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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 5 décembre 2006 15:24

    Bonjour JCDH,

    Je vais me lancer dans l’arène économique un peu tiens.

    Je trouve votre vision des choses une nouvelle fois très partiale et édulcorée, néanmoins tout n’est pas inaudible.

    Il y a tout d’abord des choses inéluctables puisque les tendances lourdes sont DEJA lancées :
    - La retraite à 60 ans, voir au délà, pour tous, c’est une nécessité démographique. Faut-il encore que les dispositifs de retraites soient équitables et qui plus est favorables à une compensation pour les plus bas revenus. Des dérogations sont possibles pour les métiers pénibles, mais vraiment pénibles, type BTP-manutention. Le reste, non. Pour moi les premiers à flinguer niveau retraite chapeau et coût, ce sont les agents de l’armée. Retraite à 35 ans quand on n’est jamais allé au front, cela me paraît quand même de la gabegie non ? Donc sur ce point 100%OK SI les règles du jeu sont viables et ne font pas de la cotisation type BDF à 1€ versés, 4€ perçus.

    - Les délocalisations sont en effet inéluctables. Faut-il encore que celles-ci soient justifiées par la non rentabilité des activités : impossibilité de virer des gens dans une entreprise qui dégage du bénéfice, même si c’est moins que 15% (loi). Nécessité de former les individus dans leur tâche à d’autres métiers pour que, le jour venu, ils ne soient pas coincés et cloitrés à pointer à l’ANPE. Nécessité pour les entreprises de se doter de R&D pour proposer du mieux, du qualitatif, de l’innovant. Au lieu de donner full thunes aux pôles de compétitivités, on ferait mieux de donner de l’argent au pôles en tension pour s’adapter à la mondialisation.

    Du point de vu PIB, il ne faut pas raconter n’importe quoi. Le PIB est dépassé, on ne peut pas se contenter de mesurer une activité à la « production ». Je ne suis pas de ceux qui pronent la décroissance, mais de ceux qui pensent que produire de la merde en masse ce n’est pas forcément mieux que de produire moins, mais mieux. Cela se traduit dans les faits par des optimisations à réaliser dans le public sur l’organisation globale de l’état, sur la synergies des entreprises du privé, sur les relations gagnants-gagnants, la lisibilité des interlocuteurs, la transparence des comptes, la répartition des richesses via plafonnement des hauts salaires suivant une règle valorisant l’emploi sur le sol français, la maîtrise des dépenses et l’optimisation des investissements.

    Tout cela ce n’est pas du PIB, c’est de la stratégie.

    Aujourd’hui, l’économie française manque de vision à long terme, de management digne de ce nom, de notion de service public rationnel et plus encore de STRATEGIE d’ensemble.

    Cette stratégie d’ensemble passe par l’écoute des acteurs économiques mais aussi par un état régulateur et fort qui défini les règles du jeu et dispense les aides suivant des hiérarchies de priorités dont l’élement essentiel est la préservation d’un taux de chômage faible combiné à un pouvoir d’achat fort.

    Pourquoi sans cesse distribuer de l’argent sans même réfléchir à comment il sera utilisé, optimisé, réinjecté dans le système économique ?
    - Je suis favorable à la création de 2 emplois sans charges patronales par petites entreprises SI et seulement si le patron s’engage à ne pas se verser plus de 2 fois revenu (global) du plus bas revenu salarié.
    - Je suis favorable à la création d’un CE artisanat-restauration-commerces pour lisser les appels d’airs des grandes entreprises.
    - Je suis favorable à l’aide des « moyennes entreprises » pour grossir et développer leurs potentiels via diversification des activités et R&D.
    - Je suis favorable à la retraite par répartition à 62-65 ans fondé sur un dispositif rationnel et de redistribution calculé pour tous de la même façon (ration moyen sur les 25 dernières années).
    - Je suis favorable à l’usage d’un impôt sur le revenu qui taxe les revenus du patrimoine, qui supprime la condition « enfant » et les parts dont la formule favorise les plus aisés, qui soit calculé en prélèvement « exponentiel » pour arriver à une répartition logarithmique des salaires (donc lissage des écarts tout en conservant des écarts).
    - Je suis pour une refonte des institutions et pour une réduction drastique de la dette, des dépenses et des gabegies publiques.
    - Je suis pour une valorisation des forces de la France, son tourisme, sa démographie, sa pluralité, son agriculture, ses industries de pointe, ses savoirs faire.

