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Accueil du site > Tribune Libre > La voiture électrique, une arnaque ?

La voiture électrique, une arnaque ?

Sous prétexte de vouloir en finir avec le diésel, assurant que c’est pour prouver son engagement dans la transition énergétique, le gouvernement taxe à tour de bras le carburant... et encourage l’achat de voitures électriques... mais ne s’agit-il pas d’un nouveau tour de passe-passe dont Macron est coutumier ?

En effet, la chasse aux sorcières des « voitures pas-propres » serait destinée à valoriser les voitures électriques, lesquelles seraient la panacée... ce qui reste à prouver.

Ce serait oublier bien vite que l’électricité dans notre pays est à 75% d’origine nucléaire, et à voir avec quelle lenteur ce gouvernement agit pour fermer une seule centrale, on peut légitimement s’interroger sur sa réelle volonté de sortir du cycle infernal du nucléaire, d’autant que personne n’a oublié que le 1er ministre était, il y a peu, un lobbyiste acharné de l’énergie nucléaire... et qu’il songe sérieusement à mettre en route 2 ou 3 nouveaux EPR, malgré l’échec patent de celui de Flamanville, qui, ne l’oublions pas, a multiplié son prix par plus de 3, et pris 10 ans de retard, à vue de nez. lien

Un rapide calcul amène ce constat : 40 millions de véhicules dans le pays, c’est 400 000 MWh, et comme un réacteur nucléaire produit  20 000 MWh/jour, il faudrait 20 réacteurs supplémentaires pour couvrir les besoins des voitures électriques.

Finalement, la voiture électro-nucléaire génère presque autant de carbone qu’un diésel. lien

Cerise sur le gâteau, les tenants du nucléaire continuent de répandre le mensonge d’un nucléaire qui serait « un mal nécessaire », et qui n’aurait pas d’impact sur le climat. Lien

Une prolifération de voitures électriques génèrerait en effet une nouvelle poussée vers le nucléaire, puisque les énergies propres sont en France singulièrement en panne, accusant un retard considérable par rapport à nos voisins.

Car, bien entendu, si l’éolien, le photovoltaïque, voire l’hydraulique ou le méthane fabriqué, prenaient le relais, ça pourrait changer la donne... mais ce n’est pas le cas... alors que ça pourrait l’être à l’instar de la Suède, et d’autres pays, réellement engagés dans la transition énergétique.

C’est, en effet, grâce aux eaux usées, lesquelles produisent du méthane, que des bus suédois parcourent les routes du pays sans dégager beaucoup de pollution. lien

Mais revenons à la voiture électrique.

Une des critiques, et non des moindres, est relative aux batteries, qui, comme on le sait, ont une vie limitée... 5 ans, même si les constructeurs font les promesses peu crédibles d’un allongement de cette durée.

Ce sont finalement les charges/décharges qui limitent la vie des batteries, mais pas seulement : le roulage par temps froid, les arrêts fréquents, les accélérations trop fulgurantes, l’usage de la clim en été, sont autant de facteur raccourcissant leur vie.

On ne compte donc pas en année, mais en cycles (chargement/déchargement), et généralement, on peut aller jusqu’à 2000 cycles, avant le remplacement des batteries, même si les afficionados de ce choix énergétique assurent que ces cycles atteindront un jour le chiffre de 10 000. lien

L’un des autres problèmes concerne la pollution qu’elles provoquent, et certains vont jusqu’à affirmer que ça pourrait être notre prochaine catastrophe environnementale.

Leur production nécessite des matériaux rares, comme le lithium par exemple, une ressource difficile à extraire et dont la production a des impacts importants sur l’environnement, s’il faut en croire une étude menée en 2013 par l’EPA (Environnemental Protection Agency). lien

Outre le problème de toxicité généré par l’extraction du lithium, celui-ci provoque d’importantes émissions de CO²... et sa rareté limitera son utilisation.

Ajoutons pour la bonne bouche que la production d’une batterie de voiture électrique nécessite plus de ressources et pollue plus que la production d’un moteur à combustible, alors que cette batterie représente 40% de l’empreinte carbone d’un véhicule électrique.

Puis se pose la délicate question du recyclage de ces batteries.

S’il faut en croire la plateforme de l’engagement RSE et développement durable, aujourd’hui, en Europe, seul 5% des batteries lithium sont recyclés... même si les constructeurs assurent que par la suite des filières de recyclage devraient être trouvées... mais n’est-ce pas les mêmes promesses que les nucléocrates nous avaient fait, alors que nous nous trouvons aujourd’hui avec des tonnes de déchets nucléaires dangereux dont on ne sait que faire ?

