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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 15 janvier 2009 16:10

    Bonjour Nicolas,

    Cette réalité est nullement étonnante : elle est simplement ecoeurante.

    Le chef de l’Etat a besoin de sa cour et de son service de sécurité pour affirmer sa position. Il leur donne en rétour mots et merveilles, comme dans les pires régimes corrompus de la Rome Antique.

    Le 1er consul décide de tout, des grâces et disgrâces : la plèbe n’a qu’à s’affairer et contribuer à l’impôt.

    On pourrait également s’intérroger sur l’extrême discrétion de la presse, sur les angles de vue ainsi que sur les extraits des - nombreuses - visites éclairs à grands frais de N.sarkozy aux JTs : il y a toujours des gens sympas, jamais aucune haine.

    Etonnant, j’ai vu 2 fois son cortège passer, 2 fois ça frisait l’émeute générale.

    Que craint-il et pourquoi tant de moyens ?
    Il craind d’une part le peuple parce qu’il ne vit pas avec lui. Ensuite il voit plus grand, car il se pense au-dessus du lot. Nain mégalo, nain démoniaque, chacun aura sa version.

    Pendant ce temps, ailleurs dans le monde ou tout simplement en France, les erreurs se poursuivent :

    - La diplomatie FR est risible de gesticulations, et irrite nos partenaires Européens

    - Les chiffres virent au rouge sombre (le déficit a grimpé de 50% (!) en un an soit 65G€), la balance commercial sombre, le chômage augmente, les réformes partent dans tous les sens et surtout le mauvais...

    Un bon bilan diront certains (ceux qui auront pû etre bien payé pour dire cela du reste).

    Pour ma part, c’est et ce sera 5 ans d’affaiblissement de la France dans le monde et beaucoup plus de temps encore de perdu pour adapter le pays à de nouvelles donnes mondiales.



  • Rage Rage 14 janvier 2009 00:08

    J’oubliais pour être clair :

    Je suis absolument contre cette guerre, comme celle menée en Irak etc...

    Certains peuplent pensent qu’ils disposent du droit de vie et de mort. Qu’ils sont au dessus des autres. Qu’ils peuvent juger de tout sans contre-poids.

    Certains peuplent pensent qu’il existe des causes pour justifier de tuer : en dehors de l’euthanasie, je n’y crois absolument pas. 

    La seule raison d’avoir des armes, et la seule qui puisse la justifier, c’est de les utiliser pour neutraliser des conflits et séparer des rivaux : cela s’appelle l’ONU, les casques bleus ou plus largement une force d’interposition.

    Tout le reste, ce n’est que communication et horreur.
    Le pire étant de vendre des armes à l’attaquant, et de proner un cessez-le feu (cf Royaume-Uni)



  • Rage Rage 14 janvier 2009 00:01

    Bonsoir,

    J’ai lu votre article et je n’en partage pas la "conclusion" simpliste de : "il faudrait juste arrêter les tirs de roquettes".

    Savez-vous ce qu’est une roquette et les dommages qu’elle cause ? 
    Il s’agit concrètement de l’arme des miséreux qui n’ont plus d’autres choix que d’envoyer ce type d’engins par delà les frontières pour faire comprendre que leur sort est proche d’un enfer.

    Qu’est ce que Gaza si ce n’est une prison à ciel ouvert ?

    C’est un amas de souffrance, une terre de tragédie depuis plus de 60 ans avec des rares trèves qui se sont vites soldées par plus de violence.
    Les palestiniens ont été chassés de leur terre, puis massés dans des territoires et des camps. Ils ont ensuite vu leur terre se réduire sous la pression de colons déterminés à conquérir toute la palestine.

    Du sang et des guerres après, il y eut un espoir de paix. Cet espoir est mort avec la mort de Y.Rabin, tué par un extrêmiste juif qui, comme les extrêmistes arabes, ont préférer tuer l’espoir pour en découdre par la guerre.

