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Généraliste de l'habitat j'en connais la gestion privée (syndic de copropriété) mais aussi la gestion sociale (coopérative, SA HLM, OPAC), cela me donne point de vue direct sur les conséquences de la précarité.
Mes fonctions de conseillère prud'homale et de défenseur syndical m'ont donné par ailleurs une expérience précise de la sinistralité du code du travail . Enfin l'éducation de mes trois fils (49-44-40 ans) assumée seule me rend proche de notre jeunesse. Aujourd'hui en retraite , je fais du bénévolat dans le domaine social.

Tableau de bord

  • Premier article le 20/03/2006
  • Modérateur depuis le 03/05/2006
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Derniers commentaires



  • carnac carnac 4 octobre 2007 18:48

    Prenons un à un vos propres termes
    - « encourager l’inefficacité économique » ?? : à l’heure où l’on craint le réchauffement du climat , il est urgent de maintenir dans les villes les habitants qui y travaillent parce qu’on ne « gaspillera » précisément plus le pétrole , parcequ’on peut plus facilement organiser les transports en commun et donc éviter la « pollution » en procédant ainsi.

    - « encourager le chomage » ?? : précisément en éloignant les salariés des lieux de travail on encourage le « chomage » dans la mesure où inévitablement avant d’accepter un emploi on regarde si le gain espéré couvrira au moins les frais de transport générés par le travail : on encourage donc le travail en permettant aux salariés d’être proches de leur emploi.

    - « La charité n’est pas un droit » ?? historiquement le mouvement HLM a été créé par le patronat et pas par charité mais simplement parceque des conditions d’habitat correctes rendaient la main d’oeuvre plus efficace parce qu’en meilleure santé. Les hygiénistes à l’origine des profondes modifications du tissu urbain parisien avaient aussi noté qu’un habitat salubre permettait de protéger les classes aisées des épidémies.

    Si les terrains des HLM sont devenus intéressants c’est simplement parceque la ville les a rattrapés : il y a quelques dizaines d’années vous n’eussiez sans doute pas accepté d’y vivre alors que les bâtiments étaient neufs.

    Quant au terme « nuisible » vous me permettrez non seulement de vous faire remarquer que c’est une généralisation qui ne saurait s’appliquer aux millions d’habitants des HLM et qui par son caractère injurieux ne peut que vous valoir un signalement à la régulation de ce blog

    Enfin des auteurs autorisés indiquent que 77% de la population française a un niveau de ressources qui leur permet de prétendre à l’octroi d’un logement HLM , faut-il en conclure Monsieur que vous souhaiterez que 77% de nos concitoyens disparaissent de votre vue ?

    Je prétends - au contraire - que ces 77% de citoyens ont le droit à un toit HLM surtout en ville s’ils le souhaitent et que par conséquent à Neuilly sur seine il doit y avoir comme sur tout le territoire français légalement 20% au moins de logements HLM.

    Je prétends que vous n’êtes pas né dans un désert et que le bien public ce fût pour vous comme pour la plupart d’entre nous : le suivi médicalisé de votre naissance dans une maternité subventionnée par des fonds publics , une éducation gratuite jusqu’à au moins votre 16ième année subventionnée par des fonds publics , des infrastructures que vous continuez d’utiliser et qui ont été financées par des générations de contribuables : voies SNCF par exemple fort onéreuses, autoroutes etc ... qui font partie du bien commun qu’apparemment vous ne souhaitez plus transmettre à vos propres enfants et petits enfants.

    Je vous invite donc à éviter « les nuisibles » en vous retirant en patagonie



  • carnac carnac 4 octobre 2007 18:07

    Précisément mon intervention a pour but d’obtenir qu’il y ait enfin une réflexion sur ce que notre collectivité nationale considère comme « le bien public » pour elle-même et pour ses enfants.

    ensuite il lui appartiendra
    - soit de le vendre (les exploits de notre gouvernement en matière de vente du domaine public sont si extraordinaire que l’assemblée nationale souhaite une commission d’enquête)
    - soit de le donner à gérer à qui lui semble bon par voie de délégation de service public ou directement par une des fonctions publiques.

    J’appelle donc à ne pas confondre les notions de biens public et de fonctions publiques - c’est en définissant le premier que l’on peut ensuite définir le rôle des seconds. Pas l’inverse.



  • carnac carnac 22 août 2007 14:10

    Je suis contente de vos observations en tant que DRH, donc spécialiste du domaine, confirmant que ces exonérations de charges sur les heures supplémentaires vont à l’encontre du développement de l’emploi.

    Les salariés sont aussi des électeurs : il va sans dire qu’un certain nombre d’entre eux approuvent ces dispositions qui avaient été clairement annoncées par le candidat M. Sarkosy.

    Je crois aussi que pour les salariés la « retraite » c’est très loin et que l’on en reste à une réflexion prosaique que l’on peut résumer par « un tien vaut mieux que deux tu l’auras ». Le silence ne me parait donc pas étonnant.

