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Accueil du site > Actualités > Technologies > Les énergies, c’est du propre !!

Les énergies, c’est du propre !!

Chaque pays tente à sa manière de sortir de l’ornière nucléaire.

De l’Allemagne à la Suède, en passant par l’Espagne ou l’Italie, les résultats sont déjà au rendez vous… en France, c’est largement le discours qui est prioritaire.

L’Énergie propre « c’est une source d’énergie primaire qui produit une quantité faible de polluants lorsqu’elle est transformée en énergie finale pour être utilisée comme telle  », (lien) alors faisons un tour d’horizon des avancées respectueuses de l’environnement réalisées en Europe

En Suède, l’observatoire de l’énergie sachant que les ressources en pétrole seraient épuisées dans 41 ans, le pays a décidé d’agir, puisqu’en 2003, 41% de l’énergie produite provenait du pétrole, 14,2% du nucléaire, et 25% des sources propres et renouvelables.

La production de ces dernières ont quasi doublé en 30 ans, (lien) ce qui correspond au tiers des énergies consommées. lien

L’abandon progressif du nucléaire suédois est lié à l’augmentation de production de méthane. lien

La Suède est par exemple être le 1er pays à avoir un train qui fonctionne au biogaz, train qui a entre autres avantages d’être moins bruyant que les autres, avec une autonomie de 600 km et grâce à ses 2 moteurs à gaz Volvo, il peut rouler à 130 km/h. lien

Le potentiel en énergies propres suédois n’a pourtant rien à envier au notre : géothermie de grande profondeur, éolien, solaire, et méthane issu de la biomasse sont aussi à notre portée, mais en haut lieu, on en fait peu de compte.

La taxe carbone suédoise incite le consommateur à abandonner le pétrole, échappant ainsi à la taxe lien à la différence avec notre modèle français, puisque chez nous, les consommateurs n’ont que l’alternative d’acheter un véhicule moins polluant, et plus cher.

La taxe carbone française privilégie donc les classes aisées (qui ont les moyens d’acheter un véhicule moins polluant) et pénalise injustement les ménages modestes, obligés de payer une lourde taxe, puisqu’ils ne peuvent changer de véhicule.

En Suède, au 1er semestre 2008, 60% des voitures neuves fonctionnaient à l’éthanol, au gazole, au gaz, ou étaient des hybrides.

Entre 1990 et 2007, les émissions de CO² ont diminué de 9%, et sans l’introduction de leur taxe carbone, ces émissions seraient supérieures de 20% par rapport à 1990.

Le méthane utilisé provient des stations d’épuration, des élevages ovins, porcins, ou bovins, de l’exploitation forestière, d’autant que la forêt suédoise représente 59% de son territoire (260 000 KM2) et l’exploitation du méthane produit correspond à 7 MTep. (Millions de tonnes équivalent pétrole).

En Suède, la biomasse (bois, déchets végétaux, organiques et animaux) représente déjà 19% de la production d’énergie.

Les déchets de coupes sont donc broyés, et mis en compostage. lien

Mais la Suède n’est pas un cas isolé en Europe…allons par exemple en Angleterre

Elle aussi quitte petit à petit le nucléaire, et s’est fixé l’objectif de dépasser le nucléaire avec les énergies propres avant 2018.

On a découvert il y a peu la petite ville britannique de Totness, première commune alternative à avoir définitivement tourné la page des énergies sales et dangereuses, suivie récemment par Feldheim, en Allemagne. lien

L’Angleterre a lancé le plus grand parc éolien off-shore au monde capable de fournir de l’énergie à 470 000 habitations.

L’effort économique produit est impressionnant, puisque les investissements atteindront les 100 milliards d’ici 2020.

Cette orientation courageuse a permis de donner du travail à 900 000 personnes. lien

L’Espagne n’est pas en reste.

Elle est considérée par certains comme la championne des énergies renouvelables : L’éolien y est devenu la première source d’énergie, produisant près de 55 000 GWh, ce qui correspond à 20,9% de la demande en électricité, même si, en raison des mesures d’austérité, le gouvernement s’est contraint à restreindre la promotion qu’il fait à ces énergies propres et renouvelables. lien

Quant à l’Italie, elle a tourné le dos au nucléaire et est dans le domaine des énergies propres le 5ème pays au monde attirant le plus d’investissements étrangers.

Elle a l’objectif de produire 23 000 mégawatts grâce aux nouvelles installations photovoltaïques décidées par le gouvernement, et toutes les énergies propres confondues y ont enregistré en 2013 un chiffre d’affaire de 21 milliards d’euros.

Dès 2013 le décret « éco-bonus » avait permis une rénovation énergétique des bâtiments à hauteur de 65% des travaux entrepris, puis la mesure est passée à 36% depuis 2014.

Le photovoltaïque y a doublé le nombre d’installations en quelques années, passant de 72 288 à 155 977 soit une augmentation de 119%.

Quant au marché du solaire thermique, qui correspond à 3,58 millions de m² installés, il fait tenir au pays la 2ème position en Europe, juste après l’Allemagne. lien

Cette dernière est bien sur en tête puisque l’année 2014 a permis pour la 1ère fois aux énergies propres de dépasser les énergies fossiles et sales. lien

Au-delà de tous ces pays européens, on pourrait aussi évoquer la Bulgarie, l’Estonie, lesquels ont déjà atteint leur objectif pour 2020…ou le Danemark, la Lettonie, l’Autriche, le Portugal, et la Finlande, lesquels sont en train de réaliser des objectifs plus élevés, avec plus de 30% d’énergies propres.

