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Taïké Eilée

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  • Premier article le 29/11/2006
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Derniers commentaires



  • Taïké Eilée Taïké Eilée 16 août 2009 13:50

    Une précision, qui est déjà faite dans l’article : dire que la CIA soutenait Ben Laden pour des opérations en Asie centrale ne signifie pas nécessairement que Ben Laden travaillait pour la CIA. Etre en service commandé et être aidé, ce sont deux choses différentes. C’est ce que dit Eric Margolis :

    Lorsqu’on lui demande si Ben Laden « travaillait avec » la CIA, Margolis précise sa pensée : "Je n’irai pas aussi loin. Je dirais qu’ils savaient ce que Ben Laden faisait, et qu’ils l’encourageaient par l’entremise d’un tiers, probablement les Saoudiens...

    De même, quand Sibel Edmonds dit que Ben Laden et les Talibans étaient utilisés à la façon des Moudjahidines dans le conflit soviéto-afghan des années 80, les Afghans ne travaillaient pas alors pour les Américains, mais ils étaient aidés et motivés par eux, indirectement, par l’entremise de l’ISI en particulier. Petite nuance donc.



  • Taïké Eilée Taïké Eilée 16 août 2009 13:23

    @ Nicole : "Dernier point : l’amorce du texte m’étonne : qui a dit que Sibel Edmonds aurait dit que le 9/11 était un inside job ? Je n’ai vu ça nulle part.« 

    En fait, je me base implicitement sur la question que lui pose l’auditrice dans l’émission de radio à laquelle je renvoie (merci de me permettre de le dire explicitement ici), et qui va appeler sa réponse sur les liens persistants entre Ben Laden et la CIA. L’auditrice lui demande si elle pense que le 9/11 est un »inside job« et Sibel Edmonds dit qu’elle ne parle que de ce qu’elle connaît de première main, qui est à la fois peu mais très important, et donc refuse de se prononcer là-dessus. Répondre à cette question serait »grotesque".

    Voyez la transcription de la question et de la réponse ici :

    http://letsibeledmondsspeak.blogspot.com/2009/07/sibel-edmonds-on-mike-malloy.html

    Elle se contente de rappeler les informations qui avaient été récoltées par les différentes agences avant le 9/11, en évoquant les agents Colleen Rowley et Wright, le Phoenix Memo, le livre de James Bamford qui indique que la NSA suivait deux des terroristes au Yémen... et finit par dire : « Eh bien, si vous mettez bout à bout toutes ces informations qui sont venues de différentes agences, et que vous les regarder, vous vous dites Wow ! »

    Elle rappelle encore l’échec inévitable de la Commission, dont les membres avaient des tas de conflits d’intérêt, et dont le président à l’origine devait être Henry Kissinger... Elle remarque que beaucoup de choses ont été classifiées, et se demande pourquoi tant d’efforts pour cacher un simple « cafouillage bureaucratique ».

    Et elle poursuit : « Encore une fois, ça ne signifie pas qu’il s’agissait d’un inside job, mais ce que ça nous dit, c’est qu’il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas, beaucoup de choses que notre gouvernement ne veut pas que nous sachions ». Et encore : « Donc nous avons tous ces problèmes, et il n’y a pas de réponse simple, mais une réponse simple est que, oui, nous faisons face à de nombreuses dissimulations. Et je veux savoir pourquoi, et je suis sûre que vous voulez aussi le savoir ».

    Concernant Del Valle, l’article auquel je renvoie me paraît intéressant (je peux me tromper).



  • Taïké Eilée Taïké Eilée 27 juillet 2009 23:32

    Heureux que l’envoûtement ait été partagé.

    @ Olga : je ne connaissais ni le clip ni cet autre ange, d’un genre bien différent. Merci.



  • Taïké Eilée Taïké Eilée 27 mai 2009 03:24

    Clairement, l’innocence américaine est postulée dès le départ dans cette émission.

    Tous les éléments qu’apporte Monsieur X lui font logiquement se demander s’il n’y a pas eu « laisser faire »... et s’il avait parlé du rapport du PNAC, la logique lui aurait paru encore plus implacable. Mais au final, il dit ne pas pouvoir y croire... le machiavélisme ayant selon lui des limites...

    Il cherche alors une alternative à ce scénario trop dérangeant (psychologiquement), et avance l’idée que les avertissements (notamment ceux de Richard Clarke) n’étaient pas écoutés par la Maison Blanche car ils mettaient aussi en cause les Saoudiens... et qu’il était hors de question pour Bush de brouiller cette relation privilégiée... ce qui signifierait que ces partenaires en affaires jouiraient d’une impunité totale, quoi qu’ils fassent !

    Notons que cette hypothèse rejoint encore le scénario du « laisser faire » ; seul le motif change : on ne laisse plus faire parce qu’on souhaite que les attentats se produisent, mais parce qu’on n’ose pas toucher à son meilleur allié... aussi ambivalent soit-il.

    Il faut noter que le point de départ de la 3e émission est, me semble-t-il, faux : Pesnot dit en effet que, pour Bush, le danger principal en 2001 résidait en Irak ; d’où son obsession de l’Irak, qui lui aurait fait manquer les avertissements que ses services secrets avaient pourtant récoltés (le 11/9 n’étant pas, rappelons-le, une faillite du renseignement, mais du pouvoir politique).

