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Les sentiers de la honte

Avec des matraques en guise de dialogue, mais aussi des grenades, des bombes lacrymogènes, des blindés, les gendarmes de Macron ont détruit consciencieusement la plupart des lieux de vie des habitants de la ZAD de NDDL, semant aussi la terreur jusqu’aux terrasses de café de Nantes.

250 zadistes face à une armée de 2500 membres des « forces de l’ordre », armés jusqu’aux dents, le combat était inégal, mais la lutte est-elle pour autant perdue définitivement ?

Plus globalement, certains commencent à se demander si Macron ne serait pas en train de s’embourber... ses robots-cop dans la boue de NDDL, et son gouvernement dans celle des grèves qui semblent vouloir s’installer durablement dans le pays ?

En tout cas, le petit moment de popularité du à « l’effet Beltrame » qu’avait connu il y a peu la gendarmerie, est retombé aussi vite qu’il était monté.

Le discours que propose le chef de l’état est problématique, car il n’a cessé de contester la réalité, affirmant devant Plenel et Bourdin, qu’il n’y avait pas pour lui de convergence des luttes, utilisant volontairement le mot « coagulation », affichant ainsi un déni irréaliste alors que la grogne monte d’un cran chaque jour un peu plus.

Hôpitaux, EPAD, Boueux, Cheminots, juges et avocats, Air France, retraités, étudiants, employés de Carrefour, agents portuaires marseillais, peut-être bientôt routiers, (on se souvient qu’ils s’étaient mobilisés en septembre dernier (lien)) sont déjà dans la rue.

Le 17 avril la CGT Mines-énergie appelle à rentrer dans le mouvement, afin de mener des actions ponctuelles : remettre le courant à des foyers nécessiteux, et baisser la production pour les entreprises qui licencient, par exemple. lien

D’ailleurs un laboratoire de convergence des luttes s’est tenu à Marseille le 14 avril dernier, appelant à un rassemblement interprofessionnel le 19 avril, avant un nouvel appel à défiler le 5 mai. lien

Ils étaient tout de même 58 000 manifestants à Marseille...le 14 avril. lien

Mais revenons à NDDL.

Jamais à l’abri d’une contradiction, « monsieur en même temps » affirme être prêt à envisager que la ZAD devienne un lieu d’expérimentation écologique, à condition que les postulants viennent s’inscrire individuellement auprès du préfet, décrivant leur projet individuel, ...alors qu’il s’agit d’un projet collectif dont l’aspect innovant passe par le refus d’un individualisme peu constructif, ou en tout cas non choisi par les zadistes.

La préfète, Nicole Klein, martèle : « il faut un projet individuel de régularisation agricole  », refusant ainsi tout projet collectif provoquant fatalement un blocage. lien

Résultat, les 2500 gendarmes ont quasi tout détruit, des animaux y ont laissé leur vie, ou en tout cas ont perdu leur lieu de vie, à preuve cette zadiste, venu devant les micros, une jeune agnelle morte dans ses bras. lien

Au-delà de ces actes inqualifiables, les zadistes (et les gendarmes aussi) comptent de nombreux blessés, suite à des tirs tendus de grenade, méthode qui disqualifie les agresseurs, tirs qui ont gravement blessé à la tête de nombreux zadistes.

Selon France Info du 11 avril, à 19h29’, il y a eu 9 blessures au Flash Ball, dont une grave au visage, 16 blessés suite à ces tirs tendus, et selon les médecins, c’est évident qu’ils utilisent les grenades lacrymogènes comme projectile pour blesser les gens. Il y a eu aussi 22 blessures liées aux explosions de grenades, dont une quinzaine liées à des éclats de grenades (...) il y a eu aussi l’évacuation d’une personne gravement blessée qui a été bloquée pendant plus d’une demi-heure, avant d’avoir accès au SAMU, et 3 journalistes blessés après avoir été délibérément visés.

L’un de ceux-ci, Pacome Le Mat, pourtant aguerri, a déclaré : « en 20 ans de carte de presse, je n’ai jamais vu ça ». lien

Hélas, ce n’est pas tout...

Une enquête est en cours, et il semble que les hélicoptères lancent d’étranges engins, portés par de petits parachutes munis de grenades, diffusant du gaz visiblement incapacitants.

Nul doute que le bilan s’est alourdi à ce jour.

Devant ces actes inqualifiables, des milliers des soutiens sont venus le 15 avril, pour tout reconstruire, malgré les barrages que les « forces de l’ordre » avaient mis en place.

