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Accueil du site > Tribune Libre > La présomption d’innocence et « Le Canard enchaîné » : la justice sur (...)

La présomption d’innocence et « Le Canard enchaîné » : la justice sur la bonne voie ?

L’espoir renaît. On n’ose y croire. L’information est parue dans « Le Canard enchaîné » de cette semaine. Mais quel média l’a reprise ? L’appartement de M. Sarkozy, c’est important. Mais le respect de la présomption d’innocence enfin pris au sérieux, ne l’est-il pas tout autant ? Le calvaire des innocents d’Outreau serait-il déjà oublié ?

Heureusement que des juges n’attendent pas une réforme improbable de la justice et qu’ils prennent enfin le taureau par les cornes, de celles qui mettent en pièces la présomption d’innocence et la confiance en la justice de son pays !

Le magistrat et l’anonyme

Un arrêt de la cour d’appel de Toulouse du 16 janvier 2007 a condamné sévèrement Le Canard enchaîné pour avoir, une seconde fois, porté atteinte à la présomption d’innocence d’un honorable magistrat : un article du 27 avril 2005 l’avait présenté, dit l’arrêt, comme coupable des faits faisant l’objet d’une instruction. Le Canard a beau s’en défendre et soutenir avoir présenté la version du magistrat, ça n’a pas trompé la cour. On devine que ce journal qui pratique l’ironie avec le bonheur que l’on sait depuis près de cent ans, n’en croyait pas un mot. Et la Cour le lui a bien fait savoir en le condamnant à verser au présumé innocent et vertueux magistrat 24.000 euros d’indemnités qui se sont ajoutés au 13.000 déjà versés lors d’une première procédure. La note à payer pour cette violation de présomption d’innocence se monte donc à 37.000 euros. Avis aux amateurs ! Si seulement cette affaire avait pu avoir lieu avant Outreau, même si, dans cette affaire, parmi les innocents on ne compte aucun magistrat ! Qui sait, cependant, si la justice ne se serait pas épargné ensuite un tel naufrage ! Le Canard s’empresse, bien sûr, de comparer ces 37.000 euros accordés à un magistrat aux 33.000 euros alloués à un vulgaire innocent qui aurait passé 29 mois en prison pour rien. Mais qu’est-ce que cela prouve ? Ce n’est quand même pas la même chose de salir publiquement un magistrat et de ruiner discrètement la vie d’un « anonyme » innocent.

Une énormité

Et l’arrêt sévère de la cour de Toulouse est d’autant plus justifié que, selon Le Canard, la cour d’appel de Colmar, un mois plus tard, le 22 février 2007, a confirmé la condamnation de l’honorable magistrat par le tribunal de Strasbourg, en lui infligeant 18 mois de prison avec sursis, au lieu de 10 en première instance, cinq ans d’interdiction d’exercer ses nobles fonctions et une amende de 5.000 euros : il lui était reproché une sombre histoire de carte bleue prétendument volée dont il aurait été fait usage dans une maison à la fois close et ouverte en Allemagne, à l’occasion d’un colloque sur précisément « L’éthique du parquet ». Qui pourrait croire pareille énormité de la part d’un magistrat, sauf à confondre parquet et gadoue ? Là encore, le conditionnel est de rigueur, car le condamné qui s’est tourné vers la Cour de cassation reste toujours présumé innocent, jusqu’à ce qu’elle rende son arrêt.

En fait, ce n’est pas tout à fait juste, car, au-dessus, il existe encore un recours possible devant la Cour européenne des droits de l’homme pour un condamné qui juge que la justice de son pays a été dévoyée. Justement, Le Canard Enchaîné, bien que condamné en appel, reste toujours, lui aussi, présumé innocent : il s’est, en effet, pourvu en cassation et annonce déjà, en cas d’échec, son intention de porter l’affaire devant la Cour européenne. On souhaite qu’il n’y soit pas contraint. Sinon, ce sont encore des années qu’il faudra attendre pour savoir enfin si, oui ou non, la justice française est sur la bonne voie en matière de respect de la présomption d’innocence, et donc si les 37.000 euros qu’elle lui a infligés, lui au moins, Le Canard, il ne les a pas volés ! Paul VILLACH


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72 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 mars 2007 11:00

    Intéressante cette décision judiciaire. Elle démontre bien les tendances qui ont cours entre liberté d’expression et les droits des citoyens. Le débat est réel : peut-on tout dire ? En corollaire, sommes-nous tenus d’accepter tout ce qui se dit ?