    J’espère que les négociations sur le devenir des retraites en 2008 permettront de pointer les énormes allègements de charges consentis aux employeurs au détriment de l’équilibre du budget des retraites et que l’on n’en restera pas à la simple réforme des régimes spéciaux qui ne représentent que 5% du budget total nécessaire ...

    La renégociation de l’accord sur les retraites sera évidemment l’occasion d’interroger les salariés sur leur choix de société.

    J’espère aussi qu’à l’occasion des premiers arrêts maladie ne prenant pas en compte les heures supp effectuées le trimestre précédant par les salariés Il y aura de la part des salariés concernés une prise de conscience. Comme cette nouvelle législation n’entre en application que le 1er Octobre il ne faut pas espérer la moindre interrogation avant le courant du mois de janvier 2008 ;

    On sait déjà, par de multiples études, que les heures travaillées impactent la santé et que « perdre sa vie à la gagner » est une réalité en France pour un certain nombre de métiers physiquement pénibles.

    Les ouvriers partant à la retraite ont actuellement 8 années de moins d’espérance de vie que les cadres ...

    on arrive donc à une réalité que les salariés concernés ne semblent pas voir : « travailler plus » pour « mourir plus jeune » ce qui indubitablement permettra aux seuls salariés n’ayant jamais fait d’heures supplémentaires de leur vie de bénéficier d’une retraite paisible et bien indemnisée.

    Pour l’instant, un point de vue comme le vôtre ou le mien semble minoritaire et j’ai l’impression de précher dans le désert .

    Comme vous je suis absolument scandalisée que la question des temps partiels demeurent en l’état car le temps partiel NON CHOISI est indubitablement un facteur de pauvreté.

    Le 17 Octobre est une journée mondiale contre la misère : il nous faudra répéter que la paupérisation d’une partie du salariat est une réalité bien française et que le travail ne met plus à l’abri de la misère comme je le constate chaque jour dans les cités HLM que je gère.

    http://www.oct17.org/Je-signe-la-declaration-de.html



  • carnac carnac 15 août 2007 18:40

    le problème ce n’est pas de trouver un travail, c’est de trouver un travail de « qualité » suffisante pour qu’il vous permette au moins de subvenir à vos besoins fondamentaux ce qui est loin d’être le cas des métiers en tension que « la mouche du coche » signale

    c’est là que le bât blesse on nous dit : "La CCIP a retenu pour cette étude six secteurs d’activité représentatifs des difficultés de recrutement : BTP, hôtellerie-restauration, informatique, gardiennage-sécurité, propreté, transport, ainsi que deux métiers transversaux : les métiers de commerciaux et de la maintenance."

    comme par hasard

    - l’hôtellerie restauration vient d’être épinglée par un rapport qui en dit long sur les conditions de travail qui s’y pratiquent ,
    - le BTP est le champion des accidents du travail (perdre sa vie à la gagner) ,
    - le gardiennage sécurité et la propreté sont les rois des contrats à temps partiels générateurs de pauvreté ,
    - le transport fraude à qui mieux mieux sur les temps de conduite,
    - les commerciaux voient leurs objectifs réévalués en dehors de toute considération de la réalité du marché sur lequel ils interviennent donc ils n’ont souvent que la solution de changer d’entreprise pour ne pas voir au fil du temps s’effriter leurs ressources et sont souvent « à la rue » dès 50 ans atteints ...

    On a déconsidéré le travail manuel donc la maintenance en pâtit par manque de personnels formés pourtant on peut très correctement gagner bien sa vie dans ces métiers : mais qui parmi nous a orienté un de ses enfants vers ces métiers ?

    Par contre les conditions d’emploi des ingénieurs .... en informatique se dégradent à une telle vitesse qu’il vaut mieux monter sa propre entreprise pour s’en sortir.

    De mon point de vue de conseillère prud’homale on a tout fait pour avoir les problèmes de recrutement que l’on a actuellement et plutôt que de stigmatiser « le » chômeur il vaudrait infiniment mieux offrir des « emplois » de « qualité ».

    Autre difficulté : c’est un fait qu’un niveau « suffisant » de chômage fait espérer à plus d’un entrepreneur d’avoir de la main d’oeuvre à bas coût ... Le chômage est donc pour partie tout à fait cyniquement « organisé » car nombre d’entreprises ne souhaitent nullement s’attacher vos compétences.

    Les effets d’aubaine dont le très controversé CNE n’auraient pas ce succès si fonctionnait une véritable responsabilité sociale des entreprises , une sorte de déontologie de reconnaissance de la « valeur du travail ».

    Une telle déontologie fonctionne infiniment mieux en Allemagne où la tradition d’un dialogue social est très ancrée.