A ce jour, les ingénieurs qui se sont penchés sur la question délicate du recyclage du lithium affirment qu’il serait possible de récupérer entre 50 et 85% des matériaux grâce à « des processus chimiques complexes »... et apparemment très chers... mais faut-il les croire aveuglément ?

Les batteries en fin de course non traitées posent un grave problème à l’environnement, générant des gaz toxiques, des polluants contaminants les sols des déchetteries...

Arrivé à ce point, c’est le serpent qui se mord la queue, car pour que l’industrie du recyclage se développe, il faut qu’elle soit rentable, et pour qu’elle le soit, il faudrait que les acteurs, publics ou privés, soient prêts à la prendre en charge... et pour qu’ils s’y décident, il faudrait attendre que les impacts environnementaux soient importants, et commencent à coûter trop cher à la collectivité, tant en terme financier, qu’en terme de santé.

C’est le dilemme que nous vivons actuellement avec l’industrie nucléaire, et on peut légitimement se poser la question de l’intérêt du développement de la voiture électrique dans ces conditions. lien

Il reste bien sur la possibilité de développement de l’hydrogène, de la pile à combustible, pour l’instant du domaine de la fiction, malgré les avancées. lien

Pas étonnant dès lors que des citoyens en colère devant les hausses successives des taxes sur les carburants aient décidé d’agir le 17 novembre prochain, avec, pour certains, la volonté de « bloquer tout le pays », jusqu’à ce que le prix du carburant revienne à des proportions raisonnables.

Certains veulent aller encore plus loin, faisant de cette journée une « journée morte », sans déplacement bien sûr, mais aussi sans achats, sans aller au cinéma, sans prendre de transports en commun, sans se déplacer tout court... bref, sans dépenser le moindre centime. lien

Mauvaise nouvelle pour le ministre de l’intérieur, d’autant qu’il semble que la police nationale fasse sécession, décidant de ce ranger aux côtés des citoyens le 17 novembre...

En y regardant de plus près, ce n’est pas tout à fait exact... c’est seulement l’UNPI, regroupant les associations et collectifs de policiers qui ont lancé cet appel...ce qui fait tout de même pas mal de monde. lien

Une carte des blocages actualisée chaque jour est visible sur ce lien.

Il existe même un page FB permettant à tout un chacun de participer à sa façon... et alors que les médias traditionnels font la fine bouche sur l’évènement, 78% des français soutiennent ce mouvement. lien

Mais revenons à l’écologie, et au titre ronflant de « champion de la Terre », généreusement attribuée à notre président, et que certain considèrent comme une blague, (lien) voire une provocation, surtout quand on réalise les incohérences du gouvernement dans tous les domaines de l’environnement. lien

Si on fait un petit retour en arrière, on ne peut que constater qu’ils sont seulement 16 pays, sur les 197 à avoir ont signé les fameux accords de Paris, ceux de 2015, à les avoir respectés, et la France n’en fait hélas pas partie. lien

En effet, quid de l’aide à l’agriculture propre, qui a fondu comme neige au soleil sous Macron... (lien) en complète contradiction avec les déclarations du gouvernement. lien

Quid du retard français en matière d’éolien, de solaire, de méthane fabriqué, de l’hydraulique, de l’hydrolien... bien éloigné de la plupart des pays européens ? lien

Quid de l’arrêt du glyphosate, dont on sait que les députés LREM ont refusé l’inscription dans la loi ?

Leurs portraits, permettant de les interpeller sont sur ce lien

Tout porte à croire donc aujourd’hui que Macron fait de l’écologie « de peau de lapin »... à coup de promesses illusoires, de beaux discours, mais sans passage à l’acte réel... manœuvre qui se veut habile alors que s’annoncent les élections européennes, espérant donc grappiller comme d’habitude dans l’électorat écologiste.

En tout cas, à l’Elysée, l’argent coule à flot, et on ne s’inquiète pas trop des difficultés que pourraient connaitre les « sans dents ». lien

Comme dit mon vieil ami africain : « quand le singe monte au cocotier, il doit avoir le cul propre ».

Le dessin illustrant l’article est de Red

Merci aux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

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275 réactions à cet article    


  • math math 5 novembre 09:34

    La voiture électrique, une arnaque ?...Complètement..elle pollue comme les autres..la seule solution, la charrette à cheval et ramassage du purin pour faire comme avant de l’engrais naturel qui ne pollue pas les sols !


