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Accueil du site > Actualités > Politique > En fait la France c’est Madeleine Bas-de-Laine

En fait la France c’est Madeleine Bas-de-Laine

La dette publique ça vous dit quelque chose ? J’imagine que oui, étant donné qu’on nous répète sur tous les tons que nous sommes sur un bateau qui coule et qu’il y a intérêt à lâcher du lest - les pauvres, le système social, les services publics - si nous ne voulons pas mourir gelés dans l’eau accrochés à une porte d’armoire comme Jack dans Titanic.

Je croyais moi aussi que cette dette était une inextricable catastrophe. J’avais bien entendu des voix discordantes, mais bon c’était celle de Besancenot alors j’avais pas vraiment écouté - eh oui j’ai des préjugés comme tout le monde, jusqu’à ce que je lise ce matin un article de Bernard Maris dans Charlie hebdo. Je l’aime bien Bernard Maris, c’est un des rares économistes que j’arrive à écouter et qui en plus est compréhensible. Parce que moi dès que ça commence à parler cash-flow, stock options, Nasdac et prix du baril je décroche vite.
Bref, voici en gros le contenu de l’article :
Déjà on apprend qu’on est bien moins endettés que certains pays : on a une dette de 64,7 % du PIB, mais l’Italie en a une de 105 % et le Japon de... 157 % ! Et ce ne sont pas des pays du tiers-monde que je sache. De plus, si la France a une forte dette publique, elle a en revanche une faible dette privée - c’est-à-dire que les ménages ne s’endettent pas énormément - contrairement à des pays comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. Or, c’est la dette privée qui génère le plus d’instabilité.
Maris pose ensuite une question subversive dans la pensée dominante : "Et si la France n’était pas endettée ?". Il cite ensuite la thèse défendue dans un article d’Alternative économique écrit par l’économiste Mathieu Plane. Je suis permis d’en reproduire une partie, attention, il y a quand même du vocabulaire économique, mais accrochez-vous c’est édifiant :

La dette au sens de Maastricht (les impressionnants 64,7 %) est une mesure brute qui ne prend pas en compte les actifs détenus par les administrations publiques. Or, ces dernières possèdent des actifs financiers (actions cotées, dépôts...), mais surtout des actifs physiques (infrastructures). La dette financière nette était de 38,2 % du PIB en 2006, soit à un niveau proche de celui de 1995, alors que la dette au sens de Maastricht a augmenté de 8,7 points de PIB sur la même période.

Cet écart d’évolution s’explique par la forte valorisation des actions détenues par l’Etat au cours de ces dix dernières années. Si on comptabilise l’ensemble des actifs, c’est-à-dire aussi les actifs physiques, les administrations publiques ne présentent plus une dette, mais une richesse nette (37,8 % du PIB en 2006). Celle-ci a d’ailleurs augmenté de plus de 22 points de PIB entre 1995 et 2006, ce qui veut dire que les administrations publiques se sont enrichies sur cette période, notamment en raison de la forte valorisation des terrains détenus par l’Etat (+ 200 % en dix ans). Le bébé français ne récupère pas à la naissance une dette publique de 18 700 euros, mais hérite au contraire d’un actif net de 11 000 euros, même s’il est vrai qu’une partie des actifs physiques ne sont pas cessibles et qu’il est difficile de leur donner une valeur marchande.

De plus, d’un point de vue global, ce qui compte pour le nouveau-né français, ce n’est pas uniquement le patrimoine des administrations publiques, mais celui de la nation, qui intègre également les autres secteurs institutionnels (ménages, entreprises, position extérieure...). Au regard du compte de patrimoine de la nation, chaque Français né en 2006 hérite en moyenne de 185 400 euros.

Enfin, la dette publique française est notée AAA par les agences de notation (Standard & Poor’s, Ficth Ratings), la meilleure note qui soit en termes de qualité de dette. La France fait donc partie des meilleurs élèves de la classe mondiale quant à la gestion de ses finances publiques. Cela veut dire aussi que l’Etat français ne risque pas de faire défaut au remboursement de sa dette, ce qui explique par ailleurs la faiblesse des taux d’intérêt sur les obligations publiques (inférieurs à 4 % en moyenne depuis début 2005), considérées comme un placement sans risques. Si la gestion des finances publiques doit être rigoureuse, d’autant plus que le choc du vieillissement va s’amplifier dans les prochaines années, rien n’indique donc que l’Etat français soit en situation de faillite.

