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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 1er janvier 2009 20:47

    Bonsoir,

    Je confirme ce que j’ai dit plus haut :
    Je ne dis pas que tirer des roquettes constitue un grand act de civilité, je dis que quand on en vient à tirer des roquettes à 50km pour seul moyen de se faire entendre, c’est qu’on doit quelquepart, avoir un gros problème quotidien à résoudre.

    Je ne pense pas que les gazaouis s’amusent à planquer, à voir des missiles et des morts tomber pour se faire plaisir à tirer des roquettes sous des arbres.
    Techniquement, un missile, est potentiellement 100 fois plus meurtrier qu’une roquette.

    L’écart d’armement entre le Hamas et Israel est colossal : il n’y a aucune comparaison.

    Le Hamas s’est armé, d’une façon ou d’une autre, parce que s’il ne faisait pas, la population en serait réduite à faire comme en Cisjordanie : vivre derrière un mur et se taire.

    Il me semble rationnel et juste de dire aussi qu’il n’est pas normal de tolérer qu’un pays puisse pilonner entre Noel et le jour de l’an des populations, quels qu’en soient les raisons.
    Cartonner 500 personnes et en blesser 3 fois plus en réponse à des roquettes et 4 morts... c’est disproportionné, c’est un fait.

    Quant au fait d’utiliser des armes illégales comme au Liban, là aussi, cela se discute... c’est le moins que l’on puisse dire.



  • Rage Rage 31 décembre 2008 14:59

    Bonjour,

    Emmanuel Todd a tout compris.
    Remarquable analyste, il progresse encore aujourd’hui en s’appuyant sur les faits plus que sur les hypothèses.

    L’analyse de la "démocratie en péril", je la partage pleinement (voir l’article que j’avais publié dès l’élection de Sarkozy en mai 2007 "La démocratie en otage" : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25620)

    La victoire d’un homme comme Sarkozy est beaucoup plus liée a la faiblesse de la gauche plutot qu’à la force de la droite.
    Epaulé par de riches partenaires, Sarkozy a vendu un plan de communication parfaitement ficelé, jouant sur toutes les idées recues, les raccourcis, les préconcus, les peurs tout en mettant sous le tapis toutes les casseroles.

    Personne n’a rien dit. D’ailleurs, personne ne dit plus rien.
    Et c’est tout le problème.

    Vu que l’opposition "cautionne" par le silence ou l’absence de propositions, la droite tente tous les excès.
    Recevoir Khadafi en grandes pompes, renvoyer les sans papiers avec des chiffres de résultats, courser les chomeurs, prononcer des discours tel celui de Latran ou de Dakar... etc etc...
    Il y avait eu des excès sous la gauche, des laissés-aller qui avait "choqués" comme l’assistanat, la dérive des finances publiques ou meme encore la gauche caviar.

    Il suffisait de jouer sur un racisme latent réel en France, sur l’aspect simple d’un libéralisme "sympa" (tout est possible, meme la banqueroute) et bercer les esprits naifs de purs illusions : en face, il n’y avait personne, Royal luttait déjà pour survivre en interne.

    Travailler plus pour gagner plus ? Rien de nouveau, et cela ne change rien.
    Expulser plus ? Qui fera les basses besognes qui rapportent pour les entrepreneurs fr ?
    S’agiter plus ? Pour irriter les confrères européens et batir des traités bancals et autres dispositions innaplicables ?
    Communiquer plus ? Pour mieux mettre à la botte des médias dont le but est de lobotomiser les masses ?

    Toute la réthorique de Sarkozy est fondée sur la versatilité et l’écart entre les mots et les actes.
    Quand on dit moins d’impots, la réalité est création de pléthores de nouvelles taxes.
    Quand on dit rigueur budgétaire, la réalité est plus de prélèvements sur la classe moyenne et plus d’exonérations/cadeaux fiscaux aux riches.
    Quand on dit "réforme" de l’éducation, de l’état etc..., la réalité moins de service pour des couts toujours plus élevés, surtout dans les ministères et à l’élysée.
    Quand on dit "plan de relance", on voit effet de style et creusement du déficit.

    Le bilan Sarkozy est, en toute lucidité, l’un des plus calamiteux qui soit.

    J’en prends pour preuve les chiffres, et meme les tendances :
    Le déficit annuel a glissé de 40G€ pour le seul Etat (je ne parle pas du reste) à près de 60G€ et glisse encore. La dette a gonflé d’autant, soit non seulement un creusement accéléré du déficit, mais pire encore, une tendance encore pire.

    Les réformes structurelles intelligentes n’ont pas été engagées. La diminution des frais d’Etat/publics non plus. La Sécu se décharge sur des mutuelles qui vont augmenter - comme prévu - leurs tarifs, faisant passer le système public vers un système privé. L’école publique sombre et les universités ne sont toujours pas remises au niveau international. L’économie de l’environnement est dans les paroles, pas dans les actes alors que allemand ou les suédois sont déjà positionnés.