D’après des sources bien informées, ils seraient entre 15 000 et 20 000 à avoir rejoint la ZAD. lien

En effet, les renforts venus en masse ont amené une charpente toute prête à être posée, mais aussi des poutres, des matériaux divers, sous les applaudissements. lien

Et si on parlait finances ?

La gestion de 2500 gendarmes, des hélicos, des blindés, des camions, du carburant, a un prix... 400 000 € par jour auxquels il faut ajouter celui des armes utilisées...lien

A  25 € la grenade, la facture sera salée quand l’on voit le nombre de grenades qui ont déjà été lancées.

On pourrait, au moment où Assad se voit reprocher l’emploi de gaz toxiques, rappeler que le gaz lacrymogène dont les gendarmes font un usage généreux, est classé par les Nations Unies, comme arme chimique puisqu’il s’agit principalement de propane dinitrile, lequel est potentiellement dangereux pour la santé, surtout lorsque les « forces de l’ordre » l'utilisent contre les plus fragiles, personnes âgées, enfants. lien

Pas rancunier, l’un de ceux-ci a tenté d’offrir une fleur à un gendarme, à Nantes...

Depuis le 9 avril, ce sont donc déjà près de 4 millions d’euros qui sont partis en fumée pour un résultat plus que discutable, puisque l’intervention a finalement provoqué la remobilisation des zadistes, lesquels reconstruisent au fur et à mesure ce que les gendarmes détruisent.

C’est bien ce qu’a compris José Bové, qui a déclaré : « en évacuant des lieux symboliques, l’état ne fait que renforcer la détermination de tout le monde ». lien

Jean Luc, un paysans installé en bordure de la ZAD en a eu les larmes aux yeux : «  ça me fait mal au cœur (...) inutile de se frotter aux gendarmes, le rapport de force est déséquilibré ». lien

Sur ce lien, l’historique de la situation, jour après jour.

Aux dernières nouvelles, les zadistes dénombrent 100 blessés depuis lundi. lien

Et le champion de la contradiction propose sa vision de la mobilisation sur la ZAD : « la tyrannie de certaines minorités, habitués à ce qu’on leur cède en refusant de transformer le pays ». lien

En attendant des vents mauvais soufflent sur les affiliés de « en marche », puisque la permanence du député breton a été visitée par les zadistes, lesquels avaient décidé de vider le mobilier de l’occupant. Il ne s’agissait pas d’une volonté de saccage, du même ordre que celles qu’ils ont subi sur le territoire de NDDL, mais d’un simple déplacement de ce mobilier. Paul Molac, le député en question, tout en s’affirmant « un homme de discussion », n’a pas compris cette action symbolique menée en réponse aux expulsions et a appelé à la rescousse les gendarmes.

A Ploërmel, où se sont tenus ces évènements, le sourire avait fleuri sur quelques lèvres. lien

A Nantes, la présence des « robots cops » avait amusé la terrasse d’un bistrot, qui se sont risqués à quelques moqueries... mal leur en a pris, les « forces de l’ordre » vexées, ont dégagé les consommateurs à grand coup de matraques et de gaz lacrymogènes, balançant des chaises sur les clients. lien

Une courte vidéo de ces moments ici.

Malgré tout, certains représentants des forces de l’ordre ont bien compris le sens de la manœuvre, tel ce policier : « ce qui compte, pour ces politiques, c’est que le soir des manifestations, à la télévision, on ne parle pas des revendications mais des dégâts causés par les casseurs. C’est un calcul cynique, immonde. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, moi, policier, je hais plus le préfet de police que les casseurs  »... lien

Le nouveau président de la république avait envisagé de commémorer « mai 68 »...il pourrait bien vivre de beaucoup plus près une situation en train de se dégrader, mais comme dit mon vieil ami africain : « si vous m’empêchez de rêver, je vous empêcherais de dormir  ».

L’image illustrant l’article vient de comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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191 réactions à cet article    



    • olivier cabanel olivier cabanel 18 avril 10:30

      @Clocel
      merci... smiley


    • Ouallonsnous ? 18 avril 16:36

      @olivier cabanel

      Nous sommes arrivés à un moment de notre histoire où les forces du maintien de l’ordre public et de l’ordre républicain doivent choisir entre le régime aux ordres de l’étranger que l’on veut nous imposer et la légalité républicaine avant les modifications scélérates de la constitution dictées par l’UE/OTAN !


    • BOBW BOBW 18 avril 17:55

      @Ouallonsnous ? : Jupiter = J’eûs pété pire qu’ATTILA  ! ...