  • carnac carnac 27 juin 2007 17:18

    Cancer : les métiers à risques LE MONDE | 26.06.07 | 16h03 • Mis à jour le 26.06.07 | 16h03

    ongtemps négligés, les cancers professionnels font l’objet d’un nombre croissant d’études. L’Association pour la recherche sur le cancer (ARC), l’Institut national du cancer (INCa) et la Fédération des accidentés de la vie (Fnath) ont lancé, lundi 18 juin, un appel à projet pour des recherches pluridisciplinaires. Destinée à soutenir des travaux portant sur « l’exposition et la reconnaissance des cancers professionnels » en épidémiologie, santé publique, histoire, sociologie, économie et psychologie, cette initiative est dotée de 1,2 million d’euros sur deux ans.

    La connaissance du nombre de personnes atteintes d’un cancer professionnel est qualifiée de « faible, faute de registres » par l’INCa. L’estimation qui prévaut est que 5 à 10 % des cancers diagnostiqués sont liés à une exposition professionnelle à un agent cancérogène. Chaque année en France, de 11 000 à 23 000 nouveaux cas de cancers sont attribuables aux conditions de travail.

    Ces pathologies se traduisent par de fortes inégalités sociales : un ouvrier meurt trois fois plus de cancer du poumon qu’un cadre et 70 % des salariés exposés à des cancérogènes sont des ouvriers. Dans le cas du cancer de la vessie, « les facteurs professionnels expliqueraient la moitié des différences sociales observées pour cette pathologie », remarque le docteur Ellen Imbernon, du département santé travail de l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans un document publié par l’InVS.

    « Pendant longtemps, en France, la recherche dans ce domaine est restée limitée à quelques équipes de chercheurs, alors qu’au plan international existait une forte activité », constate le professeur Marcel Goldberg (Inserm U687), membre du conseil scientifique de l’ARC. Au cours des dix ou quinze dernières années, les cancers professionnels ont acquis une plus grande visibilité sociale, ce qui a permis un développement de la recherche et un accroissement des moyens financiers. « Ce changement s’est produit autour de la révélation de l’ampleur des dégâts liés à l’amiante et dans le contexte du sida. La santé publique et les crises sanitaires ont tiré la recherche vers le haut », souligne l’épidémiologiste.

    Cette prise de conscience s’est traduite par le développement d’un actif mouvement associatif et par la création du département santé publique à l’InVS, puis du département santé-travail. « Pour la première fois en France, une institution publique a été chargée de travailler sur les risques professionnels, hors de l’orbite des partenaires sociaux », analyse Marcel Goldberg.

    Parallèlement, l’ARC a lancé en partenariat avec la Fnath un programme de recherche « Areca », avec un budget de 1,5 million d’euros, consacré aux cancers professionnels, dont la direction avait été confiée au professeur Goldberg. Ce travail vient tout juste de se terminer après quatre années. Le nouvel appel à projet en prend, en quelque sorte, le relais. D’autres initiatives, émanant de la Ligue nationale contre le cancer, de l’INCa ou encore de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), sont allées dans le même sens. L’INCa a par exemple adressé une brochure à l’ensemble des médecins. Intitulé Détection des cancers d’origine professionnelle : quelques clés pour agir, ce document vise, selon Pascale Flamant, directrice générale de l’INCa, « à inciter les médecins à repérer l’origine potentiellement professionnelle de cancers et à les déclarer, mais aussi de faire bénéficier de leurs droits les personnes atteintes ».

    L’une des difficultés dans l’identification est que, sur le plan médical, rien ne distingue les cancers d’origine professionnelle des autres. Ainsi, plus de 60 % des cancers du poumon d’origine professionnelle ne sont pas reconnus comme tels.Il en va de même pour 80 % des leucémies et la quasi-totalité des cancers de la vessie d’origine professionnelle.

    Or, la déclaration de ces affections est très importante pour les malades concernés. En cas d’arrêt de travail, les indemnités journalières sont plus élevées que lors d’un arrêt maladie classique. En outre, il n’existe pas de délai de carence. Même retraité depuis quinze ans ou ayant changé de métier, un travailleur ayant été exposé à un cancérogène dans le cadre de son activité peut faire l’objet d’une déclaration. Les soins sont alors pris en charge à 100 %, sans devoir avancer les frais.

    Le fait d’avoir été exposé au cours de sa carrière à un cancérogène - même dans le cas où aucune pathologie n’a été détectée - peut permettre à des personnes n’étant plus en activité de bénéficier d’un suivi médical personnalisé. Celui-ci inclut des consultations et examens gratuits, effectués par le médecin traitant ou un spécialiste dans les consultations de pathologies professionnelles des CHU.

    Cet effort devrait permettre de réduire la sous-déclaration des cancers d’origine professionnelle. Pour autant, il ne sera pas suffisant. En effet, certains facteurs professionnels reconnus comme cancérogènes avérés par le Centre international de recherches sur le cancer (CIRC) ne sont pas encore considérés comme tels dans la législation ou la réglementation. Les expositions à ces substances ne peuvent donc être reconnues comme maladie professionnelle.

    Paul Benkimoun Article paru dans l’édition du 27.06.07

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