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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 5 décembre 2008 11:45

    Bonjour,

    Cet article complète parfaitement celui que j’ai publié aujourd’hui, notamment sur un aspect fondamental :
    La durée des mesures

    Quand il y a une incitation sur un secteur d’activité, type TVA à 5,5% dans le BTP, il est intelligent d’utiliser ce levier quand le BTP va mal, et de cesser le levier quand le BTP va très (trop) bien comme lors de la pointe de 2004.

    Cela permet non seulement de disposer d’une marge en cas de "crise", mais en plus de ne pas avoir une situation de perfusion excessive et de marges de manoeuvre 0.

    Je m’explique :
    Si vous jouez avec les taux, comme la BCE, mieux vaut avoir en départ de crise un taux à 5% qu’un taux à 1% : vous aurez des créneaux d’action pour corriger l’économie. A 1%, vous avez déjà agit, sans même le savoir sur les années précédentes. Vous êtes déjà coincés.
    Autrement dit il y a des leviers qui sont déjà actionnés et n’ont pas empêchés la crise, ce qui signifie bel et bien que celle-ci sera profonde et fera de la casse puisqu’elle était déjà rampante depuis des années.

    Pour les plans de "relance", c’est exactement la même chose :
    En période de croissance, mieux vaut être rigoureux budgétairement et se libérer de marges budgétaires.
    Lors des crises, cela permet d’avoir un "bas de laine" qui permet d’amortir le choc et de stimuler les secteurs qui trinquent.

    Actuellement nous faisons "mal " dans les 2 cas : en période de croissance on dilapide les marges, en période de crise on creuse les déficits puisque l’on n’a pas de bas de laine.



  • Rage Rage 4 décembre 2008 13:59

    Amen !

    Sauf que la grande différence entre 2 hommes qui n’ont rien à voir, c’est que là où l’abbé pierre travaillait pour les pauvres, Sarkozy travaille pour les riches !

    Virage à 180° ?
    C’est de la continuité pure et dur, avec beaucoup de propagande et de gesticulation.

    Une politique de bas étage, de carnet de chèque et de perfusion à gogo des plus aisés.

    "Son" plan de relance est une vaste farce :
    Les primes "auto" n’ont rien de novatrices, le doublement du PTZ était proposé par Ségo, la relève des seuils des marchés publics une vraie erreur (la droite utilise ce plan pour faire avaler une couleuvre énorme) : avec des seuils aussi élevés, pourquoi avoir une procédure de marchés publics ?
    Plus exactement, les seuils ça sert à quoi : à éviter que les marchés publics se passent de la main à la main comme cela se passait jadis, au temps de l’ORTF, dans le var.

    Sans commentaire : nous sommes dans le mur, et on va y aller bien profond.



  • Rage Rage 4 décembre 2008 11:44

    Bonjour,

    Pour ma part Barroso reste droit dans sa ligne libéral : au moins lui ne change pas d’avis comme de chemise.

    La question qui ressort de cette crise est finalement ironique :
    Quelles sont vraiment les règles et limites que l’on se donne ?

    L’UE a toujours proné l’orthodoxie budgétaire via les critères de Maastricht : cela a eu pour effet certes de freiner la descente aux enfers de certaines dettes, mais n’a pas pour autant empêcher le fait d’avoir une zone euro à la croissance molle et en manque d’idées.

    Pire, on nous a bassiné nuit et jour pour nous dire qu’il n’y avait plus d’argent. Rien.

    D’un coup, d’un seul, et c’est là la leçon à retenir, là où il n’y avait rien pour le RSA ou pour l’environnement, les Etats trouvent d’un coup d’un seul des dizaines de milliards (à grands coups d’emprunts ou de garanties douteuses) pour renflouer des banques qui, pendant des décennies, se sont gargarisées de l’absence de règles du jeu.

    Hier, ce qui était considéré comme vertueux (le no limit des banques et autres) devient d’un coup à reconsiderer : mais cela fait bien longtemps que la question aurait dû se poser !

    Sauver les banques, les états n’avaient plus le choix.
    Persister à ne pas réguler, à ne pas répartir les richesses, à ne pas structurer le pays, c’est signer en bas de la page pour des années de crise.

    On va donc tout entendre, du protectionnisme de bas étage en passant par les plans de relance qui ne marcheront pas, et à l’orthodoxie budgétaire rigoureuse : tant que structurellement on dira à certains acteurs économiques : gavez-vous sans compter on ferme les yeux et pour les autres serrage de ceinture, ça ne marchera pas.

    Que constate t’on en France ?
    De moins en moins d’emplois dans les "productions" (primaire/secondaire), de plus en plus d’emplois de services, de bas salaires et de chômage.
    Nous devenons de plus en plus dépendant du monde, de moins en moins concrets, de moins en moins constructifs.

    Le RU a construit sa croissance récente sur l’illusion des financiers : son économie réelle est au moins aussi délabrée que la nôtre.

    L’enseignement à tirer de cette crise est simple :
    Il est grand temps de revenir à des systèmes économiques rationnels fonctionnant avec des limites (économiques, sociales, environnementales).

