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Nicolas Kirkitadze

Nicolas Kirkitadze

Historien et Blogueur politique spécialisé en fact-checking. Libéral, euro-fédéraliste. J'aime l'art, les chats et les nouvelles technologies.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/11/2015
  • Modérateur depuis le 02/06/2016
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Derniers commentaires



  • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 5 avril 19:12

    Votre article, cher Éric, est intéressant à lire dans la mesure où il révèle l’état d’esprit d’une majorité de la population et qu’il concentre tout ce que je réprouve en France, tout ce qui m’a amené à rompre avec AgoraVox : antilibéralisme, anti-macronisme, passéisme. Rassurez-vous, je ne compte pas revenir en tant qu’auteur sur AV, je viens juste faire un détour pour clamer une dernière fois mon opposition au populisme et à la paranoïa contestataire qu’incarne cet article.

    Il est un seul point où je m’accorde avec vous : en effet, le pouvoir n’est pas entre les mains du Peuple (avec un grand P). Et heureusement, car si la gestion de cette crise était dévolue au bon peuple, ils s’entre-égorgeraient pour un rouleau de PQ et ils se shooteraient tous à la chloroquine (qui est un produit létal). Certains moquent les Musulmans qui prient Allah contre le virus mais ces mêmes libre-penseurs sont là à faire de la chloroquine une panacée. Personnellement, je place plus d’espoirs en Dieu qu’en Raoult. Ce n’est pas parce qu’un type est contesté qu’il a raison, c’est là une réaction typiquement française. Bref, heureusement qu’elles existent, ces vilaines élites qui empêchent le bon peuple d’en faire à sa tête. Parmi les babyboomers qui encombrent les hôpitaux aujourd’hui, combien se sifflaient des jéroboams de rouge sur les terrasses malgré les conseils du Président ? Eh bien, dansez maintenant !

    Quant au méchant Marché qui pille les ressources du peuple, laissez-moi rire. Le libéralisme, en France, on ne sait pas ce que c’est. La faillite ne peut venir d’un libéralisme inexistant mais justement de L’État. Si le CNR avait privatisé la santé au lieu de nous pondre son programme sociao-communistel, nos hôpitaux auraient été en mesure de s’armer contre ce fléau. Personnellement, ça fait belle lurette que je boude l’hôpital public et que je me dirige vers le privé les rares fois où j’ai besoin d’y aller : la prise en charge est plus rapide et la bouffe y est meilleure, ainsi que l’hygiène (quant aux infirmières, les plus jolies sont en Ukraine, de toute façon smiley ). Bref, c’est l’inanité de votre cher État-Providence que l’on paie. Quant au libéralisme, il adviendra malgré vos récriminations car rien ne peut freiner l’avancée d’une idée dont l’heure est venue de briller. Suite à la crise économique qui nous attend, je prévois un affaiblissement de l’État qui sera forcé de se départir de certaines prérogatives et de privatiser des secteurs clés. En gros, le retour des « Trente Glorieuses » et de l’étatisme n’est pas pour demain. Au lieu d’attendre un grand soir qui ne viendra jamais, suivez plutôt une formation en trading ou en intelligence artificielle car le monde de demain couronnera la robotique et la finance, n’en déplaise aux maurasso-pétainistes de la « patrie charnelle » et aux mélenchonnistes de « l’humain d’abord » (les deux ayant bien plus de points communs qu’ils ne veulent l’admettre). Qu’y a-t-il de si choquant à ce que l’éducation, la santé et internet soient vus comme des biens et non plus des services ? Pourquoi les chiffres et la Raison devraient-ils s’effacer au profit du coeur dès lors qu’il est question de l’humain ? Faudrait-il aussi rendre l’eau et le papier toilette gratuits comme le prônent les altermondialistes ? Cette conception mielleuse trouve ses origines dans le christianisme (que Nietzsche qualifiait à raison de « grande flétrissure de l’histoire humaine »). Je pense que l’on va entrer dans un nouveau paradigme où il faudra abdiquer cette morale occidentale du coeur au profit d’une conception à la chinoise qui est une « morale de la stratégie ». Ainsi, en bons Français pétris de rousseauisme, on s’étrangle que des Américains aient acheté au prix fort des masques chinois destinés à la France. Si l’on faisait ce reproche moral aux responsables chinois qui ont vendu ces masques, ils en seraient bien étonnés. Car, de leur point de vue, comme de celui des Américains, ils ont passé une transaction ordinaire.

