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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 21 juillet 2008 23:31

    Jack Lang et les 9 autres PRG auront marqué ce jour de leur nom dans le ralliement d’opportunisme.
    Qu’ils aient tord ou raison, et même si dans le fond cela ne changera pas grand chose, l’histoire retiendra que nous avons raté une nouvelle fois un rendez-vous pour le progrès.

    La réforme du Sénat ? La dose de proportionnelle ? La maîtrise de l’ordre du jour et les propositions de l’opposition ? La mise à l’écart de la nomination des PDG du public et du garde de sceaux de la sphère politique ? La remise à plat des échelons territoriaux ? La redifinition du nombre des députés/sénateurs ?
    La nomination des membres du CSM ou de la cour constitutionnelle ? Le non cumul des mandats ?

    Allez, on a pas tout perdu : le réferendum d’initiative citoyenne (uniquement retenu en recours vs l’arrivée de la Turquie).

    L’intervention du chef de l’Etat à l’assemblée ne serait pas une connerie si :
    1. Le premier ministre n’existait plus
    2. L’opposition et la majorité avait le droit de s’exprimer en réponse
    3. Le risque d’un régime centralisé sur une personne n’était pas si dangereux

    Applaudissez.
    Vous comprendrez bientôt le poids des erreurs commises, notamment en donnant trop de pouvoir à une sphère qui contrôle déjà bien trop de choses.



  • Rage Rage 21 juillet 2008 23:21

    Bonsoir,

    Effectivement, l’objectif me semble clair : noyer l’opposition et contrôler tous les contres pouvoirs.

    Sarkozy veut un pouvoir total pour apposer sa vision à la réalité de la France. Mais là où il commet une grave erreur, et les joueurs d’échecs comprendront, c’est qu’à force de charger le pouvoir dans un seul et même sens, surtout lorsque le peuple s’en éloigne, le retour de bâton pourrait être dévastateur.

    Il n’y a pas de démocratie lorsqu’il n’y a pas de contre-pouvoirs.

    Plus le chappe de plomb s’aposera sur la société, et même si cela vient à durer longtemps, plus cher en sera le prix : il a fallu des siècles pour renverser la monarchie.

    Quelques lumières ont inscrit en lettre d’or la déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans un monde qui donnait tous les droits aux nobles et au clergé.

    Aujourd’hui, certaines choses ont changés, mais dans le fond le combat reste le même.

    On veut nous apposer un moule dans lequel nous ne sommes que des "esclaves" de leur système, nourris à la peur et au silence.

    Cela ne durera pas éternellement.



  • Rage Rage 21 juillet 2008 17:54

    Excellent : nous parlons le même langage.

    Les élèves doués ? Mais ils font peur !
    Le nivellement par le bas permet de calmer les vélléités d’une génération sur la précédente.

    Il suffit de voir le profil des filières scolaires pour comprendre : il y a les voies définies pour certains, quant aux autres qu’ils soient bon ou mauvais, s’ils ne sont pas dans les clous...

    Combien de "génies français" à la révolution industrielle, là où il était possible de s’exprimer sur des inventions ou des idées ?
    Combien de nos jours, avec 3 fois plus de population et des moyens sans commune mesure ?

    Un gamin doué n’a d’espoir que s’il est de bonne famille ou avec de bons conseils : s’il est doué dans le sport ou l’art, peut-être a t’il encore une chance, dans d’autres domaines, il est déjà condamné.

    L’égalitarisme de phrase masque l’élitisme de fait : sous couvert de niveler, on préempte déjà les filières dorées pour ceux qui rentreront dans les bonnes cases : le culte des maths, l’élève obéissant et travailleur etc...

    Aujourd’hui on place tous les gamins chez Acadomia, au judo, à la danse, au chant avec des journées de 15h par "peur" d’être moins bien que le voisin et par culpabilité complexée mal voilée.

    Quelle place pour l’imaginaire ? Pour le jeu ou le temps libre ?