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Alors que se passe-t-il vraiment ?
En réalité, la France se comporterait selon Maris comme les "hedge funds" américains qui viennent de provoquer la crise ; elle emprunte à taux faible puis place l’argent dans l’immobilier par exemple. Les revenus des actions compensent les intérêts de la dette parfois largement et donc, paradoxalement, on s’enrichit en s’endettant. Aaah ! le mystère des flux de capitaux pour nous, pauvres mortels...

Tous les sacrifices qu’on nous demande de faire presque au nom de la survie du pays sont donc injustifiés. On donne 15 milliards d’euros par an aux plus riches, en même temps on supprime des postes de fonctionnaires, d’enseignants alors que le système va mal, la culture vivote... et tout ça non pas parce que nous sommes en danger de crise économique, mais juste par idéologie.

Charlie hebdo du 2/04
Alternative économique n° 265, janvier 2008

Tété pour le titre


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41 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 11 avril 2008 11:03

    C’est une vision simpliste à lire

    En fait,la France pour cette dette,paye des interets qui sont énormes et qui au lieu d’aller dans les investissements ou les infrastructures pour les français va rembourser des interets sur la dettes (donc dans la poches des préteurs)

    Alors c’est sur que la France se situe dans moyenne,mais gardons toujours à l’esprit que vivre à crédit c’est toujours à court terme,car à moyen terme il faut rembourser la dette et les interets ,tu réduits tes dépenses et ensuite ton train de vie car des revenus sont canibalisées par ces remboursements

    Qui créé en France des revenus ????? C’est pas les services publics,ce sont les entreprises principalement concurrencielles et les particuliers

    Plus la dette est importante,plus existera de charges sur les entreprises et d’impots en tout genre sur les particuliers

    IL convient donc grace à des mesures de moderniser les administrations (regroupement de centrales d’achats) ,suppression des doublons,réduction du nombre de fonctionnaires dans ce pays (oui c’est possible) et suppression de subvention aux emplois car cela ne fait que suventionner des emplois et tirer les salaires vers le bas

    Voila les pistes actuels

     


    • Vincent 11 avril 2008 11:30

      Entièrement d’accord avec vous et l’économiste cité.

      A l’image d’un bilan comptable d’entreprise, en face des créances il faut mettre la valeur des actifs immobilisés.

      Donc l’immobilier ayant énormément augmenté, les comtes français sont saints.

      Par ailleurs l’état française se permet même de vendre puis de racheter certain bâtiments après quelques travaux en faisant réaliser des plue value conséquentes aux acheteurs les bâtiments de l’imprimerie nationale en sont un parfait exemple.

       

      C’est en effet par idéologie, que l’on dérembourse les médicaments, en effet ont créer artificiellement un trou dans les comptes de la sécu en affectant une part des cotisation au paiement d’autre secteurs, pour nous dire que l’on doit être plus raisonnable en matière de dépenses médicales.

       

      Le but étant de privatiser certains organismes afin que les nouvelles structures les remplaçant puissent faire des bénéfices.

       

      Indirectement par ces nouveaux bénéfices, il y aura des rentrées d’argent pour l’état sous forme de cotisations sociales et de revenus d’impôts.

       

      Ce sont pour ses méthodes libérales que les français ont voté l’années dernière. Je me souviens que récemment quelques articles relatifs à la culture économique dispensée dans les lycées faisaient par du faible niveau des lycéens et donc des français en général.

       

      Je pense que très peu d’entre nous savent lire un bilan comptable, que très peu savent comment s’articulent les comptes de l’états par contre beaucoup trop regarde les journaux de 20h00 et leurs informations simplifiées voire simplistes.

       

      Quelques camemberts et deux ou trois pourcentages suffisent à nous faire croire n’importe quoi.