    Pouvez-vous imaginer un instant une telle poursuite, selon les mêmes termes, aux États-Unis ? Les indemnités - je crois - auraient presque ruiné Le Canard enchaîné.

    Votre constatation - ce n’est quand même pas la même chose de salir publiquement un magistrat et de ruiner discrètement la vie d’un « anonyme » innocent - est lourde de sens.

    Merci

    Pierre R.

    Montréal (Québec)


    • Bourricot Bourricot 5 mars 2007 16:36

      Ruiné le Canars n’est pas une mince affaire. C’est le journal français qui de loin a une gestion financière des plus rigoureuses et aussi la moins transparente. Ce que l’on sait, c’est que l’hebdomadaire depuis sa création s’est fixée une éthique d’indépendance et pour cela les associés sont ni plus ni moins que les journalistes garantissant au volatile l’indépendance des plus sûres. Il est sû aussi qu’à chaque fin d’exercice comptable(fin d’année), une cagnotte importante prélevée sur les bénéfices du journal est placée sur une réserve, afin justement de parer des situations imprévues telles que cette condamnation.

      Oui le débat se pose, mais plus que la liberté d’expression c’est la liberté de la presse qui est posée. En France, la liberté de la presse est astreinte, contrainte légale qui à un certain niveau va à l’encontre des textes européens. Plusieurs affaires condamnant des journaux français ou des personnalités pour par exemple des propos jugés diffamatoires avaient été blanchis par la Cour Européenne.

      Une limite difficile à trouver entre liberté de la presse qui suppose liberté d’investigation et la présomption d’innocence. Mais qu’en est-il des journaux télévisés qui violent allègrement cette règle de la présomption d’innocence. Et au delà des médias c’est chacun de nous qui ne faisons pas attention à cette éthique judiciaire parce que dans le même temps en France, un innocent peut aller quand même en prison...

      Et puis une personne qui passe devant le juge, toute innocente soit-elle gardera l’étiquette indécollable d’une personne mise en examen ou suspectée. Suspicion, culpabilité, liberté voilà des termes qui aujourd’hui apparaissent comme incompatibles.


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 mars 2007 23:57

      J’observe effectivement une grande différence entre nos juridictions respectives. Au Québec, avant de judiciariser une plainte, elle est soumise à un tribunal administratif, le Conseil de presse du Québec. Ce conseil n’a qu’un pouvoir de recommandation. Toutefois, un jugement négatif du conseil, vous le comprendrez, n’est pas bien vu pour la réputation du média. Il est toujours possible de passer outre ce Conseil de presse. Les procès sont alors interminables. La jurisprudence est frileuse à condamner des journalistes qui rapportent de bonne foi une information. Il y a derrière cette jurisprudence une notion de fausseté et de malice.

      Trois avocats québécois donnent leur appréciation des procès en diffamation :

      Les propos tenus ou diffusés par un média ou par tout citoyen à l’endroit d’un autre, s’ils sont d’intérêt public, ont droit de cité, même s’ils se veulent choquants, croit un juriste, Mark Bantey. Ce que je plaide, c’est que dans une société démocratique, on a le droit d’exprimer nos opinions même si elles sont dérangeantes et stupides. On a presque un droit constitutionnel de dire des stupidités, à la condition qu’il n’y ait pas de faussetés à la base de ces opinions.

      Claude-Armand Sheppard défend, depuis 30 ans, des citoyens qui estiment qu’on a porté atteinte à leur réputation. La quasi-totalité se dit victime d’un média. Un dossier sur 10 se rend devant les tribunaux, explique le juriste, la plupart étant abandonnés ou réglés à l’amiable. Pour les demandeurs, les condamnations sont minables. Et puis au Québec, si vous gagnez votre cause, vous n’avez pas droit au remboursement de vos honoraires d’avocats, indique Me Sheppard. Il faut quand même accorder des indemnités plus élevées aux demandeurs et modifier le Code civil pour permettre que les honoraires d’avocats soient remboursés dans le cas de décision favorable au demandeur en matière de diffamation, croit M. Sheppard. « La solution n’est pas de limiter la liberté d’expression, mais de punir plus sévèrement ceux qui violent les droits des citoyens. »

      Vincent Gingras, avocat demandeur en matière de diffamation, note que les causes en diffamation prennent de plus en plus d’espace. Les tribunaux vont donc être sollicités davantage. À cause de l’abus d’une supposée liberté d’expression, les gens, quand ils vont aller devant les tribunaux, seront peut-être enclins à vouloir un jugement plutôt qu’un règlement hors cour parce qu’il y a un trop-plein. Lors des derniers jugements que j’ai vus, les tribunaux devenaient un peu plus sévères

      Source : http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=32785

      Pierre R.