Et si la Belgique, l’Irlande, Chypre, le Luxembourg, Malte et les Pays Bas semblent un peu en retard sur leurs objectifs, la France n’est pas le meilleur élève de la classe, (lien) même s’il y a quelques timides avancées, puisqu’à Créteil, la ville est chauffée à plus de 50% par des énergies propres et renouvelables (lien) mais comme le dit Observer  : « depuis 2011, les filières renouvelables électriques française sont sur un rythme décroissant … ». lien

Le sommet sur le climat qui devrait se tenir au Bourget, du 30 novembre au 11 décembre 2015, réunissant 25 000 personnes, sera sans doute conclu par de jolies déclarations d’intentions…dont ces sommets sont coutumiers, avec des actions prévues repoussées, comme habituellement, le plus tard possible.

La langue de bois y fera merveille, et elle a déjà commencé puisque le gouvernement français a décidé de promouvoir un « agenda des solutions  » qui aura comme vocation : « de regrouper et dynamiser les initiatives des entreprises, des collectivités, etc. afin de porter en amont de la conférence une vision plus positive de la lutte contre le dérèglement climatique  » lien

Au niveau national, la décision vient d’être prise par Ségolène Royal de faire la promotion de la voiture électrique, qu’il faudrait logiquement qualifier de « voiture électro-nucléaire  », puisqu’elle dépendra en grande partie de cette énergie, en allouant une somme de 10 000 euros à ceux qui abandonneront leur véhicule thermique pour un véhicule électrique, ce qui aura comme conséquence directe la relance de la consommation d’électricité, et donc nucléaire.

La porte parole du réseau « sortir du nucléaire » confirme : « la relance du nucléaire proposée par Ségolène Royal est dangereuse, irréaliste et injustifiable  » (lien) et Stéphane Lhomme de l’observatoire du nucléaire assure « cela signifie que des lourdes sommes publiques vont être offertes pour une absurdité qui consiste à remplacer des voitures polluantes (thermiques) par d’autres voitures polluantes ‘électriques et en réalité nucléaires puisque rechargées sur le réseau ErDF, à 75% alimenté par le nucléaire » ajoutant « les bonus prétendus « écologiques » sont de fait injustifiables tant sur le plan écologique que sur celui de la justice sociale  »…  lien

Alors pour mieux faire passer le message, les militants de l’association débranchent les voitures électronucléaires comme on peut le voir sur ce lien.

On comprend mieux le flou artistique qui entoure la promesse du candidat Hollande concernant la réduction de la part du nucléaire, et la fermeture de la centrale de Fessenheim, dont on sait déjà que la promesse ne sera pas tenue, puisque les procédures administratives concernant une fermeture de centrale nucléaire prennent au moins 5 ans. lien

Pour tenir sa promesse, il aurait donc fallu qu’Hollande lance ces procédures dès le premier jour de son élection…et comme chacun sait, ça n’a pas été le cas.

Car comme disait un vieil ami africain : « si tu ne peux être une étoile au firmament, soit au moins une lampe chez toi ».

L’image illustrant l’article vient de energie2demain

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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165 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 10 février 2015 09:14

    Sortir du nucléaire...c’est ajouter de la pollution simplement...(voir l’allemagne avec ses centrales à charbons ou la chine)...Les énergies alternatives sont un grain de sable dans le désert...et surtout sont onéreuses...Alors...faute de grives..on mange des merles.. !


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 09:42

      au p’tit Charles

      vous faites une erreur, mais je comprend, vu que c’est une idée largement répandue dans les médias... en réalité, même si la situation chinoise reste préoccupante en matière de pollution (due au charbon, mais pas seulement), même si comme vous l’écrivez l’Allemagne fait encore tourner ses centrales thermiques, la situation s’arrange au fil des mois... et lorsque l’on veut tourner la page, il y a fatalement une période de transition... sinon, c’est continuer de prendre le risque nucléaire, avec les conséquences que l’on sait.
      j’ai appris hier qu’EDF reconnait avoir menti récemment lors de la fuite radioactive du tricastin (le 31 décembre 2014) mais ce n’est que le 8 février qu’elle avouait avoir menti. lien
      il aura donc fallu plus d’un mois pour que la vérité sorte du puits... smiley

    • fred.foyn Le p’tit Charles 10 février 2015 09:53

      heu...pour votre gouverne l’OMS parle d’augmentation de la pollution dans le monde...ainsi que tous les sites bien informés...Vous pouvez trouver sur le net toutes les informations sur le sujet... !


    • fred.foyn Le p’tit Charles 10 février 2015 10:16

      L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié en mars 2414 une étude slon laquelle quelque 7 millions de personnes sont décédées en 2012 à cause de la pollution atmosphérique.


      "Ces chiffres représentent plus du double des estimations précédentes et confirment que la pollution de l’air est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde  », écrit l’OMS.


      Les émissions de gaz à effet de serre peuvent être imputées en partie au secteur agricole. Souvent pointé du doigt, ce secteur est pourtant l’un des plus en avance dans la lutte contre les polluants, que ce soit dans l’air ou dans les sols."