       

      Il faudrait peut-être revenir aux fondamentaux, l’état n’est pas une entreprise, son but n’est pas de faire des bénéfices, son but selon moi est d’assurer les piliers essentiels de la vie :

      nourriture, santé, logement, éducation.

       

      Pour parvenir à cela l’état doit engranger des recettes mais pas aux détriments de certaines catégories de populations et ne prélever que les recettes nécessaire et suffisante.

       

      Actuellement, l’état rogne sur les dépenses et permet à quelques entreprises privées de réaliser des profits considérables au détriment de la population toute entière.

       

      Ce qui a été construit depuis la révolution est en train d’être démonter à vitesse grand V par le gouvernement actuel et ses prédécesseurs.

       

      Va falloir réagir rapidement.

       


      • Nemo 11 avril 2008 15:40

        Vous n’y êtes pas du tout. Les fonctions dites régaliennes de l’Etat sont :

        1) Assurer la sécurité de sa population. La paix extérieure et la paix civile sont les facteurs indispensables au développement de tous les autres bien publics

        2) Assurer la justice et la force du droit. Il s’agit là également d’un élément essentiel à la paix civile.

        Ensuite vient le reste, logement, nourriture, éducation.

        Quant à ce que vous dites sur les actifs de l’Etat, il n’y a aucun investisseur qui parierait une cacaouette sur une entreprise qui vendrait ses actifs pour financer ses frais de structure...


      • Vincent 11 avril 2008 15:58

        Concernant les investisseur je suis d’accord avec vous, mais les actifs servent de caution pour les prêts d’argent.

        Vous avez raison en disant qu’on emprunte pas pour des frais de structure, mais je ne crois pas avoir écrit cela.

        Enfin les règles que j’énonce sont les règles de base nécessaire au développement d’un peuple, les règles que vous énoncez viennent ensuite.

        Regardez de l’autre côté de la méditéranée, certaines pseudos républiques n’assure même pas le regime de banane minimum à leur population, alors la santé, l’éducation et le logement autant vous dire qu’on en est loin.

        Mais si vous reflechissez à vos besoin vitaux, le premier qui vous vienne à l’esprit est la nouriture et l’eau, ensuite vous aller avoir besoin de la santé, puis d’un toit et enfin de l’éducation, ensuite viendrons les loisir et c’est là généralement que ça se mets à déconner.


      • srobyl mascarpone58 12 avril 2008 16:02

        Bien sûr..

        Mais où est-il écrit que l’Etat doit faire passer avant tout le reste ses fonctions régaliennes ? (et même tailler à la tronçonneuse dans ce reste) 


      • srobyl mascarpone58 12 avril 2008 16:05

        (ceci s’adresse à Memo) 


      • Tzecoatl Tzecoatl 11 avril 2008 12:00

        Très bonne remise en place, et toujours un plaisir de lire cet auteur.

        Il y a même une mécanique monétaire expliquant que les états soient endettés.

        Puisqu’il y a plus de dettes que de monnaie en circulation, le sur-endettement que ne peuvent supporter les agents économiques privés (entreprises, ménages) est supporté par les états.

        Bref, on comprend bien que le discours gouvernemental est idéologique, à savoir poursuivre coûte que coûte la libéralisation, contrairement aux missions qu’à précisé Vincent ci-dessus (nourriture, santé, logement, éducation, j’en rajouterai d’autres).


        • JPC45 11 avril 2008 12:16

          encore ces fameux 15 millaird aux plus riches... l’auteur devrait se renseigner un peu plus sur le contenu de l a loi TEPA au lieu de repeter betement les discours des hommes politiques.

          ceci dit la dette n’est un pb surtout en période faible taux comme nous avons connu jusqu’à présent mais la remontée des taux qu’il y aura sera intenable pour la France, un peu comme les taux révisables pour l’immobilier. 

          ne pas s’attaquer à la dette serait une grave erreur

           


          • Fred 15 avril 2008 16:28

            c’est clair que les socialistes ont bien réussi leur propagande sur ces 15 milliards. Même si je pense que l’efficacité de ce paquet est plus que douteuse, j’aimerais pour une fois qu’un des intervenants de gauche de ce forum puisse nous démontrer par A+B que la majorité de ce paquet fiscal va aller aux plus riches.


