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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 19 décembre 2006 10:30

    Bonjour,

    J’ai particulièrement apprécié l’intervention de J.Boss et même la réponse de JCDH même si je te (on se tutoie) un peu trop radical sur l’impôt.

    Je viens de lire l’article de Forget sur l’impôt, et comme il le dit, plus encore que les jeux de taux, je pense que les français fuient le pays parce qu’il y a un malaise plus profond que ça.

    Je pense sincèrement que l’on a fusillé le sens de l’impôt et qu’aujourd’hui toute personne qui en paye se demande si tout cela a un sens et où cela va. Je pense qu’il existe, et c’est très UMPS tout cela, 2 extrêmes qui au final ont conclu un accord tacite pour se répartir les privilèges (via pouvoir de nuisance) et tirer sur la corde des classes moyennes (celles qui gagnent au rémunérations globales réelles/personne entre 1500 et 3000€/mois net sur 12 mois soit entre 18 et 36k€) qui elles travaillent.

    Cet accord tacite est destructeur. D’un côté il octroie « frais réel, exonérations, abattements, moins de TVA, remboursements, cadeaux fiscaux », de l’autre il invite ceux qui ne travaillent pas à effectivement ne pas travailler tout en profitant d’un état providentiel qui prend tout en charge.

    Oui le rapport évoqué 1,2 inactif vs 1 actif EST LE problème français du travail. J’ajoute à ce problème les effets destructeurs de primes, allocations, aides multiples et variées, qui, pour l’initié, deviennent bien plus rentables que le produit du travail : l’indemnisation à taux plein (100%) de l’ancien salaire est une hérésie mathématique dans le sens où elle n’a aucun levier incitatif d’autant plus que la case « chômeur » donne de nouveaux avantages auquel un salarié n’a pas droit. La durée de l’indemnisation, la non fusion ANPE-ASSEDIC, les jeux de cumuls de primes/aides tend à creer un classe de « no-working middle class » qui évolue dans les salaires bas/moyen mais dispose de 100% de son temps (donc black ou autres activités dont artistiques...).

    L’absence de contrôle, de lucidité, de sanctions (il faut voir comme les intermittents ont gueulé alors que beaucoup abusent clairement) de COURAGE politique (retraite à 50-55 ans = creusement de la dette du fait de l’esperance de vie) et surtout de raison amène ceux qui payent l’impôt à le payer pour tous les autres, et même ceux plus riches qu’eux !

    Et oui, car non content d’avoir créer un système non viable, la France a créé en surcouche comme il sait si bien le faire, un système à multiple vitesses où celui qui sait mange celui qui ne sait pas, où celui qui a plus mais rentre dans les bonnes cases peut payer moins que celui qui a moins...

    Un système inégal à la racine, où le coefficient d’abattement fiscal est calculé au nombre d’enfants, ce qui revient à dire qu’un enfant « de riche » abat plus qu’un enfant de pauvre, et donc « rapporte plus ». Un système où la niche est devenu la règle, le régime général l’exception. Un système où les talents ne peuvent s’exprimer car on les prend pour des cons avant même qu’ils aient parlé et que l’on glorifie une fois qu’ils sont dépassés et qu’ils ont pris leur revanche (cf Maurice Béjart et bien d’autres).

    Alors non, je ne défend pas Johnny et encore moins Sarko, mais ce pays a un problème, il a un problème d’hypocrisie avec lui même, il a un problème de franchise et de transparence, et c’est aussi pour cela qu’au lieu de nous battre comme des chiffonniers pour des inepties, nous ferions mieux de balayer devant notre porte et de reconnaître que nous, gaulois, par peur que le ciel nous tombe sur la tête dans notre village fortifié, nous nous sommes trop glorifiés dans l’aveuglement collectif.

    Oui, les taux d’imposition sont trop élevés, mais s’ils le sont c’est uniquement parce que les règles sont biaisées, que l’Etat mène un train de vie hors norme et que ceux qui sont contraints à payer tout cela, en le sachant qui plus est, se sente par conséquent racketés (quand leur rémunération n’est elle même pas excentrique).

    Et oui, c’est tout un système de référence que nous avons à reconstruire, car aujourd’hui la France, c’est quelques coqs qui se gaussent sur le tas de fumier.

    « France, orgueilleuse et généreuse, tu n’es bonne qu’avec tes ennemis » Victor Hugo.



  • Rage Rage 18 décembre 2006 19:36

    Tiens, puisque j’y suis :

    Un levier d’action « donnant-donnant » : Pourquoi ne pas contraindre les « artistes » à vendre leurs places et prestations moins chères (30% de moins) en échange de prélèvements moindre ?

    Ces derniers percevraient certes moins d’argent, en donneraient moins au FISC (donc moins l’impression de se faire racketer) tout en octroyant au public des tarifs plus attractifs, aux entreprises de com moins de dépenses et néanmoins des impôts pour l’état.

    La rémunération n’a rien de mathématique et/ou de logique. A force de donner trop à certains, forcément on plombe tous les autres et pire encore, on met peu à peu, goutte après goutte, l’économie dans la merde.