    • olivier cabanel olivier cabanel 5 novembre 11:22

      @math
      l’humour est toujours le bienvenu...ceci dit, il existe des moyens propres de se déplacer sans en revenir au cheval...et vous le savez bien.
       smiley


    • Croa Croa 5 novembre 12:34

      À olivier cabanel,
      Le cheval est tout a fait pertinent pour de nombreux usages. Dans l’agriculture pour commencer mais aussi pour tous les transports lents.
      Moi, j’aimerais bien un corbillard avec un cheval devant pour mon dernier voyage ! smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 5 novembre 13:01

      @Croa
      bien sur, c’est si vrai... mais ne parlons pas de dernier voyage, et intéressons nous à ce moment. carpe diem.
       smiley


    • files_walQer files_walQer 5 novembre 15:07

      Le CO2 n’a rien à voir avec le réchauffement climatique.
      La vapeur d’eau est un gaz à effet de serre autrement puissant.

      Or les recherches d’Henrik Svensmark, validées par Jasper Kirkby du CERN, montrent que ce sont les rayons cosmiques (le soleil) qui influent sur la densité des nuages et le réchauffement.
      L’homme n’y est donc pour rien.

      youtube : Henrik Svensmark le secret des nuages


    • Saint Rata de l'himalaya Saint Ratatouille 5 novembre 15:28

      @olivier cabanel
       La mule est irremplaçable pour le débardage de bois en montagne escarpée,hélicoptère ,est inutile et dangereux.
      un cas particulier évidement .
      Pour les femme ,ne pas regarder cette vidéo ,sans un renfort absorbant dans votre culotte (risque de débordement)
      https://www.youtube.com/watch?v=hClMej0UGj4&feature=youtu.be.
      .
      https://www.youtube.com/watch?v=iEeT-WnjX0s&feature=youtu.be


    • sweach 5 novembre 16:06

      @files_walQer
      Je me suis posé la question, nous calculons les millions de tonnes de CO2 qu’on relarge dans l’atmosphère, mais personne se demande combien de millions de tonnes de vapeur d’eau on relarge ?

      Il ne faut pas oublier que toutes nos centrales transforment de l’eau en vapeur d’eau pour produire de l’énergie.

      La vapeur d’eau a un effet de serre environ 10 fois supérieurs à celui du CO2.

      Mais bon le « réchauffement » est juste un prétexte pour ne pas parler de la pollution.


    • meslier Mr Meslier 5 novembre 16:33

      @math exactement , de toute façon on sera obligé d’y revenir , la traction animale et le vélo !


    • popov 5 novembre 16:36

      @Croa
       
      Bonjour
       
      En 1900, les rues des grandes villes, Paris, Londres, New York étaient couvertes de crottin dont la puanteur étouffaient la population. Les moteurs à hydrocarbures étaient alors considérés comme la solution à ce problème de pollution. Comme quoi toute activité humaine pollue l’environnement d’une façon ou d’une autre et on en est souvent réduit à choisir le moindre mal.
       
      Si vous êtes un nostalgique du cheval, vous devriez rejoindre les Amishs américains (dont l’origine est franco-suisse). Les communautés les plus strictes n’utilisent aucun moteur ni l’électricité. Ils considèrent que l’équilibre entre l’adoption de technologies et le développement spirituel a été atteint au XIXe siècle.
       
      Un mouvement semblable est apparu chez les orthodoxes russes.


    • popov 5 novembre 16:53

      @Mr Meslier
       
      Bonjour
       
      exactement , de toute façon on sera obligé d’y revenir , la traction animale et le vélo !
       
      Et le chameau, vous y avez pensé ?
       
      Ça tombe bien puisque vos oligarques vous ont importé des millions de chauffeurs de chameaux potentiels qui ne demandent qu’à se rendre utiles.


    • Croa Croa 5 novembre 20:02

      À popov,
      Excellent conseil ! C’est marrant ces gens qui se croient malins sans l’être mais le sont tout de même sans le faire exprès ! smiley
      Lorsque l’effondrement sera effectif il vaudra mieux être de la communauté Amish que citadin à New-York pour avoir les meilleures chances de survie.


    • Et hop ! Et hop ! 5 novembre 20:41

      @Severomorsk : «  Le CO² humain mis dans l’atmosphère est d’ores et déjà une proportion importante de la teneur atmosphérique préindustrielle. »

      C’est totalement faux, vous n’avez aucune mesure pour affirmer cela.