      Montréal (Québec)


    • Rocla (---.---.96.140) 5 mars 2007 11:01

      Un canard enchainé arrivant à boiter , entrainant avec lui un magistratà la démarche incertaine .

      Rocla


      • (---.---.162.15) 5 mars 2007 11:17

        Je trouve que la façon dont vous présentez cette affaire n’est pas claire du tout. En conséquence, je ne vous trouve pas convaincant.

        De façon plus générale, il y a dans notre pays un conflit entre le secret judiciaire et la liberté de la presse.

        La lourdeur des peines infligées au Canard pour un cas qui me paraît litigieux (l’innocence de ce magistrat n’a rien d’évidente) ressemble à une atteinte contre la liberté de la presse davantage qu’à une défense de la présomption d’innocence.

        Am.


        • machinchose machinchose 5 mars 2007 11:25

          Vous êtes tout de même extremement maladroit. L’affaire ne peut se résumer ainsi. Et surtout vous mélangez un peu tout et n’importe quoi. Les enjeux ne sont pas les mêmes. Et plutôt que de balayer d’un revers de la main cette disproportion des sanctions vous devriez voir que précisemment le canard montre par là qu’il vaut mieux être magistrat et bénéficier d’une défense corporatiste qu’être simple mortel et aller en prison n’importe comment.

          Je ne me prononcerai pas sur le fond qui est relativement complexe mais votre article manque singulièrement de la rigueur nécessaire aux questions de droit.


          • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2007 11:44

            Il m’est apparu qu’à ce degré d’injustice, seule l’ironie convenait pour en parler : elle permet la retenue. Je crois que vous ne l’avez pas perçue : mon article, pourtant, est plein de contradictions, d’absurdités et d’ambiguïtés volontaires qui doivent vous alerter. Quand à la conclusion, elle est claire puisque je ne souhaite pas que le « Canard » soit obligé d’aller devant la Cour Européenne, ce qui signifie que j’attends que la Cour de cassation lui rende justice. Et pour finir, réfléchissez au sens de la dernière expression « au moins lui, il ne les a pas volés »... comme la carte bleue mentionnée plus haut. Paul VILLACH


          • machinchose machinchose 5 mars 2007 11:55

            alors au temps pour moi !

            Comme quoi à l’écrit et dans la rapidité avec laquelle nous nous ruons sur les mots d’internet l’ironie devient une manière délicate.

            Et pourtant dieu sait qu’il importe de la défendre.

            J’avais bien perçu en effet quelques formulations étonnantes et autres conclusions intrigantes mais mon amour du canard m’aura aveuglée au point de venir le défendre contre qui ne l’attaquait pas nécessairement.


          • godzillou (---.---.141.224) 3 avril 2007 16:44

            le paradoxe des paradoxes étant, if i remember well, que le csm a condamné le même magistrat pour manquement à l’éthique, bien avant la décision pénale condamnant le même magistrat, ce qui en terme d’atteinte à la présomption d’innocence est quand même quelque chose...

            quant au débat de fond, reprocher à un journal comme le canard son ton ironique, c’est comme dresser une prune aux 24 heures du mans...

            mais bon, notre volatile du mercredi a survécu à la censure de la grande guerre, alors vous pensez que ca va pas l’arrêter d’aller vers l’europe, si la cour de cassation valide l’arrêt


          • Jean-François (---.---.99.52) 5 mars 2007 11:26

            Il faut faire confiance aux magistrats, pour défendre les intérêts de la magistrature. Voir l’article d’hier d’Isabelle Debergue :

            http://www.geocities.com/petite_citoyenne/article040307.html

            Justice : brève autopsie d’une réforme qui n’a jamais existé (I)

            Alors que la campagne présidentielle reste toujours très silencieuse sur la réforme de la Justice, le Conseil Constitutionnel vient de censurer, par une décision du 1er mars, quatre articles (14, 21, 24 et 34) de la loi organique sur le recrutement, la formation et la responsabilité des magistrats. Pour le président de la Commission des lois de l’Assemblée Nationale, Philippe Houillon, il s’agit d’une « victoire du corporatisme ». André Vallini, président de la Commission d’enquête parlementaire sur Outreau, évoque une « réforme bâclée ». Mais le citoyen et le justiciable peuvent se poser une question plus basique : a-t-il jamais existé un quelconque projet de réforme de la Justice française ? Que faire pour que cette aspiration légitime puisse devenir réalité ?