    Rassurez-vous donc, la France n’est pas (encore) un pays libéral, il suffit de voir les Français qui conçoivent l’État comme une Providence à même de régler leurs problèmes. Or, si les citoyen.ne.s se responsabilisaient et respectaient les règles élémentaires d’hygiène (se laver les mains en rentrant chez soi, ne pas tousser à la figure d’autrui) il n’y aurait eu aucune épidémie. Mais, non. Le peuple attend tout de l’État : ils voudraient que Macron en personne vienne les moucher et que Castaner leur essuie le derrière. J’en viendrais presque à m’expatrier aux USA tant je suis las de cette mentalité enfantine. Je discute depuis plusieurs mois sur des forums avec de vrais libertariens anglo-saxons ; et moi qui pensais être un disciple d’Ayn Rand, je me rends compte à quel point je suis malgré moi pétri de cette mentalité française. Ainsi, certains libertariens écrivaient que cette épidémie était une aubaine pour l’économie (redémarrage orgiaque de la consommation après une période de privations), d’autres allant jusqu’à y voir une « opportunité » de « libérer » des places pour les jeunes ambitieux dans le monde de la politique, du barreau, de la finance, de la recherche ou de l’art. C’est mathématiquement vrai : néanmoins, à la lecture de ces messages, je fus malgré tout choqué. Et pourquoi donc ? Parce que j’ai baigné dès mon arrivée en France dans cette mentalité de nounours et que même si je me positionne désormais à contre-courant de celle-ci, mon esprit en est encore imprégné. Ainsi, si le présent message peut sembler « ultralibéral » voire « satanique » même à un Français partisan du marché, un authentique libertarien du Sud américain y verra un discours socialiste.

    D’autre part, vous accusez Macron d’avoir réagi trop tard. Pourtant, je me souviens que lorsque le gouvernement a commencé à parler de cette maladie, les zilets zaunes et autres complotistes à la petite semelle ont beuglé à la manipulation, accusant LREM d’instrumentaliser le virus pour « faire diversion » et détourner l’attention de l’affaire Griveaux ou de la réforme des retraites. S’il avait pris des mesures de confinement dès février, vous auriez été le premier à y voir une tentative de museler le peuple.

    Ce virus aura au moins eu le mérite de montrer le vrai visage de chacun : antilibéralisme, localusme, délations, complotisme, xénophobie. Voilà les idées qui fleurissent en France depuis le début de l’épidémie. Ces idées n’avaient en fait jamais disparu, elles n’étaient qu’endormies dans l’inconscient des Français, dès lors qu’une crise est survenue, ces vieux démons se sont réveillés. J’aurais espéré que ce fameux Covid contribue à assainir le paysage politique. Mais un virus qui fauche le grand Manu Dibango et laisse en vie d’anciens tortionnaires de l’OAS ou des négationnistes, un tel virus ne mérite que mépris. Quant à l’unité nationale, elle n’est qu’un leurre. Il suffit de lire votre article ou les tweets sinistres de Camus et de Conversano pour s’en rendre compte. Ils ont bien de la chance que le virus ne sélectionne pas ses proies en fonction de leurs idéologies...

    Une dernière chose. Vous énumérez les nombreuses erreurs de l’UE et vous exprimez le souhait que celle-ci implose. Si votre constat est plutôt juste, votre solution ne me le semble guère. Donc, parce que les Tchèques ont volé des masques à l’Italie et que l’Allemagne n’a pas voulu aider les autres pays, il faudrait détricoter l’Europe et revenir aux États-Nations et au repli nationaliste ? C’est un raisonnement étrange car en vérité les comportements que vous dénoncez relèvent justement de l’égoïsme nationaliste. Contrer le chacun pour soi par encore plus de chacun pour soi est pour le moins sophiste (et après on accuse les libéraux de prôner la prédation quand le nationalisme n’est rien d’autre que l’extension de l’égoïsme à l’ensemble d’une ethnie ; or, l’égoïsme grégaire et racial est plus dangereux que celui des individus car il tue). A mon avis, la solution serait davantage d’Europe et moins de nation. Une Europe aux cent drapeaux, fédérale, espérantophone et régie par une élite platonicienne éclairée, telle qu’elle fut rêvée par le comte Coudenhove-Kallergi serait le meilleur remède contre l’égoïsme porcin des foules et contre le regain nationaliste qui nous guette.

