classes dépensent immédiatement 95% des revenus supplémentaires qu’on lui octroie (en grand seigneur), les classes riches 20% seulement (le reste part dans la spéculation notamment, dont on connaît les effets extrêmement bénéfiques pour nos sociétés). A bon entendeur pour nos ignares (ou simplement menteurs ?) de dirigeants, auxquels une petite année en Terminale ES ne ferait pas de mal.

    NB : Les dernières données proviennent de l’OFCE. Elles sont à mettre en regard des propos complètement mensongers du gouvernement à ce sujet - mais ils n’en sont certes pas à leur coup d’essai. Xavier Bertrand : "Sur un euro accordé à la consommation, cinquante centimes va vers les produits étrangers". Bon, c’est quatorze centimes mais on n’en est pas à une petite approximation près.
    NB2 : le NPA ne m’intéresse pas tellement, notamment parce qu’ils ont refusé l’alliance avec le Front de Gauche. Le PG de Mélenchon me paraît par contre une proposition politique beaucoup plus crédible.



  • Disjecta Disjecta 24 janvier 2009 12:10

    Attention... Le nom du grand méchant loup va être prononcé... Trois points de suspens... Thierry (horreur) Meyssan (Dieu nous protège).
    Merci MCM pour votre dénonciation courageuse d’Agoravox et du Réseau Voltaire. On se demande d’ailleurs ce que vous faites là. Il y a tant de lieux où l’information est mieux traitée qu’ici, où l’on a pu apprendre au début des "événements" de Gaza que ce n’était pas Israel, en ne levant pas le blocus et en tuant six palestiniens dans la bande le 4 novembre, qui avait rompu la trève mais bien le méchant Hamas islamocryptopétinoanarchofaciste qu’est pas bien même Sarko et BHL le disent. Tant de lieux d’information équilibrée où, avant que la crise financière ne douche un peu les ardeurs (quoique...), on nous expliquait avec force bon sens que les retraites faut les privatiser, c’est mieux, que les privatisations c’est bien, ça va dans le bon sens, que les réformes faut les poursuivre malgré l’inertie de la société française, même que sinon on n’arriverait jamais à rejoindre le modèle américain et anglais où tout est beau et les gens sont contents d’être tous riches. Tant de lieux où heureusement l’on est préservé des horreurs des conspirationnistes (attention... encore un petit coup... Thierry... brrr... Meyssan ! c’est à s’en mouiller la culotte à chaque fois). Tant de lieux où l’on nous a pas dit, sauf quand tout le monde a fini par le dire, que la guerre en Irak c’était une vaste fumisterie, où l’on nous a appris qu’il fallait appeler ça "guerre de libération pour la justice et la démocratie dans le monde" et non "carnage sanguinaire pour que les sociétés d’armement des copains se fassent plus de frics". Tant de lieux où le monde est enchanté, avec des immeubles qui s’écroulent tout seul, même qu’on n’a plus besoin d’y mettre des explosifs (gain de temps=plus d’argent pour tout le monde). Oui, merci à TF1, Fr2, Canal, Arte, M6, merci au Figaro, au Monde, à Libé, au Point, merci pour leur bonne information équilibrée qui fait du bien, où le monde il est pas dur à comprendre, où Obama il va tout changer parce que l’Amérique est de retour, elle avait juste besoin de massacrer un petit peu avant de recommencer à montrer combien elle est le phare de l’humanité qui avance. Merci aux grands journalistes (je vais en oublier, pardon à ceux-là) que sont Bruckner, Glucksman, Claude Imbert, Laurent Joffrin, Jean-Pierre Sylvestre et tant d’autres.
    Merci donc à vous MCM de rappeler tout cela aux égarés d’Agoravox, que vous appelez avec un sens de la subtilité qui vous honore, "oummavox". J’espère comme vous qu’ils comprendront votre message et qu’ils reviendront vite dans le giron de la raison et de la bonne info.



