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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 30 septembre 2008 16:55

    Excellente analyse.

    Que dire d’autre ?
    Céder au pessimisme ? Je ne le pense pas.

    Cette crise financière est la résultante d’excès en chaines et plus encore la marque de l’échec du politique sur l’économique et le financier.

    Des règles du jeu auraient dû contrecarrer ces excès là. La crise de SOLVABILITE aurait pû être évité par des lois et leviers simples évitant le surendettement ou la prise de risque excessive. La vente à découvert aurait et doit être encadrée.

    Cette crise amène tout de même en plein des réalités bien sombre :

    - La dissimulation des dettes sous le tapis des banques

    - La nationalisation des pertes et la privatisation des bénéfices : dogme de la politique libérale EU-USA

    - L’utilisation de la naïveté des citoyens US pour leur permettre un endettement au delà de la raison

    - La faiblesse de la FED, et pire encore, du FMI : à quoi servent-ils s’ils ne détectent pas ce genre de crise ?

    - La faiblesse des politiques à règlementer les "jeux" internationaux

    La conséquence étant, in fine, que l’on demande aux populations de se serrer la ceinture afin que la grande finance mondiale puisse mieux dilapider le "trésor" dans le seul et unique objectif : le profit à court terme.

    700G€, investits aujourd’hui, là, maintenant, dans l’économie réelle notamment sur l’environnement ou la santé auraient une conséquence ultra positive sur la vie des gens et l’économie.
    Mobiliser cette somme colossale pour acheter le pire de la dette, c’est à dire l’insolvable, cela revient à demander à un insolvable d’assumer la charge de l’emprunt d’un chatelain.

    L’Etat US va crouler sous les dettes, et même s’il joue l’inflation pour se sauver, aller à la rescousse de la finance c’est se suicider une deuxième fois :

    - La première pour les avoir laissé faire

    - La seconde en leur laissant entendre qu’ils pourront à nouveau rejouer

    Qu’on ne vienne pas dire ensuite qu’il n’y a "plus d’argent dans les caisses" quand il s’agit de financer un réseau d’égouts ou une usine de traitement des eaux usés ou même encore de soutenir un système de retraite par répartition équilibré.




  • Rage Rage 24 septembre 2008 19:39

    Bonjour,

    Ce que l’on peut en déduire, c’est surtout qu’une belle récession arrive.
    Elle sera tragique pour certain, lucrative pour d’autres.

    L’économie est ainsi faîte que quand il n’y a pas de régulation des excès, le système crash. Certains rachètent ce qui tient la route à bon compte, rebatissent dessus, et construisent de nouvelles fortunes, qui elles-même viendront alimenter de nouveaux excès etc...

    La véritable question sous-jacente est plutôt de savoir s’il sera un jour possible de doter les marchés financiers/Acteurs économiques de régulateurs permettant de limiter les excès (type vente à découvert). On pourra également se poser la question du "tout rentabilité à 15% l’an" occasionnant licenciements et pressions diverses et variées sur les salariés pour alimenter les lignes comptables d’astucieux traders qui viennent de démontrer que leur "jeu" n’est qu’une vaste illusion.
    Ensuite, on pourra également se poser la question de "l’utilité" des traders dans l’économie réelle : échanger des actions pour dégager des marges : quelle est la plus-value pour l’économie ?

    Trop de distorsions entre le réel et l’artificiel/virtuel.
    Tant que le système donnera tout pouvoir au virtuel sans s’attacher aux réalités concrètes de terrain, on passera sans aucun doute plus de temps à jouer les pompiers de la finance, le tout en récession, plutôt qu’à avoir une finance régulée, une certaine modération/modestie et une croissance solide bénéficiant à tous les acteurs.

    En somme, ce clash peut aussi démontrer une chose :
    Quand seule une minorité gagne, il y a bien un moment où tout s’éffondre : reste à savoir si ce n’est pas ceux qui n’y sont pour pas grand chose qui vont solder l’addition...

    Quant au rapport de force mondial : celui ou ceux qui tireront le mieux leur épingle du jeu seront ceux qui seront le plus distant avec le dollar et l’économie US. C’est logique.



  • Rage Rage 21 septembre 2008 12:33

    Bonjour,

    Le plan Paulson sera sans aucun doute la plus grande erreur économique de ce début de siècle.

    La crise des subprimes se répercutant sur les banques : il fallait laisser crever les banques de leurs erreurs et ne pas venir à leur secours. Tel est la loi du "libéralisme sauvage" tant mis en avant outre atlantique.

    Ce qui est "étonnant", c’est d’entendre de fervents défenseurs de ce système se battre pour lui et contre l’Etat et, d’un coup d’un seul, appeler à l’aide l’Etat quand les affaires tournent au vinaigre. L’Etat est bien un imbécile d’aller au secours de ce type d’acteurs...

    La crise financière se transfère des banques à la FED, de la FED au trésor américain, en prenant à chaque fois plus d’ampleur, comme un cyclone se chargeant en énergie au dessus des eaux tropicales.
    Le cyclone financier n’est pas terminé, bien au contraire.

    La hausse de vendredi est une illusion : la crise est encore montée d’un cran en "charge".
    Reste à savoir si tout le système va s’écrouler, et quand.

    En mutualisant les pertes - autrement dit en rachetant ce qui ne vaut plus rien - l’Etat US, sans même parler de ceux qui vont en profiter, va tout perdre.
    En alourdissant outre mesure sa dette, il va devoir pressuriser inmanquablement les américains imposables, autrement dit casser sa croissance, et donc casser son économie.