    • Belle synchronicité. J’écrivais en même temps ce texte chez Nabum. Pour nous changer les idées. Sous les pavés, la matraque,...,...http://sentierdesfaunes.canalblog.com/albums/la_balade_des_gnomes/index.htm l. Voici un lien vous permettant de rentrer dans une maison en Belgique qui ressemble un peu à celle du Facteur Ferdinand Cheval et où vous aurez la chance de rencontrer de vrais TROLLS. Rien à voir avec ceux qui commentent sur Internet. BON VOYAGE,..sur le chemin des rêves enchanteurs, dans la chair des forêts, ses ronces, ses myrtilles, ses broussailles, ses cailloux (gare aux genoux), ses mousses glissantes pas encore matelots, ses branches noueuses, ses grottes aux échos profonds dont les parois recueillaient nos premiers secrets, nos premiers maux. Au retour par les sentes, nous emportions les feuilles les plus colorées et les déposions entre les pages des cahiers. Sur chaque portée, nous dessinions nos lettres avec le secret espoir des les voir s’envoler un jour et se poser sur l’iris d’un lecteur. C’était le PAYS de mon enfance... que je vous livre. 


      • olivier cabanel olivier cabanel 18 avril 10:29

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        merci la fée...bel endroit insolite, merci de me l’avoir fait découvrir

         smiley

      • Deux combats, deux résistances : ASSAD et la ZAD


        • Aristide Aristide 18 avril 10:29

          C’est vrai qu’imposer un statut d’exploitant agricole adapté pour payer comme tout le monde ses taxes et ses impôts, respecter les règles en terme de pollution, ou de sécurité sanitaire, de contribuer à la solidarité en réglant ses cotisations sociales, ... et même d’accepter les contrôles est inadmissible.


          Voyons, ces salauds de flics qui donnent accès à tout un chacun à une route départementale est bien la preuve de la mise en place d’un état policier.



          • olivier cabanel olivier cabanel 18 avril 10:31

            @Aristide
            il parait que la préfète a obtenu une réunion de conciliation... j’ai quelques doutes sur le résultat...

             smiley

          • oncle archibald 18 avril 10:37

            @olivier cabanel ; c’est sûr. Pour se concilier il faut être deux à faire des concessions ! Et pis vous avez écrit une grosse bétise : les projets collectifs sont tout à fait possible à condition que la collectivité en question soit enregistrée à la MSA et ses responsables clairement identifiés ... On ne va pas refaire les lois pour une poignée de mecs qui de toute façon n’ont aucunement l’intention de les respecter.

            http://www.msa.fr/lfy/web/msa/affiliation/demarches-exploitants


          • Sparker Sparker 18 avril 10:48

            @Aristide

            • 5) « Il y a des gens qui ont une idée formidable, une idée fumeuse, ils payent pas les terres, se conforment à aucune règle, produisent du lait sans aucune règle… Les règles de santé publique, c’est pas les leurs, ils ont un projet alternatif, c’est formidable, on paye plus rien, il n’y a plus de règles. »

            C’est le discours de la chambre d’agriculture : sur la ZAD aucune règle sanitaire ne serait respectée. C’est faux. Un boulanger vend son pain sur le marché de la commune de Blain, un maraîcher fait les marchés d’un autre village, les bêtes élevées sur la zone sont soignées. Les habitant·e·s ne respectent pas toutes les règles et normes, en contestent certaines – le puçage par exemple, pour certain·e·s d’entre eux – mais cela n’empêche pas que la production de céréales, lait, fromages, houblon, légumes, confitures… y est sérieusement encadrée depuis plusieurs années, en lien permanent avec les agriculteurs historiques du coin.

            Une réunion avait eu lieu le 28 mars entre la direction départementale des territoires (DDTM) et des habitant·e·s de la ZAD afin de parler des 80 hectares de terre – sur 1 650 en tout – jugés conflictuels par l’État. Ils ont énuméré les projets agricoles et artisanaux envisagés pour les 300 hectares dont ils revendiquent l’usage : cultures céréalières, de pommes de terre, production laitière et transformation, et présenté un projet de fédération coopérative pour les regrouper en un même ensemble… Et listé les personnes morales qui en seraient chargées, selon un participant.

            Les zadistes ont demandé un autre rendez-vous et s’étaient engagés à y présenter une liste écrite de projets. « Nous n’avons jamais refusé de nous nommer », insistent-ils. Aux Cent Noms, cette ferme collective détruite lundi par les gendarmes, les brebis étaient déclarées auprès de la Chambre d’agriculture, bouclées et pucées. Le vétérinaire était passé récemment pour l’examen de prophylaxie. Les représentant·e·s de l’État n’ont pas présenté de modèles de conventions d’occupation précaire (COP) individuelles à remplir aux zadistes.