    Or, on a vu que deux des plus éminents membres de l’administration Bush avaient reconnu, début 2001, que l’Irak ne représentait en rien un danger... L’obsession irakienne était donc indépendante d’un quelconque danger. Le pays était convoité, non pas craint. Ce pourquoi l’idée (défendue par Monsieur X) d’un aveuglement ne me paraît pas intelligible. Il faudrait l’expliciter... Qu’est-ce qui aurait pu éblouir à ce point Bush et son administration pour qu’ils refusent de voir les avertissements qu’on leur présentait ?

    D’abord, les officiels américains ont soutenu qu’aucun avertissement n’avait été reçu ; cela seul pouvait expliquer qu’ils n’aient rien fait pour prévenir l’attaque.
    Puis, la presse a révélé que c’était faux, que les avertissements avaient été reçus, nombreux et parfois précis. Certes, les différentes agences avaient mal communiqué entre elles, mais toutes, indépendamment les unes des autres, avaient obtenu des informations : FBI, CIA, la très secrète Able Danger... Pourquoi donc rien n’a-t-il été fait ? Car il y eut aveuglement au plus haut niveau, nous dit-on maintenant. « Obsession de l’Irak » (qui n’explique pas grand chose, on l’a vu) et peur de froisser l’allié saoudien. Cette peur revient, on l’a dit, à une forme de « laisser faire ». Difficile d’échapper à cette conclusion. Même s’il ne faut pas conclure...

    Par ailleurs, il est inconcevable d’avoir éludé, dans cette émission, la description précise des exercices de simulation militaire qui avaient lieu le 11 septembre. Monsieur X les évoque, mais de loin, soutenant, comme le rapport de la Commission (dans une note de bas de page), qu’ils ont facilité la réaction. Mais lorsque l’on apprend (à travers notamment les deux liens que j’ai donnés) qu’un, voire plusieurs détournements d’avions étaient simulés*, et qu’une autre simulation de crash devait se dérouler au siège du NRO, à 40 km du Pentagone, au moment même où l’attentat sur le Pentagone avait lieu, comment ne pas penser que ces exercices ont facilité l’action des terroristes en semant la confusion ?

    * concrètement de faux avions étaient projetés sur les écrans radar et jusqu’à 29 appareils furent suspectés par le NORAD d’avoir été détournés durant la journée du 11 septembre : comment expliquer ce nombre ? Avait-on affaire à des avions réels ou virtuels ?

    Et comment alors imaginer que cette coïncidence relevait du simple hasard ? Le hasard n’est certes pas impossible, mais on ne peut l’admettre a priori. Il faut examiner la question. Si la coïncidence n’était pas due au hasard, qui aurait pu la vouloir ? Nécessairement l’armée américaine ? Ou peut-on envisager que les terroristes et leurs soutiens (saoudiens et pakistanais) aient infiltré le système de sécurité américain ?

    Dans cette réflexion sur le 11-Septembre, il faut à la fois affronter tous les faits, même les plus troublants, n’en éviter aucun, et prendre garde aussi aux tournures d’esprit complotistes assez naturelles, qui consistent à se forger trop vite une certitude et à tout lire ensuite à travers un prisme déformant : on interprète alors tout dans le sens qu’on a décidé (alors que plusieurs interprétations sont possibles**), et on met de côté certains éléments ou témoignages qui nuisent à notre idée préconçue.

    ** par exemple, au sujet des pirates qui fréquentaient des clubs de strip-tease, ou qui buvaient de l’alcool, cela peut être interprété comme la preuve qu’ils n’étaient pas de vrais fondamentalistes mais des « agents américains », des « marionnettes » (le film « Zero » le suggère), ou comme celle de leur habileté à se dissimuler : ils se comportaient ainsi pour ne pas être repérés, ne pas trop éveiller de soupçons.

    Les « journalistes médiatiques » ou les « éditorialistes » à la Redeker ont souvent négligé les faits, qualifiés parfois de « détails insignifiants », occupés exclusivement à dénoncer la psychologie des « complotistes ». Quant aux chercheurs de vérité (ou « journalistes citoyens »), ils doivent maintenir cette passion des faits, et s’efforcer de ne pas succomber aux conclusions hâtives et faciles - voeux pieux car cette résistance est sans doute difficile. Leurs défauts me paraissent cependant moins graves que ceux des professionnels qui ont méprisé les faits.

    Pesnot et Monsieur X, malgré une certaine frilosité, ont ramené sur le devant de notre scène médiatique beaucoup de matière, dont on n’avait plus l’habitude. Ils ont dit les mensonges américains, certaines des coïncidences troublantes, qui, certes, ne permettent pas de conclure. Ils ont semé le doute, n’ont pas cessé de le faire, tout en essayant à chaque fois de retomber sur leurs pattes - et la version officielle. Une version certes amendée en certains points. Et non des moindres. Même si la vérité devait s’en tenir à ce qu’ils ont dit là, elle serait déjà porteuse d’un énorme scandale. Les Etats-Unis protégeant (blanchissant) leurs alliés impliqués dans le 11-Septembre, pour sauvegarder leurs intérêts financiers et stratégiques, et ne pas avoir à modifier leur agenda guerrier, et monter tranquillement leur complot contre Saddam Hussein... c’est déjà un tout petit peu gênant.



  • Taïké Eilée Taïké Eilée 9 mai 2009 01:40

    Pas d’erreur de la part de Pierre Hillard, qui m’a écrit pour me préciser qu’il parlait en fait de Philippe Wahl (young Leaders en 1994) et membre à l’époque d’Havas. J’ai demandé à ce que mon erreur soit retirée de l’article afin d’éviter toute confusion.

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