    Les foisonnement d’élus, de frais diverses, l’inégalité fiscale est toujours plus grande.

    Le privé subit la crise internationale, mais contrairement à ce qui est dit, ce n’est pas la crise qui tue la croissance FR, c’est la faiblesse FR qui accentue les conséquences de la crise.
    Tout le monde n’en subira d’ailleurs pas les memes effets : certains ne verront rien, d’autres iront pointer au chomage, au moment meme où l’économie est statique et ne génére ni emplois, ni entreprises vu que toutes les richesses sont concentrées.

    Oui, Sarkozy met la démocratie en péril puisqu’il veut décider de tout et imposer sa seule et unique vision sans prendre en compte les réalités.
    Son élection est le reflet d’une société en manque de repères, avec des valeurs brouillées et des objectifs de vie qui s’orientent uniquement à suivre la seule valeur de l’argent.

    La naiveté couplée aux versets médiatiques du 20h ont fait le reste :
    Sarkozy pourra truander joyeusement le tout sous les éloges de TF1, Europe1 ou Paris Match.

    Mais dans la réalité, son mandat sera l’un des plus catastrophiques de l’histoire française.

    La fascination et l’illusion qu’il opère sera d’autant plus aigre qu’une fois le voile tombé, les français auront perdu 5 ans de plus à ne pas réformer leur pays pendant que les autres pays du monde auront évolué.

    Il ne faudra pas s’étonner alors de jouer en PHR alors que l’on croit jouer la ligue 1.



  • Rage Rage 31 décembre 2008 14:19

    Bonjour,

    Résumons en quelques mots une situation historiquement complexe, tragique et sans fin dans les récents événements :

    Gaza est une prison à ciel ouvert, muré et sous blocus maritime et aérien.
    La population, dans une zone hyper dense, vit dans ces murs réels et virtuels sous la pression d’Israel, coupé du reste de la Cisjordanie et du monde réel.
    Lachée par ses propres frères arabes - ne souhaitant pas ternir leurs juteuses relations commerciales - la population minée par les guerres et les violences s’est retranchée dans le rejet fort d’Israel via le "Hamas".

    Qu’est ce que le Hamas si ce n’est une radicalité forgée par une pression de plus de 60 ans et par l’incapacité des 2 parties à répartir équitablement les ressources et les territoires ?
    Il suffit de regarder une carte pour comprendre la frustration d’un peuple coupé en 2 qui vit sur les terres les plus hostiles alors que l’autre jouit des secteurs aux meilleurs ressources (notamment agricoles) ainsi que des capitaux véhiculés par une diaspora mondiale.

    L’un dispose de la bombe atomique. L’autre dispose au mieux de roquettes.
    L’un dispose de technologies, d’universités, d’argent. L’autre n’a pas l’eau et l’électricité courante.
    Les 2 ont pour seul point commun de s’enfermer parfois, voire souvent, dans leur religion respective.

    En somme, l’un domine, l’autre subit. Mais celui qui subit peut aussi espérer un hypothétique appui des pays arabes eux-memes dépendants des relations avec les USA qui appuient Israel aveuglément.

    Balancer des roquettes constitue, à l’inverse de l’analyse consentante des médias, plutot la traduction d’un cri de souffrance et d’incapacité profond plutot qu’un acte de guerre.

    C’est parce que Gaza est une prison sans espoir que la dernière solution est la violence.
    On ne peut pas occuper 1 territoire à 2 sans concilier, tolérer et partager.

    L’intransigeance d’Israel, déclanchant toujours des ripostes disproportionnées (cf Liban) stimule un extremisme qui conduit à des mouvement comme le Hamas et le Hezbollah.
    Alors, d’un bain de sang à l’autre, d’une horreur à l’autre, Israel ne pourra jamais vivre en paix si ses voisins vivent dans la domination et la soumission.

    La seule issue possible c’est la paix par le dialogue et la tolérance dans le temps.

    Balancer des bombes ne résoud jamais rien : les faits de l’histoire en sont les preuves.
     
    N’importe quel autre pays du monde qui aurait déclenché une attaque de ce type aurait du le payer cher.
    Qu’aurait t’on entendu si 300 bretons ou 300 américains avaient été bombardés !

    Toute raison gardée, seul l’action plus modérée des USA pourrait changer la donne : si Obama venait à trouver un terrain de compromis et à ne plus suivre Israel les yeux fermés, alors, et seulement alors, un rapport d’équilibre pourrait voir le jour et faire cesser dans le temps cette tragédie.



  • Rage Rage 12 décembre 2008 12:31

    Bonjour,

    C’est un article bien hatif.

    Bayrou n’a pas été mauvais sur certains points, notamment sur ses positions et sa vision politique, mais nettement plus fragiles sur d’autres.