       

      Près de 19.200 personnes meurent prématurément chaque jour dans le monde à cause de la pollution atmosphérique

       

      Les polluants atmosphériques sont présents sous formes de gaz ou de particules fines que l’on respire. Dioxyde de carbone, dioxyde de soufre, ozone, particules de suie, ...


    • bourrico6 10 février 2015 10:30

      Exemple d’argumentation cabanelesque :

      la situation s’arrange au fil des mois
      EDF ment

      Le premier n’est qu’une affabulation issue d’on ne sait ou, mais assez vague pour que celui qui ai envie d’y croire, puisse y croire.
      Et le second... ne remet pas en cause le nucléaire mais l’exploitant.

      Une fois passé la phase de blabla et de bobard, il termine en général avec des smileys.


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 11:34

      au p’tit charles

      je ne dis pas le contraire, mais la pollution n’est pas due qu’au centrales thermiques...
      vous n’ignorez pas qu’elle sort de tous les cotés...
      mais sur le sujet nucléaire, la pollution n’est pas, à mon avis, le plus important.
      le plus important, c’est le risque d’accident majeur, et on sait maintenant que lorsqu’il arrive, il laisse des traces pendant des siècles : demandez aux japonais de Fukushima obligé de quitter quasi définitivement leur maison...demandez aux habitants de Tchernobyl, et des environs ce qu’ils en pensent... et puis il y a les cancers, les leucémies, les malformations....et cette pollution qui fait le tour de la planète...et qui dure : le plutonium à une periode, ou demi-vie de 24 000 ans...
      or lors de ces accidents majeurs, les centrales explosées ont rejeté entre autre du plutonium.


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 11:40

      au p’tit charles

      une fois de plus, la transition comme son nom l’indique se fait progressivement.
      et la seule façon connue à ce jour de faire cesser celle que vous dénoncez avec raison, et celle que je dénonce (nucléaire) est de tourner la page du nucléaire, et de remplacer progressivement toutes les énergies fossiles par des énergies propres et renouvelables.

    • ecophilopat 10 février 2015 13:14

      @Par le p’tit charles

      Vous mélangez deux choses qui n’ont rien à voir, la pollution atmospherique et les GAS.

      Le Dioxyde de carbone ou CO2 n’est pas un polluant.


    • soi même 10 février 2015 13:33

      @ P’tit Charles surtout qu’il y a vraiment des recherches sur l’énergie et elles a rien avoir avec la fée électrique, mais il est vrai, il est préférable de pas trop en parler.Car c’est insupportable pour certains cerveaux d’entendre dire que l’électricité est une voie de garage !

      Pour une raison simple, c’est d’un coté au delà de l’effet mode, il y a les gourous vert et de l’autre ces grands groupes qui sont très au courants de toutes ces démarche et n’attend qu’une occasion de tous tué dans l’œuf, car il est évident si certaine chose ne sorte pas, c’est que l’on tien par tous les moyen à gardé les rennes et les grands gourous vert ne sont pas en resté quand il s’agit de prendre les rennes de la destiné de humanité !


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 16:27

      bourrico

      au lieu de perdre votre temps (et de me faire perdre le mien) vous devriez prendre l’air, il reste un peu de neige par endroit, et c’est peut etre l’occasion de nous faire un joli bonhomme de neige... et n’oubliez pas de lui mettre votre chapeau en forme de bonnet d’âne.
       smiley

    • soi même 11 février 2015 12:20

      Il est évident que pour une élite, la pensé neuronale et tellement élevé en testostérone, qu’il pourrait certainement mettre la prise électrique gazonner dans le cul, il illuminerait toute une ville de leurs productions lumineuses !


    • bourrico6 11 février 2015 15:22

      bourrico

      au lieu de perdre votre temps (et de me faire perdre le mien) vous devriez prendre l’air, il reste un peu de neige par endroit, et c’est peut etre l’occasion de nous faire un joli bonhomme de neige... et n’oubliez pas de lui mettre votre chapeau en forme de bonnet d’âne.

      Toujours pareil, la raillerie, la raillerie, et le smiley débile à la fin....

      Ca ne masque pas tes lacunes, ton mépris, et le fait que ne sais pas de quoi tu parles.


    • Daniel Roux Daniel Roux 10 février 2015 09:25

      Bonjour à l’auteur et bravo de persévérer dans la dénonciation du mensonge nucléaire.

      Attendez vous au déferlement de commentaires négatifs habituels.

      Persister dans le nucléaire, c’est faire le choix de la mort et de la dévastation. Tchernobyl et Fukushima ont démontré que le risque est réel à ceux qui en doutaient encore. Hollande est un faible et un félon. Faible face aux riches actionnaires et félon face à ses engagements. Par contre, il sait se montrer fort dans la manipulation et la propagande mais ce n’est pas ce qui fait avancer un pays.

      La voiture électrique est une absurdité technologique. Le coût énergétique du transport des batteries (150 à 200 kg) et leurs coûts financiers et écologiques sont excessifs par rapport à ce qui existe déjà. 

      Toyota fait un malheur avec sa voiture à pile à combustible. L’électricité est produite par la pile alimentée en hydrogène.

      Peugeot a renoncé semble t-il à la technologie de l’air comprimé faute de partenaires. A force d’attendre les autres, on finit par rester en plan.