            (...)

            Comme c’est la règle, la décision du 1er mars n’indique pas le nom du rapporteur, lequel, aux termes de l’article 19 de l’Ordonnance n°58-1067 du 7 novembre 1958, doit être un membre du Conseil Constitutionnel. Cependant, un article de septembre 2005 du responsable du service juridique de ce Conseil, Régis Fraisse, expose que : « Le secrétaire général et les trois membres du service juridique assistent au délibéré. Ils (...) peuvent, à la demande du président, répondre à toute question technique ou rappeler l’état de la jurisprudence sur un point particulier ». Une page du service juridique précise que : « Le service juridique est une équipe restreinte de trois fonctionnaires détachés au Conseil ou mis à sa disposition (un membre du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel, un magistrat de l’ordre judiciaire et un administrateur des services de l’Assemblée nationale) chargée d’apporter une assistance technique aux membres du Conseil constitutionnel ». On trouve donc, notamment, deux juges parmi les trois assesseurs juridiques dont le rôle est essentiel dans l’élaboration des décisions du Conseil Constitutionnel.

            Mon article du 5 novembre rappelait également que les membres du Conseil d’Etat sont avant tout des juges, au statut régi par le Code de Justice administrative. A cette précision, il convient d’ajouter que le secrétaire général du Conseil Constitutionnel est un conseiller d’Etat en détachement. C’est le cas depuis 1959, sauf pour la période 1983-86 où ce poste fut occupé par un conseiller à la Cour de Cassation.

            (...)


            • pierrarnard (---.---.86.85) 5 mars 2007 11:28

              La ou le bat blesse c’est lorsque la présomption d’innocence s’applique à un coupable avéré.

              Un individu pris en flagrant délit et qui reconnait les fait doit etre un « présumé » coupable alors qu’il est objectivement coupable.

              Et dans ce cas on est tenu de présumer, et ce mot est en passe de devenir l’un des mots les plus employés par la presse, ce qui le vide de sens en en faisant une sorte de peuchère ! ou putaing ! qui ponctue désormais tout ce qui a trait a la justice.....

              Dans le cas du Canard, tout ce qui a été affirmé sur ce monsieur présumé apte à juger de la conduite de ses concitoyens en tant que magistrat, et qui va aux putes en volant la carte bleue de l’une de ses collègues est vrai,il l’a avoué et personne ne l’a contesté...

              Ce que l’on reproche au Canard c’est d’en avoir parlé au présent, en énonçant des faits avérés sans mettre en scène une présomption d’innocence qui n’a pas de raison d’etre puisque les faits sont reconnus par le coupable, pardon le présumé innocent lui meme.

              De plus il me semble que l’article du canard est antérieur et peut etre meme à l’origine de l’action en justice française...

              Ubuesque....

              D’ailleurs moi aussi j’aimerai bien etre présumé innocent quand on me fait payer 75 euros pour avoir le droit de contester un Pv de radar automatique....


              • alex (---.---.152.17) 5 mars 2007 11:37

                Un extrait de votre article m’interpelle je cite cet article ci dessous:Et la Cour le lui a bien fait savoir en le condamnant à verser au présumé innocent et vertueux magistrat 24.000 euros d’indemnités qui se sont ajoutés au 13.000 déjà versés lors d’une première procédure. La note à payer pour cette violation de présomption d’innocence se monte donc à 37.000 euros. Avis aux amateurs ! Si seulement cette affaire avait pu avoir lieu avant Outreau, même si, dans cette affaire, parmi les innocents on ne compte aucun magistrat ! Qui sait, cependant, si la justice ne se serait pas épargné ensuite un tel naufrage ! Le Canard s’empresse, bien sûr, de comparer ces 37.000 euros accordés à un magistrat aux 33.000 euros alloués à un vulgaire innocent qui aurait passé 29 mois en prison pour rien.

                Je suis scandalisé par les différences que fait la justice en matière d’indemnisation des victimes, il faut savoir que la moyenne d’une indemnisation concernant les victimes d’homicides involontaires , accidents de toutes natures et surtout accidents de la route est d’environ + ou - 15.000€ en cas de décès et encore si vous passez par une action en justice car nombre de nos concitoyens se font arnaquer par les assureurs en acceptant une transaction amiable !