    Face à un Montebourg qui souligne les absences aux votes à l’assemblée, il y a eu un blanc : dans l’esprit du commun des mortels, c’est une faille majeure que de pas participer au vote, surtout sur les sujets évoqués.

    Face à un Coppé, se laisser déborder sur une erreur "d’histoire" et finalement jouer la défensive montre des marques de fragilité. Se laisser bouffer en tant que "non maire" est agaçant surtout quand Bayrou devrait avoir la répartie de signaler à ce "cabot" au pied du chef de l’Etat, que ses multi-casquettes et ses discours à géométrie variable sont loin de lui laisser la capacité de faire la morale.

    Coppé a pour lui ce volume de parole qui vous coupe le fil de réflexion et vous envoie loin des problèmes réels : quand un Coppé se dit "intéressé" par le travail le dimanche, il ne faut pas tergiverser et clairement afficher la couleur : c’est une connerie monumentale et ce ne sont pas les raisons qui manquent.
    Sortir du fil de réflexion, c’est déjà se perdre avec Coppé : il faut donc être carré et rentrer dans le tas.

    Concernant la TV, c’est encore plus simple : certes les 11 000 collaborateurs de France TV ont leur libre arbitre mais ils sont comme "vous" M.Coppé : ils répondent aux ordres de leur chef, et s’ils s’en écarte c’est la sanction.
    Nommer le président de France TV c’est clairement connecter pouvoir et médias. Et ça, c’est un fait.

    Se perdre dans l’histoire c’est oublier le présent : l’action de Coppé et comparses UMP - y compris ceux qui ne rentrent pas dans le rang - c’est clairement d’affaiblir France TV pour transférer les pubs et les parts d’audimat à des TV privés partisanes du pouvoir.

    Travailler le dimanche, c’est foutre en l’air la vie des gens et pire encore, revenir sur un droit historique acquis au 19ème siècle de haute lutte.

    Laisser bosser les gens s’ils le veulent jusqu’à 70 ans, c’est dans l’esprit UMP ouvrir la brèche pour entrainer tous les autres vers cette limite.

    La discussion de Bayrou ne doit pas se limiter à "je ne suis ni à gauche ni à droite" mais plutôt clarifier ce pour quoi il se bat (ce qu’il a fait) et les idées qu’il met sur la table (ce qu’il n’a PAS ou trop PEU fait).

    Vu l’année 2009 qui s’annonce, il va être grand temps d’avoir des politiques de niveau, sinon on risque bien de voir en France ce qui se passe en Grèce mais façon plus "globale" tant le ras le bol monte.

    Il suffit de voir les pleines pages de boîtes qui licencient.



  • Rage Rage 5 décembre 2008 16:46

    Bonjour,

    Effectivement, il s’agit bien de se donner des limites dans le "consommable" et de savoir les dépasser dans les idées, les utopies, les projets.

    Il ne s’agit pas là de philosophie, mais plutôt de raison.

    Si vous faites ce que les banques ont fait pendant 20 ans, c’est à dire générer de l’argent sans générer de richesses en jouant simplement sur des effets de cours, il y a forcément un moment où il existe un tel écart entre le réel et le virtuel que cela casse.

    Quand vous faites acheter des "titres" couvrant des agents insolvables en faisant miroiter de substanciels bénéfices, vous mentez clairement à votre acheteur en lui vendant du vide à grands frais et vous empochez les frais de transaction + intérêts.

    Quand vous pompez du pétrole au milieu d’un champ de barbelé en laissant crever les populations avoisinantes, vous générez à terme des tensions durables.

    Quand vous concentrez les richesses pour les placer sur des comptes, des logements, des titres dont vous souhaitez tous qu’ils vous rapportent plus que de raison, vous tirez 2 fois sur les plus faibles, une fois en les vidant de la répartition, une seconde en leur contraignant à payer plus cher ce qu’ils devraient payer moins.

    Quand vous faites peser les charges "sociales" à 70% sur les classes moyennes en exonérant soigneusement les 10% les plus riches et les 20% les plus pauvres, vous appuyez sur la figure de ceux qui rament sans pour autant sauver les 20%, tout en propulsant les 10% à des niveaux où ils ne devraient pas être.

    Quand vous vendez vos savoirs faire et délocalisez votre production, vous vendez quelque part la richesse locale d’un pays.

    Bref, quand vous faites toutes ces conneries, le tout en discutant énormément pour agir très peu, au milieu d’une densité d’élus au m² la plus forte du monde, forcément, au bout d’un moment, cela fini par se voir.

    Pas de chance, cela apparaît aujourd’hui, au moment même où tous les indicateurs flanchent : cette fois-ci, même l’immobilier ne viendra plus sauver une économie moribonde 7 ans, et molle depuis 30 ans.

    C’est donc bien d’un changement de système de référence dont nous avons besoin, et donc de leaders au niveau. Aujourd’hui ils ne sont pas en 1ère ligne, mais demain, à n’en pas douter, ils sortiront de l’ombre.

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