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 09:44

        Daniel Roux

        merci, c’est sympa.
        mais rassurez vous, les quelques lobbiystes pronuke qui s’agitent chaque fois que leur cher (très cher) nucléaire est montré du doigt ne me font ni chaud ni froid.
        ils s’agitent, rien de plus...un gaspillage d’énergie en quelque sorte.
         smiley

      • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 09:46

        bourrico

        les insultes n’ont pas cours sur ce fil, merci de retirer l’injure...
        pour le reste, je confirme le méthane une fois brûle ne produit quasi pas de pollution...
        par contre, si il n’était pas brûlé, il poserait un gros problème, puisqu’il est un facteur de changement climatique 23 fois plus puissant que le co²...


      • amiaplacidus amiaplacidus 10 février 2015 10:48

        Bourrico6, vous avez bien choisi votre pseudo (encore que les ânes sont moins stupides que l’on dit). Il vous manque des notions élémentaires de chimie.

        La dégradation des matières organiques produit inévitablement du méthane, que cette dégradation se fasse lentement, sur un tas de fumier par exemple, ou relativement rapidement dans un digesteur.

        Le méthane libéré produit un effet de serre bien plus important que celui du CO2.

        Dans le cas de la dégradation à l’air libre, le méthane rejoint l’atmosphère et augmente l’effet de serre.

        Dans le cas du digesteur, il est récupéré et utilisé comme source d’énergie. Le CO2 est l’un des sous-produit principaux (en dehors de l’eau et des résidus solides), libéré il augmente également l’effet de serre, mais dans une bien moindre mesure que le méthane d’origine. Et, au passage, on aura récupéré de l’énergie. Cerise sur le gâteau, les résidus solides peuvent immédiatement être utilisés pour fertiliser les champs (sans digesteur, il faut attendre plusieurs mois, voire années).

        L’utilisation de la biomasse est donc une bonne possibilité de tenter de préserver notre planète.


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 11:35

        bon, tant pis bourrico...je vous ai donné une chance.

        gardez votre bonnet d’âne.

      • Alren Alren 10 février 2015 12:05
        Le problème du méthane de fermentation c’est qu’il est obtenu par l’action de bactéries qui ont besoin d’un minimum d’oxygène pour vivre et travailler. Ce qui veut dire que le méthane d’origine organique, à la différence du méthane gaz naturel, contient de l’air.
        Or le mélange de l’oxygène de l’air et du méthane est facilement explosif : c’est tristement célèbre coup de grisou des mines de charbon, qui fit 1100 morts à Courrières au début du XXe siècle.
        Et malheureusement, il est pratiquement impossible de séparer l’air atmosphérique du méthane produit par fermentation. 
        Si pour le stockage indispensable à une énergie de substitution on essaie de comprimer le mélange méthane-air, la détonation sera ainsi quasiment inévitable. 
        On ne peut pas non plus liquéfier le mélange sur une petite installation car il faut atteindre -150° et de plus on aurait aussi des problèmes avec l’eau contenue dans l’atmosphère devenue glace rapidement.

        Conclusion, le méthane produit par fermentation doit être brûlé sur place, avec précaution, sur une installation fixe, pour en tirer de l’énergie.
        Il ne s’agit donc pas d’une énergie de substitution à l’image du gaz naturel qui circule dans les gazoducs et qui est stocké sous terre.

        Une solution pourrait être de fabriquer de l’électricité avec la chaleur de combustion en en faisant la source chaude d’un moteur Stirling. Mais il faudrait reprendre des études très techniques pour améliorer le vieux Stirling afin qu’il fonctionne avec un bon rendement, pendant des années et avec un minimum d’entretien. 

      • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 13:16

        alren

        une fable soigneusement entretenue depuis des siècles... « le gaz, c’est dangereux, explosif, etc »
         smiley
        en réalité, le gaz (gpl par exemple) est bien moins dangereux en terme d’explosion que le pétrole que l’on nous vend à la pompe...
        c’est une jolie fable urbaine qui a fait son temps.
        ensuite, vous parlez de liquéfaction...bien sur, c’est compliqué. et cher...
        mais pourquoi liquéfier un gaz alors qu’on peut le brûler ?
        on le brule donc dans des moteurs adaptés à ce genre de combustion, et les moteurs produisent de l’électricité, que l’on pourra consommer sur place (le moins loin possible afin de ne pas perdre d’énergie pendant le transport), et de plus, le moteur a besoin d’être refroidi par un circuit d’eau.
        il y a donc un effet gagnant gagnant car, non seulement on produit de la chaleur, mais aussi de l’électricité.
        de plus, ce méthane brulé ne viendra plus participer au changement climatique.
        donc tout a y gagner, 
        pollution moindre, énergie pas chère, et surtout indépendance énergétique, puisque nous ne serions plus obligés d’acheter du pétrole équilibrant ainsi notre balance économique.
         smiley

      • amiaplacidus amiaplacidus 10 février 2015 13:56

        Alren, la production de méthane dans un digesteur se fait par anaérobie, c’est à dire en absence d’air.

        Au surplus, pourquoi voulez-vous absolument centraliser ?
        La décentralisation, c’est une augmentation de liberté individuelle, parce qu’une partie du pouvoir échappe aux « barons » de l’énergie.