    Cordialement,

    N. K.

    PS : Outre quelques piques volontairement rabelaisiennes, je tiens à saluer sincèrement l’effort du personnel soignant qui se bat pour enrayer la pandémie. Dédicace spéciale à ceux/celles qui sont venu.e.s de l’étranger, d’Algérie, d’Europe de l’Est ou d’Amérique latine, et qui risquent leur vie pour sauver des personnes ayant probablement chanté « Maréchal, nous voilà » en 1942... La médecine ne connaît ni frontières, ni ethnicité.

    PPS : Pour celles et ceux qui veulent continuer à lire mes articles, ils pourront me retrouver bientôt chez le Club de Médiapart et sur le blog dédié au libertarianisme que je compte ouvrir. Adieu, AgoraVox !



  • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 9 juillet 2019 18:54

    Bonjour @popov

    Mon article sur l’opportunisme avait justement pour but de démontrer que ce n’est pas une immoralité ou un retour à l’état barbare mais bien un comportement humain et une pensée politique morale. Défendre l’opportunisme politique n’empêche pas d’avoir des valeurs. L’individualisme/opportunisme n’est pas une apathie ni un voyeurisme sadique : évidemment que si un enfant se noie ou si une femme se fait agresser, un individualiste doit intervenir et aider la personne, le contraire serait de l’inhumanité. Mais, il refusera d’aller faire la guerre ou de payer plus d’impôts pour la collectivité, car il n’en reconnait pas la légitimité. Aider une personne en difficulté est un devoir humain, mais se plier à la collectivité et se sacrifier pour un prétendu « intérêt commun », c’est juste de la sottise. L’aide ou l’échange de services (et non de « dons », ce concept étant hypocrite) se passe entre individus mais pas avec la collectivité. Le principe d’altruisme libéral est le suivant : je vous aide non pas parce que la loi me l’ordonne ou pour plaire à un dieu et avoir ma place au paradis, mais parce que vous êtes un individu comme moi et que je fais le libre choix de vous venir en aide, d’humain libre à humain libre - avec l’espoir non-dissimulé que vous en ferez de même pour moi si les rôles sont inversés. Comme disait la philosophe Ayn Rand, l’individualisme rationnel est « la pensée la plus morale et la plus honnête qui soit ». Car, contrairement aux idéalistes, un individualiste ne prétend pas être désintéressé et n’a pas peur d’admettre qu’il agit aussi dans son intérêt propre avant la collectivité. Je ne dis rien de plus ici. Comme vous le soulignez, j’ai un patronyme étranger, il se trouve que je suis en plus malvoyant - si on y ajoute mon libéralisme, celà fait de moi une cible privilégiée de l’extrême-droite. Et n’oublions pas qu’ils me voient comme un apostolat qui a osé ouvrir les yeux et quitter leurs rangs. Bref, si ces gens prenaient le pouvoir, ma sécurité serait loin d’être garantie. Donc, combattre cette idéologie n’est pas totalement désintéressé dans mon cas, et je n’ai aucun tabou à l’admettre. C’est aussi mon intérêt propre qu’ils n’arrivent pas au pouvoir ; celà ne m’empêche nullement d’avoir des valeurs morales, de combattre sincèrement pour l’émancipation des minorités et d’aimer fraternellement ces dernières. Mais, contrairement à un idéaliste, je n’aurai pas la malhonnêteté de prétendre que ce combat pour les minorités est un don sans intérêt de ma personne : non, il s’agit bien d’échange car il se trouve que les migrants, les musulmans et moi, avons un intérêt commun à ce que le nationalisme n’arrive pas au pouvoir. L’individualisme est une sortie de l’hypocrisie et une entrée dans la morale authentique. C’est en tous cas ainsi que je vois les choses.

    Vous avez en tous points raison sur la Géorgie dont l’histoire est fort riche depuis le Paléolithique et assez ignorée par le monde de la recherche. Il y aurait en effet beaucoup à raconter. Cependant, je ne souhaite pas qu’on assimile mes articles à de la propagande chauvine. Combattre le nationalisme français tout en racontant l’histoire et la culture de mon pays d’origine, certains auraient tôt fait d’y voir un paradoxe voire la concrétisation de leur fantasme de « Grand Remplacement », ce qui leur donnerait du grain à moudre. Quand la menace brune sera définitivement écartée, je compte bien lâcher pour toujours la politique et écrire en priorité sur mes grandes passions que sont l’art, l’histoire et la spiritualité ; là, je vous parlerai avec plaisir de cette histoire plurimillénaire. Ceci dit, puisque vous semblez intéressé (ce qui est à votre honneur, beaucoup de gens ne s’intéressant même pas à l’histoire de leur propre pays, tant leur curiosité est anesthésiée), je ne saurais vous laisser sans réponse. Donc, voici une petite introduction schématique.