  • Disjecta Disjecta 9 novembre 2008 12:34

    Vous surestimez les capacités d’un peuple soumis à une propagande incessante. Les américains n’ont pas compris grand chose en élisant Obama, ils ont juste acheté un produit sexy, qu’on leur a vendu grâce à la campagne de publicité la plus gigantesque de l’histoire. De même que TF1 et autres ont vendu aux ouvriers français le produit Sarkozy, grâce au fameux slogan aussi désopilant qu’abêtissant : "travailler plus pour gagner plus !" Comme vous le soulignez, les américains étaient déjà habitués à voir des noirs aux plus hautes fonctions (Powell et Rice) et tout aussi capables qu’un blanc de mentir éhontément et sans relâche. Obama n’est que l’incarnation la plus actualisée et aveuglante pour permettre aux élites de masquer la seule distinction qui vaille dans une société et qui ne nécessite pas de faire référence à la question raciale : les dominants contre les dominés, les israëliens contre les palestiniens, les smicards et les rmistes contre le CAC40, les américains "subprimés" contre Goldman, JPMorgan et consorts. D’ailleurs vous oubliez de mentionner que l’un des principaux sponsors de Obama ce furent les grandes firmes de Wall Street. Nous verrons comment il réagira par rapport au fait qu’une bonne partie du plan Paulson est en train de partir en primes annuelles pour les super-cadres incompétents et hallucinés des banques en faillite. C’est bien connu qu’on ne mord généralement pas la main de celui qui vous nourrit.
    Joffrin intime aux lecteurs de Libé d’accueillir béatement le nouveau président : manque de bol, il connaît de moins en moins bien son public (après les diatribes anti-chavez et l’affaire Siné), dont une bonne partie ne souhaite pas être dupe. Tout cela rappelle le "Nous sommes tous américains" du Monde, ce même journal qui appellera, par la plume de Bruckstein entre autres, à la guerre en Irak. On a aussi beaucoup entendu critiquer la France, incapable de foutre, elle, un président noir à son pouvoir. Là encore, cela rappelle beaucoup d’éditorialistes qui fustigeaient la France rétrograde, incapable de suivre le modèle américain des retraites en fonds de pension (avec les conséquences que l’on sait à présent). Ou même le concept de "France Rance" par Sollers au moment de la guerre en Irak de 2003, où le plumitif regrettait que son pays ne fasse pas montre, comme les E-U, d’un peu plus de "virilité" : un million de morts, c’est pour Sollers la seule façon qu’a un pays de ne pas passer pour une tapette.
    Pour conclure : méfions-nous du produit sexy et soi-disant multiculturaliste qu’on essaye de nous vendre à tout crin : c’est de la camelote.



  • Disjecta Disjecta 4 juin 2008 12:47

    Le prix des matières premières est effectivement décidé sur un marché. Pour les matières agricoles, il s’agit du Chicago commodity stock exchange, qui fonctionne selon le même principe qu’une bourse. Plus un titre est acheté, plus son prix va grimper ; et inversement : c’est effectivement, Bulgroz, le principe de l’offre et de la demande ; plus on demande un titre, plus il coûte cher ; plus on en vend, moins il coûte cher.

    Or, comme dans toute bourse, il y a des spéculateurs, dont le principe n’est pas de détenir un titre sur une longue durée mais sur un temps parfois très court, juste pour réaliser une marge : on n’a rien produit de ses mains, on a juste quelques ordinateurs et des traders et on essaye d’empocher sa part du magot. On peut à juste titre parler de "corsaires" ou de "pirates de la finance".

    La World Bank (Banque internationale pour la reconstruction et le développement) estime à 37% l’influence de la spéculation sur l’augmentation des prix des matières agricoles. Pour Heiner Flassbeck, directeur à l’UNCTAD (United Conference on trade developpement) ce pourcentage pourrait être doublé. (source : Il Manifesto, Jean Ziegler, traduit par Mondialisation.ca).

    Voilà Bulgroz : contre les idées reçues, c’est aussi bon de ne pas se référer toujours aux mêmes médias et à leur nauséeuse défense de principes ultralibéraux dont ils ne saisissent rien (sauf que ça rapporte toujours plus aux mêmes et que ça n’est pas plus mal).

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