    Je suis pour une société qui cesse de regarder en arrière et se tourne enfin vers son avenir. Le PIB n’est pas un indicateur suffisant, aujourd’hui il faut développer un indicateur de qualité de vie et de construction d’une société durable qui mette en valeur les talents (éducation-emploi) et optimise les ressources de notre environnement : ce que j’appelle l’économie de l’environnement.

    Faudra t’il encore attendre que ma génération arrive enfin à se faire entendre pour que les choses changent ?

    Voilà une excellente question à poser à nos candidats omniscients et imbus d’eux-mêmes dont la portée de fond est aussi riche qu’un RMISTE en fin de mois...



  • Rage Rage 5 décembre 2006 14:41

    Bonjour Nicolas,

    Une nouvelle fois je trouve ton article très bien ficelé et particulièrement à propos. Disons qu’il s’agit plus d’une réponse que d’un article, mais au moins cela a le mérite de poser la question cruciale : Ou se positionne l’UDF et jusqu’à quel point est-elle libre ?

    Cette question me semble d’autant plus cruciale qu’en effet Bayrou doit admettre que sur le terrain, l’UDF est l’allié -et porteur d’eau- de l’UMP.

    Si Bayrou voulait vraiment « couper » et être libre, il devrait clairement évoquer sa position pour les élus locaux, chose qui, à priori l’amène à faire un choix crucial, un choix décisif : Afficher contre une partie de ses rangs, que l’UDF est aujourd’hui une 3ème voie indépendante, capable de s’allier à l’UMP comme au PS suivant les contextes locaux et surtout les idées défendues.

    Ce choix est crucial, et pour moi, il démontrera réellement si l’UDF est indépendante ou pas.

    Si l’UDF reste en succursale sur le terrain, l’allié de l’UMP, comment croire une seconde qu’il vaudrait mieux voter Bayrou que Sarko-Villepin-Mam ?

    Mais pour cela, il faudra être capable de se couper d’une frange de « Robienistes » clivés à droite et totalement voués à servir l’UMP sous couvert d’un autre étiquetage d’opportunité.

    Pour Bayrou, aujourd’hui il faut rompre avec ceux qui ne se battront pas avec lui quand l’orage pointera. Mieux vaut annoncer la couleur et être franc, quitte à perdre 20% du tronc UDF (soit 1% des votes) mais à clarifier la situation pour 15% des électeurs susceptibles de le suivre.

    Pour moi, une alliance avec le PS de l’UDF serait tout sauf anormal : ce serait une marque de courage et d’identification profonde d’un courant de pensée trop longtemps pris pour de la merde. Et si l’UDF venait à rassembler, chose plausible, alors là ce serait une belle victoire des idées de fond sur la démago Sego-Sarko ambiante.

    Mais pour cela, F.Bayrou devra faire des choix fermes, et prendre des risques. A la présidentielle, il n’y a pas de place pour les seconds.



  • Rage Rage 4 décembre 2006 17:13

    Bonjour,

    En effet, F.Bayrou a été très bon ce samedi soir. Il faut dire que l’introduction sur les propos de S.Royal étaient à même de provoquer une colère en soi : un candidat vient de faire un acte on ne peut plus significatif dans une vie et on vous vend l’actualité des autres.

    Je trouve la posture de M.Bayrou courageuse et terriblement réaliste : il a fait parlé son coeur, et c’est ainsi qu’il sera le meilleur.