    En sauvant les banques à court terme, les US tuent leur économie à moyen et long terme.
    En tuant leur économie, sans parler des répercussions mondiales, les US s’exposent à voir le "contrôle économique" qui a fait toute leur puissance pendant 1 siècle, s’évaporer au profit d’autres fonds (souverains).

    L’ironie du sort : le système US va s’éffondrer sur lui même de ses propres contradictions.
    Il y aura des perdants, et des gagnants. Mais force sera de constater que la donne aura changé.

    On ne peut pas éternellement vivre à découvert et faire des chèques en blanc.



  • Rage Rage 15 septembre 2008 22:48

    Bonsoir,

    Nous y voilà !
    Enfin, le système financier implose. Le plus dur était derrière nous qu’ils disaient ?

    Mais cela ne fait que commencer !
    Lehman Brothers et Merill Lynch, rien que ça : des banques financières parmi les plus gros poids du système Américain. Endettés par la faillite de placements qui ne seront jamais remboursés à grande échelle. Aveuglés par la soif du profit à tout prix, du montage d’ingénieux "petits génies" permettant la titrisation, c’est à dire la "virtualisation" des sommes réellement à disposition.

    La faillite PRIVEE est colossale. 

    Elle impactera qu’on le veuille ou non toute la planète dans les semaines à venir.

    La France à l’abri ? Comme après 29 ou comme pour la Société Générale ?
    Mme Lagarde indique que l’on n’a pas de soucis à se faire : raison de plus pour croire que le pire arrive !

    Northern Rock, Bear Stearns, Fredie Mac et Fannie Mae, Lehman Brothers... à qui le tour ?

    Le système financier mondial est fondé sur un pilier commun : le partage du risque.
    Si le risque est trop grand, si même la FED et la BCE ne peuvent enrayer la chutte, alors il n’y a que 2 possibilités possible : soit tout le système tombe en domino, soit les branches pourries sont tranchées.

    Cela revient à dire que si demain, au hasard Natixis Banque Populaires et le Crédit Agricole venait, en France, à sombrer à leur tour il y aurait 2 possibilités : soit tout le système tombe, soit le CA et NAtixis sont en faillite.
    Autrement dit : l’Argentine n’est pas loin.

    Et même si cela venait à ne pas se passer ainsi, l’impact sur les croissances ainsi que sur l’inflation sera terrible : travailler plus qu’il disait... pour alimenter les délires de ces financiers là ?

    Le monde a laissé la folie de financiers lui dicter qu’un gouffre était une réussite.

    Les USA sont en train de sombrer financièrement, dans une dette privée colossale adossée à une dette publique tout aussi vertigineuse.

    Remettre les compteurs à zéro ? 
    Certains ne l’accepteront jamais.
    L’ordre mondial va changer, et pour le moment, personne ne l’imagine.

    Un jour, on finit toujours par passer à la caisse payer l’addition.



  • Rage Rage 8 septembre 2008 20:22

    Bonjour,

    Je vais me faire traiter de tous les noms, notamment d’antisémite de base etc... mais quand même.

    Quand même, Askolovitch rejoint la longue lignée du "prêt à penser" type BHL, Glucksman, Elkabach, Adler and co. Il rejoint également un groupe au pouvoir de néo-conservateur déguisé sous un voile d’intello auto proclamé comme tel.

    Franchement, et même si on me traitera de tous les noms alors que je connais parfaitement de nombreux "juifs", il y a quand même un truc qui me turlupine l’esprit : depuis que Sarkozy est au pouvoir, je n’ai jamais entendu et vu autant de "prêt à penser" TOUS orientés sur les mêmes lignes de pensées.

    Le premier qui pense que la Palestine est une prison à ciel ouvert est un antisémite.
    Le premier qui dessine un truc provoquant sur un juif est un gars à bannir.
    Le premier qui ose, un instant, penser qu’il y aurait comme qui dirait une sorte de "lobby" parfaitement organisé pour définir ce qu’il faudrait penser en France serait un paria.
    Le premier qui un fragment de temps oserait dire que les Russes sont provoqués, que les USA ont une politique dangereuse et destructrice, que le monde arabe est sous pression etc...

    Bref, en somme, on ne peut plus évoquer une chose en France :

    N’y a t’il pas, juif ou non, journaliste ou pas, un peu trop danalysto-journalisto-populiste chargé de nous marteler matin midi et soir ce qu’il faut penser, ce qu’il faut dire et ce qu’il faut accepter comme sainte vérité ?

    Personnellement j’en ai marre de voir Adler me raconter des analyses stratégiques bidons.
    J’en ai marre de lire "BHL" intellectuel alors qu’il s’agit d’un vulgaire commercial de la bien pensée américano-edulcorée.
    Je ne supporte plus d’accepter de lire que GLucksman serait de "gauche" alors qu’il siège en bonne place aux universités du MEDEF.
    Je suis fatigué d’entendre M.Elkabach faire les questions et les réponses à géométrie variable suivant le client.

    Bref, j’en ai marre qu’on me dise ce que je dois penser et comment je dois le penser.

    Ils parlent de liberté et d’antisémitisme à toutes les sauces.

    La liberté consiste avant tout à tolérer ceux qui ne pensent pas comme vous et à éviter de les mépriser par une arrogance qui ne dit pas son nom.

    Ca, je les invite à y penser, cela les changera.

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