            Mardi 10 avril, un paysan de la ZAD, en voie d’installation et adhérent à la MSA, Wilhem, disait son désarroi : « On a cru au dialogue mais ils nous ont eus. On a été pendant dix ans sous la menace des expulsions. Quand on veut s’installer en agriculture, le parcours d’installation pilotée par la Chambre d’agriculture dure environ un an. Il faut s’engager sur 5 ans pour recevoir la dotation des Jeunes Agriculteurs. L’État ne nous laisse pas le temps de lancer les démarches de régularisation. C’est scandaleux. C’est une honte. » 

            La délégation des occupant·e·s avait également écrit une lettre à la MSA et prévu un rendez-vous avec des juristes pour étudier les formes juridiques de leurs futures activités : SCA, SCIC, fonds de dotation. Lundi 9 avril, jour du début de l’expulsion de la ZAD, ils déposaient plusieurs statuts d’associations destinées à héberger leurs activités.

            https://www.mediapart.fr/journal/france/170418/sur-la-zad-les-mensonges-d-emmanuel-macron?page_article=2


          • oncle archibald 18 avril 11:01

            @Sparker : "Lundi 9 avril, jour du début de l’expulsion de la ZAD, ils déposaient plusieurs statuts d’associations destinées à héberger leurs activités.« 

            Pourquoi avoir attendu le jour ou l’on doit les expulser pour entreprendre les formalités alors que le gouvernement a annoncé le 18 Janvier que le sort des occupants illégaux ayant des projets agricoles sur le site serait examiné en vue de régulariser leur présence en ces lieux ? Trois mois de perdu par »négligence« ou bien le désir affiché de vouloir continuer à se soustraire aux lois »ordinaires" de la République ?


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 avril 11:06

            @oncle archibald
            lisez bien la déclaration de la préfète, je l’ai citée, et il y a le lien qui envoie à l’article... elle ne veut pas de projet collectif.

            désolé... d’ailleurs vous verrez qu’il ne sortira rien de la réunion de ce jour...espérant me tromper.

          • olivier cabanel olivier cabanel 18 avril 11:08

            @Sparker
            merci de toutes ces précisions qui ne font que conforter mon sentiment... espérons que le bon sens finira par l’emporter... mais les dégâts commis sont déjà important... il faudra nettoyer, réparer...que de temps perdu... que de temps gâché...



          • oncle archibald 18 avril 11:22

            @olivier cabanel ; « d’ailleurs vous verrez qu’il ne sortira rien de la réunion de ce jour...espérant me tromper » ....

            Mais non vous ne vous trompez pas et vous le savez très bien, ce que veulent les « zadistes » c’est continuer en dehors des clous. Pouvez vous me donner les références de leur projet « collectif » qui aurait été refusé ? Non bien sûr puisqu’ils se refusent à faire un projet autre que « open bar », sans règles, sans TVA, sans assurances, sans rien de ce à quoi les autres agriculteurs se soumettent parce que « c’est la loi ». La loi c’est exactement ce qu’ils ne supportent pas !


          • Fergus Fergus 18 avril 11:51

            Bonjour, Olivier

            Désolé, mais en l’état actuel de la situation à NDDL, je partage assez largement d’opinion émise ci-dessus par Oncle Archibald.

            Pourquoi les zadistes qui se disent porteurs d’un projet agricole n’ont-ils pas, en quatre mois, effectué la moindre démarche à la Chambre d’Agriculture ni a fortiori déposé le moindre dossier, fût-ce sous la forme d’une demande de régularisation immédiate sous un statut de Gaec ???

            Je crains moi aussi qu’il ne sorte rien de la réunion de cet après-midi si j’en crois ce qu’a dit hier une dénommée « Camille » (ils se font tous appeler Camille) qui entendait ne pas bouger d’un iota sur leur exigence d’un statut collectif hors des clous du Code rural qui n’existe d’ailleurs pas en droit français et nécessiterait une évolution législative. Un Code rural dont les dispositions, soit dit en passant, s’appliquent à tous les jeunes agriculteurs de France en quête d’une exploitation à gérer), des jeunes qui patientent des mois, et plus souvent des années, avant d’aboutir, et cela en étant resté d’un bout du processus à l’autre dans la légalité, sans passer par la case « squat » et défi à l’autorité de l’Etat.

