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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 3 novembre 2008 23:05

    Analyse tout à fait exact.
    Prix par grille/tirage multiplié par 6,66. Chance de gagner le jackpot passant de 1/14Millions à 1/19 millions soit grosso modo x1,5 : 6,66 x1,5 = 10.

    Vous avez donc clairement 10 fois moins de chance de gagner pour la même mise et en plus elle est de 2€ minimum ! 

    La FDJ a fait son savant calcul : en multipliant ainsi la mise et en jouant sur les gains (l’espérance a t’elle baissé ?) il n’est pas difficile de "booster" le chiffre d’affaire.
    Mais cela peut vite s’avérer en trompe l’oeil, car si les gens réfléchissent un peu, arrêtent de jouer 3 mois, la FDJ va perdre plus qu’elle n’aura gagné dans l’histoire.
    Si les gens se comportent comme des cons, et jouent dans un jeu où il faut mise 6,66 fois plus pour gagner 1,5 moins souvent le gros lot (qui en plus n’est pas forcément plus élevé que les précédents), c’est que le pari de la FDJ est le bon :

    Les français sont des cons, ils sont désespérés, et ne savant pas compter : on va les finir au loto ! 

    Ce que j’en pense ?

    CESSEZ DE JOUER AU LOTO

    ou

    Faites comme le collègue, régulez votre chance de vous même : jouez une fois sur 6,66, cad quand le jackpot aura été remis 7 fois en jeu. Au moins, à mise plus élevé, vous aurez un gain plus élevé. Reste que pour trouver le bon équilibre il faudrait même attendre 10 fois le jackpot remis !

    LOTO : à nous de vous faire aimer le PMU^^



  • Rage Rage 1er novembre 2008 19:35

    Discussion intéressante à élargir sur le sens du "libéralisme" :

    Le libéralisme vante les vertus de la concurrence, et sans doute a t’il raison lorsque le marché vit avec des acteurs nombreux et ne nouant pas d’ententes. S’il y a des blocs, une opposition, des désententes, la concurrence apporte des nouveautés, des améliorations.

    Le problème c’est que le libéralisme, comme ses penseurs, ne voient qu’à court terme.

    Quand France Télécom a perdu son monopole, que s’est-il passé ?
    Concurrence folle sur 1-2 ans. Regroupement-acquisition. 3 acteurs ont survécu avec des miettes pour les autres. Les 3 ont noué une entente, formant de fait, une monopole, mais à 3 (un oligopole donc).

    La concurrence n’a permis que de casser les prix entre 1999 et 2001.
    Aujourd’hui, personne ne va gueuler sur le fait qu’un ADSL 512Mo vallait en 2001 25€/mois (45€ en 1999) et qu’en 2008, il en coûte toujours autant.
    Personne ne gueule non plus sur les hotlines injoignables surfacturées, les hors forfaits qui coûtent des prix exhorbitants ou même sur les forfaits de base qui ne font que coûter plus cher alors que le réseau est "maximisé" et devrait générer des baisses de prix.

    La concurrence n’a de sens que dans un marche libre et non faussé.

    Quand il y a ententes, le marché est faussé.

    Le seul qui peut intervenir, c’est l’Etat : mais pourquoi et comment interviendrait-il pour dire à ses principaux financeurs ce qu’ils devraient faire et les inciter à perdre leur situation dominante ?

    La concurrence est l’illusion que l’on appose aux consommateurs : le monopole est facilement critiquable, il est plus aisé de noyer la critique sur plusieurs acteurs...
    Allez donc demander à nos amis de la grande distribution s’ils ne s’entendent pas sur les prix... il suffit de voir une zone d’activité pour capter que tout le monde s’aligne... à quoi sert alors la concurrence ?



  • Rage Rage 1er novembre 2008 19:22

    Bonsoir Forest,

    Je partage ton commentaire.
    Le truc le plus marrant c’est, à jurassic Park, la capacité à créer une "haute autorité" pour n’importe quel sujet. Le tout avec jeton de présence, président etc...

    A force de créer des hautes autorités, le tout bien évidemment avec une évaluation qui ne sort jamais, pour répondre aux "problèmes" à côté de la plaque, il n’est pas étonnant d’avoir une "caste" de gens tellement dépendants du système qu’ils sont prêts à se battre pour le protéger...

    DADVSI, HADOPI et même patriot Act, plus ils iront loin, plus ils s’enliseront : il est illusoire de vouloir contrôler le net et surtout bien dommage de ne pas comprendre qu’il y a plus à "tirer" de ce nouvel outil, notamment du point de vu "échanges" que d’essayer d’en verrouiller les usages.

    Cassez le P2P, vous inciterez les "hackeurs" qui sont avant tout des informaticiens, à aller plus loin encore dans des systèmes d’échanges de fichiers.

    C’est de la perte de temps qui ne vise qu’à une chose : faire peur au ptit vieux qui n’a pas le choix et l’inciter à courser ses gosses pour qu’ils ne téléchargent pas.

    Cela ne les fera pas racheter des disques à 20€ pour rémunérer grassement les salariés de la SACEM ou des 4 Majors cités ci-dessus. Ils peuvent déjà s’en passer en allant louer en médiathèque des DVD pour les copier à la maison !



  • Rage Rage 31 octobre 2008 16:56

    La loi DADVSI, pardon HADOPI, est contre-productive, contre-logique, et surtout illusoire.

    Pour sauver qui ? L’industrie du disque ? Celle là même qui s’est gavée pendant des années et joue aujourd’hui sur la corde du vilain hackeur utilisant son P2P ?