      • Alren Alren 10 février 2015 18:19
        amiaplacidus,

         Le digesteur contient de l’air ! Les bactéries ne sont pas complètement anaérobies même si elles récupèrent de l’énergie en absence d’oxygène. 

        Certaine bactéries (il en existe sans doute des centaines de millions d’espèces différentes) du sol profond semblent vivre avec très peu d’oxygène et même le craindre, mais leur métabolisme est très lent, inadapté au travail rapide nécessaire à la filière fermentation.

        Le méthane de fermentation contient de l’air, c’est inévitable. Donc il ne faut pas le comprimer pour l’emmener dans une bouteille d’acier comme source d’énergie mobile. Il faut le brûler avec précaution, sur place, comme je l’ai écrit.

        D’ailleurs les quelques expériences qui ont été conduites à ce jour ont toutes consisté à utiliser cette source d’énergie pour chauffer des bâtiments agricoles.

        En proposant de la transformer en électricité par l’intermédiaire d’un moteur Stirling amélioré entraînant un alternateur, électricité qui peut être stockée dans des batteries, je donne une solution pour une utilisation plus variée et plus souple.

        Mais en tout état de cause, pour avoir une unité dont la production est significative, il faut disposer des déchets d’un gros élevage, avec concentration des animaux contraire à l’éthique écologique ou collecter les déchets organiques d’une collectivité, ce qui pose le problème du stockage chez les particuliers et du ramassage spécifique de la matière première. 

      • Alren Alren 10 février 2015 18:55
        Amiapacidus,

        Je ne propose aucune centralisation, au contraire ! Le transport dans de longues conduites d’un mélange méthane-air ce serait l’assurance d’une explosion sur le parcours.

        Je suis désolé mais les digesteurs à pression atmosphérique (on ne fait pas le vide en chargeant la matière organique à transformer) contiennent de l’air impossible à retirer ensuite ! 
        D’ailleurs si certaines bactéries peuvent survivre en l’absence totale d’oxygène, leur métabolisme est très lent, inadapté à la tâche de transformer en quelques des trognosn de choux ou des excréments de porcs en méthane plus compost.
        S’il y a de l’air dans le gaz on ne peut pas non plus le comprimer à haute pression dans des bouteilles d’acier, pour un usage différé. Donc, il faut le brûler à mesure qu’il est produit. Outre l’air, le mélange gazeux contient aussi d’autre gaz soufrés et malodorants qui pourront incommoder le voisinage !

        Ma proposition de le transformer en électricité par l’intermédiaire d’un moteur Stirling amélioré entraînant un alternateur vise à permettre un usage plus souple en stockant l’électricité dans une batterie, batterie coûteuse si elle est lithium-ion et bien lourde si elle est au plomb.

        Les quantités d’énergie produite ne pourront couvrir qu’une faible partie des bsesoins d’un exploitation agricole d’élevage intensif, le seul endroit où il sera possible de trouver de la matière à transformer comme c’est souvent le cas avec les énergies renouvelable.
        Car demander aux particuliers d’une commune de stocker quelques jours leurs épluchures de légumes (pour ceux qui achètent des légumes frais !) et les ramasser pour les amener à un digesteur municipal est encore plus irréaliste. 

      • philippe913 11 février 2015 09:34

        @olivier Cabanel

        mais vous racontez n’importe quoi... le pétrole plus explosif que le gaz....

        combien de véhicule qui brûlent sur la voie publique mais n’explosent pas ? combien d’appartements qui explosent à cause du gaz ?

        essayez de mettre le feu à du diesel pour voir, tentez un cocktail molotov. Bon courage, il faut d’abord pas mal le chauffer.
        Avec de l’essence ça marche mieux, mais tentez de faire exploser qqchose avec de l’essence qu’on rigole...

        Vous êtes trop conditionné par les films mon pauvre ami..


      • bourrico6 11 février 2015 11:26

        Bourrico6, vous avez bien choisi votre pseudo (encore que les ânes sont moins stupides que l’on dit). Il vous manque des notions élémentaires de chimie.

        MOUAHAHAHAHA .... j’ai déjà donné une fois mon niveau, je n’ai eu que de la raillerie en retour, raillerie provenant de la masse crasseuse d’AV.

        Comprenez que je ne me sois pas donné la peine de lire votre prose plus en avant.


      • bourrico6 11 février 2015 11:28

        bon, tant pis bourrico...je vous ai donné une chance.

        gardez votre bonnet d’âne.

        Je t’ai rien demandé pauvre naze.
        Continue à poster tes conneries, ça me fait marrer à chaque fois.

        Y a un coté Dugué, dans le genre j’ouvre ma grande gueule pour en laisser sortir du vent.

        Allez, à la semaine prochaine pour un prochain « sus au nucléaire »


      • eric 10 février 2015 10:18

        Un élément positif : la compréhension de la difficulté qu’on les gens comme vous à s’y retrouver en politique s’améliore. Plus cela va, plus on vous voit vous interroger. Comment, forts de la connaissance intime que les alterécolos bio ont du PS, fondée sur des dizaines d’année de « militance » commune, de partage des prébendes partout ou il y a des fonds publics à se partager sur des critères politiques, avez vous pu vous laisser entuber à ce point ?

        Négociations foireuses avec le PS, abandon des principes pour quelques députés et un groupe, etc...
        Incompréhension des rapports de force, négo plus ou moins occultes à la petite semaine, incapacité chronique à choisir entre petits avantages et grands principes, à définir ne serait ce qu’une ligne commune face au « grand frère ». 