      Tous les phénomènes biologiques produisent du CO2, tous les animaux, toutes les plantes, tous les planctons, toutes les forêts, tous ses océans, sans parler des combustions, des fermentations, de l’oxyde-réduction, des geysers et des volcans.

      Non seulement la production humaine de CO2 est infinitésimale par rapport à la production naturelle, mais le CO2 n’est absolument pas polluant et n’a aucun effet sur le climat.


    • popov 6 novembre 01:14

      @Croa
       
      Déjà aujourd’hui, les Amishs, avec juste ce qu’il faut d’instruction pour cultiver leurs terres, élever leurs animaux et entretenir leur matériel, vivent mieux qu’un citadin sur-diplômé et sans emploi. Ils vivent dans l’abondance alimentaire et sont en paix avec leurs voisins et avec eux-mêmes. En plus, leur mode de vie les protège de la plupart des malfoutoses modernes.
      Si l’expérience vous tente, Poutine offre un hectare gratuitement à tous les Russes qui veulent s’installer en Sibérie orientale. Il faut au préalable devenir Russe. Un hectare (10 000 m²), c’est plus qu’il n’en faut pour nourrir une famille.


    • Credit1 6 novembre 02:37

      @popov Essayez un peu de fréquenter des Amish et vous verrez jusqu’à quel point ils sont « en paix avec leurs voisins » : sont tellement en paix qu’ils ne veulent en aucun cas les fréquenter. Une/un jeune amish doit quitter la communauté si il/elle lui prend l’idée de se marier un/e impur/e hors de leur sacro-sainte communauté. Profondément intolérants et fermés sur eux, les amish fonctionnent comme nombre de sectes : en oppressant l’individu et en interrompant au plus tôt son développement culturel et intellectuel : l’égalité par la médiocrité. Pas une tête ne de doit dépasser, c’est comme ça que le troupeau se rassure. Par contre les messes sont systématiques le dimanche et surtout, interminables : lavage de cerveau. S’ils s’épargnent des « malfoutoses » modernes, c’est pour mieux cultiver des malfoutoses archaïques : écrasement de l’individu par la tribu, sexisme, patriarcat et profond obscurantisme. Profession agricole épuisante ( et faible rémunération, captée par la communauté).

      Même au chômage, nombre de sur-diplômés citadins mènent une existence plus épanouïssante que les amish ( c’est la foi religieuse qui est cultivé, par l’épanouïssement).


    • Credit1 6 novembre 02:46

      @popov J’ai l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de gens tenté par la sibérie orientale. C’est peut être juste une question de marketing remarquez, le goulag c’est un peu passé de mode smiley. Je pense qu’on doit pouvoir se nourrir avec 10 000 m²......pour peu que vous ayez survécu à l’hiver : c’est vite passé 6 mois... quand on a assez de Vodka. C’est ptêt pour ça qu’il faut au préalable devenir russe : il faut être habituté à l’antidépresseur.


    • sweach 6 novembre 10:36

      @Severomorsk
      *Le CO² humain mis dans l’atmosphère est d’ores et déjà une proportion importante* 
      Que l’origine du CO2 soit humain ou non, ça ne change rien, il se fixe de la même façon dans les océans et le taux résiduel est dépendant de la température.

      Il ne faut pas croire qu’il s’accule dans l’air parce qu’on en produit.

      Effectivement nos rejets de vapeur d’eau sont infinitésimale par rapport à ceux de la nature. Pourtant nous rejetons bien plus de vapeur d’eau que de CO2 et la vapeur d’eau a un effet de serre nettement supérieur. J’essaie juste de tuer l’argument CO2 des réchauffistes qui ne tien pas debout.

      Raser des forets, construire des villes, des routes, des digues, des barrages, l’agriculture aura bien plus d’impact sur le « climat » qu’une centrale électrique.

      Orienter le débat sur le « climat » et fait pour éloigner le vrai sujet qui est la pollution et au nom du « climat » certain pollue encore plus.

      Je préfère mille fois des milliards de tonne de CO2 qui ne sont pas polluant à l’exploitation des terres rare et du lithium très polluante.

      Une solution énergétique qui ne produit que de CO2 et de l’eau comme la pile à combustible à ethanol est une solution formidable, on ne l’exploite pas à cause des abruties qui accusent le CO2 de tout les maux.