    Comment ? En arrêtant de financer à grands frais des rentiers, des PDG de luxe, une sphère publique surdimensionnée/mal affectée et de maintenir sous perfusion financière des activités incapables d’évoluer et de s’adapter à leur temps.
    Des règles, des limites, de la formation concrète, de l’incitation à l’innovation et à la conduite de projets d’entreprises, ... de l’objectivité et surtout : beaucoup moins de blabla politique.



  • Rage Rage 27 novembre 2008 00:12

    Bonsoir,

    Analyse intéressante, sans doute trop succinct, mais intéressante.

    Ce que vous présentez se résume à :
    S’endetter pour financer un investissement, qui lui même générera des richesses, oui cela a un sens.
    S’endetter pour financer du fonctionnement, ce que fait l’Etat, c’est signer la banqueroute de l’Etat à terme.

    L’Etat est réputé infaillible, certes.
    Mais si celui-ci vient à payer ce qu’il paie aujourd’hui, c’est à dire plus de 42G€ en intérêt sur la dette, soit plus que les rentes de l’impôt sur le revenu, il s’ampute des marges d’actions et finalement devient un parfait client pour ses créanciers qui eux s’enrichissent à son détriment.

    Pour simplifier, un individu qui gagne 2000€/mois et s’endette à 30% de son revenu sur 20 ans pour acheter une maison s’endette mais réalise un investissement solide qui génère des richesses (construction, promotion, assurance, prêt etc...). Il le fait dans un cadre où son endettement mensuel lui permet encore d’avoir de l’argent pour vivre tous les mois.

    L’Etat se comporte en équivalence comme un individu qui partirait avec un passif de 8 mois (66% du PIB soit 16 000€), payant chaque mois 15% de son revenu en intérêt sur cette dette et en plus engagerait tous les mois encore 15% de ses revenus pour un nouvel emprunt.
    Les 70% restant étant ventilés pour moitié en fonctionnement, pour l’autre moitié sur des "actions" dont elles mêmes viennent à être engagés à 80% pour du fonctionnement (éducation, armée etc...).
    En somme la part d’investissement est limité tout au plus à 10% du budget global de l’Etat.

    Avec ces 10%, une partie va à "l’aide économique" et aux politiques sectorielles (souvent à fond perdu), et l’autre à l’investissment "dur" sur des infras, des industries, des technologies etc...

    In fine, notre individu endetté, s’endette encore plus tous les mois pour n’avoir comme marge de manoeuvre réelle qu’un fragment infime. Pire, en essayant de compenser ses dettes, il tire sur les prix (les contribuables) en demandant plus pour un service équivalent voire moindre : les contribuables s’épuisent - entreprises également.

    En somme votre Etat court après ses erreurs et creuse sa tombe avec un compte en banque dans le rouge vif.

    Certes, l’Etat à des actifs... mais certains sont invendables sauf à se suicider (type liquidation) ou à se prostituer pour certains intérêts privés qui eux ne racheteront que les branches les plus juteuses (type autoroutes qui rapportent).

    Le bébé français part donc avec au moins 20 000€ de dette, avec certes des "infras" devant ses yeux (actifs), mais il part surtout avec une planète polluée, des règles inégales, une répartition des charges et ressources du même ordre, et surtout il voit sa situation s’aggraver.

    Le pire, c’est cette "tendance" au moins disant qui va le pénaliser, longtemps.

    Certes, il bénéficiera des innovations technologiques, de l’avancée du monde, mais il aura de plus en plus de mal à accèder à des choses simples sans avoir à payer le prix fort. Il verra donc une situation précédemment simple, devenir tendu puis difficile. Il verra, suivant son rang social, des écarts se creuser avec ses voisins et tendra à ne regarder comme seul indicateur son seul revenu. 

    Aura t’il progressé ? Aura t’il tenté d’aller au-delà de l’espace connu ?

    Quel projet de société lui aura t’on proposé et quelle sera sa marge pour faire des choix et propositions ?

    Le pire ce n’est pas de partir endetté, c’est plutôt de savoir qu’on devra en payer les intérêts toute sa vie quoiqu’on fasse... sauf à changer la donne.

    Bonne chance gamin, on ne t’aura pas aidé !



  • Rage Rage 22 novembre 2008 11:02

    Bonjour,

    Les résultats depuis 3 semaines sont clairs :

    Le PS est divisé en 2 grands courants. La scission est inévitable sauf à se voiler la face.

    Qu’Aubry ou Royal gagnent, pour ma part les conséquences sont les mêmes : il n’est plus possible d’avoir un seul PS tant les idées sont éloignées.

    Quelle que soit la vainqueur, la perdante aura toute légitimité pour créer son propre courant et s’appuyer sur les élections intermédiaires pour voir qui pèse le plus dans l’opinion globale.

    Les militants sont fondamentalement plus à gauche que la moyenne de la société française.
    On verra alors bien qui pèse quoi, au delà des sphères et autres arcanes d’un parti moribond.

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