    Comme vous le dites, l’homo georgicus est un des plus anciens hominidés trouvés hors d’Afrique : il daterait d’environ 1,8M années. C’est un des rares hominidés carnivores de cette époque, ce qui lui a permis de survivre à de si hautes latitudes. Mais c’est au néolithique qu’on a le plus de traces historiques : on sait notamment que ce serait le berceau de la viticulture vers -5000, à noter d ailleurs que le mot « vin » proviendrait lui-même de la langue géorgienne. Cette langue, justement, est un isolat linguistique dont on n’a pu établir aucune parenté avec certitude. L’hypothèse d’un cousinage avec le basque - envisagée par certains linguistes et anthropologues - me paraît personnellement fantaisiste. Je penche davantage vers l’hypothèse sumérienne, eu égard aux similitudes grammaticales et phonétiques entre les deux langues. Bien sûr, je ne dis pas que je descends des Sumériens : je pense que les proto-kartveliens et les proto-sumériens formaient deux branches collatérales d’un même proto-groupe ethno-linguistique qui a du se scinder vers la fin de l’ère glaciaire. Quoi qu’il en soit, les premières mentions des Géorgiens (ou plutôt proto-Géorgiens) sont en akkadien et remontent au XXème siècle avant notre ère : il s’agissait alors de petites principautés vassales de l’empire akkadien auquel elles payaient tribut. D’après Hérodote, des Égyptiens s’y seraient également installés suite à une expédition militaire vers -1850. Même si je trouve l’hypothèse séduisante, elle est sans doute fausse, aucune source égyptienne n’attestant une expédition si lointaine. Ensuite, l’âge de bronze et le début de l’âge de fer sont assez méconnus faute de sources. On sait qu’il y avait deux grands royaumes (Diauehi et Colchis) et qu’ils étaient tour à tour sous l’influence hittite, babylonienne, puis assyrienne et perse, en gardant malgré tout leur indépendance. Malheureusement, ces deux royaumes se faisaient la guerre entre eux au lieu de s’unir, ce qui a provoqué leur anéantissement mutuel au VIIeme siècle : ils étaient économiquement et militairement exsangues à force de se déchirer, si bien que l’empire perse n’a eu aucun mal à les annexer. C’est finalement Alexandre qui a libéré les Géorgiens de l’emprise perse en 330. Mais les Grecs étaient en fait présents depuis plusieurs siècles (surtout à l’ouest, où ils avaient fondé plusieurs cités). La renaissance d’un état géorgien s’opère en -302, lorsque Pharnabaze 1er, fils d’un roitelet local, réussir à unifier les diverses petites principautés et à créer le vrai premier état géorgien auquel il donne un alphabet, un code juridique, une organisation militaire ainsi que la religion mazdeiste venue d’Iran (remplaçant ainsi l’ancien panthéon polythéiste). Ses descendants ont su étendre la domination géorgienne vers ke Caucase et maintenir tant bien que mal leur indépendance face aux royaumes hellénistiques puis face aux Parthes et aux Romains.

    Vous évoquez la conversion au christianisme. Cela se passa en 334 sous le règne de Mirian III, un roi d’origine iranienne. Selon la tradition, la reine avait une servante qui avait réussi à la convertir et elle-même aurait converti son mari qui aurait eu une vision... La vérité, c’est que Mirian III voulait sortir son royaume de la suzeraineté des Perses sassanides (avec lesquels la Géorgie partageait la foi mazdeiste) et se rapprocher de Rome dirigée alors par Constantin. Dès 298, il avait signé un traite d’alliance avec Rome pour sortir du cercle d’influence perse. Sa conversion est donc à considérer sous un angle plutôt politique que mystique.