    Sur France 5, (où j’ai aperçu certains rédacteurs et rédactrices d’ailleurs...) je l’ai trouvé moins percutant (surtout la 2eme heure) car il n’a pas tranché là où il le fallait. Bayrou est sur le chemin, mais il doit acquérir une puissance de percussion sur le fond.

    La « rage » des français est profonde, celui qui saura la faire sortir sera le grand vainqueur de 2007. Pour cela il faudra frapper là où ça fait mal, là où tout le monde attend que ça frappe fort :
    - La réforme des institutions
    - La refonte globale de l’éducation et du supérieur
    - L’économie de l’environnement
    - Pour un Etat régulateur et casseur d’excès
    - Une politique ambitieuse et digne d’aménagement au sens large (immobilier/logement/urbanisme/transports/environnement)
    - Un nouvel élan pour l’Europe politique fondée sur les points communs convergents des Européens et non un libéralisme débridé et aveugle dont on connait tous les excès.
    - Insuffler un nouvel élan, une revitalisation des tissus économiques et une meilleure répartition des richesses en laissant tous les profils s’exprimer : pour une diversification des idées, des talents et des personnes.

    Bayrou gifle Chazal, maintenant il lui faut cogner le système pour le réformer de l’intérieur, là où il est le plus vulnérable.



  • Rage Rage 1er décembre 2006 09:25

    Bonjour,

    Si j’en lis le commentaire précédent, je dois dire que je ne peux absolument pas y adhérer.

    Les frais de partis et de campagne ? Que pèse l’UDF face aux autres au niveau des dépenses et primes pour la vie politique attribuées annuellement pour les partis ? L’UMP et le PS dispose respectivement de 10 à 30 fois le montant alloué à l’UDF (puisque celui-ci est calqué sur le nombre de députés à l’assemblée + susucres aux autres).

    Bayrou a par ailleurs surtout évolué. Ce n’est pas parce qu’il est passé par la case ministre qu’on doit l’enfermer dans ce rôle. Tenir un parti qui aurait du être gobé par l’UMP, UMP qui n’avait aucunement la majorité sans l’UDF, il faut quand même avoir du cran, surtout quand on connaît la mafia et les truandages qui existent à l’UMP. Le vote interne, de 90%, est un vote suite à une seule motion proposée puisque De Robien s’est défilé, et ce depuis 4 ans. Ce dernier étant aussi UDF que moi royaliste... Dois-je vous rappeler le score de Sarkozy à l’UMP ? (89%)

    Vos propos sont emprunts d’une évidente méconnaissance de Bayrou, uniquement parce qu’on préfère afficher aux médias une soupe imbuvable de Sego-Sarko, tous 2 roulants pour les médias, donc étant vu comme « amis ». Bayrou ne cautionnant pas ce système, il faudra aller le chercher sur la 5 pour l’entendre.

    Quelle belle démocratie, nous n’avons rien à envier à certaines républiques bananières décidément.



  • Rage Rage 30 novembre 2006 21:14

    @Zerth : Avec tout le respect que je vous dois, je pense que vous ne connaissez rien à la fonction publique et encore moins à la décentralisation.

    Si vous aviez un brin de réalisme, vous sauriez d’ores et déjà que la décentralisation est fictive, innachevée et surtout effective que pour accomplir des missions sans autonomie de gestion (DGF/contrat de plan etc...)

    1982-84 quelle belle connerie ! Sans suppression des départements, autant dire un foutoir made in PS. 2004 encore pire : renforcement des départements (déjà peu utiles) pour porter des politiques dont l’état se défausse afin de ne pas les assumer et pour ne pas les confier aux régions, puisqu’elles sont de gauche.

    Ne rêvez pas, la france est une monarchie féodale. Si vous aviez des contacts en extérieur et la moindre connaissance de terrain, vous le sauriez.

    Merci néanmoins pour vos propos, qui, dans leur naïveté respire bon la confiance aveugle dans un système qui maquille encore bien sa déliquescence.

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