        Bon, pour le moment, cette prise de conscience très progressive ne suscite absolument aucun mouvement politique de réflexion, d’organisation, de structuration autre que ponctuel et velléitaire. Ainsi, pour le prochain scrutin, on n’est même pas sur qu’il y ait vraiment un choix entre aller se réfugier peureusement dans les plumes du PS pour sauver ce qui pourrait l’être, ou adopter une posture franchement en rupture, compte tenu des promesses trahies.
        Sur le plan politique, donc, une grande et médiocre inefficacité.

        Sur le plan des idées ? On continue a enfoncer des portes ouvertes. A long terme,l’énergie viendra de toute façon de sources renouvelables ou nouvelles ou tous ce que l’on trouvera.
        Le marché y veille. les résultats sont d’autant plus significatifs que les acteurs économiques ont plus de liberté d’action. Ainsi, ce sont les états unis qui ont fait le plus de progrès relatifs en matière de gaz à effet de serre. Tous les exemples donnés ici établissent que plus une économie est libérale, plus elle s’adapte vite au renouvelable et sans les dépenses déraisonnables sur fonds publics de pays plus étatistes comme la France.

        Il est non moins évident que le nucléaire est et restera un élément déterminant lors de la période de transition entre différentes énergies. Il y a des raisons techniques, mais surtout des raisons sociales.

        dans l’état de beaucoup de pays aujourd’hui, il y a urgence à consacrer les rares crédits à lutter contre la pauvreté, plus qu’à subventionner dans le désordre, des initiatives non rentables et non généralisables en matière d’énergies renouvelables.

        Il y a en ce moment un exemple qui illustre à merveille comment cette écologie de gavés et de confort constitue un scandale social.

        Bonus pour s’acheter ne voiture électrique à 40 000 euros, 10 000 euros !

        Cela représente la hausse du RSA pour 250 personnes !

        Aujourd’hui, l’écologie, c’est exiger des pauvre qu’ils crèvent la bouche ouverte pour que leurs petits enfants puissent vivre plus vert.
        Le gaz de schiste donne des emplois aux prolo américains, mais les écolos français ne veulent pas de forages derrières leurs résidences secondaires en Cévennes...

        Avec 80% d’une classe d’âge au niveau bac, il n’est pas étonnant que les masses populaires françaises soient aussi hostiles à ces gens, comme le prouve les résultats électoraux.


        • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2015 13:20

          eric

          quand on voit le niveau de culture des affidés aux idées du fn, lesquels sont convaincus que leur parti est le nouveau chevalier blanc, et que l’on sait le nombre de condamnations dont est déjà plombé ce parti raciste, votre réaction est amusante, et je vous remercie de cet humour involontaire, au début d’une semaine qui s’annonce agitée.
           smiley

        • anomail 10 février 2015 14:45

          « A long terme, l’énergie viendra de toute façon de sources renouvelables ou nouvelles ou tous ce que l’on trouvera. »

          Bof.

          Jusqu’ici la réponse qu’a su apporter le capitalisme aux dégâts qu’il cause est : Toujours plus de technologie.
          Ainsi, les solutions viendront de la technologie qui justement crée les problèmes.

          « Ils vont bien trouver quelque chose », « Ils ont quelque chose dans les cartons, c’est sûr ! ».

          La plupart y croient, comme on peut croire en Dieu.

          Faites un peu la comparaison en terme de quantité d’énergie disponible avec les énergies fossiles, et vous verrez que ces technos ne sont pas prêtes du tout à prendre la relève, à moins que ne survienne votre miracle technologique, mais le délai est court.

          Même sans parler de renouvelable, amusez-vous donc à calculer le nombre de bouilloires nucléaires qu’il faudrait construire pour remplacer au pied levé le pétrole et le charbon dans les 30 ans qui viennent.

          Vous comprendrez que ce n’est tout simplement pas possible. Dans la production d’énergie, même le nucléaire est marginal avec 535 centrales en fonctionnement dans le monde, alors les renouvelables...

          Nous serons sous peu contraints à consommer moins d’énergie, dix fois moins par tête de pipe.
          C’est là que volent en éclat le capitalisme financier et sa croissance exponentielle.


        • anomail 10 février 2015 15:02

          "Le gaz de schiste donne des emplois aux prolo américains, mais les écolos français ne veulent pas de forages derrières leurs résidences secondaires en Cévennes...« 

          Les shistes bitumeux c’est l’énergie du désespoir.
          Déplétion rapide des puits, taux de retour énergétique pas terrible, saccage des sous-sols...
          Tout cela pour gagner quelques années de sacro-sainte croissance, et après cela plus dure sera la chute.

          Mais ne vous inquiétez pas, les »écolos« français lâcheront leurs »résidences secondaires" tôt ou tard. L’écologie passe toujours après la crise, et rien ne résiste au fric.


        • Layly Victor Layly Victor 11 février 2015 12:58

          a anomail

          je profite de cette réponse pour dire un mot à Eric. Bravo, vous avez dit l’essentiel. Si vous avez un maximums de moins de la part des religieux, c’est que vous avez trouvé les mots justes.