                Quand j’entends les sommes allouées pour dédommager certains actes ,certes délictueux, mais non comparables avec des actes ayant entraînés des décès avec tous les dommages collatéraux, vies brisées des proches, soins et suivis psychologiques non pris en charge alors que ces personnes sont elles aussi des victimes.

                Nous voyons bien par là que la justice est dans notre pays devenue comme notre médecine une justice a deux vitesses !

                Une justice pour la france d’en haut et l’autre pour celle d’en bas !

                Liberté.Egalité.Fraternité. comme vous pouvez le remarquez il y a des points entre ces mots inscrits sur tous les frontons de nos Institutions !


                • (---.---.78.114) 5 mars 2007 16:58

                  L’avantage est qu’avec une indemnité telle, qu’il n’aura pas besoin d’emprunter une carte bancaire pendant longtemps.


                • Le Panda Le Panda 5 mars 2007 11:55

                  Paul bonjour,

                  pour votre exposé, vous allez dans tous les sens. Le débat aurait pu avoir une autre cible que celle que vous avez prise.

                  Que tentez vous de démontrer en agissant de la sorte par vos écrits, perdre de votre crédibilité, je ne pense pas que cela soit le but visé...

                  Je rejoins les points de vue de Pierre, et surtout de machinchose...j’adresse un bonjour de satisfaction à Pierre qui nous a rejoint à nouveau, bienvenu au Club...

                  Paul, attention entre le semblant et le paraître...

                  Que chacun reconnaisse les siens, je trouve votre article pas bon dans sa forme, le fond mérite un développé plus important et mieux statué en matiére de droit.

                  Bon courage...

                  Le Panda

                  Patrick Juan.


                  • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2007 12:24

                    De grâce, accordez-moi un sursis ! Relisez le texte et repérez les absurdités, les contradictions, les ambiguïtés volontaires que j’ai volontairement accumulées pour signaler l’ironie du texte. Il m’est apparu que seule l’ironie pouvait permettre de s’élever avec retenue contre ce déni de justice qui frappe « Le Canard ». Et puis, si vous êtes un de ses lecteurs, vous devriez vous êtes frotté à son ironie qu’il pratique depuis près de cent ans (Je le signale même en cours d’article pour mettre la puce à l’oreille). Mais c’est vrai, l’ironie est dure parfois à faire comprendre ! Le dernier paragraphe est, pourtant, lui, sans ambiguïté quand je souhaite qu’il n’aille pas devant la Cour européenne ! C’est bien que j’attends que la Cour de cassation lui rende justice, non ? Et puis pour finir, dire que « ces 37000 Euros, lui au moins, le Canard, il ne les a pas volés », n’est-ce pas renvoyer à la carte bleue qui, elle, a bel et bien été volée ? Quand la Justice est ainsi sens dessus sessous, les expressions aussi sont inversées. Pardonnez cette leçon de choses, mais vous m’y avez contraint. Cordialement quand même. Paul VILLACH


                  • Le Panda Le Panda 5 mars 2007 12:43

                    Paul,

                    c’est bien de sortir vos griffes humoristiques pour donner Un canard que j’aimme beaucoup, justement, sans qu’il soit à l’orange.

                    Vous auriez du prévenir, dés le départ, qu’il fallait relire votre exposé au point de comprendre votre humour.

                    Oui, expliqué de la sorte et lu au second degré, il a une forme plus suave.

                    C’est dommage car le fond du sujet est pleinement dans l’actualité, alors essayons de nous mettre dans la peau du lecteur intervenant lambda, qui ne comprend pas toujors où va le sens de l’humour.

                    Je vous remercie de votre obligeance de répondre sans vous défiler.

                    Je ne cours pas comme le Canard enchainé, je vais plus lentement, donc merci de le comprendre.

                    Cordialement,

                    Le Panda

                    Patrick Juan.


                  • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2007 13:03

                    Vous me demandez l’impossible. Le charme de l’ironie est à la discrétion du lecteur qui doit la débusquer tout seul. Si vous mettez un panneau (comme certains l’ont souhaité, en proposant par exemple « un point d’ironie », comme le point d’interrogation) « Attention ! Ralentir la lecture ! IRONIE », le plaisir est éventé... « Le »Canard" est pourtant une bonne école d’ironie, cré nom de nom ! Cordialement, Paul VILLACH


                  • Le Panda Le Panda 5 mars 2007 13:14

                    Paul,

                    à l’impossible nul n’est tenu...dans la mêlée, mais la réalité du premier d’une C.B.U. au Labo est la seule valable...