    • popov 6 novembre 11:47

      @sweach
       
      Bonjour
       
      Un problème avec le bio-éthanol, c’est que les cultures qui le produisent prennent la places des cultures alimentaires ou des forêts.

      À part cela, c’est en effet une solution séduisante, mais je n’ai pas pu trouver de données précises sur la quantité d’énergie à fournir pour distiller l’éthanol.


    • sweach 6 novembre 12:11

      @popov
      Je crois qu’on peut enlever le mot « BIO »

      Effectivement produire de l’ethanol ne se fera pas sans polluer, nos techniques actuel se fond en concurrence de l’agriculture.

      Il faudra comparer le bilan pollution entre la production d’essence et d’éthanol, puis regarder les limites technique de production en éthanol par rapport aux besoins.

      Mais la molécule d’éthanol est assez simple et développer des procéder pour transformer la cellulose en éthanol ne semble pas si aberrant, nos réserves en cellulose et production sont largement supérieur à nos besoins.

      On peut transformer l’éthanol en électricité + eau + CO2, mais qui nous dit qu’on ne trouvera pas le moyen de la réaction inverse transformer l’électricité + eau + CO2 en éthanol ?

      L’éthanol deviendrait un mode de stockage pour l’énergie, bien plus pratique que l’hydrogène qui pose des problèmes de stockage.


    • popov 6 novembre 14:52

      @sweach
       
      L’éthanol de cellulose est une bonne idée puisqu’elle n’utilise que les déchets non comestibles de l’agriculture (quoique ces déchets puissent aussi servir d’alimentation pour les ruminants). 
      La réaction inverse (électricité + eau + CO2 → éthanol) est actuellement hors de portée. Il faudra se contenter de l’action chlorophyllienne (lumière + eau + CO2 → cellulose) dans un avenir immédiat, ce qui est une forme d’utilisation de l’énergie solaire.


    • sweach 6 novembre 16:04

      @popov
      Hors de porté ?

      Peut-être pas, certain on trouvait par hasard cet usage pour les nano spike

      Sinon pour l’énergie solaire, absolument toutes les énergies qu’on utilise sont d’origine solaire, hormis le nucléaire qui est la seul source capable de surpasser cette ressource.

      Pour le pétrole c’est tendu, car certain pense que c’est d’origine organiques (donc non renouvelable et solaire) d’autres pense que c’est d’origine minéral (donc renouvelable et non solaire)
      Moi je penche pour l’origine minéral.

      Il faut quand même penser qu’on ira toujours au plus pratique, actuellement il est plus pratique de creuser un trou et de brûler le liquide noir qui en sort, plutôt que de planter des millier d’hectare de végétaux qui ne suffiront pas aux besoins.

      Dans un avenir immédiat, les besoins en éthanol sont comblés par le pétrole, la canne à sucre et la betterave, il faudrait que le besoin soit démultiplié pour aller chercher d’autres sources.

      Mais si le E85 se développe ce n’est pas improbable.


    • Alren Alren 6 novembre 18:28

      @math

      Le mot arnaque est excessif :

      "Finalement, la voiture électro-nucléaire génère presque autant de carbone qu’un diesel."


      Exact selon des calculs complexes. Mais le diesel rejette des particules fines, des imbrûlés, des suies, qui à chaque inspiration vont au fond des poumons ! Pas la voiture électrique et peu la voiture à essence avec filtre.


      Il est clair que les batteries au lithium sont bien pratiques dans les smartphones. Elles seront cependant sans doute remplacées dans très peu d’années par des batteries au graphène.

      Mais le lithium ne convient pas aux grandes puissances comme celles qui sont nécessaires pour déplacer à grande vitesse un véhicule de plus d’une tonne.


      Pour le remplacer, des alternatives sont timidement étudiées dont les super-condensateurs.

      Je n’ai pas les moyens de mettre en œuvre des condensateurs « secs » à 800 volts de tension et présents par milliers dans plusieurs batteries amovibles.

      Les électrodes seraient en aluminium dopé pour une charge augmentée.

      Le problème de la sécurité et des contacts seraient les deux grandes préoccupations pour la mise au point.

      Chacune pesant 30 kg comme les bouteilles de gaz liquéfiés, quatre ou cinq pourraient être échangées dans les stations services. Qui auraient du temps pour les recharger avec de l’électricité renouvelable en période de surproduction (vents forts par exemple) ou en période creuse.