          • Yohan Yohan 11 avril 2008 12:35

            Le Titanic France coule. Mais rassurez-vous, si vous êtes titulaire d’un billet de 1ère classe, vous serez admis dans la barque de sauvetage.


            • foufouille foufouille 11 avril 2008 12:42

              la dette date de 76. ils ont pas fait expres......

              http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64550

              ca non plus pas fait expres


              • JPC45 11 avril 2008 12:56

                quel tissu de connerie cette pétition... et dire qu’il y en a qui la signe !


              • foufouille foufouille 11 avril 2008 13:12

                la connerie n’est pas la petition MAIS la perte de 3M€ des caisses suite a placement bidon

                de toute maniere, sauf pour les riches, la retraite sera creve en travaillant


              • JPC45 11 avril 2008 13:19

                les placements ne sont pas bidon car aujourd’hui depuis sa création le FRR est largement positif.

                DE plus sur un risque comme la retraite, on peut placer un peu plus en bourse car sur le long terme les rendements sont supérieurs, ce qui est le cas depuis 2003

                la méconnaissance fait dire n’importe quoi...

                et je ne aprle de la méconnaissance des technqiues de gestion d’actif liè à des passifs de retraite, ni sur le pourquoi de la création du FRR, etc

                 

                 

                 


              • foufouille foufouille 11 avril 2008 14:24

                les subprimes "avaient" un rendement superieur aussi.......


              • JPC45 11 avril 2008 15:19

                tu parle de chose que tu ne connais pas : les subprime ce n’est pas lié (de façon directe à la bourse) et dois je te rappeler l’évolution du CAC40 depuis 1987 ?


              • foufouille foufouille 11 avril 2008 18:18

                la perte de 3M€ n’existent donc pas


              • JPC45 11 avril 2008 18:24

                il y a peut être un perte depuis le début de l’année mais depuis l’année 2003, les gains compensent largement les pertes pour atteindre un rendement au final de 6% par an.

                En gros il y a eu de 2003 à 2007 des gains importants (je me souviens avoir lu dans le rapport de la FFR une année à 16%) soit 5 années de hausse importante et au début d’année il y a a priori une perte mais attendons la fin de l’année pour tirer une conclusion sur cette année


              • JPC45 11 avril 2008 12:54

                J’imagine que dans l’analyse, les dette sociale ne sont pas prise en compte (comme la CADES et autres cf les rapports de la cour des comptes). L’état a créé des structures pour externaliser la dette et la faire disparaitre comme par magie. A qui on va faire croire qu’il ne fait pas réduire la dette !


                • Internaute Internaute 11 avril 2008 14:53

                  Excellent !.........


                • Internaute Internaute 11 avril 2008 15:03

                  La dette consomme chaque année le montant de l’impôt sur le revenu.

                  La dette n’est raisonnable que si elle sert à payer un investissement qui permettra une création durable de richesse, comme peut l’être une centrale Edf, le Plan calcul, le soutien de l’Esa ou d’Airbus, la construction d’infrastructures.

                  Quand la dette ne sert qu’à permettre aux fonctionnaires de continuer à péter dans la soie ou aux immigrés de bien vivre chez nous, elle est une catastrophe. (traduisez : financer les dépenses courantes)

                  Il n’y a aucune bonne conscience à avoir du fait que nos voisins sont plus endettés que nous. Cet article fait l’amalgamme entre une valorisation fictive des biens de la nation (Chambord et Azay-Le-Rideau valent x millions) et le fardeau bien réel compté en heures de travail perdues par les français pour payer les intérêts de la dette.


                • Voltaire Voltaire 11 avril 2008 13:58

                  Sans entrer ici dans le détail, il est néanmoins utile de rappeler quelques éléments économiques fondamentaux.