    La légalisation du P2P, depuis bien longtemps, aurait pû permettre de clarifier les choses et de stabiliser le marché. L’industrie du disque aurait été contrainte d’évoluer et aurait déjà des solutions à proposer.

    Aujourd’hui, faute d’idées pour s’adapter, elle fait du lobbying intense auprès de Chantal Goya - pardon Christine Albanel - pour nous sortir une loi qui sera contournée, entrainera encore un peu plus les "pirates" à pirater et finalement pénalisera les "candides" du net.

    Ce que ne dit pas l’histoire, c’est qu’après avoir vendu des connexions haut débit (quel usage avant la TVHD d’avoir 8Mo si ce n’est pour DL des films ?), avoir vendu des HD de 100GO et + (100GO pour des fichiers texte pro ?), des clés USB, des baladeurs MP3, des DVD taxés et tout ce qui va avec, on OSE faire croire au commun des mortels qui a boosté la croissance avec ces achats que foutre du contenu sur tout ce petit matériel est hors la loi, condamnable et critiquable ?

    On vous vend le flingue, les balles, la housse, la cible, le chien, le carré de forêt pour tirer et on vous dit :
    " Stop, ne tirez pas sous peine d’être condamné par la loi !"

    Toute la stratégie long terme de la politique française en une loi : 0 vision, 100% retro, 100% innefficace.

    Il ne faudra pas s’étonner que les chiffres économiques et sociaux soient dans le rouge vif avec de telles décisions...



  • Rage Rage 25 octobre 2008 19:32

    Bonjour,

    Je ne partage pas le point de vu du rédacteur.
    Les Grandes Ecoles constituent la phase finale d’un long processus de sélection par la "note" entamé dès le primaire. Le problème de ce système est, qu’avec le temps, il évince méthodiquement tout ce qui ne colle pas au "moule". 

    La conséquence étant, qu’à la course à la note, on évince ceux qui n’adhère pas au système scolaire. Ainsi des excellents manuels ou même des esprits entrepreneurs se retrouvent à ramer dans les sacros saintes maths et autres matières linéaires qui, finalement, n’ont plus tant de sens à l’heure d’une société de l’économie, du droit, de la technique et de la débrouille.

    Les Grandes Ecoles sont essentiellement accessibles via "Prépas", classes qui, après le Bac, écrème pendant 2 années non seulement ceux qui auraient pu résister mais également ceux qui n’auront plus les moyens de suivre financièrement. Comment ? En ajoutant au parcours du combattant, de nouvelles haies, de nouveaux virages qui font que la part de talents issus de milieu modeste tend à se réduite à peau de chagrin. 

    Ce mécanisme est utilisé exactement avec la même inéluctabilité dans les filières élitistes où la sélection s’opère à la Fac, en droit, en médecine, en IAE ou même en IUT à moindre mesure. La sélection est un mal nécessaire, faut-il encore que les critères ne soient pas eux mêmes déjà "viciés".
    Le problème des Grandes Ecoles, c’est d’opérer la double séleciton à l’usure par "la forge au moule" et par l’argent. Se payer des études à + de 7000€/an c’est un investissement que peu peuvent se payer, et peu oseront tenter de parier sur l’avenir. 

    Quand bien même certains tenteraient, l’investissement est tel qu’il devient prise de risque, qu’il devient "couperet" là où certains peuvent se permettre de "redoubler", de partir en stage non rémunéré voire même de bifurquer.

    Le système des Grandes Ecoles obtient des résultats parce que l’on y injecte de l’argent et que l’on y laisse rentrer qu’une minorité qui a déjà été préselectionné par le temps.

    A l’inverse, l’Université ouvre ses portes sans sélection, laissant une sélection s’opérer sous forme de mur lors de l’accès à l’emploi : là où les premiers pourront mettre en avant leur diplôme en sésame, d’autre seront irrémédiablement mis sur la touche pour avoir trop longtemps navigué dans des diplômes sans avenir.

    La force des universités ? La démerde ! Mais pour les recruteurs, c’est quitte ou double : soit le recruté est un talent, soit c’est un boulet.
    La force des Grandes Ecoles ? Les moyens ! Pour les recruteurs, c’est un gage de niveau moyen, une absence de prise de risque, donc un critère déterminant lors d’un choix.

    Ce choix, aujourd’hui fait que les résultats des Grandes Ecoles sont bons, parce qu’en France cela rassure sur "titre", même si le diplômé est un gros connard qui a sû acheter ses diplômes. Il y a donc des résultats, mais aussi un formatage de la pensée qui amène toute la caste de ces diplômés à ne voir les choses que sous le même prisme moutonnier.

    Un universitaire a pour lui la capacité à toujours remettre en cause les systèmes là où les diplômés des grandes écoles y sont limités. Mais le parcours de l’universitaire est jalonné des pièges, surtout en France, et à niveau d’étude égal, un universitaire sera toujours mis en 2nd rang.

    Voilà pourquoi nombreux sont ceux qui critiquent les grandes écoles, même si leurs résultats démontrent que quand on met les moyens et une sélection, il y a des résultats. Mais cela ne peut avoir de sens qui si les dés ne sont pas pipés à la naissance, et ça, aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

    Les Grandes Ecoles ont leur place au sein de Grandes Universités sous forme de filières d’excellence avec une sélection sur le fond, un accès au coût limité, et une véritable capacité à sortir du moule dans lequel elles conduisent aujourd’hui.

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