            A titre personnel, je souhaite qu’une solution puisse être trouvée qui puisse concilier tout à la fois le projet de structure innovante porté par les zadistes et un minimum de respect des lois en vigueur !

            Mais ce sera dur si les néo-ruraux de NDDL, plus ou moins manipulés par les éléments radicaux infiltrés, restent sur une position totalement « hors des clous », pour reprendre l’expression d’Oncle Archibald


          • @Fergus


            Là je suis d’accord avec vous. J’ai toujours rêvé d’un revenu universel, mais il fallait le mériter en présentant un projet argumenté d’au moins 40 pages. Avec les détails financiers clairs et précis. Ce sont des enseignants que diable !!!!

          • Sparker Sparker 18 avril 12:06

            @oncle archibald

            Il n’y a que ça qui vous intéresse de les blâmer et d’en faire des branleurs parasites, vous regardez ça de loin et trouver n’importe quel pretexte pour les accuser du haut de votre conformisme. Qui est le plus négatif pour une société ?

            "Contrairement à ce qu’affirme Emmanuel Macron, les Cent Noms n’existaient pas depuis dix ans mais depuis même pas cinq ans. Et comment auraient-ils pu se régulariser plus tôt alors que le projet d’aéroport n’a été abandonné qu’en janvier 2018 ? Qui à la chambre d’agriculture aurait pris au sérieux des paysan·ne·s squatteur·e·s de la ZAD ? Personne, évidemment."


          • Sparker Sparker 18 avril 12:11

            @Fergus

            Même son de cloche pour vous...


          • Dzan 18 avril 12:25

            @olivier cabanel
            Maintenant que tout est détruit, y compris les batiments en cours de régularisation, Mâme la Préfète, commise par le Gvt, se met à table. Pour savoir combien de CRS elle doit employer ?
            Certains, d’ailleurs ruent dans les brancards.
            De la faute à qui les black blocks qui ont surgi ?


          • Sparker Sparker 18 avril 12:25

            @oncle archibald

            Beurk... plus conformiste tu meurs...

            Rendez vous aux liens qui j’ai posté plus bas.


          • Fergus Fergus 18 avril 12:50

            Bonjour, Sparker

            Quelles démarches ont été engagées depuis le 17 janvier (jour de l’annonce du renoncement à l’aéroport) par les zadistes pour négocier leur maintien dans la ZAD ? La réponse est claire : aucune ! Dès lors se repose la question : pourquoi ???


          • Fergus Fergus 18 avril 12:52

            Bonjour, Dzan

            « tout est détruit, y compris les batiments en cours de régularisation »

            Tout, vraiment ? 29 squats sur 90.

            En cours de régularisation, vraiment ? Aucun dossier n’a encore été déposé !


          • Sparker Sparker 18 avril 13:29

            @Fergus

            Je ne sais pas pourquoi mais c’est un angle bien faible pour affirmer votre conformisme veule et réduire ces initiatives qui ne peuvent émerger qu’a couteaux tirés, vous avez vu la réponse des « autorités publique sensés faire respecter la loi »

            Ce ne sont pas des imbéciles et ne veulent pas se faire rouler dans la farine, des démarches ont été faites, quelle réponse ont-ils eu, n’ont-ils pas préferé laissé stratégiquement se gangéner la situation afin d’avoir une force à opposer au rouleau compresseur qui veut applatir tout ce qui ne rentre pas dans ses dictats et les imposes comme un « respect de la loi ».

            Sortez un peu des sentiers battus, ayez un regard un peu plus bienveillant et moins conformiste, c’est vous que le (les) gouvernement roule dans la farine et profite de votre soumission.


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 avril 13:33

            @olivier cabanel

            Bonjour, merci pour cet article. En fait, l’Etat n’a toujours pas digéré la RESISTANCE des zadistes, des agriculteurs historiques et le soutien de la population. Ca les énerve. Mais peut-être que, se disent-ils, on abandonne le projet momentanément et on reprendra plus tard, bien plus tard, un autre tout aussi foireux, peut-être plus gigantesque encore, pour le plus grand bonheur des acteurs économiques triés sur le volet, genre Vinci et cie !

            Il est possible que je me trompe sur leurs véritables intentions, mais cette obsession de virer les zadistes ne me dit rien qui vaille pour les années à venir, et l’hypocrisie et le double langage d’un gouvernement tout acquis aux multinationales sont suffisamment visibles pour douter de leur abandon définitif du « projet ». Un plan B doit bien exister bien au chaud dans les tiroirs d’un ministère quelconque, qu’ils ressortiront au moment opportun.