                  - la dette coûte. Des intérêts. Actuellement très bas, ceux-ci peuvent remonter (en cas d’inflation... ), et donc coûter plus...

                  - l’endettement est utile quand il finance un investissement. Emprunter pour dévelpper des infrastructures, ou de l’éducation, qui rapportera plus tard de la croissance économique, constitue un placement. En revanche, l’endettement est négatif quand il finance le fonctionnement (pour faire simple, comparez de la dette pour un achat immobilier, et de la dette pour acheter une télé, un crédit consommation...).

                  Pour bien gérer une économie, il existe une règle assez unanimement acceptée : un pays s’endette en cas de crise de croissance, pour investir et relancer l’économie, et ainsi réduire la durée dela crise. Et ce pays rembourse sa dette quand l’économie est en croissance, afin de laisser une marge pour emprunter de nouveau en cas de crise. C’est ce qu’a fait le Japon : afin de sortir d’une période de déflation, il a massivement emprunté, notamment pour accroitre sa R&D et assainir son système bancaire. Certes, la crise mondiale actuelle est génante pour lui, mais il a réussi à inverser la tendance des années 90. En revanche, l’Italie et la France n’ont pas remboursé suffisament leurs dettes et assainis leurs économies dans les années 98-2002 et 2005-2007. Ils sont donc incapables d’emprunter plus actuellement, alors que l’économie ralentit, pour relancer la machine.

                  La France a aussi commise des erreurs importantes de gestion, comme la cession d’actifs majeurs à vil prix (autoroutes...) et n’a pas réformé son administration (doublons nombreux entre Etat et collectivités locales par exemple). Le seul problème est que ce type de réforme de fond ne peut se faire qu’en période de vaches grasses, pour amortir les effets normaux sur les personnes. A force d’accumuler les erreurs, par courte vue, nos gouvernements successifs ont plongé la France dans un beau "merdier"...

                  Alors, rigueur ou pas rigueur ? Une rigueur de gestion ets nécessaire actuellement. On ne peut plus plonger le déficit sans effets à long termes très domageables. Mais pour la dette, il faut la stabiliser. Son remboursement devra attendre. L’essentiel est d’utiliser les faibles marges disponibles pour de l’investissement pour la croissance. Cela implique des choix douloureux : il faut qu’ils soient justes, équilibrés et réversibles...

                   


                  • foufouille foufouille 11 avril 2008 14:28

                    actuellement le choix est :

                    emplois precaires a la pelle, hlm servant a entretenir des castes, verouillage des elections par les gros partis, gens qui font 3 boulot pour survivre, tente et camping....

                    si le gvt veut faire le menage, il devrait commencer par SES depenses pharaoniques


                  • foufouille foufouille 11 avril 2008 14:45

                    j’ai aussi oublier que tous ceux (smicard, precaires, handi...) qui ne touchent pas la cmu ont bcp de mal a se soigner. donc la vision a long terme c’est pas au gout du jour


                  • JPC45 11 avril 2008 15:50

                    t’en connais beaucoup qui n’ont pas au moins la CMU en France ?


                  • foufouille foufouille 11 avril 2008 16:02

                    tous ceux que j’ait cites : smicard, handi, precaire. les mutuelles sont tres cheres et le "seuil" cmu tres bas


                  • JPC45 11 avril 2008 16:25

                    tu dois parler de la cmu complémentire et pas de la cmu de base alors.

                    Un smicard peut très bien avoir un mutuelle par l’intermédiaire de son entreprise

                     

                     

                     


                  • foufouille foufouille 11 avril 2008 18:03

                    vu le "remboursement" de base....

                    une mutuelle "d’entreprise" pas cher c’est combien ? smic =1000€ net


                  • Fred 15 avril 2008 16:40

                     

                    Vous avez des mutuelles à 50€ par mois voir un peu moins. Si vous êtes en bonne santé c’est sur ça ne vaut pas le coût par rapport aux remboursements que vous obtenez, c’est pour ça que de nombreuses personnes préfèrent ne pas payer. A vrai dire si je n’étais pas obligé de la prendre à travers mon travail je ne prendrais pas de mutuelle (pour l’instant étant jeune et en bonne santé et dépensant uniquement 150€ par an en verre de contact) non plus car en France on est couvert pour les plus gros coûts par la sécu. D’ailleurs de nombreuses personnes l’oublient, les dépenses de santé sont passées de 7% du PIB en 1980 à presque 12%, forcement si on n’augmente par énormément les cotisations on perd en remboursement mais aujourd’hui quelqu’un qui a un cancer est remboursé à 100%.