    Quand une entreprise se paie les soins d’une « star », elle le fait d’autant plus à grand frais qu’elle paiera d’autant moins ses agents de terrain (cela se vérifie aussi pour le foot où les dindons sont les chaines TV, donc mi-contribuables mi-publicitaires, donc par ricochet les consommateurs dans le prix de leurs produits de tous les jours... et oui, faut bien payer Zizou and co pour les pubs Orange... sur nos hors forfaits par exemple...) : A quand une limite aux délires des rémunérations des « barons » de l’artistique, des grandes entreprises et autres stars du ballon rond ?



  • Rage Rage 18 décembre 2006 19:25

    Bonsoir,

    Alors là non JCDH, non non et non.

    Attention, je ne dis pas que la fiscalité est bonne en France, loin de là (puisqu’elle est inégale est remplie de niches). Mais de là à plaindre ces pauvres riches qui s’exilent pour payer 15% de moins d’impôts : c’est une blague !

    Allons tous vivre à Monaco !

    C’est toujours un peu facile de se barrer une fois qu’on a torpillé la caisse. Johnny comme d’autres aime l’argent. Ca se sent et ce n’est pas pour rien qu’il soutient Sarozy.

    Le vrai problème avec des starlettes en carton qui ont fait leur temps, non seulement c’est qu’ils ne savent jamais s’arrêter, mais en plus qu’ils se croient plus fort que tous les autres.

    Est-ce que Johnny mérite vraiment tout le pognon qu’il draine ? N’y a t’il pas dans le pognon qu’il percoit une nécessaire rétribution à la collectivité qui met tout en place pour qu’il puisse réaliser ses concerts et vendre ses places à 100€ minimum ? Et à la télévision, ses cachets sont-ils « normaux » ?

    Le vrai problème de ces personnes, c’est qu’elle vive loin de toutes les contraintes du réel. Taxer les hauts revenus c’est une forme de rétribution sociale. Il n’en demeure pas moins qu’au final, même avec 60% d’impôts, notre Johnny national doit dégager 5 à 10 millions d’euros/net par an. A ce niveau là, pour bosser une soirée par mois, peut-il encore se plaindre ?

    Qu’il aille voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Ce qu’il ne paiera pas en impôt, il le perdra en qualité de vie ou en coût de vie. Et même s’il en est gagnant, et même si les impôts sont certes trop élevés du fait du train de vie de l’Etat et de sa cour, il ferait mieux de s’en plaindre auprès de ses collègues politiques qui sont les premiers à se rincer de ses impôts.

    Pour ma part je connais bien des Suisses qui viennent vivre en France pour des raisons inverses (vie moins chère). Tout est une question de point de vue.

    Sinon, tout comme vous mais surement pas pour les mêmes finalités, je suis tout à fait d’accord avec vous pour remettre à plat la fiscalité français pour un système réellement équitable, fiable, transparent et surtout réaliste. Y compris pour la fiscalité locale, les « frais réels », les niches, les exonérations multiples et variés, les abattements coefficientés aux enfants (un enfant de riche abat plus d’impôt : pas mal pour une république (sic.)), etc...

    Quant à l’ISF, mieux vaudrait le supprimer purement et simplement pour le transformer en impôt sur le revenu issus DES patrimoines (actions, immobilier, entreprises etc...) : au moins ce serait transparent, non esquivable, et surtout cela ne plomberait pas ces « pauvres » propriétaires de l’ile de Ré...

    Pas de peau pour Johnny, mais pour ma part, pas de cadeaux fiscaux à un mec qui nous « vampirise » l’espace médiatique.



  • Rage Rage 14 décembre 2006 14:59

    J’oubliais : S’ils sont pauvres, c’est aussi et surtout parce que nous « blancs », nous avons aussi bien souvent les mains sales et la mort au bout des doigts...



  • Rage Rage 14 décembre 2006 14:57

    Bonjour,

    Le problème de Pascal Sevran, outre le fait qu’il vive encore dans un âge médiéval, c’est que comme son mentor(Nicolas Sarkozy) il s’exprime avec les mauvais mots, dénonce une réalité, et ne propose rien de concret.

    En somme, le constat est très mal exprimé et, du fait des mots employés, choc par sa violence.

    Il aurait été préférable d’exprimer que le problème en Afrique est avant tout lié à 2 facteurs qui ravagent le continent à la racine :
    - La pauvreté des individus
    - L’absence d’une politique de contraception essentiellement pour les femmes couplée à des « traditions » religieuses ou sociales arrièrées et dangereuses.

    Bilan des courses : La pauvreté génère de la pauvreté qui est d’autant plus pauvre que les familles sont décomposées, que les femmes sont seules à élever les 4-5-6 enfants, qu’elles sont donc captives de leur condition et que les hommes, faute d’argent cherchent à s’entretuer pour acquérir le pouvoir.

    Si on se rappelle un peu notre histoire, je tiens à signaler que la révolution industrielle s’est couplée d’un changement de régime démographique, changeant ainsi la donne technique, économique mais aussi sociale.

    Alors oui, l’Afrique subit des ravages du fait d’une démographie d’ancien régime couplée d’une pauvreté sans nom qui expose les populations à toutes les tragédies.

    Ce n’est donc pas une question de « bite », mais une question d’éducation à la source et de répartition « mathématique » ensuite.

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