          • velosolex velosolex 18 avril 14:29

            @oncle archibald
            Sauf votre respect, c’est très con. La loi sert à servir le peuple, pas à l’opprimer. Ce qui se joue là mine de rien comptera dans notre époque, en terme de symbole. A eux, et à nous de les aider pour ne pas rater le coche. Ces jeunes travaillent pour nous. Ils sont une tête de pont vers demain, et des choix fondamentaux, le renoncement à une agriculture mortifère, qui empoisonne sans joie, même ses paysans, au service des actionnaires. Ce n’est pas anodin. L’agriculture est à la main de lobbys agissant. On n’hésite pas, la preuve par Montsauto, à banir non seulement le principe de sécurité, mais à donner des permis de tuer les gens, en toute connaissance, comme dans cette affaire de certification du roundup, un poison

            . Demain faudra pas gueuler face à l’extension des Parkinson et des Alzheimer, car des recherches indépendantes, ont bien montré le lien entre les pesticides et les maladies dégénératives. Que les trusts caricaturent on ne s’en étonnera pas ; Mais que les citoyens applaudissent à l’anéantissement d’une petite flamme, c’est à rien n’y comprendre. Qu’on donc fait ces jeunes gens courageux, pour mériter pareil traitement....2500 dark vador, des blindés, pour se débarrasser de jardiniers écolos.....Les banlieues, avec leur faune, rencontrent eux une curieuse mansuétude. Il y a quelque chose la dedans qui me rappelle « les portes du paradis », ce Mikael Cumino....
            La Porte du paradis — Wikipédia

          • Fergus Fergus 18 avril 14:43

            Bonjour, velosolex

            « L’agriculture est à la main de lobbys agissant »

            C’est parfaitement exact, et la responsabilité de la FNSEA est écrasante.

            Mais les agriculteurs « responsables » n’ont pas attendu les zadistes pour savoir à quoi s’en tenir sur les pesticides et les engrais destructeurs des sols à long terme et vecteurs de maladies, tant pour les exploitants que pour les consommateurs. Et pour agir en conséquence.

            Dans leurs déclarations d’intention, les zadistes s’inscrivent dans une démarche protectrice de l’environnement et des hommes qui gagne du terrain, et c’est une excellente chose. Dès lors, pourquoi tiennent-ils tant à se démarquer de ceux (notamment chez les exploitants bio de la Confédération Paysanne) qui vont très exactement dans le sens souhaité tout en étant dans la légalité ? Cela n’a pas de sens !


          • velosolex velosolex 18 avril 14:46

            @Nicole Cheverney
            Qu’apprend on à L’ENA ?...Il me semble même que Machiavel conseillait au prince de sentir l’air du temps, et de s’en accommoder, plutôt que de ternir gratuitement son image. 

            Nous en sommes là. En 63 à Remington, un shérif raciste lâcha ses chiens sur des enfants noirs, lors d’une manifestation pour les droits civiques. Ces images feront le tour du monde, et serviront la cause de l’émancipation....Il semble que ces imbéciles n’ont pas intégré le B. A BA de l’information, et des pratiques civiques, admissibles.
            Espérons que cette préfète, tout de même aux ordres, ne tentera pas d’abuser ces jeunes, déjà trahis par la destruction stupide dés le premier jour de la ferme des 100 noms. Ouest france, journal bien respectueux du gouvernement, dans le nord ouest, s’en était lui même ému, dans un titre révélateur, 
            LA FERME DES CENT NOMS DETRUITE TOUT BASCULE !
            « Tous les opposants à l’aéroport ont été surpris et choqués par l’intervention des gendarmes, lundi, dans ce lieu agricole qu’ils pensaient protégé. L’affrontement est devenu frontal. Les jours qui viennent diront si l’État a commis une erreur. »

            Zad de Notre-Dame-des-Landes. Les 100 Noms détruits, tout bascule


          • velosolex velosolex 18 avril 15:00

            @Fergus
            Je pense qu’ils sont dans un schéma collectif, une démarche compréhensible dans le sens que ce combat est lié à déjà une histoire communautaire.