    Quelle place pour l’esprit d’équipe, l’inventivité, l’impertinence même si tout est compétition permanente, même là où les jeux sont déjà faits ?

    Tout est à revoir sur le fond en France : on pourra toujours gesticuler, nous avons une révolution intellectuelle à opérer.



  • Rage Rage 21 juillet 2008 17:44

    Encore un excellent commentaire (le bon entraîne le bon).

    Effectivement, pourquoi cette situation ?

    L’immense majorité des politiques provient des rangs du droit, et plus particulièrement des avocats.
    Beaucoup de parole, d’argumentation et de renversement de discours mais très peu de concret....

    Concernant le management à la française ? Lequel ? Celui qui a conduit au chemin des dames ?
    Marche ou crève, faites ce que je dis mais pas ce que je fais... si ce n’était que ça. C’est encore pire !
    Les "cadres" n’assument plus leurs responsabilités "managériales" tout simplement parce que le 1er qui parle contre sa direction est écarté.

    A quoi bon parler si personne ne vous entend (tiens encore Matrix) ?

    S’opposer c’est se prendre des coups de bâton. Proposer, de même. Alors de là à assumer... des choses auxquelles on ne croit pas... autant les faire assumer par les autres par des votes à visages découverts : le premier qui dit "non" portera le chapeau.

    Conséquences ? Démotivation, résignation, travail de merde, accidents du travail, feuilles maladies etc...

    Le problème in fine en France, au delà des apparences des sondages IPSOS-Bolloré-Medef, c’est que lorsqu’on gratte un peu, même ceux qui se disent satisfaits ne le sont pas puisqu’ils prennent de mauvais repères et qu’in fine 80% des français vont au boulot par obligation et s’y font royalement chier.

    Ceux qui s’y plaisent ? ceux qui peuvent se driver.
    Les autres : les stats feraient peur...

    Quant au management, cela bien longtemps que les méthodes HEC et autres se finissent en parachutes dorés d’un côté et situation de mal-être au travail de l’autre. La promotion à la médiocrité et à la tyrannie vous connaissez ?

    Répercuter son incompétence est souvent la traduction du fait que l’on a pas le niveau de là où l’on se trouve : combien de cadres en "carton" pour qui l’esprit d’équipe n’existe pas, même en texte ?



  • Rage Rage 21 juillet 2008 17:33

    Une nouvelle fois oui.

    Quand je prends un peu de recule, je me demande toujours : mais comment font-ils pour être aussi bien organisé sur la même ligne de conduite ?

    La réponse est finallement simple : ils ont tellement à gagner à serrer les rangs qu’ils préfèrent vendre une partie d’eux-mêmes pour profiter du système plutôt que de résister et de ramer avec les autres.

    Le principe étant soit de décrédibiliser (S.Royal, Bayrou en politique, mais bien d’autres dans tous les domaines), soit de marginaliser, soit de diviser, soit de prêcher le flou pour entretenir le flou etc...

    Aujourd’hui comme il s’agit d’être le plus, le mieux, le top, et surtout le plus riche, beau et glorieux, il ne faut pas perdre de temps à analyser : les médias focalisent des plombes sur un contenu médiocre sans jamais prendre le temps de "proposer" autre chose.
    L’affaire "B.Tapie" est excellente en ce sens de "blanc médiatique" sous prétexte de 14 juillet. 1 semaine avant, le cas Bettancourt et voilà que passe la loi sur les 35hetc...

    Illusions, prétextes, faux-semblants et surtout confusion.

    Plus il y a de confusion, plus il est difficile de mobiliser sur un point commun (cf les syndicats désorientés). In fine, cela fragilise toute contestation et permet d’isoler les leaders puis de fragiliser le morale des contestataires, quand bien mêmes ceux-ci auraient "raison".

    Ils passent bien trop de temps et de moyens à manier ce système ainsi pour que l’on puisse s’y opposer isolément. Néanmoins la bande de cons que nous sommes a elle aussi des limites : nous n’allons pas tarder à les toucher, tout du moins je l’espère...

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