                    C’est de l’humour cela va de soi...mais sais t-on jamais, a t-on jamais posé la question au Docteur Knock...Mais le laboratoire ne vous donnera les résultats que dans la mesure ou vous suivez l’ordonnance du prescripteur(tiré de mes mémoires de cours en fac)

                    lA PREUVE J’AI MIS 2 M à j’aime cela aussi était de l’Humour ? ON AIMME OU PAS...............

                    Amicalement ou Cordialement ?

                    Le Panda

                    Patrick Juan.


                  • at97434 (---.---.151.6) 5 avril 2007 14:46

                    Citoyen Lambda, je dois avouer avec beaucoup d’immodestie que j’avais dès le début perçu l’ironie de l’article. Peut-être que le second degré et l’amour du Canard permette à certains, même citoyens de base, de comprendre le sens caché de certains billets.

                    Amicalement


                  • at97434 (---.---.151.6) 5 avril 2007 15:05

                    Je voulais en écho à l’article de P.VILLACH vous donner lecture d’une partie d’un édito publiée par le Journal de l’île de la Réunion et qui concerne la magistrature de l’île :
                    Le doyen des juges d’instruction du TGI de Saint-Pierre Francis Catalano a livré des confessions brûlantes au Journal de l’Île. Dans nos colonnes, le magistrat reconnaît avoir eu des rapports sexuels dans son cabinet d’instruction. Cette information a causé un véritable séisme qui fait trembler les murs du bâtiment de la rue Archambaud. Hier, les langues se sont déliées.
                    Un lien édifiant sur ce qui se passe sous les Tropiques francaises.

                    http://ilikeyourstyle.net/index.php/2007/02/22/bordel-judiciaire-controle/

                    Amicalement


                  • Paul Villach Paul Villach 5 avril 2007 16:34

                    À at97434.

                    Merci ! Vous me rassurez, vu le nombre de ceux qui sont tombés dans le panneau ! À croire qu’ils n’ont pas été à l’école... du « Canard ». Paul VILLACH


                  • marino (---.---.85.199) 5 mars 2007 12:04

                    je viens de relire cet article, puisque je lis le canard chaque semaine. Néanmoins, je n’ai pas eu droit à la présomption d’innocence, tout de suite jugée coupable par ma hiérarchie, pas droit à l’erreur, déjà toujours coupable ! Je maintiens la dernière phrase des « animaux malades de la peste » « selon que vous êtes puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront blanc ou noir ». Je ne suis pas magistrat, et pas plus Sarko (heureusement !), je ne suis qu’un être ordinaire qui crève discrètement suite à une condamnation que je ne mérite pas. A priori, je ne suis même pas un humain... puisqu’un humain a « droit à l’erreur » ! Alors ? La cour européenne m’a demandé d’épuiser les recours internes. Mais je n’ai pas les moyens d’aller jusque la cour de cassation. Je ne peux pas mettre mes enfants sur la paille si je dois vendre ma maison pour assurer une défense toujourzs déjà perdue.


                    • Jean-François (---.---.99.52) 5 mars 2007 12:16

                      Le problème financier pour défendre ses droits en justice touche actuellement la grande majorité des Français. Cela fait partie du verrouillage du système.


                    • candide06 (---.---.70.90) 12 mars 2007 16:55

                      être un pôvre justiciable est le lot de tous ceux qui pensent sincèrement que la Justice est la même pour tous. Grossière erreur que de penser cela. Beaucoup de justiciables sont instrumentalisés par le Pouvoir politique et la Justice manipulée par lui. La question qui se pose en France,c’est la Justice Pénale.Celle qui tue ou absout selon que vos êtes du côté des puissants ou simple citoyen. La Justice est la grande absente du débat présidentielle. Pourquoi,alors que c’est une question fondamentale. N’est elle pas en définitive l’ultime rempart de l’Etat organisation administrative de la Nation ?


                    • Paul Villach Paul Villach 12 mars 2007 17:03

                      Je partage votre point de vue. Paul VILLACH


                    • Forest Ent Forest Ent 5 mars 2007 12:23

                      Cet article est incompréhensible, et on ne peut le supposer au mieux que tendancieux, parce que sinon il est carrément nul.

                      D’abord il cite une condamnation en diffamation de janvier 2007, en précisant qu’il y a eu condamnation en appel du « diffamé » en février 2007. Mais alors quand a eu lieu la condamnation en première instance ? C’eut été un minimum de le préciser.