      À moins que comme les bouteilles de gaz, ces batteries de condensateurs soient apportées déjà chargées à la station par un camion. il reprendrait pour la station électrique les déchargées.

      Les particuliers s’ils disposent de plus de batteries que celles qui sont dans leur voiture pourraient en recharger avec des énergies renouvelables pendant qu’ils rouleraient avec les autres.


      On pourrait étudier des moteurs réellement électriques, fonctionnant par répulsion électrostatique ( cette force est colossale, on le voit dans les effets de la foudre) , très légers et n’utilisant pas de cuivre.


      Il faudrait au moins un million d’euros pour un atelier de fabrication de prototypes de ces batteries multi-condensateurs. Je ne les ai pas.


      De plus, comme il y a un lobby pétrolier, il s’est formé un lobby pour le lithium. Ne serait-ce que par des constructeurs comme Elon Musk qui a dépensé une fortune pour sa Tesla et qui verrait d’un mauvaise œil son investissement devenir obsolète.



    • Et hop ! Et hop ! 6 novembre 21:42

      @Severomorsk : La seule réponse pertinente et scientifique à ma critique est de donner une source statistique pour appuyer votree affirmation.


    • sweach 7 novembre 11:03

      @Severomorsk
      *la vapeur d’eau ... le taux résiduel est dépendant de la température.*
      Ca ? je ne peux pas l’affirmer et on pourrait même dire que c’est plutôt faux, car le relief et la végétation affecte fortement le taux de vapeur d’eau.

      Pour le CO2 vous avez un équilibre chimique d’échange entre l’eau et le CO2, si on augmente le taux de CO2 en le produisant l’eau absorbe le CO2 et si on diminue le taux de CO2 l’eau relargue du CO2, on arrive à un équilibre entre ces deux réactions et cette équilibre ce déplace en fonction de la température.

      A niveau local produire de grande vapeur d’eau à forcement un impact sur le climat.
      Pour le CO2 l’impact sur le climat est minime et au contraire l’impact est plutôt positif car cela booste les plantes.

      Mais le diesel rejette des particules fines, des imbrûlés, des suies, qui à chaque inspiration vont au fond des poumons ! Pas la voiture électrique et peu la voiture à essence avec filtre
      Vous ne maîtrisez pas le sujet.
      La grande majorité des particules sont produite par les plaquettes de frein, les pneumatiques et surtout la route, donc essence, diesel, électrique c’est un peu pareil au final.

      Le diesel a fait des efforts avec les filtres à particule, cependant la vanne EGR réduit juste la taille des particules, on est peut être pas gagnant avec des particules de plus petite taille et la surconsommation qui va avec.

      Après penchez vous plutôt sur les épandages des paysants ou bien les rejets de fumé non traité des centrales, le ponpon revenant au torchage, avant d’accuser les millions de voiture.

      La voiture a une responsabilité plutôt limité et passer au tout électrique ne changera pas ce point.


    • Et hop ! Et hop ! 7 novembre 12:24

      @Severomorsk

      Décidément, votre argumentation...., la terre plate, internet, vous êtes nul.

      Si c’est si facile à trouver, montrer moi un tableau de distribution qui montre actuellement :
       la production annuelle de CO2
         . par les océans,
         . par les forêts et les végétations, mousses, moisissures, fermentations,
         . par les sources carboniques, les failles, les geysers, les volcans,
         . par les incendies de savane, de forêts,
         . par tous les autres phénomènes biologiques,
         . par les phénomènes d’oxyde-réduction,
       la production de CO2 d’origine humaine
         . par la vie humaine (respiration, etc),
         . par l’industrie humaine, y compris les transports et le chauffage.

      Vous y verrez que la production humaine est complètement négligeable, moins de 1%.

      Et un autre tableau qui montre la variation siècle par siècle en France depuis 2 000 ans (on la connaît bien en Europe de l’ouest, mais pas dans les autres continents).


    • sweach 7 novembre 12:47

      @Et hop !
      *Vous y verrez que la production humaine est complètement négligeable, moins de 1%.*
      Ça par contre ce n’est pas vrai.

      Il est tout à fait possible d’estimer les taux de CO2 provenant de pétrole d’une autre molécule de CO2.

      La composition isotopique en Carbone diffère, il est donc assez simple de suivre l’augmentation en proportion des isotopes issus du pétrole.

      Il est évident que ces « estimations » sont plus ou moins bidouillés pour soutenir la thèse des réchauffistes, mais il est indéniable que l’usage du charbon et du pétrole peut être mit en évidence juste en regardant la composition des molécules de CO2 dans l’air.