             C’est une spécificité qui est compréhensible, et qu’il faut accompagner, plutôt que de se braquer, de demander « toute la rigueur de la loi ! ». Le principal, on est d’accord, c’est que cela soit viable. Et même pourquoi en faire une résilience, c’est à dire positiver un échec assumé : Celui du renoncement intelligent à un cet aéroport, un projet d’une autre époque
             Il faut un peu de temps, ne pas s’en tenir à un calendrier militaire, échanger plutôt que lâcher les blindés. Ce territoire appartient dans son grand ensemble à l’état. Il est prêt à des expérimentations plus intéressantes que de planter du maïs...Bien des flics j’en suis convaincu, doivent être mal à l’aise eux même avec cette histoire ; Ils ont sans doute moins d’états d’âmes que face à ces bargeots de radicalisés. 
            Et justement, on a pas assez souligné comment ce genre de projet, qui faut bien un service civique, peut donner une alternative intéressantes, aux jeunes gens, en mal d’engagement, en terme d’exemple. 
            C’est un sujet qu’il vaudrait développement. Que fleurisse partout des utopies constructives, unissant jeunes et vieux, dans des projets qui iraient du communal à celui de la région ; 
            L’écologie semble une niche intéressante ; C’est non seulement le territoire, mais notre santé, qui en dépendent. J’allais dire, aussi, notre unité.

          • velosolex velosolex 18 avril 15:07

            @velosolex
            Comme d’hab, je devrais me relire. Plein de fautes d’orthographe et de frappes...C’est plus grave quand le sens est changé : 

            Lire :« Bien des flics j’en suis convaincu, doivent être mal à l’aise eux même avec cette histoire ; Ils ont sans doute moins d’états d’âmes face à ces barjots de radicalisés. »

            (Le « que », entre « âmes » et « face », trahissait ma pensée). 

          • Aristide Aristide 18 avril 15:18

            @Sparker


            C’est le discours de la chambre d’agriculture : sur la ZAD aucune règle sanitaire ne serait respectée. C’est faux. Un boulanger vend son pain sur le marché de la commune de Blain, un maraîcher fait les marchés d’un autre village, les bêtes élevées sur la zone sont soignées. Les habitant·e·s ne respectent pas toutes les règles et normes, en contestent certaines – le puçage par exemple, pour certain·e·s d’entre eux – mais cela n’empêche pas que la production de céréales, lait, fromages, houblon, légumes, confitures… y est sérieusement encadrée depuis plusieurs années, en lien permanent avec les agriculteurs historiques du coin.


            Il me semble que personne n’a dit qu’AUCUNE règle n’est respectée. C’est le fait de se donner le droit de choisir dans les règles qui s’imposent à tous. Payer ses impôts, les taxes, les cotisations sociales, se soumette à tous les contrôles sanitaires et exigences de l’administration, ... enfin vous voyez. Vous donnez même l’exemple du puçage, quel euphémisme, contesté ? Allons, réfusé simplement, tu parles ! Aucun suivi sanitaire possible, je te dis pas en cas de maladie transmissible, ....

            Vous dites que la production est sérieusement encadrée. Par qui donc ? Il me semble que vous posez les zadistes comme seule référence. Il me semble que les productions agricoles sont heureusement les plus controlées.

            Ce qui m’interroge c’est votre affirmation « Les représentant·e·s de l’État n’ont pas présenté de modèles de conventions d’occupation précaire (COP) individuelles à remplir aux zadistes. ». Comment donc ? Un projet sérieux est un projet réfléchi, structuré, évalué sur le moyen et long terme, des prévisionnels,... c’est au porteur du projet de donner ces éléments. Que peut faire l’administration devant quelques personnes qui ne donnent rien et attendent que l’on leur tienne la main. Tous les créateurs d’entreprises quelques soient leur forme le savent et quand elles ne savent pas s’informent.

            Il y assurément des zadistes qui ont une vraie démarche, conscient de la nécessaire prise en compte des contraintes légales qui les protègent, eux et la population. 



          • olivier cabanel olivier cabanel 18 avril 16:55

            @Nicole Cheverney
            bonjour

            comme vous je pense qu’il y a un projet qui attend sagement dans un fond de tiroir.
            je n’ai pas oublié que l’aspect le plus important du projet d’aéroport n’était pas l’importance de ce dernier, puisqu’en terme de longueur de piste, c’était quasi équivalent avec l’aéroport actuel, mais la création d’un giga centre commercial, lequel aurait vidé en quelques mois le centre historique de Nantes de ses commerçants... il n’est pas improbable que ce projet remonte à la surface un jour prochain... smiley

          • BOBW BOBW 18 avril 18:09

            @Dzan :« Mâme la Préfète, commise par le Gvt, » préfère bénéficier des promotions au mérite de la Nouvelle loi Macron , on pourra l’appeler Madame « Croupette » !... smiley


          • Fergus Fergus 18 avril 20:43

            @ velosolex

            Ce que demandent les zadistes - un collectif dont on ne voit pas la forme juridique - n’est pas réaliste, et l’on comprend que Hulot les ait vivement engagés à se déclarer à titre individuel avant, peut-être de se constituer en collectif dans l’une des formes légales existantes (Gaec par exemple).