                      Ensuite l’article cite la condamnation et commente : « Qui pourrait croire pareille énormité de la part d’un magistrat ? »

                      A part que le magistrat a été effectivement condamné pour cela, et que donc le tribunal l’a cru.

                      Ensuite, cette citation merveilleuse :

                      « le condamné qui s’est tourné vers la Cour de cassation reste toujours présumé innocent, jusqu’à ce qu’elle rende son arrêt »

                      Le « condamné est présumé innocent ». Ben flûte. Je n’ai pas fait de droit mais il y a des limites. La présomption d’innocence vaut pour l’instruction, pas pour la cassation. Il ne faut pas tout mélanger.

                      Ce que l’affaire d’Outreau a montré, c’est que la présomption d’innocence fonctionne mieux pour les riches que pour les pauvres. Cet article ne le dément pas. Quel est son but réel ?


                      • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2007 12:30

                        Merci de m’accorder un sursis ! Vous lisez trop vite ! Je viens de faire deux mises au point plus haut. Accordez-moi la grâce de les lire ! Maintenant, c’est votre droit de ne pas aimer L’IRONIE, à condition de savoir la percevoir préalablement. Cordialement, Paul VILLACH


                      • Forest Ent Forest Ent 5 mars 2007 12:53

                        Mes plus plates excuses. smiley

                        Arf. Je suis mortifié. N’hésitez pas à me le rappeller à l’occasion. Et une tournée pour le coupable ...


                      • Rocla (---.---.96.140) 5 mars 2007 12:27

                        Je l’ aime bien cet article , chacun peut y lire ce qu’il a envie. A moins de le lire comme il est écrit .

                        Rocla


                        • le_gros (---.---.237.210) 5 mars 2007 12:40

                          Le Canard s’empresse, bien sûr, de comparer ces 37.000 euros accordés à un magistrat aux 33.000 euros alloués à un vulgaire innocent qui aurait passé 29 mois en prison pour rien. Mais qu’est-ce que cela prouve ? Ce n’est quand même pas la même chose de salir publiquement un magistrat et de ruiner discrètement la vie d’un « anonyme » innocent.

                          je suis complétement outré par la remarque qui est faite là. Au fronton de la république, il est ecrit « liberté - EGALITE - fraternité ». Le fait que ce soit un magistrat qui soit impliqué et non un « anonyme » ne permet absolument pas de dire que le préjudice est moins grand. Allez expliquer à cet « anomyme » que tout son entourage croyait coupable et qui le pense peut-etre encore (il n’y a pas de fumée sans feu) que son préjudice est incomparablement plus faible que celui d’un magistrat qui même s’il est présumé innocent a jusqu’à ce jour été par 2 fois jugé coupable alors que cet anonyme lui est définitivement déclaré non-coupable. Ce magistrat n’a à ma connaissance pas non plus effectué de prison alors que cet « anonyme » lui a effectué 29 mois (plus de 2 ans). Ce sont des affaires de la sorte qui démontre qu’il y a 2 justices en france, celle des « anonymes » et celle des « notables ».


                          • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2007 12:54

                            Apprenez, cher lecteur, à repérer l’IRONIE d’un texte en relevant une accumulation de contradictions, d’absurdités, d’ambiguïtés volontaires dont j’ai truffé mon article...

                            Je ne voudrais pas faire un rapprochement trop audacieux. mais vous me faites penser à ceux qui en lisant « De l’esclavage des nègres » (in « L’Esprits des Lois ») , ont cru que Montesquieu était esclavagiste, alors que son texte est le monument de l’ironie par excellence pour démolir plus efficacement par l’accumulation d’absurdités ou de contradictions les arguments en faveur de l’esclavage.

                            Il est des révoltes qui s’expriment mieux par la retenue de l’ironie que par l’invective ou l’emphase.

                            Il semble qu’aujourd’hui la culture de l’ironie se perde. Pourquoi ? La vitesse de lecture, l’incapacité à s’élever au dessus du premier degré ? Paul VILLACH


                          • pierrarnard (---.---.86.85) 5 mars 2007 13:14

                            Monsieur, vous en etes à la quatrième justifiaction de l’ironie de votre article en accusant le lecteur d’incompréhesion ou de diagonalisation hative...

                            Plutot que de fustiger l’incapacité crasse ou l’incompréhension de vos lecteurs à « débusquer tout seul vos points d’ironie » , peut etre devriez vous simplement admettre qu’en ayant voulu pousser trop loin l’absurde vous avez clairement sombré dans l’ambiguité...

                            La communication ce n’est pas ce qui est dit mais ce qui est compris...