                  • patroc 11 avril 2008 15:32

                     Un bon article dans cette propagande "Y’a plus d’argent dans les caisses !". Cà dépend lesquelles. Dans les hautes sphères, ils n’ont pas l’air d’en manquer !... Peut-être y piochent-ils plus qu’on ne peut les remplir !?... Ha, ce désir de richesse et de pouvoir, un endoctrinement de naissance, alors imaginez leur peur de perdre, les malheureux...


                    • Nemo 11 avril 2008 15:33

                      Présenter les comptes français comme sains est d’un sophisme qui dépasse l’entendement. La véritable comparaison à faire, c’est celle du montant du déficit public et de celui des intérêts de la dette.

                      Cette année encore, les intérêts de la dette représentent le montant total du déficit public. L’Etat s’endette donc chaque année pour payer les intérêts de sa dette antérieure.

                      Imaginez que vous avez emprunté 10.000 euros à un taux de 5% annuel. A la fin de l’année, vous devez payer 500 euros. Si vous ne les avez pas, vous devez emprunter pour payer.

                      L’année suivante, vous avez une dette de 10.500 euros. Vos intérêts représentent 525 euros. Vous ne les avez pas, et vous empruntez à nouveau.

                      L’année suivante, vous vous retrouvez avec 11.025 euros de dette. Et ainsi de suite. En deux ans, vous avez augmenté votre dette de 10% et des brouettes.

                      Sauf que là, c’est 10.000 euros. Je vous laisse imaginer l’effet avec 1.200 milliards. Et tout ça pour financer des dépenses de fonctionnement, l’équivalent, pour nous humbles contribuables, des factures d’électricité et de gaz.

                      S’endetter à hauteur de 1.200 milliards pour du fonctionnement, quoique vous puissiez en dire, c’est suicidaire.

                      Et quand bien même les actifs français seraient considérables, trouveriez vous normal de gager votre maison, votre résidence secondaire et vos économies pour financer vos factures de gaz et d’électricité ? Eh bien c’est ce que l’on fait.

                      Que la dette française soit classée AAA ne change rien à l’affaire. Cela veut juste dire qu’en cas de pb, les prêteurs pourront se payer sur la bête.

                      Et ce n’est vraiment pas ce que je souhaite pour mon pays.


                      • Forest Ent Forest Ent 11 avril 2008 15:35

                        Sur la forme, je me demande s’il est bien éthique de faire un article en juxtaposant deux articles d’autres journaux.

                        Sur le fond, c’est assez discutable.

                        Dire que l’état s’est enrichi parce que l’on réévalue son immobilier est exactement l’idée qui a conduit au surendettement US. Cette "richesse" n’est pas disponible alors que les dettes sont bien réelles. Et elle appartient aux générations futures. Par ailleurs, si l’on veut avoir une comptabilité patrimoniale, il faut prendre en compte également les perspectives de recettes et dépenses futures. Cet argument me semble donc faible.

                        Il est par contre vrai que la France n’est pas un pays très endetté relativement à la moyenne occidentale. Les administrations publiques sont dans la moyenne basse. Les ménages très en dessous de la moyenne.

                        Seulement il me semble que l’essentiel de la dette actuelle est entre entreprises privées, je pense pour plus de la moitié, bien que ce chiffre soit difficile à établir. Et encore, en ne prenant en compte que le crédit et pas les engagements sur dérivés.

                        Or je ne vois plus très bien ce qu’est une "entreprise privée française". Dans les deux plus grandes, on trouve par exemple BNP et Total. Le chiffre d’affaires de Total est du même ordre de grandeur que le budget de l’état français (150 G€). Le bilan de BNP est du même ordre de grandeur que la dette de l’état français (1200 G€).