    Quand les modérés avaient enfin tenté une médiation de paix, quand il y avait un espoir de réconciliation après tant de haine réciproque, Arafat a été mis sur la touche et mis à l’écart par le sucesseur de Rabin, A.Sharon.

    Toujours la réponse par la violence disproportionnée. Toujours la main "lourde". Toujours la force. 
    Israel dispose des moyens - et de soutiens - disproportionnés face à des populations qui se battent à l’arme légère et ne sont même pas soutenues par leurs propres "frères" arabes.

    Chaque roquette s’est payée de pluie de bombardements : est-ce cela la liberté et la paix que veut Israel ?
    Qui peut y croire ? 

    Si l’on "parc" des millions de personnes dans des zoos, fermés, hermétiques, sous blocus et derrière des murs, il n’y a aucun espoir pour la paix : le peuple du zoo voudra tout simplement vivre. Et c’est parce qu’il n’a rien, qu’il n’a plus rien à perdre, qu’il a voté en masse pour des extrêmes et pour en découdre.

    La population de Gaza souffre depuis trop de générations et c’est pour cela qu’il est impossible de faire sans le Hamas. Il faut traiter avec lui.

    Tenter de le tuer, qui plus est contre une résolution de l’ONU, contre une partie importante de l’opinion mondiale, avec des armes atroces de destruction massive (les munitions DIME sont pires que des clusters bombs et avoisinent la bombe à neutron version "locale" pour détruire toute vie) : comment Israel peut-il espérer la paix en semant la mort, la destruction, la haine ?

    Si le Hamas tombe. D’autres viendront.
    S’il faut liquider tout Gaza, par le peuple même qui a subit la Shoa, comment peut-on encore se regarder en face avec tout ce sang sur les mains ? 

    Les juifs ont une histoire lourde, et apparamment ils n’en n’ont encore pas compris la raisonnance dans l’histoire : un peuple pourchassé devrait savoir qu’il faut aussi tendre la main au plus faible, à son bourreau, à son ennemi pour entrevoir la paix.

    Nelson Mandela a serré la main de celui qui l’avait jeté 30 ans en prison.

    E.Olmert a préférer lancer des tonnes de bombes plutôt que de serrer des mains.

    Si Israel gagne demain face au Hamas, il aura perdu au regard du monde une seconde fois.

    Il y aura alors, dans les yeux des enfants, un autre regard, et nettement moins de complaisance envers le peuple qui sera passé de victime à assassin.

    Par conséquent cette guerre est ingagnable sur le long terme : Israel signe son propre traité de terreur pour les années à venir au fil des jours qui s"écoulent et pire encore, à force de provoquer le monde arabe, il risque d’entrainer encore plus de haine et d’armes contre lui. 

    Les USA ne pourront pas toujours couvrir toutes les exactions, déjà qu’ils n’arrivent plus à couvrir les leurs...


    Pour moi, la seule solution, la seule et unique, c’est de reconnaitre le Hamas comme interlocuteur, de traiter avec lui à une table, de négocier des modalités de vie des habitants de Gaza et de travailler pour la paix.
    Alors, et seulement alors, les tirs de roquettes ne seront plus un cri de souffrance, mais un excès inacceptable.

    On appelle souvent terroriste celui qui se trouve dans l’autre camp.

    Et si nous étions à Gaza, si nous voyons une partie de nos proches liquidés sous les bombes, une partie de nos biens vaporisés ; que ferions-nous ? Que serions nous ? Peut-être serrions nous aussi des "résistants", des révoltés donc des terroristes.

    N’oublions pas d’où nous venons, et sachons que la paix ne se gagne pas en écrasant les plus faibles.



  • Rage Rage 7 janvier 2009 12:30

    Bonjour,

    La légion d’honneur est décrédibilisée depuis trop de temps maintenant.
    Certaines professions y conduisent directement (journaliste, haut fonctionnaire, artiste, footballeur) alors que d’autres n’y conduiront jamais (urgentiste, sécouriste de haute montagne, gendarme, chercheurs, etc...).

    Qu’est ce qui distingue le mérite des uns exerçant leur travail à celui des autres l’exerçant également ?