                            Pierrarnard


                          • le_gros (---.---.237.210) 5 mars 2007 13:34

                            Autant pour moi, effectivement, la prochaine fois, je lirais plus attentivement avant de prendre au 1er degré un article.

                            Je vous présente donc mes excuses pour mon commentaire.

                            Malgré tout, méfiez-vous. Lorsqu’il y a trop de deuxième et de troisième degré, la majorité des gens ne voit plus l’ironie. Un bon article (à mon avis), c’est comme une bonne blague, on n’ a pas besoin de l’expliquer. En conclusion, la prochaine fois, essayez de terminer sur une note plus explicite.

                            P.S. Je supposerais pour épargner votre modestie, que votre comparaison à Montesquieu était une dernière note d’ironie.


                          • clairette (---.---.158.41) 5 mars 2007 14:37

                            @ Paul Villach,

                            Bonjour,

                            Il est vrai que vos fidèles lecteurs savent reconnaître votre humour dès les premières lignes !

                            Bienvenue aux nouveaux agoraVoxiens qui vont à leur tour vous découvrir au fil des différents articles qui défient la monotonie, et abordent moults sujets sur une gamme allant de l’évocation « sportive » (mais oui !) jusqu’au coeur de graves problèmes, comme celui d’aujourd’hui.

                            A quand une souhaitable révision de notre appareil judiciaire ? Révision toujours promise comme étant imminente, mais jamais réalisée, et toujours relevant du domaine de l’espoir, voire de l’utopie... ou devrons-nous revenir exclusivement à la croyance d’une justice immanente ?


                          • trou du cul (---.---.152.17) 5 mars 2007 13:02

                            @le_gros, Je ne vois pas quel différence il y a entre un pseudo et rester anonyme , je peux prendre n’importe quel pseudo comme vous et raconter n’importe quoi ou sera la différence ?

                            Cessez de prendre les gens pour des imbéciles vos remarques ne sont que du corporatisme mal caché.

                            Si vous relisez mon intervention je m’insurge des niveaux de condamnations selon votre condition et vos propos ne font que me confirmer dans mes convictions, quand je lis dans les faits divers les compte-rendus d’audience ou on condamne un prévenu à 100€ ou 200€ pour avoir tué même involontairement , laissez moi exprimer ma colère.

                            Vous savez très bien que quelqu’un qui s’attaque à des biens sera beaucoup plus condamné que s’il commet une agression, c’est le système qui dit qu’un bien à plus de valeur qu’une personne physique.


                            • Le Panda Le Panda 5 mars 2007 13:22

                              DW,

                              bonjour, oui je reconnais les valeurs profondes et dirigées de Paul...

                              En est-il autant des billets de D.W., dont surtout le dernier sur les USA, où je tente par tous les moyens depuis sa parution de trouver un kopek d’Ironie..

                              Suis je objectif, je le crois merci, mais nous pourrons sans garde du corps en discuter le 24 à venir, NON ? bon chacun fait ce qu’il veut ou ce qu’il peut...

                              Le Panda

                              Patrick Juan.


                            • habon (---.---.132.20) 5 mars 2007 13:14

                              personnellement j’ai toujours considere le Canard comme du sous-journalisme, un melange de Voici et de Harakiri, le degre zero de l’investigation et du journalisme.

                              Le nombre « d’articles » composes de citations de OFF des politiques etant largement surrepresentes par rapport aux articles de fond. le culte de la petite phrase pour sortir la polemique.

                              Bref quand je lis le carnard, je le trouve nul et affligeant. Ceci dit j’admet son caractere d’utilite publique pour faire sauter quelques scandales a l’occasion.


                              • BuZy (---.---.25.114) 5 mars 2007 16:49

                                Le contraire m’eut étonné. Restez-en à Pif Gadget, ha non trop à gauche pour vous.


                              • (---.---.37.71) 5 mars 2007 13:19

                                Le canard, c’est le tabloide français, la presse de caniveau anglaise bien connu. Par qui sont-ils payés, mystére. Ne serait il pas temps que les journalistes publi leur salaire, patrimoine et déclaration d’impot pour que la transparence démocratique soit aussi égale que pour les hommes politiques ?


                                • Hector (---.---.44.107) 5 mars 2007 21:59

                                  @ (IP:xxx.x75.37.71)

                                  J’aime bien ce jugement sans appel dont l’approximation orthographique ruine autant la portée du propos que l’outrecuidance du ton discrédite l’auteur.

                                  En clair, t’es une buse.

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