    • Et hop ! Et hop ! 10 novembre 03:12

      @Severomorsk : L’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne n’a rien à voir avec le réchauffement climatique.

      Toutefois, renseignez-vous, au lieu de faire des affirmations fausses étayées par dezsc insultes.

      Lisez la constitution de la IIIe République, le vote préalable d’une loi par le Parlement était obligatoire pour une déclaration de guerre, le gouvernement qui était certain d’un refus n’a pas soumis un projet de loi au parlement, la Grande Bretagne a fait une déclaration de guerre en forme à l’Allemagne après vote d’une loi, et le gouvernement français a fait une déclaration et pris un décret de mobilisation générale ce qui a constitué l’entrée en guerre. 

      En Grande Bretagne il faut toujours une loi du Parlement, son refus a empêché une intervention armée en Syrie décidée par les USA.

      En France, le vote d’une loi par le parlement était nécessaire pour entrer en guerre selon la constitution de la Ve République, hors cas de défense ou de riposte contre une agression. C’est Sarkozy qui a modifié la constitution pour permettre d’engager les forces française dans un conflit extérieur avec une simple information de l’Assemblée, sans débat ni vote. Son but, après avoir réintégré le commandement de l’OTAn était de pouvoir décider seul de suivre les USA en Afghnanistan et dans d’autres guerres américaines.

      Vous êtes aussi ignorant en histoire et en droit public qu’en écologie.


    • Jean Keim Jean Keim 11 novembre 12:03

      @Croa

      Et le cheval, il en pense quoi ?


    • shayologo 11 novembre 12:10

      @files_walQer
      Et oui le vrai coupable c’est toujours le soleil.
      Les radiations solaires sont d’ailleurs bien plus dangereuses que celle du nucléaire, 
      Donc on peut faire des voiture électrique car elles ne polluent pas non plus.


    • BRémy BRémy 11 novembre 21:05

      @files_walQer
      « La vapeur d’eau est un gaz à effet de serre autrement puissant. »

      justement, qu’est-ce que les beaux panaches qui s’élèvent des énormes cheminées en béton des centrales nucléaires ?
      de quoi sont-ils constitués ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 novembre 21:14

      @BRémy. Tiens ! Quand je vous disais que le gogoravoxien moyen est infoutu de faire la différence entre la vapeur et la buée, ou eau condensée.


    • vesjem vesjem 11 novembre 21:18

      @olivier cabanel
      au contraire, le cheval reste un moyen très intéressant pour bien des déplacements ou transports ;
      il suffit de se rappeler que la batellerie existe encore comme moyen de transport économique de marchandises


    • BRémy BRémy 12 novembre 07:32

      @JC_Lavau

      -_-

      quelques explications-définitions de tes termes ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 novembre 07:56

      @BRémy. Je rappelle que toute vapeur, même la vapeur de mercure ou la vapeur de sodium (dans les lampes), sont des gaz.

      Un nuage est un aérosol. Ce qui s’échappe des aéros-réfrigérants des centrales thermiques, mais se mélange à de l’air plus froid, ne tarde pas à condenser : c’est alors de l’eau condensée en gouttelettes, en suspension dans l’air (qui inclut encore de la vapeur, mais bien moins que dans la tour, question de température).

      Assez fines, les gouttelettes tombent certes, mais d’autant plus lentement qu’elles sont fines. Aussi un temps de chute pourrait se compter en semaines et mois, et bien d’autres facteurs interviennent avant.

      Si tu vois un nuage ou un brouillard, alors ce n’est plus de la vapeur, mais de la nuée, de l’eau condensée.


    • c481 14 novembre 20:58

      @sweach
      La vapeur d’eau retombe… C’est ce qu’on appelle la pluie !


    • JC_Lavau JC_Lavau 14 novembre 21:06

      @c481. Avec toute la malveillance imaginable, jamais je n’aurais pu te prêter une connerie aussi énorme.
      Seules des gouttes suffisamment grosses parviennent à tomber à vitesse appréciable. Les flocons de neige tombent déjà beaucoup moins vite, à masse égale.