    Pour ce qui est du siège de Bagdad en 1258, j’admets (non sans rougir) que j’ignorais totalement la participation géorgienne. Merci de me l’apprendre smiley. Je savais cependant que la Géorgie était alors sous l’influence des Mongols, apparus peu après le décès de la reine Tamar 1ère (1213) dont le règne est un âge d’or politique, économique et culturel dans l’historiographie géorgienne... un âge d’or de courte durée puisque le pays perdit vite son indépendance et fut obligé de combattre aux côtés des maitres en vertu du traité de 1240 faisant de la Géorgie un pays vassal de l’empire mongol... d’où la participation forcée de Géorgiens au terrible siège de Bagdad. Je veux cependant croire qu’ils n’ont pas pris part aux exactions contre les civils, mais tout est possible...

    Il y aurait bien sûr beaucoup plus à dire sur l’histoire de ce pays. Le mythe des Argonautes et celui de Prométhée, par exemple, qui tirent leurs origines là bas. Les rapports entre Grecs et Géorgiens mériteraient un article en soi. Je n’ai pas non p !us évoqué le règne de Vakhtang 1er au Vème siècle qui constitue le premier âge d’or de la Géorgie, ni les siècles obscurs (500-900) faits de guerres civiles, et, enfin, la réunification du royaume au Xème siècle. On pourrait y ajouter la libération du joug mongol au XIVème puis la lutte contre l’Iran et les Ottomans entre 1500 et 1800, et l’annexion par la Russie tsariste en 1801 jusqu’en 1918 et l’annexion par l’URSS en 1921 après seulement trois ans d’indépendance jusqu’en 1991. Pour ne pas surcharger mon commentaire, je vais m’arrêter là même si chacun de ces épisodes mériterait un article à lui seul. Les historiens orientalistes expliquent tout ceci bien mieux que moi, je ne peux que vous inviter à vous tourner vers leurs recherches si vous êtes intéressé par des informations complémentaires, ce commentaire n’étant qu’une introduction d’introduction. En revanche, je vous déconseille les historiens géorgiens qui adoptent une vision ethnocentrée dans leurs recherches et manquent hélas de rigueur scientifique. Je vous déconseille également les historiens russes qui, eux, au contraire, prennent systématiquement le parti anti-géorgien et interprètent l’histoire de ce pays à l’aune de la propagande kremlinienne. Bref, tant que le nationalisme embrumera les consciences (de part et d’autre) les historiens ne feront pas de recherche mais de la propagande.

    J’espère que mon commentaire aura répondu à vos questions.

    Cordialement

    Nicolas K.



  • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 8 juillet 2019 19:57

    Bonsoir @Alexis

    C’est une pratique assez répandue dans les pays d’Europe de l’Est ; elle n’est sans doute pas universelle.

    Cordialement

    Nicolas Kirkitadze



  • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 8 juillet 2019 19:45

    Bonsoir @Laconique

    Aucune raison particulière. Je souhaite simplement souffler un peu et parler d’autre chose que de mes thèmes habituels. Si c’était de moi, je n’aborderais pas du tout la politique et j’écrirais exclusivement sur l’art, la littérature, la musique, l’histoire, le sport, les langues etc... Mais, tant que les nuages sombres menaceront nos libertés et notre diversité, je n’aurai hélas d’autre choix que de mettre ma plume au service de mes valeurs quitte à replonger dans le marigot politique - non pas que j’aie l’illusion de pouvoir influer sur la marche du monde avec mes articles, mais je ne peux tout simplement pas rester indifférent à l’oppression des minorités et aux menées d’idéologies antidémocratiques. Ceci dit, j’aime bien m’accorder une pause de temps en temps et écrire sur les sujets qui me passionnent vraiment.

    Cordialement

    Nicolas Kirkitadze



  • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 8 juillet 2019 19:15

    Bonsoir @Fergus, enchanté de voir que vous lisez mes articles. J’apprécie également les vôtres qui abordent d’autres sujets que la politique et donnent un peu d’air frais à AV.

    Votre explication est très sensée et rejoint la mienne. Le lapin se disait « cuniculus » en latin, ce qui ressemble à un mot que nous connaissons en français mais qui n’a rien à voir avec les lapins. smiley C’est que « cunus » désigne bien le sexe féminin, d’où le mot « con » en français qui signifie aujourd’hui quelqu’un de bête ou de grossier mais qui désignait autrefois le vagin. Ce glissement de sens est révélateur d’une dévalorisation constante du sexe féminin qui trouve en effet ses origines dans la misogynie des sociétés anciennes. Nous parvenons aux mêmes conclusions puisque nous relions ce tabou à un autre tabou frappant la présence de femmes à bord ; l’interdiction du lapin n’en est que le prolongement symbolique.

    Salutations

    Nicolas Kirkitadze

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