    La réponse est simple : la breloque est devenue une recompense du pouvoir pour se mettre dans la poche les personnalités influentes ou bien positionnées.

    Les "vrais" légions d’honneur devraient se compter annuellement sur le doigt d’une main (comme le prix nobel).

    Quant à décréter qu’une personne puisse, quelque soient ses actes accèder directement à la plus haute distinction, atténue de surcroit la valeur de celle-ci.

    Les "grands croix" devraient se compter sur les doigts d’une main également, pour des actes d’une bravoure ou d’un courage hors du commun. A ce grade, dans les personnalités récentes je n’y verrais pas grand monde d’autre qu’un Abbé Pierre, un Coluche ou un Badinter.

    Pourquoi ? Parce qu’incontestablement ils ont marqué une page de l’histoire.

    La donner à Simone Weil n’a rien de "choquant", disons plutôt que c’est la proximité entre son soutien au pouvoir et le fait de recevoir le plus haut grade maintenant qui intérroge... et donne des clés de lecture claire.

    Enfin, entre ceux qui se couchent (SP Brossolette est une lèche botte faux-cul du pouvoir) et ceux qui refusent avec distinction : il y a beaucoup plus d’honneur à reconnaitre de refuser ce à quoi on ne mérite pas dans le fond et à savoir distinguer un hochet d’un diamant, qu’à fermer les yeux et se faire acheter sans réflexion.



  • Rage Rage 1er janvier 2009 21:27

    Bonsoir,

    J’ai souvent entendu cette phrase : "nous avons les politiques que nous méritons".

    Cette rengaine oubli un fait majeur : un candidat libre hors grande écurie, quel que soit ses propositions, n’aura pas la possibilité de se présenter. Financièrement d’une part, politiquement d’autre part du fait que n’importe quel crétin PS ou UMP pèse aujourd’hui 30% des voix minimum sans même avoir parlé.

    Pour exister politiquement, il faut donc faire ses gammes chez l’un ou chez l’autre, et avant de se proposer aux citoyens, il faut s’imposer en interne.
    Un long chemin qui a pour conséquence d’évincer toute personne qui sortirait du moule.

    Un élu, hors petites communes, c’est avant tout une personne désignée par un parti face à une ou 2 autres personnes désignées. Ce n’est pas un "quidam" qui viendrait proposer des idées.

    Ceci provient du fait que les hautes instances craignent qu’un quidam puisse parvenir à la tête d’un mandat politique sans en connaitre les arcanes : autrement dit, si vous n’êtes pas déjà dans le moule, vos chances sont mineures.

    Votre autre chance, c’est l’argent. Si vous avez l’argent et le parti, c’est encore mieux.
    Ni l’un ni l’autre, vous êtes foutu.

    Et c’est tout le problème.

    Hors de ce moule, que vous soyez prophète, intelligent ou crétin, c’est la même chose : non éligible.

    Une démocratie peut-elle laisser n’importe qui être élu ? C’est là toute la question : à la fois une grande liberté, mais aussi un grand danger.

    Les partis sont alors peut-être la moins mauvaise des solution, faut-il encore qu’ils soient représentatifs, mixtes, ouverts, diverses et proches des réalités.

    Je pense que la crise de représentation politique, en France notamment, provient avant tout d’un verrouillage - et même d’une sclérose - des partis et autres organes de représentation : tout ce qui amène la société à devoir respecter un moule unique, une voie moutonnière de pensée, est vouée tot ou tard à connaitre cette situation de crise de représentativité.

    C’est parce que nous n’avons pas le choix - le non choix de 2002 et de 2007 in fine - que nous, citoyens, avons cette facheuse impression de subir l’UMPS (etc...) et d’entendre toujours le même refrain :
    Français, démerde toi pendant que nous, là haut, on s’occupe de faire proliférer notre business et notre assise sur le pouvoir.

    Les Français ne méritent pas cela, mais ne savent pas comment le changer.

    Cette toute la question :
    Comment changer, et pour quoi de réellement "mieux" ?

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