          Non, ce ne sera pas l’explosion du capitalisme financier. La réduction de la production d’énergie en France, que les escrologistes appellent de leurs voeux, ça veut dire surtout la liquidation totale de l’industrie. Les EnR sont relativement bien adaptées, éventuellement, au chauffage et à l’éclairage domestique, mais pas à la production industrielle et au transport (oublions le train solaire suédois de ce pauvre Cabanel, train de propagande qui, en raison de l’intermittence, est en fait un train qui fonctionne au fossile). Justement, c’est le projet du système capitaliste : faire sortir la production de l’Europe pour faire baisser les salaires. L’objectif est de faire de l’Europe une place financière et éventuellement touristique. Donc, paupérisation massive de ceux qui ne font pas partie de l’élite.
          C’est ce que les escrologistes politiques (pas les militants trompés) appellent la décroissance.

          Pour l’instant, nous sommes encore un peu protégés car, malgré tout, la classe politique résiste à peu prés aux cinglés, et il y a encore une couverture sociale, mais ça ne va pas durer, surtout si on abandonne notre énergie.

          Ce pauvre Cabanel n’a jamais vu un pays qui a traversé une vraie crise économique : c’est pire que s’il y avait eu une guerre.


        • anomail 11 février 2015 17:33

          Ce que vous dites de tient pas debout car le problème énergétique est mondial et vous ne semblez pas appréhender les ordres de grandeur.

          Sans carburant pour les machines, il n’y a pas plus d’industrie dans les pays exotiques qu’en France.

          Pas la peine d’appeler à la décroissance elle viendra toute seule, de dures lois physiques s’en chargeront. Ca se passera dans la paix ou dans la violence suivant la façon dont on anticipe le problème.

          Certains pays producteurs garderont les deniers barils pour leur consommation interne ce qui les rendra « compétitifs » pour quelques temps.


        • Layly Victor Layly Victor 11 février 2015 21:03

          anomail

          c’est pourquoi, nous disons que la seule transition énergétique raisonnable est dans le nucléaire, en dehors de la politique malthusienne qui garantit la survie pour une petite élite préconisée par les écolos. C’est ça ou une réduction massive et brutale de la population mondiale par une guerre ou une épidémie.
          Ensuite, il y a la filière hydrogène, dont certains qui n’ont rien compris, se gargarisent. L’intérêt de l’hydrogène est dans la lutte contre les GES, pour les transports, par exemple la pile à combustible qui n’est pas au point, sauf pour des prototypes très chers. Mais il faut de l’énergie électrique pour produire de l’hydrogène, donc celui ci ne résout pas le problème de l’énergie. L’hydrogène n’est qu’un moyen de stocker, conditionner et transporter l’énergie.

          Ensuite, il y a l’énergie fondamentale de l’hydrogène, l’énergie fondamentale de l’univers, la vraie énergie, celle qui vient de la matière sub atomique et dont l’abondance est sans limite : la fusion.
          Je suis persuadé qu’un jour l’humanité résoudra ce problème, et résoudra son problème de démographie.
          En attendant, le nucléaire est la seule voie.
          A partir de là, il y a deux attitudes, celle de ceux qui croient encore au progrès et à un minimum de justice, et celle des réacs cabanéliens qui n’en ont rien à battre que les autres crèvent du moment que eux sont peinards dans leur bled des Cévennes.


        • JC_Lavau JC_Lavau 11 février 2015 21:35

          Laisse béton cette mythologie du « Réchauffement Climatique Anthropique », qui serait miraculeusement médié par le méchant dioxyde de carbone, et autres « GES ».
          Le Soleil est une étoile variable, qu’on ne sait pas encore modéliser. Le passage à travers un bras galactique, sensiblement tous les 250 Ma est hors de l’échelle humaine.
          Etc.

          Dans quarante ans environ, peut-être la climatologie aura une chance de devenir une science, une vraie.
          A condition qu’on en sache beaucoup, beaucoup plus qu’à présent, à condition que les escrocs et charlatans qui la dirigent actuellement, non seulement soient décédés, mais aussi que la communauté scientifique ait déchouqué leurs créatures et héritiers.

          D’ici là, leurs truandages sur les relevés de températures, leurs truandages sur les statistiques, leur physique idiosyncrasique et déjantée, et leurs « mille milliards d’euros pour sauver le climat », ça ne vaut pas mieux qu’un trou de pisse dans la neige.


        • anomail 13 février 2015 15:32

          Layly,

          La seule transition énergétique possible dans l’état actuel de nos connaissances et pour les 30 ans qui viennent et de se préparer à consommer beaucoup moins d’énergie, ou bien à réduire drastiquement la population humaine si on ne veut pas partager, ou les deux.

          Être contre cela c’est comme être contre l’appendicite.

          Aucune technologie n’est prête à prendre le relais du pétrole et du charbon en terme de quantité.

          On est même très loin du compte, énergies renouvelables et nucléaire compris, quand bien même on continuerait d’utiliser cette dangereuse technologie.

          Les pétroles bitumeux et gaz de schistes ne sont pas la continuité des combustibles fossiles mais le bouquet final.

          La forme d’économie qui domine le monde a besoin d’une expansion exponentielle parfaitement opposée aux les lois physiques qui sont en train de se rappeler à notre bon souvenir.