    • Decouz 5 novembre 09:37

      Un des problèmes vient en effet de la pollution énorme générée par l’extraction et le raffinage des métaux rares (ces métaux sont agrégés aux autres métaux, mais en très faible quantité, leur extraction nécessite des opérations ;chimiques complexes) qui sont utilisés aussi dans toutes les technologies de pointe

      https://www.20minutes.fr/planete/2207615-20180124-transition-energetique-bilan-ecologique-extraction-metaux-rares-deplorable

      Ecologiquement ce ne serait pas soutenable si on inclus la totalité de la chaine de fabrication, ces métaux seront épuisés encore plus rapidement que le pétrole, même s’il existe un espoir d’en recycler une partie.

      Nous sommes dépendants des pays qui possèdent ces métaux comme la Chine, quant au souhait du journaliste de rouvrir des mines en France pour exploiter ces métaux et pour réduire notre dépendance, on peut s’interroger sur les résultats, même si il assure que les règles d’extraction étant plus draconiennes chez nous il n’y aurait pas de désastre écologique.


      • olivier cabanel olivier cabanel 5 novembre 13:01

        @Decouz
        je partage et remercie.


      • bob de lyon 6 novembre 11:14

        @Decouz

        D’accord et absolument !

        Rappels glanés ici ou là, par exemple :

        - éolienne : 20 % de métaux rares : néodyme, dysprosium, praséodyme, terbium…

        Pourquoi : pour fabriquer un aimant qui remplace une éventuelle boîte de vitesses qui régulerait la rotation de la génératrice à 1500 tours/mn, indispensable à une production optimale.

        Ajoutons : « pour 1MW éolien il faut 8 tonnes de cuivre, 120 tonnes d’acier, sans compter le béton d’installation… ».

        - batteries rechargeables (téléphone, appareil photo, tablette, ordinateur…) : 8 %, lanthane, cérium, praséodyme, erbium.

        Mais, des terres rares, il y a en a partout : alliage, catalyse pétrolière, luminophore, verres et céramique, voire même dans le polissage : 15 % de lanthane et de cérium.

        - auto électrique (hybride aussi) : 10 kg de terres rares soit deux fois plus que dans un véhicule à pétrole.

        Répartition des ressources :

        Chine 47 %, Russie 17 %, Groenland 8 % ; Canada 6 % ; Viet Nam 5 %... le reste : partout sauf en Europe ! Éventuellement Madagascar et un peu… en Nouvelle Calédonie (aïe !).

         

        Anecdotes qui valent leur pesant de cacahuètes :

        La première terre rare utilisée en 1920 est le cérium pour faire du mischmetall, c’est-à-dire de la pierre à briquet.

        Ensuite les Autrichiens inventent le manchon à gaz des camping-gaz ; un alliage d’oxyde de cérium et d’oxyde de thorium pour produire la vive lumière blanche avec l’anémique flamme bleue du propane.

        Enfin, le mieux du mieux :

        *Dans les années cinquante les mécanismes motorisés des automobiles américaines sont fabriqués avec des aimants permanents de faible puissance, encombrants et très lourds.

        General Motors décide d’alléger ses véhicules. Il crée une filiale : Magnequench. Ses ingénieurs élaborent des matériaux magnétiques qui « permettent de gagner des centaines de kilo d’acier et de réduire l’épaisseur des portières. »

        Un jour, le nez dans le compte d’exploitation**, l’État-major : « c’est quoi cette filiale ? » (air connu partout dans le monde…), la filiale est vendue aux Chinois mais ils doivent respecter, sur l’honneur, de laisser l’usine pendant 5 ans aux États-Unis. Au bout de 5 ans et trois mois, l’entreprise s’évapore du côté de Shanghai avec le savoir-faire et donc la propriété intellectuelle.

        Met avis que les salariés de Magnequench ont dû voter Trump. Non ?

        *Conférence de Patrice Christmann en 2013, directeur adjoint à la stratégie du BRGM.

        **(flinguez le comptable, si vous en rencontrez un dans votre boîte !)

         


      • nono le simplet nono le simplet 5 novembre 09:42

        salut Olivier,

        concernant l’éolien off shore le parc européen est de plus 4000 éoliennes, la France en compte ... 1, flottante, expérimentale ... c’est dire si on est à la pointe du renouvelable ...

        pour la voiture, électrique ou non, c’est un peu comme si les 5 millions de passagers qui prennent chaque jour l’avion dans le monde avaient chacun leur propre avion ...


        • olivier cabanel olivier cabanel 5 novembre 11:25

          @nono le simplet
          eh oui...et je crois que les français ont finalement compris que macron n’était qu’un champion de l’illusion, qu’il promet, et qu’il ne fait pas.
          sa tournée dans le nord et dans l’est risque d’être agitée... smiley

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