            Pas réaliste notamment parce que 4 agriculteurs historiques ont fait valoir leur droit au retour et se verront rétrocéder les parcelles qu’ils occupaient antérieurement. Total pour les 4 : 370 hectares, soit une part non négligeable des surfaces cultivables de la ZAD où s’étaient installés des zadistes depuis des années. Ceux-là ont forcément vocation à être expulsés d’une terre qui n’est pas la leur et qui va retourner à son ancien propriétaire.

            Bonne soirée !


          • Fergus Fergus 19 avril 16:45

            Dernières nouvelles du « front » bocager :

            On savait que tout n’allait pas pour le mieux du côté des zadistes, des failles étant apparues dans le collectif des néo-ruraux.

            Or, voici que Françoise Verchère, ex-présidente du collectif des élus anti-aéroport et très engagée durant de longues années, n’hésite pas à parler d’un « immense gâchis » concernant la ZAD. Elle va même jusqu’à affirmer ceci : « La vérité c’est que certains zadistes eux-mêmes n’en peuvent plus des actions négatives de certains de leurs voisins. La vérité c’est qu’il ne fallait jamais le dire au nom « de l’unité du mouvement »… »

            Après 10 ans d’une lutte ponctuée d’actions de différentes natures et de nombreuses manifestations, Françoise Verchère a jeté l’éponge, complètement écœurée par ce qui se passe dans la ZAD !


          • oncle archibald 18 avril 10:32

            "il semble que les hélicoptères lancent d’étranges engins, portés par de petits parachutes munis de grenades, diffusant du gaz visiblement incapacitants"

            Notre Dame des Landes et plaine de la Ghouta même combat ! Gendarmes Français et sbires de Bachard Al Assad dans le même sac !

            Profitez bien de votre liberté de parole en espérant que ça dure !


            • Sparker Sparker 18 avril 12:27

              @oncle archibald

              On a bien compris votre posture de petit facho réglementaire, ça doit pas être jouasse tous les jours chez vous...


            • oncle archibald 18 avril 13:01

              @Sparker : ah bon ? Vous pensez que c’est nécessairement sinistre de respecter les lois de la République sans lesquelles nous vivrions dans un foutoir pas possible, une anarchie, dans laquelle c’est celui qui a les plus gros colts qui soumettrait les autres à « sa » loi ? Pas moi.


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 avril 13:12

              @oncle archibald
              les lois de la république ?

              vous ne manquez pas de culot !
              est-ce que la république autorise à blesser, voire tuer (il y a quelques exemples récents)
              qu’est ce que c’est que ces « robots cops » utilisant des armes possiblement létales pour éradiquer les occupants de la zone ?
              est il normal que ces mêmes gendarmes s’en prennent à une terrasse de café pour le seul motif qu’ils ont été taquinés ?
              drole de république que la votre.
               smiley

            • Sparker Sparker 18 avril 13:22

              @oncle archibald

              Tout de suite les grands mots... ça vous dit rien évolution !!! ça vous dit rien société à la dérive !!! ça vous dit rien jeunesse qui veut vivre et créer !!!

              Faut faire évoluer votre regard il n’y a pas que le respect (soumission) à la loi qui vaille, allez vous balader dans les grandes pme et les grands groupes où beaucoup de jeunes « soumis » à la bonne morale de la république du pognon et de ses thuriféraires et comptez le nombre de burn out et de dézingués, faite un bilan honnète... la bonne jeunesse, celle qui veut (doit) devenir milliardaire pour le bien de son pays et bien souffrez que tous n’ont pas envie de se briser la dedans et il y en a un paquet dans les abstentionnistes (le gouvernement l’à bien compris, lui avec ses 18% et qui veut l’étouffer, il n’y a qu’a écouter Collomb pour ne plus en douter)

              La république et le respect de ses lois à bon dos, vous prônez la soumission plus que le respect.

              Vous l’avez votre Macron tant attendu, pognon et soumission, fiéleuserie et violence j’espère qu’on a pas encore tout vu et que ce mouvement va appronfondir ses idées et chez eux, même si tout n’est pas mûr, le bien commun et le respect de la vie d’autrui et du droit au choix existe, pas chez vous apparemment...

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