                        J’ai donc un peu l’impression qu’en se focalisant sur la dette des états, on ne voit qu’une partie négligeable de l’iceberg. Et sur le reste, il semble que nous n’ayons strictement aucune prise, et même très peu d’information.


                        • ThatJazz ThatJazz 11 avril 2008 16:36

                          Je voulais juste montrer un point de vue différent de celui qu’on entend généralement dans les médias, je ne suis pas une professionnelle de l’économie, donc je ne peux pas faire des analyses qui soient pertinentes. Le but d’un l’article est de provoquer une discussion je crois. Je vois sur le site énormément d’articles d’opinions du style "j’aime pas la tête de tel politicien", mais je crois pas que ce soit très intéressant, non ?

                          Pour répondre sur l’économie, je pense que si on a un patrimoine immobilier de valeur, on ne devrait pas se baser la dessus pour réemprunter (c’est ce qu’on fait actuellement, et c’est ce qu’on fait les banques américaines) mais tout simplement le vendre, ou tout du moins cesser d’emprunter comme ça, en pensant que les flux de capitaux nous rapporteront toujours. Parce que comme vous le dites c’est instable.

                           


                        • JPC45 11 avril 2008 16:46

                          c’est à votre honneur de vouloir lancer le débat.

                          2 choses qui n’ont pas été dites :

                           *l’état ne connait pas son bilan : alors comment peut on affimer que les actifs sont supérieurs aux passifs. le conditionnel semble de rigueur.

                           *autre chose : admettons que l’état connaissent bien l’état de son patrimoine, la vente d’un tel acteur entrainerait la diminution des prix de transations : c’est la loi de l’offre et de la demande. si l’état vendait des biens immobiliers, cela entrainerait une diminution des prix immobiliers d’où une dimuntion de l’actif de l’état.

                          La valorisation de l’actif de l’état est bien périlleuse et s’appuyer sur cet argument pour justifier une non diminution de la dette de l’état est plus que discutable.


                        • Forest Ent Forest Ent 11 avril 2008 17:36

                          @ l’auteur

                          Je vois sur le site énormément d’articles d’opinions du style "j’aime pas la tête de tel politicien", mais je crois pas que ce soit très intéressant, non ?

                          Effectivement. Sauf si la rédaction le justifie. Mais ce n’est pas une raison...

                          Je pense que si on a un patrimoine immobilier de valeur, on devrait tout simplement le vendre. 

                          Pourquoi donc ? Il peut servir plus tard.


                        • vieuxcon vieuxcon 11 avril 2008 18:05

                          Quelque part vous avez raison tout de mème.

                          premièrement sur le fait de lancer un débat, mais aussi sur le fond de votre article. On ne gère pas une communauté comme on gére une commune. Et la dette de la France et avant tout idéologique.

                          Sarkozy à Bercy et la france était bien tenue. Sarkozy à l’Elysée et le pays est en faillite. C’est tout simplement qu’il y a statitiquement mille et une façon de présenter un bilan.

                          il y a du vrai dans ce que dit Maris, comme il y a du vrai dans ce que disent vos contradicteurs. Mais j’ai trop vu, la manipulation de la présentation des bilans, en région et au niveau national, pour savoir qu’on en fait ce qu’on veut. Il suffit de changer une somme de lignes, de passer une provison en déficit et tout votre montage est faux.

                          Ils se moquent, il se gaussent, mais ils savent bien que quelque part, vous avez un peu raison.

                           


                          • JPC45 11 avril 2008 18:20

                            je suis d’accord avec vous que les bilans se manipule et l’Etat est un expert dan ce domaine surtout pour cacher des dettes (dois je vous rappeler ce qu’est pas exemple la CADES, le FSV, le FFIPSA ?) etsans compter les dettes qu’à l’éat vis à vis de la sécurité sociale qui n’apparaissent pas dans son bilan...

                             

                            le bateau prend l’eau et dire que puisent on peut manipulmer les chiffres c’est que ça va bien, c’est la politique de l’autruche surtrout quand on aura les taux qui remonteront...