          Il n’y a pas besoin de sortir de polytechnique pour se rendre compte de tout cela, il suffit de faire quelques calculs avec les données dont on dispose et répondre à des questions simples comme « Combien de centrales nucléaires pour un parc automobile (voitures + poids lourds) électrique équivalent à celui d’aujourd’hui ? »

          Les réponses chiffrées étant édifiantes voir grotesques, on en déduit qu’il sera juste impossible de tenir le rythme en l’absence de combustibles fossiles. Faites-le, posez les calculs, vous verrez.

          Tout cela est une question d’ordre de grandeur.

          Longtemps j’ai tenu pour acquise la capacité des gens à faire des règles de trois pour proportionner ou comparer les choses entre elles. Apparemment tel n’est pas le cas sans quoi beaucoup de banquiers et de politiciens seraient déjà hors d’état de nuire.

          C’est comme les idiots qui veulent renvoyer tous les étrangers de France dans leurs pays par avion, ils n’ont jamais calculé combien d’années cela occuperait la compagnie nationale à plein temps. Hors de toute considérations morales, si on pose bêtement le calcul sur le papier, c’est juste impossible à réaliser.

          Néanmoins, la majorité des gens n’a jamais fait aucun de ces calculs simples, et aucun média de masse n’envisage de les faire à leur place.

          Au mieux on ne se doutent de rien, au pire on préfère simplement ignorer le problème.

          D’ailleurs jusqu’ici tout va bien, je ne sais pas pourquoi on discute smiley


        • JC_Lavau JC_Lavau 13 février 2015 20:50
          Caramba ! C’est le réchauffement climatique, c’est sûr !
          Voici les données danoises, côté arctique :
          http://ocean.dmi.dk/arctic/plots/icecover/icecover_current.png
          Données US :
          http://nsidc.org/data/seaice_index/images/daily_images/N_stddev_timeseries. png


          Et côté antarctique :
          http://nsidc.org/data/seaice_index/images/daily_images/S_stddev_timeseries. png

          Et le scandale persiste !
          Il y a toujours davantage de banquise que la moyenne mobile 1981-2010 !

          Il faudrait songer à faire fouetter la mer sous les quarantièmes
          branés, pour la châtier de sa désobéissance aux édits
          INTERGOUVERNEMENTAUX de l’Intergovernmental Pack of Carbocentric Crooks.

          Voilà bien les « événements climatiques extrêmes » prophétisés par les
          Vrais Prophètes !

        • soi même 10 février 2015 12:58

          Et bien nous sonnes pas au bout de nos surprises ,

          par exemple :

          Le Luxembourg se prépare à un risque nucléaire !

          http://reseauinternational.net/luxembourg-se-prepare-risque-nucleaire/

          L’Ukraine, une puissance nucléaire à haut risque

          http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/12/03/l-ukraine-une-puissance-nucleaire-a-haut-risque_4533592_3244.html

          Guerre en Ukraine : menace d’un nouveau Tchernobyl ?

          http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_08_25/Guerre-en-Ukraine-menace-d-un-nouveau-Tchernobyl-2058/

          Guerre civile en Ukraine : l’Europe risque une Catastrophe Nucléaire

          http://www.politicvisio.com/n31-france/article-guerre-civile-en-ukraine-l-europe-risque-une-catastrophe-n.html?id=10932

          [exclusif] Y a t-il un false flag nucléaire contre la Russie en préparation ?

          http://lesmoutonsenrages.fr/2014/12/17/exclusif-y-a-t-il-un-false-flag-nucleaire-contre-la-russie-en-preparation/

          Ukraine : le premier ministre sème la panique en annonçant un accident nucléaire

          http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/news/2014_12_03/Ukraine-le-premier-ministre-seme-la-panique-en-annoncant-un-accident-nucleaire-1184/

          Ukraine : le chantier d’une décharge nucléaire inauguré à Tchernobyl

          La centrale nucléaire de Tchernobyl
          © RIA Novosti. Igor Kostin
          22:23 05/10/2011
          KIEV, 5 octobre - RIA Novosti

          Les terroristes et la poubelle nucléaire française

          http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/radio_broadcast/275331381/28251566 1/

          Nucléaire russe : des sanctions seraient fatales pour l’UE (politologue)

          http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/news/2015_01_19/Nucleaire-russe-des-sanctions-seraient-fatales-pour-lUE-politologue-8559/

          Avec le gros temps reprenons en cœurs, 

          https://www.youtube.com/watch?v=jGQaz8bfoqE


          • Bulgroz 10 février 2015 13:41

            Nous avant tant à apprendre de la Suède et de l’Allemagne !

            Dépendance aux énergies fossiles :

            Suède : 61%
            Allemagne :79,4%
            France : 45,7%

            Emission de tonnes de CO2 par tête de pipe :

            Suède : 4,60
            Allemagne : 9,08
            France : 5,05

            Cabanel ne peut pas tout savoir. Je suis sur qu’il va réviser ses convictions.


            • amiaplacidus amiaplacidus 10 février 2015 14:01

              Dépendance de la France nucléaire à l’uranium du NIger et du Kazakhstan : pratiquement 100 %.

              Et lorsque l’on voit ce qui se passe dans ces pays ...


            • Surya Surya 10 février 2015 14:26

              Pur l’instant peut-être, mais l’équilibre s’inversera à l’avenir. Et ceux qui n’auront pas anticipé et investi dans les énergies propres et renouvelables seront largement distancés par les autres. 

              Tant pis pour eux...

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