                          • DarthNico DarthNico 11 avril 2008 18:46

                            Il me semble que les commentaires de Voltaire et ForestEnt sont vraiment pertinent...

                            Pour ma part je dirais en résumé qu’il faut bien comprendre que ce n’est pas parceque nous ne sommes pas ruiné (ce que vous dites) que l’on n’est pas endetté ... voire surendetté ! (ce qu’ils disent il me semble)...

                            Reste que la dette sert actuellement d’épouvantail et permet de justifier a peu prêt toutes les reformes.

                            En ce qui me concerne, je ne fais (et 15 G€ sont là pour le confirmer) pas du tout confiance à ce gouvernement pour la résorber... elle est trop utile, trop effrayante...

                            Et puis finalement elle rapporte à qui,... aux riches qui ont accepté de financer l’état...

                            Et qui la paye,... nous et nos impôts...

                            En résumé la dette c’est un impôt à l’envers... des "pauvres" (si l’on admet que les classes moyennes le sont... c’est relatif) vers les riches... (après c’est une question de point de vue... on pourait dire... des presque riches vers les très riches...etc... sauf que les pauvres payent aussi la TVA...)

                             


                            • ernst 12 avril 2008 04:06

                              Mais, bébé, l’actif devient actif quand il est mis sur le Marché et a trouvé preneur.

                              Et qui c’est qu’a les sous pour désendetter la France et acheter ses jolis monuments ?...Et à quel prix ferme achèteraient-ils, vu qu’ils sont les seuls à avoir le pognon ? Mille euros la Tour Eiffel ?...

                              Allez, d’accord, on n’est pas endettés !...

                              Mais moins on est endettés, plus on est dans la merde.

                              Je vois pas d’amélioration, franchement...


                              • foufouille foufouille 12 avril 2008 08:18

                                le probleme n’est pas dette ou pas

                                mais que font ils de l’argent ?

                                subvention aux entreprises qui delocalise, emplois aides precaires en 1/2 temps, et train de vie fastueux de l’etat, de ses haut fonctionnaire

                                le gouvernement fait du credit conso


                              • Rough 12 avril 2008 16:47

                                Cet article a le mérite de lancer le débat sur un sujet important...même si l’auteur a largement mis à contribution d’autres médias...
                                Les arguments de M. Plane sont un peu spécieux...c’est le moins que l’on puisse dire...Tout d’abord la valorisation des actifs de l’état français n’est pas une opération simple...je pense que même l’inspection des finances aurait bien du mal à fournir un chiffre...Ensuite il est suicidaire de vendre ses actifs pour financer ses charges courantes...il ne viendrait à l’idée de personne un morceau de sa propriété pour payer les dépenses courantes de la famille...cela ne peut durer très longtemps...
                                Ensuite si le recours à la dette est acceptable et même indispensable dans le cadre d’un investissement qui créera de la valeur...typiquement une entreprise emprunte pour construire une usine qui générera des produits supplémentaires...il est par contre peu avisé pour une entreprise d’emrunter pour payer ses charges courantes, surtout lorsque cela devient recurrent....
                                Dans le cas de l’état français la situation est même plus alarmante car le budget est systématiquement déficitaire et chaque année l’on doit emprunter plus pour payer les interets des années antérieures..cf. le commentaire de Nemo....
                                Cerise sur le gateau lorsque l’état s’improvise agent immobilier ou courtier en action il se révèle d’une incompétence crasse....les concessions autoroutières ont été bradées, la privatisation d’EDF/GDF s’est fait à un tel prix que les actions ont pris 20% dans l’année qui a suivie alors que fondamentalement rien n’avait encore changé dans ces entreprises...sans parler des miraculeuses bévues immobilières...cf. l’imprimerie nationale vendue à Carlyle en 2003 pour 85 millions d’euros et rachetée en 2007 par l’état français pour plus de 300 millions d’euros...
                                L’accroissement de la dette me semble préoccupant car il traduit la faible productivité de le manque d’efficacité de l’appareil d’état au sens large... 

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